‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 49 sur 514 · L'ORANG CHIMPANZÉ · texte numérisé non relu

L'ORANG CHIMPANZÉ

Troglodytes niger. Georr. Saint-Iln

L'histoire de l'orang chimpanzé (?) est env

complète, malgré le grand nombre de comm tions que les nations curopéennes entrelé avec les côtes d'Afrique où il vit, On n’en aroi

(") Salyrus, Gesn., Quadr., p. 974? satyrusi Tulpius, Observ. médic., pl. 14; simia troyloi

Gmel., sp. 34; jocko, Buffon, t. XLV, pl. { et ji

236 ; Encyclop. méthod., pl. 5, fig. 2; pongok Supplémen., t. VI, p. 2; le pongo, simia troglk Audeb., fam, 1, sect. 1, pl. 1, figure copiéce dan du Dictionnaire des sciences naturelles; troj! niger, Geoffroy Saint-Hilaire, Ann mus., !.xIï} Cuvier, Régn. anün., t. I, p. 104; Shaw, Gel

pl. 2; Desmarest, Mamm. , sp. 2: F. Cuvier, Di scienc. natur., t, XXXVI, p. 285, Bory Saint-\\#

Dict. class, d'hist. natur.,t. XL, p. 268; Grill, anim., trad. angl., t. 1, p. 250, avec figure del Geoffroy Saint-Hilaire , Leçons sténographiés, çon, p.16et suiv.

(2) Le jeune chimpanzé dont les naturaliss roient l'acquisition pour le jardin des Plante, d'arriver à Paris, et déjà il est installé dans lex guère ocsupé par l'orang-outan; sa douceur,“ mes plus humaines que celles de l'orang-uil tarderont certainement pas à lui obtenir untf célébrité, C'est une femelle, sa santé parott cité et son intelligence fort digne d'intérét. Ce seul mettra d'en juger : une personne voyant avec qu tentive curiosité le jeune singe considéroit l'en dessinateur occupé à esquisser ses traits, cul lui mettre un crayon dans la main. Aussitôt le pose auprés de l'artiste, et se met à passer li de son crayon sur le papier comme un enfnl(i essayer d'écrire ou de dessiner.

En attendant que nous puissions donner pli tails sur les mœurs de cette curieuse cspéce, M teurs liront certainement avec un vif intérél un sur les traits principaux qui caractérisent lej mal, note rédigée par M. de Blainville, et quil voulu nous communiquer.

«L'administration du Muséum d'histoire 0 vient de faire tout nouvellement l'acquisition d pèce de singe qui n'avoit pas été vue à Pal 1740 , où on en montroitunindivida mâleal!

dont Buffon a parlé en 1766, dans le XIVN son histoire naturelle, sous le nom de jocko, 1 dant aussi dans cet article ce qui a traitàl tan. Ge singe est connu maintenant Sous le Chimpanzé, qui paroît étre un nom de pays troglodytes par les auteurs systématiques. (* l'orang-outan, le plus élevé des singes, Cf

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ndividu mort € duisons. Quelq

foisin de l’homme que, au Congo € u contraire l’hab individu qui vie vèé et amené en de Nantes, E.B is de novembre, dans sa pirogue, merce, sans dir Il étoit bien jeu:

incisives en hau qu'il avoit cinq o ÆPaviron un an et s et les deux prer St certainement stoil l'année dern dt plus petit, n’a and il est debou uit à vingt pouce premicr aspect, ( moins cul-de-jat lativement moin:

hembres étant sur!

us humaine, bras, les avant-b Up mieux dessiné que dans l'orang-a c est évidemment s deux premières AUCOUP plus court renflementmuscu nme dans l'orang Duvert de poils du oir de jais et con Coaïla (S, paniscu lus nombreux en d mbres que sur la P des membres, Ils s aut en bas, si ce à particularité, qu Maine et dans l'o vers le coude ; ; C’est que les poi e la tête sont, dan Es mammifères, dir andis que dans ] en avant en form E; Seulement Ja di au sinciput, tand re cervicale proé esle, les poils du s espéces de favo arbe blanche etra eau de la face est d aircie sur les lévre Dzé en Europe ; cel S Comme en dedan

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DES MAMMIFÉRF.

e bonne figure jusqu’à ces derniers temps, où riffith a publié le calque d'un plâtre moulé sur ndividu mort en Angleterre, figure que nous duisons. Quelques auteurs prétendent que les

olsin de l'homme. Sa patrie est la côte occidentale que, au Congo et en Guinée; Bornéo ct Sumatra u contraire l'habitation des orangs.

individu qui vient d'arriver vivant au Muséum a vé et amené en France par un capitaine au long de Nantes, E.Boullemer, qui l'acheta en 1836, bis de novembre, d'un jeune nègre qui l'avait apdans sa pirogue, bras et jambes liés, comme objet merce, sans dire comment ni où il l’avoit ob- Hi étoit bien jeune puisqu'il n'avoit encore que incisives en haut comme en bas, ce qui fait sup-

qu'il avoit cinq ou six mois, et lui donne aujour-. Baviron un an et demi. Il n’a, en effet, que les

s et les deux premières molaires de lait, en sorte st certainement plus jeune que l'orang-outan stoit l'année dernière àla ménagerie. Il estnotapt plus petit, n'ayant que deux pieds et demi au and il est debout sur les membres postérieurs, uit à vingt pouces pour le tronc seulement, premier aspect, on voit qu’il est mieux propormoins cul-de-jatte que l’orang-outan, sa tête lativement moins forte dans la partie crânienne, nembres étant surtout darsune proportion beau- Qus humainc.

bras, les avant-bras et les mains sont en effet up micux dessinés, beaucoup moins longs ct que dans l'orang-outan; par contre, le train de e est évidemment moins pauvre, plus développé s deux premières parties, tandis que les doigts aucoup plus courts. Il s'ensuit qu’il y a un peu renflementmusculaire aux fesses et aux mollets, nme dans l'orang-outan le corps est entière:

ouvert de poils durs, assez rares, sans bourre, oir de jais et comme gauffrés, un peu comme coaïla (S. paniscus, L.). Ces poils sont notablelus nombreux en dessus du corps et en dehors mbres que sur la poitrine, le ventre et la partie des membres. Ils sont dirigés d'avant en arrière aut en bas, si ce n'est aux avant-bras où ils a particularité, qui se remarque aussi dans l’esmaine et dans l’orang-outan, de remanter du vers le coude; mais une différence avec çes , C’est que les poils de la partie antérieure ou e la tête sont, dans le chimpanzé, comine dans smammiféres, dirigès comme ceux du reste du andis que dans l'orang-outan ils se portent e en avant en forme de chevelure comme dans ; seulement la différence est que dans celui-ci au sinciput, tandis que dans celui-là il est à bre cervicale proéminente.

este, les poils du devant des oreilles forment s espèces de favoris, el il y a au menton une arbe blanche et rare.

eau de la face est de couleur de suie, elle s’est aircie sur les lèvres depuis l'arrivée de notre zé en Europe ; celle des quatre extrémités est S Comme en dedans d’une couleur de chair vio-

ace el les organes des sens ont beaucoup de savec ce qui cxiste dans l'orang-oulan; seule-

gorillès du Carthaginois Hannon, dont les Romains trouvèrent les dépouilles pendues aux parois d'un temple, lors du sac dela rivale de Tyr, n’étoient pas autres que le chimpanzé. Ce n'est toutefois qu’une

ment le front est beaucoup moins développé et bombé, fuyant davantage en arrière surtout à cause de la saillie des crètes sus-orbitaires bien plus prononcées que dans l'orang-outan.

» Les yeux sont peut-être plus petits, moins expressifs; les cils des paupières moins longs et d'ailleurs heaucoup moins découverts à cause de:la saillie d’un bourrelet sourcilier épais et comme charnu.

»Les oreilles sont au contraire beaucoup plus grandes, plus larges, plus aplaties, moins bien bordées que dans l’orang-outan qui les a fort petites , bien faites, et presque semblables à celles de l’homme , sauf le lobule.

» Le nez est moins enfoncé, moins aplati. Ses orifices sont cependant toujours fort rapprochés et sans lobes ou ailes distinctes.

» Les lévres sont, comme dans l'ourang-outan, longues, mobiles et extensibles, un peu moins peut-être; du reste, la supérieure offre également des rugosités longitudinales, et la muqueuse ne se déverse pas plus en dehors que dans cet animal.

» Le tronc est court, la poitrine large, dépr' née, le ventre médiocrement renflé; il n’y a aucune trace de queue, et la région ischiatique et le tour de l'anus sont revélus par une peau nue, lisse, épidcrmée, formant un premier degré de callosité,

» Les mombres antérieurs ressemblent beaucoup plus à ceux de l'homme que dans l’orang-outan, où ce sont des espèces de longs crochets. En effet, le pouce, quoique réellement court, le paroît moins, parce que les autres doigts sont beaucoup moins longs, et ne sont pas arqués, les phalanges étant droites avec la dernière en crochet.

» Les membres postérieurs sont au contraire plus développés que dans l'orang-outan, les fesses plus charnues, les cuisses plus épaisses , plus larges, les jambes également plus renflées au mollet; aussi le pied est-il plus semblable à celui de l’homme, le talon assez accusé, la plante large, les doigts remarquables par leur briéveté, et paroïissant comme tronqués à l'extrémité, ce qui cest trés différent dans l'orang-outan , en sorte que le chimpanzé peut appuyer toute la plante à terre. L'orteil est trés fort et presque aussi long que les autres doigts, quoique séparé ct opposable.

» Les ongles des doigts antérieurs sont assez développés, celui du pouce au moins autant que celui des autres ; mais aux doigts postérieurs ils sont trés courts et très aplatis, et bien loin de dépasserl'extrémité.

» L'aspect, la physionomie de cet animal est mélancolique, sérieux, mélé de quelque chose de doux et même d’aimant. Il montre en cffet Ie même degré d'affection pour son maître et ceux qui le soignent, que le faisait l’orang-outan . 11 est très tranquille et trés obéissant aux moindres volontés de son maître, et méme de tout le monde. L'élévation du ton de la voix suffit pour l'arrêter , le faire venir à soi ou s’en faire embrasser comme d’un enfant.

» Sa démarche à terre est encore assez bien celle de l'orang-outan, c'est-à-dire qu'il marche ie plus souveut à quatre pattes dans unc position un peu oblique,

supposition que rien ne pourroit détruire à la rigueur, mais aussi que nul fait ne pourroit légitimer ; car ces gorillès auroient bien pu être ou des mandrills ou des magots. Le satyrus de Pline, le axrupos d'Élien, sont encore l'animal qui nous occupe, autant qu'il est possible d'en juger par les foibles indications|, résultat d'idées légères et confuses, qu'ils nous ont laissées. La première mention qui soit faite du chimpanzé date des navigations européennes sur les côtes de Guinée, et se trouve consignée dans les Voyages de Purchass (t. 11), où apparoissent pour la première fois les noms de pongo et d’enjoco, sans qu’il soit vraiment possible d'affirmer avec certitude à quelle espèce de grand singe de tels noms conviennent exclusivement. Dapper, dans son histoire de Y'Afrique (!), publia une figure qui paroît parfaitement convenir à l’orang, dont nous traçons l’histoire, et qu’il nomme guojas-morrou, Ce même nom se trouve reproduit par Barbot (?) qui écrit indifféremment quojas-morrou ou worrou, avec celui de barris que plusieurs voyageurs citent également. Edw. Tyson, naturaliste anglois, mit au jour en 1699 une monographie de cet animal (3), où pour la première fois paroissent les noms d’orangoutang exclusivement donnés depuis à l'espèce d’Asie, et celui de pygmée. Enfin en 1758 on lit dans un petit mémoire d’un Anglois nommé Scotin le nom de chimpan:é, que quelques auteurs écrivent guimpésé (4), seule dénomination qui soit aujourd’hui adoptée. Il paroît que les Nègres du Congo appellent indifféremment ce singe gongo et jiocko, et ces deux noms, introduits dans le langage uni-

appuyé en avant sur le moignon formé par les articulations des première et seconde phalanges, et en arriére bien davantage sur la plante des pieds que l'orang-outan qui s’appuyoit sur le côté des mains, les doigts fléchis en dedans.

» Du reste il aime à sauter, à se balancer et à jouer comme ce dernier. De même qu'un enfant, il ne peut rester seul, et crie continuellement si l’on n'est pas auprès de lui.

» Ainsi en définitive c’est un animal trés voisin de l'orang-outan, se rapprochant plus que lui de l'espèce humaine par les membres et les pieds, en un mot, plus bipède, mais plus semblable aux quadrupédes par l'abaissement du front, la saillie des crètes sourciliéres et la grandeur des oreilles. »

() Umstandlich und eigentliche Beschreibung von Africa, durch O0. Dapper ; Amst., 1670, in-fol., p. 393, 582 et 583.

(>) À Description of the Coasts of north and South- Guinea and of Ethiopia inferior, vulgarly Angola, by Joke Barbot, in Churchill's Collect., t. 11,p.1, p. #01.

&) Orung-outang, sive home sylvestris : er the Anatomy of a pygmée, by Edw. Tyson; Lond. La figure de Tysou, très bonne pour le temps, se trouve reproduite par Shaw, Gen. Zoe! , pl. 2, et par Screber, tab, LB,

(:) Lecot, Mouv.musc., pl. 1, fig. 1.

HISTOIRE NATURELLE

versel par Buffon, ontété. une source intar d'erreurs ; car le Pline françois ayant d'abor fondu le chimpanzé avec l'orang-outan, désig premier par le nom de jocko qu’il changea d Suppléments en celui de pongo qu’il avoit d appliqué à l’orang-outan , auquel il restitua e celui de jocko. Or une telle versatilité de nome ture n'étoit guère propre à faciliter laconnoissans orangs, car elle exige unesorte de commentaire les fois qu’on veut distinguer une espèce del Les figures qu’on a du chimpanzé sont pe breuses. Celle de Buffon est faite à plaisir, et le tre a joint aux formes apparentes d’un singek et la démarche de l’homme: toute fautive qu'és on en trouve une mauvaise copie dans l’Ency die. La planche d’Audebert, quoique se rapprd assez de la vérité, donne une idée peu comp cet animal, et a été reproduite dans l'Atlas du tionnaire des sciences naturelles. La figure par Tyson étoit encore, et malgré tout, la plu dans ses principaux caractères, lorsque «ll M. Griffith parut dans ces derniers temps (!}, et par son exactitude, fixer l'opinion des z00kg Le premier chimpanzé qu’on ait soignen observé en Europe, après ceux de Tulpin Tyson, est celui que Buffon a décrit sous ler petit orang-outang. Cet animal avoit deux pi demi de hauteur, et n’avoit, au dire de M. Nu son propriétaire, que deux ans. On devoit st que sa taille auroit pu acquérir dans sont développement jusqu’à cinq pieds. Les ind observés par Tulpius et Tyson étoient égalemel les premières années de leur existence. Bufu

que ce singe, qui ne séjourna à Paris ques

un été, et qui mourut l’hiver suivant en Angké marchoit debout sur ses deux pieds, mêémeen} des fardeaux assez pesants. Son air étoit tri mouvements mesurés et calmes, et tout en nonçoit la plus grande douceur. Son intel saisissoit aisément la valeur de certains sig comprenoit sans effort. Il imitoit une foulet qu'il avoit vu pratiquer, et se comportoiti comme un homme bien élevé. Cechimpant choit les caresses, aimoit les sucreries avec étoit devenu extrémement friand, Nous n'aj rien de plus sur cet animal, dont on trouve cription complète dans les œuvres de Bufn,f nous suflisoit de citer ici.

Les proportions de l’orang d'Afrique, co dans les rapports du tronc et des membres, moins d’irrégularité ou de disproportion 4

(‘) Le chimpanzé apporté vivant en Angl M. Gross, étant venu à mourir, fut moulé en le cadavre de l’animal méme. La figure qu'ont de la bosse a donc l'exactitude la plus parfailt proportions des diverses parties entre elles.

prangs d'Asie, et s de l'homme (!).

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ns ont une dimens nche se trouvent | ces, surtout ceux d ent singulièrement nt d'ailleurs en fa ains sont toutefois hinent vis-à-vis la | les quatre autres dc aux une face large DUS aurez SOUS Ce ra plet. Les oreilles, q sont analogues à « qui en forme le I €, garni d’un rebor le est ronde; mais Ja face, on ne seroit sphéricité à cause eune lame qui par!

orbitaire supérieur rêtes donne soixant ablement l'évaluer, sourcilière, qu'à palé, ouvert, assez moyenne des yeux efosse nasale est pl 8, lorsque le crâne e e recouvrent, On co » treize dorsales, es, el quatre coccigi le. La forme des ve nt analogue à celle e deux surnumérair he à deux côtes en pl u de douze le nom Orax. Cette circonsta d’une haute importa rmi les animaux u par la disposition u onsidérer comme la bplète du type hom face du chimpanzé e de quelques poils ra sur le menton ct sur nt des favoris, Leg de vivacité et d’exn rité, exprime l'inquid

ns haineuses, Les

Sont recouvertes d e rudesse, qui sont

Coroy Saint-Hiat- Con, p. 16 ilaire ,

jntari J'abord \, désigu gea d voit d titua € le nome noissante entaire ce del' ont peu sir, et le singe ive qu'ek s l’Encye se r'apprd u comp Atlas di | figure it, la plu rsque Cu nps(!,0l les zo0lf soigne Tuilpiust L sous ler it deux pi de M. Nu devoit st ans son à s, Les in t égalemel e. Bull bris que fé t'en Angk émeenf étoit vis t tout en Son intel ains sign e foulei mportoit} impanté jes avec | ous n'ajn trouvel eBuflon,(

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prangs d'Asie, et se rapprochent davantage de s de l'homme (!). Les bras, par exemple, n'ont nt celte excessive longueur de ceux de l’orangn, et ils atteignent seulement le jarret. Si les ns ont une dimension plus grande, les pieds en nche se trouvent plus courts ; mais ce sont les es, surtout ceux des pieds de derrière, qui s’éent singulièrement des autres doigts qu'ils surnt d'ailleurs en force et en volume. Les pouces ains sont toutefois d’une brièveté telle qu’ils se inent vis-à-vis la ligne d’où partent les phalanjes quatre autres doigts. Ajoutez à ces caractères aux une face large et nue, des lèvres grosses, pus aurez sous ce rapport un rapprochement plus plet, Les oreilles, quant à leur disposition génésont analogues à celles de l’homme : le cartiqui en forme le pavillon est très développé, , garni d’un rebord, et collé contre les tempcs. te est ronde; mais lorsque les téguments revê- Ja face, on ne seroit point disposé à reconnoître sphéricité à cause de la forte saillie qu'occaeune lame qui part, ou plutôt qui constitue le orbitaire supérieur. L'angle facial mesuré sur rêtes donne soixante degrés, mais on ne peut iblement l’évaluer, en déduisant la saillie ossourcilière, qu'à cinquante degrés. Le nez paté, ouvert, assez élevé, et situé à une disà moyenne des yeux et des lèvres. La base de efosse nasale est plus large quechez lesorangsns, lorsque le crâne est dépouillé des téguments e recouvrent. On compte sept vertèbres cervi- , treize dorsales, quatre lombaires, quatre es, et quatre coccigiennes dans la colonne verle, La forme des vertèbres dorsales est parfaint analogue à celle de l’homme; toutefois on e deux surnuméraires qui donnent également be à deux côtes en plus, qui portent à quatorze u de douze le nombre de ces os protecteurs orax. Cette circonstance anatomique est toud’une haute importance , car elle semble rejermi les animaux un être qui nous avoit habipar la disposition universelle de ses organes, onsidérer comme la première ébauche restée nplète du type homme.

face du chimpanzé est nue, ou du moins coude quelques poils rares et peu apparents, plus sur le menton ct sur les côtés du visage où ils nt des favoris. Les yeux sont petits, mais

s de vivacité et d'expression; leur regard , en ité, exprime l'inquiétude, mais rarement des ns haineuses, Les régions supérieures du sont recouvertes de poils noirâtres, d’une

e rudesse, qui sont partout d’une égale lon-

Pcoffroy Saint-Hilaire , Leçons sténographiées , çon, P 16,

gueur, excepté sur les épaules où Îls ont jusqu'à deux pouces. Toutes les parties internes des membres, la poitrine et le ventre, sont presque dépourvus de cet organc accessoire, et la forme du ventre, par son ampleur et son aplatissement, rappelle complétement celui de l’homme. Si les mains sont poilues en dessus, leur intérieur est complétement dénudé. Un renflement des muscles jumeaux et s0léaire donne à la jambe des mollets assez dessinés, Leurs membres, sans cesse exercés au sein des forêts, acquièrent cette adresse et cette force qui ont rendu redoutables aux Nègres d'Afrique les individus adultes de cette grande espèce de singes.

Par cette description, il est aisé de juger quelles considérations nous dirigent en faisant suivre immédiatement l’histoire de l’homme de celle du chimpanzé. Plusieurs zoologistes cependant lui refusent la place que nous lui accordons, et regardent l'orang-oulan comme plus voisin de l'homme sous certains rapports. Il paroît aussi que l’une et l'autre espèce n’ont point d'os inter-maxillaire, et que le chimpanzé seul a un ligament suspenseur.

La plupart des anciens voyageurs, tels que Battel, d'Obsonville, Pyrard, Froger, Bosman, de La Borde, parlent dans leurs relations de grands singes qui vivent sur la côte d'Afrique, et dont la taille atteint les dimensions corporelles des Nègres. Bien que dans leurs récits on aperçoive que la vérité n'est pas toujours respectée, et qu'à des détails réels sont jointes des circonstances que le merveilleux a dictées, toujours est-il que leur smitten, leur enjocko, et surtout leur barris, ne sont pas autres que des chimpanzés parvenus à leur entier développement, et dont l’histoire se trouve entremêlée de faits qui n’appartiennent qu’au mandrill, Tous les individus qui furent amenés en Europe n’avoient encore accompli que leurs premières années. Tels furent les orangs africains décrits par Tulpius, Tyson et Buffon, et nous ignorons quelle étoit la taille de celui dont M. Griffith a publié la figure.

Les mœurs de l’animal qui nous occupe sont presque entièrement inconnues, ou du moins ce que nous en savons est entremêlé de tant d'erreurs et de fables qu'il est fort difficile de baser son opinion d'une manière satisfaisante. Depuis l'époque où Buffon écrivoit, il y a environ quarante années, nous n'avons pas reçu le moindre renseignement sur les habitudes et sur la manière de vivre d'un animal qu'il seroit pour nous d’un haut intérêt de bien connoître. Le voyageur qui pourroit en effet publier sur le chimpanzé des observations consciencicuses et suivies rendroit sans doute plus de services à la zoologie générale, et même à la physiologie humaine , qu’un naturaliste qui auroit à publier un certain nombre d’espèces ou de genres nouveaux,

Le chimpanzé habite exclusivement celte partie

inter-tropicale de la côte occidentale d'Afrique qu'entame le golfe de Guince, sans dépasser au nord l'empire du Bournou, et sans avancer au sud audelà de la côte déserte : il prroitroit qu'il est confiué dans les forêts du Congo, du Loango, d'Angole et de la Guinée.

Dans ses jeunes années ce singe est remarquable par sa douceur ct par son caractère confiant et docile; la teinte de mélancolie qui règne sur ses traits inspire en sa faveur un touchant intérêt; il cherche à imiter Jes actes qu'il voit reproduire sous ses yeux; sa mémoire trace dans le cerveau certains faits, et en conserve le souvenir. Emu par la reconnoissance et sensible aux caresses, il n'oublie point les bienfaits qu'il a reçus : les mauvais traitements lui inspirent l'aversion la plus décidée pour celui qui s'en est rendu coupable; et dans cet âge heureux où l'on imite plus volontiers les mauvais exemples que les bons, il s’abandonne aisément à l’intempérance jusqu'à se familiariser avec les breuvages les moins faits pour son estomac. Il se plie à toutes les fortunes, à toutes les positions de la vie : compagnon du matelot, il couche dans son hamac, se balance dans les cordages, brave les grains subits des tropiques et ronge avec appétit le léger morceau de biscuit que son maître et lui partagent ; transporté chez les heureux du jour, il s’est bientôt accommodé à cette nouvelle position: on le voit rechercher avec la même avidité des fruits ou des mets épicés, des sucreries et des liqueurs. Ses membres agiles et dispos apprennent aisément à exécuter des tours qu’on lui enseigne ; il s’habitue à mieux tenir son corps en équilibre et à marcher debout avec plus d’aisance. L'amour des jeunes chimpanzés pour leur mère paroit excessif : aussi , lorsque les Nègres veulent se les procurer, ils tuent celle-ci ; car ils savent que, par un touchant exemple d'amour filial, ces jeunes singes restent attachés sur le cadavre de celle qui leur donna le jour. Les femelles portent, dit-on, leurs petits l’espace de sept à neuf mois, et leur grossesse n’est ordinairement que d’un seul individu; elles soignent pendant deux années complètes leur nourrisson, et veillent avec la plus tendre sollicitude à tous scs mouvements. On assure encore que ces femelles, bien loin de s’abandonner à l’eñrvescence de leurs passions comme celles de tous les autres singes, ont la retenue la plus exemplair, et des sentiments de pudeur qui feroient honneur à l'espèce humaine. Toutefois la pudeur n’est-point une vertu des peu- .ples rostés stationnaires dans leurs idées primitives; elle doit son origine à la délicatesse des sentiments, résultat d’un perfectionnement de civilisation, et iln’y auroit rien d'étonnant que les Chimpanzés violassent ces lois sans transgresser celles de la nature

HISTOIRE NATURELLE

A ces lieureuses dispositions des première nées, à cette circonspection, ou, si l’on aime mi à cette prudence qui caractérise alors leurs acti succède cette sauvagerie de mœurs que tous les teurs s'accordent à donner aux individus sdy Leur indépendance trouve dans la profonde forêts un abri contre les embûches des Ni leurs ennemis naturels. Là ils se réuniss troupes, et se bâtissent des sortes de hutts des branches d'arbres, ou perchent sur les ron l'espèce de hamac dans lequel ils goûtent le meil. Habiles à se faire des armes avec desi ches, ils chassent au loin de leur asile les ln ou les animaux qui tenteroient d'en troublerk curité, On dit que leurs bras nerveux manie dextérité les massucs qu'ils arrachent aux at on dit aussi qu’il savent lancer avec juste picrres volumineuses. Peu endurants lorsqua dérange dans leurs habitudes, ils ont, parmi ls gres qui les redoutent, la réputation d'étref et intraitables. Ce qu'ils en disent seroit peum ble si l’on ne savoit, par l'exemple du grand outan de Sumatra, qu'un chimpanzé haut & pieds doit avoir en effet une force considé Nous croyons cependant qu'il ne faut pas ij une entière confiance à ce que rapportent pli voyageurs d'enlèvements de jeunes Négressest Négrillons que les chimpanzés auroient traités bienveillance au fond de leurs forêts, et now mes même disposé à regarder comme un conk à plaisir l’histoire de cette Négresse qui auroit trois ans avec un singe de cette espèce éprisd charmes, et pour laquelle il auroit construit hutte de feuillage.

Si les habitudes de ces orangs sont aussi i faitement connues, on ne doit pas s'attendri qu’on puisse supputer la durée de leur vie:4 peu! la fixer que par analogie avec celle de l'h en prenant pour point de départ l'accroissement jeune chimpanzé comparé avec celui ‘d'unt du même âge; et de cet examen on pourra une évaluation assez proche de la vérité, d donneroit pour médium une durée de trentea

Dans les forêts où ils vivent, les chip s’accommodent de tout ce qui tombe sous mains : les fruits, la gomme arabique, ls d'oiseaux qu’ils dénichent adroitement, les et les mollusques terrestres, forment la bosettl existence. Ils se livrent aussi parfois avec sut la pêche ; et on cite d'eux des preuves dunes intelligence et de beaucoup d'adresse pour les mollusques des coquilles bivalves.

Un chimpanzé mort à Liverpool en 1818, avoit été acheté par un Anglois à l'ile des Pr fournit au docteur Traill l’occasion de publi observations qui s'accordent en grande parlé

Mconsidérable d'un peu

de Buffon : elles e l'individu étudié par de répugnance à se te il n'appuyoit point ains ni la plante des nt les doigts, le corps ur les poignets : ce q ce singe n'avoit pas « né à la station bipèd.

nt, n’est jamais com] ndividu de ce genre, 1 pe que celte difière à une différence d’es que M. de Blainville de chimpanzé distine um (!), Mais il est fa nces énormes caract 8 africains, suivant ne connoit encore , panzé, bien qu'il soit > en distinguer plusieu

CIIMPANZÉ A

Pithecus leucopryr US avons résumé dans e Jon savoit du chim

M, de Blainville a acqui Îté des Science un crâne t de celui de notre chi

e,el d'avant en arriére l'un pouce ct demi; mai ilement ossifié : il avoit ires, qui étoient bien P aussi tous les caractér!

enlier développement.

l, sans aucun doute, arr ble. J'ai comparé ces de ifférences tiennent à ce

MOPPements d'un âge pl

6, oucelui de la Facu une lame avancée aubn effet trés singulier, Ld plus reculé, laissant hors &ueur de son diamétra Igüeurs en devant, Les

l'inférieure, éloient rem r&eur, el je n'ai point tr cs comme OCCasionné n{s canines, quiexcéde urlesdents Voisines. n (

le 1828, VII. leçon sténd

St, de zoologie pl, 32 natibus niveis ; ficte n [] ongo,

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n 1818, 6 le des Pi de publit de pari

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de Buffon : elles en diffèrent toutefois en ce l'individu étudié par M, Traill avoit la plus de répugnance à se tenir debout. Lorsqu'il mariln'appuyoit point sur le sol la face palmaire ains ni la plante des pieds ; mais repliant fornt les doigts, le corps se trouvoit porter en enur les poignets : ce qui prouve, à notre avis, ce singe n’avoit pas cncore cu le temps d'être né à la station bipède, station qui, soit dit en nt, n'est jamais complétement naturelle à audividu de ce genre. M. Geoffroy Saint-Hilaire se que celte différence d'habitude pourroit à une différence d’espèce, et à ce sujet il rapquo M. de Blainville se trouve posséder un de chimpanzé distinct de celui qui existe au um (‘). Mais il est facile de préjuger que des nces énormes caractérisent les têtes de ces 8 africains, suivant les âges et même les

ne connoît encore qu’une seule espèce de

panzé, bien qu'il soit possible qu'un jour on > en distinguer plusieurs.

CIHIMPANZÉ A COCCIX BLANC.

Pithecus leucoprymna, Less, (?).

js avons résumé dans l’article précédent tout e l’on savoit du chimpanzé d'Afrique. Dans

M, de Blainville a acquis pour le Cabinet de la Îté des Science un crâne de troglodyte assez dift de celui de notre chimpanzé. Son volume est

considérable d'un peu plus du ticrs; en ligne

e,et d'avant en arriére, sa longueur n'excédoit d'un pouce ct demi; mais d'ailleurs ce crâne est ilement ossifié : il avoit produit toutes ses dents ires, qui éloient bien au nombre de cinq. Il > aussi tous les caractères d'un animal parvenu entier développement. Le chimpanzé de Buffon !, sans aucun doute, arrivé à une taille plus conable. J'ai comparé ces deux crânes de chimpanzé, ifférences tiennent à celles qu'introduisent les

Moppements d'un âge plus avancé. Dans le crâne

6, oucelui de la Faculté, la crête sourciliére > une lame avancée au-dessus des yeux qui propn effet trés singulier, Le trou occipital est beauplus reculé, laissant hors de lui postérieurement Bueur de son diamètre pour quatre à cinq de lgueurs en devant, Les mâchoires, principalel'inférieure, étoient remarquables par l'excès de rgeur,et je n'ai point trouvé qu’on dût regarder cès comme occasionné par le développement nls canines, quiexcédent peu en grosseur ct en eur les dents voisines. » (Geoffroy Saint-Hilaire, le1828, Vile leçon sténographiée, p. 20.)

Mit, de zoologie, pl, 32: T, pilis rudis, niger-

natibus niveis ; ficte nudd rufo-carned : hab. « Congo.

celui-ci il ne s'agira que de la description de l'espèce que nous avons fait figurer, d'après un individu pris sur la côte de Guinée, conduit au Brésil, où il a vécu long-temps, et que nous a communiqué M. Dclâtre, qui en possède la dépouille à Paris,

Ce chimpanzé présentoit les dimensions suivantes :

Pouces, Lignes, Hauteur, , . , , , +. 26 06 Diamétre,au thorax, , , . , « « , 7 »

Longueur de la face, de la symphyse à la base du front, cn — desoreilles. . .

Largeur des oreilles. , .

————— (10 [a boucle. .

Longueur du corps. . . .

————— (1.6 brAS, , , ————— (16S IMAÏNS,

————— (lesjambes,

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