LE GIBBON CENDRÉ, OU MOLOCH
Hylobates leuciscus (!).
Jication la plus positive que les anciens auent eue du gibbon cendré doit remonter au ecomte (Mémoires sur la Chine), qui dit
aux Moluques une espèce de singe maraturellement sur ses deux pieds, se servant bras comme un homme, le visage à peu près un Hottentot, mais le corps tout couvert spèce de laine grise ; étant exactement comme nt, etexprimant parfaitement ses passions ppétits. 11 ajoute que ces singes sont d’un très doux ; que pour montrer leur affection sonnes qu’ils connoissent ils les embrassent baisent avec des transports singuliers; que ces singes qu’il a vu avoit au moins quatre e hauteur ; qu’il étoit extrêmement adroit e plus agile. Cette description est certaineès exacte pour le temps. De Visme a figuré s Transactions philosophiques (t. LIX, , Pl. 8), sous le nom de golock des habiu Bengale, ou singulière espèce de singe
r MM. Vigors et Horsfleld sous le nom de simia a, ayant pour phrase : Simfa nigra circulo ante faciem ; manibus, pedibus albidis.
ia golock de De Visme, Trans. philos., t. LIX, 1. 3 : lewou-wou, simia hirsuta, Forster; t, Voyage, t. IV, p. 81 et 82; Mus. Lever., wou-wou, Camper : simia moloch, Audebert, fam. 1re, sect. 2, pl. 2 (figure originale) : long pe, white variety, Shaw, Gen. Zoolog. , vol.
1, p.12, pl. 6, fig. orig. (1800): gibbon cenier, Régn. anim. : pithecus leuciscus, Geoffroy aire, Mém.mus., t. 11, p. 89, no 4: Catalogue um, D. 4 : simia cinereus, Leçons sténograp. 34, Vileleçon: simia leucisca, Screber, Jesmarest, Mammifères, p. 51 ; Raffles, Cat.
oc, Linn, Lond, , t. XIII, p. 242 : gibbon cenas du Dictionn. des Science. natur. #F. Cuvier, . des Scienc. natur., t. XXXVI, p. 289 ; Bory, . Class, d'hist. natur., t, XIE, p. 284; Griffith, im. ; en augl., p. 254. ï []
sans queue, l'animal qui nous occupo. Camper le décrivit sous le nom de wou-wou, nom que portent chez les Malais plusieurs espèces de gibbons , et dont le son euphonique rappelle sans doute le cri de ces singes. Pennant crut qu’il n'étoit qu'une variété du gibbon lar, ct Shaw ne l’en distingua pas non plus. Cependant on trouve une excellente figure du moloch dans le Musée de Lever (pl. n° 2), faite d'après nature, et sur le même individu qui a servi de type à la planche n° 6 de Shaw, sous le nom du long armed ape, white variety. Screber distingua le premier cette espèce, qu'il nomma (pl. 5 B.) simia leucisca. Audebert, en 4797, en donna une très bonne figure (famille I°e, sect. 2, fig. 2), en lui consacrant l'épithète de moloch, qui paroît corrompu du nom de golock de De Visme.
Au premier aspect ce gibbon se distingue des autres espèces par la couleur noire foncée de sa figure, de ses mains et de ses pieds, qui contraste avec la teinte de son pelage partout également d’un gris cendré. Un cercle de poils gris plus clairs entoure la face, et une teinte plus foncée en grisâtre paroît être répandue sur le sommet de la tête et sur quelques parties externes des membres. Les poils qui recouvrent le corps sont partout également fournis ; ils sont généralement longs et laineux, et les mains et les doigts jusqu'aux ongles en sont recouverts. De fortes callosités se dessinent sur les fesses.
Le moloch décrit par Audebert n’avoit que vingt pouces de hauteur. Un bel individu, conservé en ce moment dans les galeries du Muséum, a près de deux pieds et demi. On dit que la taille de ces gibbons peut acquérir, dans l’âge adulte , jusqu’à trois pieds et plus.
Le moloch est assez bien proportionné dans toutes ses parties sous le rapport de la force ; car, quant à la longueur, les membres supérieurs égalent à la fois et le corps et les jambes. Camper rapporte qu’il marche souvent debout et qu’il grimpe sur les bambous, où ses grands bras lui servent de balancier pour le maintenir en équilibre. On le dit colérique et capricieux, inconstant comme un enfant. Ce singe, nommé wou-wou par les Javanois, n’a encore été rapporté que des forêts intérieures de la grande île de Java, bien que quelques auteurs le disent des Moluques.
Les jeunes individus sont parfois d’un blond uniforme , tandis que la robe des vieux se fonce quelquefois en gris, ce qui tient à ce que chaque poil est blanchâtre à sa base et gris à son sommet. Les doigts de cette espèce, soit du mâle, soit de la femelle, sont complétement libres. Elle ne vit point non plus en troupe, mais bien par couples appareillés et solitaires. En captivité ce singe devient méläncolique ct indolent, tandis qu'à l’état de liberté
on le voit fréquemment se pendre aux rameaux les plus frêles et s’en servir comme d’une escarpolette pour s'élancer quelquefois à de grandes distances. On ne connoît rien d'ailleurs de la manière de vivre de ce gibbon.
PS