‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 6 sur 514 · IV. DES PAPOUAS OU PAPOUS · texte numérisé non relu

IV. DES PAPOUAS OU PAPOUS

Sous le nom de Papous, on connoît, en Fn des peuples dont la couleur noire varie én inten et dont la chevelure n'est point lisse de sa nat mais n’est pas laineuse non plus. Ces homs qu'on sait habiter le littoral des iles de Waigoil de Sallawaty, de Gammen ct de Battenta, et la partie nord de la Nouvelle-Guinée, depi

() Mémoire lu à la Société d'histoire naturel Paris, dans la séance du 23 juin 1826.

« Les peuples dont la peau est noirâtre etlat lure tantôt lisse, tantôt laineuse, et qui vivent «® grandes terres montagneuses situées entre l'Asit Nouvelle-Hollande, ont été jusqu'à ce jour fort} diés, 11 est méme difficile de se former une idéet des dénominations qui leur-ont été appliquées. dans cet essai, nous présenterons seulement unré trés succinct des observations que nous avons! cueillir pendant le séjour de la corvette la Coquil milieu de ces archipels, On doit d'ailleurs espéré l'expédition de l’Astrolabe, qui explore actuel ce système d'îles ,jettera la plus vive lumiére sujet en rassemblant les faits nécessaires pour fl révocablement l'opinion des savants sur une D qui intéresse si particulièrement l'histoire de l'ho

(2,Le nom de Waïgiou est écrit différemment Françoiset par les Anglois. Nous avons toujof teudu les naturels appeler Ouaighiou la partien l'le, et Ouarido la partie sud.

(Chamisso), eoth à UEN rep à Eap, hatjijai en chamorien, sa à Pénal (Nob.), yote à Doublon ou Hogoulous (Nob.), 1

te Sabelo décrits p iers ont hybride, s et de s et qui y lation, Ce races le ainsi que ’ et que { isme et 1 es mots di irés du nr bre à désig une sorte sur les fri Papouas agglomé:

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DE L'HOMMÉ. 33

te Sabelo jusqn'au cap de Dory, ont été parfoldécrits par MM. Quoy et Gaimard (!), qui les iers ont démontré qu'ils constituolent une cshybride, provenant, sans aucun doute, des s et des Malais qui se sont établis sur ces s et qui y forment à peu près la masse de la lation, Ces Négro- Malais ont emprunté à ces races les habitudes qui les distinguent ; et ainsi que plusieurs ont embrassé le mahomé- , et que d'autres ont conservé des Papouas le isme et la manière de vivre. Un grand noms mots de la langue de cette variété humaine irés du malais, ct notamment celui de rajah, pre à désigner les chefs. Ces insulaires forment unc sorte de peuple métis (?), placé naturellesur les frontières des îles Malaises et des ter- Papouas, et sur le littoral d'un petit nombre agglomérées sous l'équateur , et au milieu bles s'introduisent sans interruption des Ma- Tidor et de Ternate, et des Papouas de la lle-Guinée, et même quelques Alfourous tagnes de l'intérieur. Presque toujours l’aupeu influente d’ailleurs, se trouve reposer mains des Malais, qui exploitent encore le ce par échanges, et surtout la vente des es pris à la guerre. La masse de ces Papous hyprésente des hommes d’une constitution t peu vigoureuse. La teinte de leur peau est aire; mais le plus souvent elle est 1ecouverte te lèpre furfuracée si abondamment répandue peuples de race noire de la mer du Sud traits ont une certaine délicatesse ; leur taille plus ordinairement petite; l'abdomen est très inent, et leur caractère est timide. Tout en dique la funeste influence de leur genre de vie eur habitation.

Ds ne nous étendrons pas davantage sur ces ades que visitèrent d'Entrecasteaux , de Rosà Billardière, de Freycinet, Quoy et Gaimard,

bservations sur la constitution physique des Pa- Zoologie du Voyage de l'Uranic, pag. 1 à 11.) a relation de Jacob Le Maire (Miroir Oost et ndical, Amst., 1621, in-4o oblong , pag. 164) > que déjà ces Papous hybrides n'avoient point jé aux observations des preinicrs navigateurs. dit : « Vindrent aussi quelques negrez qui nous erent vivres. Ils avoyent aussi une monstre orcelaine chinese ; c'estoient une autre sorte de que les preccdens { ceux de la Nouvelle-Guinée), ouleur plus jaulne ; quelques uns portoyent des eüux longs, d'autres courts, et usoyent aussi xs etflesches , etc, »

4609 Dampier ( Voyage aux terres australes et ouvelle-Hollande, t.1V, pag. 67, 1714 ) décrilement ces Papous hybrides, et les détails qu'il pne portent le cachet de son exactitude ordi-

et qu'il nous suflisoit de distinguer des peuples à cheveux crépus (erispd tortilique coma des Latins), auxquels nous conservons le nom indigène de Papoua (1), usité à la Nouvelle-Guinée, où ils sont répandus sur les côtes, de même que sur les grandes Îles faisant partie de ce qu’on nomme terre des Papous, Eulin nus retrouverons les Papouas peuplant les îles jusqu'à ce jour peu connues de la Louisiade, de la Nouvelle-Bretagne, de la Nouvelle-Irlande , de Bouka, de Santa-Crux (?), et de Salomon (?), etc,

Les Papouas qui doivent nous occuper ont la plus grande ressemblance avec les nègres Cafro-Madécasses (!) ; et cette analogie se retrouve encore dans plusieurs de leurs habitudes et de leurs traditions, de même que dans leur constitution physique, Ils paroissent provenir d'une migration postérieure à celle des Océaniens, migraion qui s’est arrètée sur

le contour des chaines de la Polynésie, n'u envahi

que le littoral de la Nouvelle-Guinée, et s'est répandue sur les iles de la Nouvelle-Bretagre, de la Nouvelle-Irlande, de Bouka de Bougainvilie, de l'Amirauté, de Salomon, de Santa-Crux , de la Tierra australe del Espiritu-Santo, et de la Nouvelle-Calédonie (5). Les habitants de la Nouvelle- Guinée se désignent par le nom de Papouns. en réservant la dénomination d’Endaménes aux nègres à cheveux droits et rudes de Pintéricur : ils n'ont point passé le détroit de Torrès ; tandis que les Endamènes ou Alfourous (nègres australiens) paroissent s'être répartis très anciennement en peuplades misérables, éparses et peu nombreuses, sur le sol maigre et stérile de lu Nouvelle - Hol!ande, On ne peut, par suite, concevoir la manière dont la terre de Diémen a été peuplée qu'en adoptant l’idée que les nègres à chevelure laincuse s’y sont introduits par le groupe des Hébrides et de ia Nouvelle-Calédonie.

Ainsi donc la portion centrale de la Nouvelle- Guinée est habitée par des nègres Alfourous qui

() « Du mot indigène pua-pua, qui veut dire brun » foncé. » (Marchal, Histoire de Java, pag. 4.)

(2) «Les naturels de l'île de Santa-Crux sont noirs » comme les nègres d'Afrique. Tous ont les cheveux » laincux, et les teignent de différentes couleurs, etc. » (Second Voyage de Mengdana; Fleurieu, Découvertes des François, pag. 26.)

(3, « Les peuples qui habitent ces terres sont en gé- » néral de l'espèce des nègres ; ils ont les cheveux lai- » neux ctnoirs, le nez épatéet de grosses lèvres, etc, » (Surville, Découvertes des François, pag 95.)

(4) Ce rapprochement avoit déjà été fait il y a un siéclesila été combattu par M. Crawfurd, dont les raisonncments en celte circonstance ne sont appuyés sur aucun renseignement positif,

(5) « Les naturels des Îles Tatée paroissent étre de la » même race que les Papous, Ils ont la tête laincuse, la » peau d’un noir de jais, et tous les traits des nègres » d'Afrique, » (Méares, Voyages, t. 1, pag. 357.)

en sont les aborigènes, et que les Papouas dy havre de Doréry nomment Euduménes. Ces peuplades sont toujours en gucrre les unes avec les autres, et n'ont point d'autres communications que celles qu'amène un état perpétuel d'hostilités. Les nègres, au contraire, qui sont établis sur les rôles, se distinguent entre eux par la dénomination d'A: fuñis ou de montagnards , et de Papouas ou de riverains. Ces derniers vivent par tribus éparses et isolées dans un état continuel de défiance ct d'inquiétude. Leurs villages, placés sur l’eau et sur des pieux, se composent d'un petit nombre de cabanes gouvernées par l'autorité de chefs âgés. Leur taille est assez communément médiocre, quoiqu’on observe parmi eux de forts beaux hommes. Leurs membres sont ordinairement proportionnés avec régularité, et souvent leurs formes sont robustes et athlétiques. La couleur de leur peau est d’un noir mêlé d’un huitième de jaune; ce qui lui donne une teinte assez claire dont l'intensité varie. Leur chevelure est noire, très épaisse, médiocrement laineuse : ils ont l'habitude de la porter ébouriffée d’une manière fort remarquable , ou de la laisser retomber sur le cou en mèches longues et très flexueuses. Le visage est assez régulier dans l'ensemble des traits, quoique le nez soit un peu épaté, et que les narines soient élargies transversalement. Le menton est petit ct bien fait; les pommettes sont assez saillantes, le front est élevé, les sourcils sont épais.et Jpngs. La barbe est rare; mais quelques naturels la conservent au-dessus de la lèvre supérieure et au-dessus du menton, à l'imitation de plusieurs peuples africains. La physionomie des Papouas réfléchit aisément les sensations qui les animent et qui naissent de la défiance, du soupçon et de tontes les passions les plus laineuses : et l’on observe chez presque tous les peuples de race noirâtre une prédominance marquée des facultés purement instinctives {!) sur celles de l'intelligence. Les

femmes, qui partout l’emportent sur l’homme par-

la délicatesse de l’organisation, sont communément laides. Gependant nous vimes à la Nouvelle-Guinée quelques filles nubiles très bien faites, et dont les traits réguliers et doux étoient remarquables.

(:) Plus les hommes sont loin de l'état de civilisation, plus leur intelligence instinclive est développée : les sens sont plus parfaits que chez l'Européen. Aussi le Papoua a-t-il la vue perçante et l'ouie trés fine. Mais comme son unique occupalion cest de satisfaire son appétit voracè , que cette fonction absorbe toutes les autres facultés, ou qu’elles ne sont développées que dans ce seul but, il a reçu des muscles masseter et temporaux d’une grande force. C’est ainsi que nous remarquâmes sur plusieurs crânes des crêtes nombreuses hérissant toutc {a partie antérieure de la fosse temporole pour donner aux fibres du crotaphyte des points d'attache plus puissants, +

HISTOIRE NATURELLE

Façonné pour la servitude et l'obéissance ce sen

chez les Papouas, comme chez certains nègres d'A

frique, doit vaquer aux travaux Îles ju rudes q exible ct 2

déduigne de partager un maitre in pole.

Ainci les Papouas se sont propagés sur Îes flest Douka, de Bougainville, de la Nouvelle-Bretay et de la Nouvelle-Irlande. Si l'on en juge park description des voyageurs les plus exacts, il: à seroient également établis sur les îles de Santa-Cné et des Arsacides, des Hébrides (!) et de la Nouvek Calédonie ; ils auroient envoyé des colonies sur & îles des Navigateurs et des Fidijis (2), et y auroi#s donné naissance à la variété hybride où négni océanienne qu’on y connoît.

Les naturels de Bouka , avec lesquels nous muniquâmes , avoicnt une taille moyenne. Ils pis sentoient absolument tous les caractères ct toi les habitudes des Papouas, ct portoient commea leur chevelure demi-laineuse, longue et ébourif Les habitants de Port-Praslin à la Nouvelle-Irlans ceux de l’île d’York dans le canal Saint-Gcorge,il différoient point de ceux-ci : seulement il y ani parmi eux un plus grand nombre d'hommes gra A et robustes. Mais plusieurs individus, dan!

nombre, étoient remarquables par la teinte ps foncée de leur peau; ce qui les rapprochoit el couleur jaune foiblement bronzée des Océaniens

La figure des vieillards de ces diverses peupl étoit généralement calme, sereine et impassi Cependant nous vbservâmes des changements a brusques dans le jeu de leur physionomie. All fausseté, aux regards perfides des uns, ét opposés la défiance et lessoupçons desautres, lal homie ou la confiance d’un petit nombre. Ces ples ne hérissent point leur chevelure commet tains Papouas; car cette mode n'est suivie que quelques tribus.

(‘) Gonsultez les excellents détails fournis par Fo ser les naturels de l'île de Mallicolo, qui semblent slitucr une variété. (Second Voyage de Coot:,t pag. 59 ,el t. V, nag. 220.)

(2) Suivant M. Mariner (t, F, pag. 346 ), les habi des Fidjis ont les cheveux crépus ct de la nature laine. !ls les poudrent ayec des cendres, et lesfii avec le plus grand soin, de maniére qu'ils ressem à uncimmense perruque. ls portent des bracelelt corce ct de coquilles autour des bras, et sont pr nus. Plus loin il ajoute, aprés avoir séjourné au r d'eux(t. 11, pag. 135) : « Les naturels de ces ll roissent étre une race fort inférieure à celle de Te et approcher davantage de la conformation des 1 La langue est dure,el emploie plus souvent la conso C'est au point que, quoique les fles Fidjis soienths voisines des Îles de Tonga , le langage différe hiet entre ces deux archipels que celui de Tongt exemple, avec les Sandwich, qui en sont sépartf une distance neuffois plus considérable, »

nous ex des habit Dus sous 1), nous e vaïiél les nègre vec régul, Aadécass:

Ron obser nes. Leur buée sur | leur btu nt épaté, e de leur:

pariie à y, de ira ouvelleraliser le apouas nts des il ort-Prasl à sexuels ous hyl bn à cette ire des ti n étoifes, de toiles r ès envelop raneuses d Vent sur 1 lle-Guinée avec les M joivent en e de tort és de coto ! t destinées à de chapea se avec des des très in tous les pe r les épaul mamelon Dites, mais t rt à disting iéür de l’À ès Habitants Îs de coule;

onsultez Flac -4° et Rocha pig. 16.

Parmi les hd irogie le tofs Étoil täineusé üssl foit à els Jè lüt roi €, Voyage,

éissance ce ser Hains nègres d'iM es plus rudes qu

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nous examinons enfin la conformation phÿsides habitants de la grände ile de Madagascar, jus sous les noms de Madécasses proprement (‘), nous trouverons, au milieu des trois où e vaïiéiés humaines qui habitent cette grande les nègres di lei membres Sont proportionvec régularité, et souvent dessinés avec vigueur. Madécasses ont une taille bien prise, et parmi Ron observe un très grand nombre de beaux nes. Leur chevelure, médiocrement laineuse, buée sur l’occiput par gros flocons ; la peau est leur brune, mélée de jaune; le nez est légënt épaié, la bouche grande ; en un mot l’enle de leurs traits, qui est régulier, serviroit en partie à tracer le portrait d’un Papoua dé ÿ, de Birare ( Nuuvelle- Hretagne de Dampier), ouvelle-Irlande ou de Bouka (?). Il nous reste raliser les habitudes de cette grande famille, Papouas vont nus. Jamais nous ne vimes les his des iles Bouka, de la Nouvelle-Bretagne Grt-Praslin, cacher par le moindre voile les

à sexuels. Les naturels de Doréry, ainsi que jous hybrides, sont les seuls qui fassent bn à cette coutume ; ét bien qu'ils ne sachent ire des tissus , ni convertir les écorcés d’ar-

n étolfes, ils emploient comme ceinturé des Éde toiles naturelles et grossières qu’ils retis enveloppes florales du cocotier ou des gaines Faneuses des feuilles du bananier. Les tribus vent sur les côtes de la partie nord de la Île-Guinée, ayant chaque jour des cominuniavec les Malais, et surlout avec les Guëébéens, oivent en échange d'oiseaux de paradis, e de tortue, ou par la vente des esclaves, lés de coton teinies en bleu ou en rouge, et nt destinées aux femmes. Îls ont aussi adopté > de chapeaux lerges et pointus, faits à la se avec des feuilles de pandanus , cousues et ss très ingénieusement. Mais un goût comtous les peuples de racé noire est celui de se r les épaules et la poitrine d'incisions éle- À mamelonnées, disposées en lignés courbes iles, mais toujours régulières ; et cette mode, rt à distinguer les diverses tribus riègres de iéür de l'Afrique , est pratiquée par présqié 26 Habitants de Madägascar, ét par tas 1e Îs de couleur noîre répandus dans l'ouest de

onsultez Flacourt, Histoire de Madagascar , 1 -4' ,et Rochon, Voyage à Madagascar , 1 voi.

pag. 15.

Parmi les habitants de la Louisiade qui vinrent irogie le lôhg dé nôë navires, et dont là cheve- Étoll täinéuse et là peñu olivâtre ; j'eh rétiarquét üssi foif que les négres de Mozambique ; avec bels J8 lui loüvat beaucoup dé rapport. ÿ { Là Bite, Voyage, t. 11, pag. 276 ; in-46.)

lä met du Sud, et aus:i bien sur là terre de Diémen que dans l'Australie.

La chevelure de ces peuples est en général très friséé, très fine, résistätite, et en même ternps très épaisse, Quelques fathilles de la Nouvelle-Guitiéé, de Waigiou , de Bouka , lui donnent la forine ébourêffée et singulière qu'on à même regardée comime un caraclère dés Päpous; mais d'autres tribüs ; telles que cells de Roy à la Nouvelle-Guinée, de la Noüvelle-Bretagae et de la Nouvelle-trlande, la laissent tomber sut les épaules en mèches cordonfces longues et flottantes. Les papouas aimernit à se couvrir là tèle de poussière d'oëre unie à de la graisse, et rougir ainsi leur chevelure et leür visage, et se faire sur la poitrine ou sur la facc des bandés diverses avec de là chaux de corail. C’est plus pârticulièrémefñit au Port-Praslin, à la Louisiade, qu’on retrouvé celte sitigulière mode, qui règne sans päridge chez les Habitants de la Nouvelle-Galles dû sud. Cés peuplés emploient peu le tatouage ;

| qu'ils iomment paraya à là Nouvelle-Guinée ; et,

opposés En céla aux Océaütons, ils sé borncnt à träcer quelques ligrics éparses sur les bras où à l'angle des lèvres de leurs feimies, commé une märqüe particulière. IIS aiment tous les ornements dé quelque natute qu'ils soient. Nülle part nous né réncontrâmés en plus grande abündänce des colifichets de plumes, d'écailles ou de nâcre, destinés à être placés sur là iète, à la ceinture où sur les armes. Mais partout nous observâmes l'usage, exclusif à cette race, de porter des braccléts d’une blanclieur éblouissante, faits avec beaucoup d'art, très polis ; et qu’ils façonnent probablement avec la grosse extrémité des énormes cônes qui vivent dans les mers chvironndhtes : tous les navigateurs en ont parlé. Boügaitivillé dit, en mentionnant cet objet chez lés naturels des grandes Cyclädes : « 11 » se perceñt les narines pour y pendre quelques » orieinents (1). Ils portent aussi aux bras, en » forme de bracelets, une dent de babirouësa, où un » grand anneau d’uné matière que je crois de l’i- » voire (?), » Un tel usage est par lui-méme cäräc-

() « Les natürels de Navihi-Levou, l’une des Fidjis, 5 oft adoplé celté coutume ; et pour se donnér un air ÿ plus formidable ils percent le cartilage du nez, et ils » y passent des plumes qui retombent sur les lèvres » comme d'épaisses moustaches, » ( Mariner, t. 1, pag. 335 ) Or nous avons vu une habitude identique chez les fégres de Port-Praëlin. :

(+) Surville, sur le Saint-Jean-Baptiste, mentionne ces bräcelets de cette matitére ( Port-Praslin, : « La pluh part portéht un bracelet au bras, âti-dessus du coude, » qui jeüt avoirun démil:potice d'épaisseur Sur un pouce b de largeur. 11 est fait; autant qü'ôn peut en juger, » d'un coûtilliigé dut, opaque ; lotrd ; qui est supétieür 5 en blanchétir à l'ivôire dn Sénégal ct au marbre de » Câffare. b (Découdertes des François dans le sud-

téristique ; mais ce qu’il offre de plus remarquable encore est l’analogie qu'il présente avec les coutumes des Égyptiens. Les recherches modernes nous ont en effet indiqué la présence d’un ornement de forme exactement semblable sur un grand nombre de momies.

L'usage de mâcher le bétel avec l’arec etla chaux, propre au rameau malais, a été porté chez les Papouas par ce. peuple sans doute ; mais on doit supposer que des communications antérieures en ont fait naître le besoin chez les habitants de Port-Praslin, où nous le trouvâmes très répandu ; à Bouka, où nous en vimes des traces; à l'ile de Choiseul et à la Louisiade, où Bougainville et La Billardière l’observèrent,

Ces derniers peuples et les Papouas de la Nouvelle-Guinée surtout portent des amulettes façonnées en idoles (1), fixées sur la nuque par un collier fait de dents d'animaux, etc. Mais nous trouvâmes dans leurs cabanes quelques coiffures parfaitement analogues à celles qui servent aux enfants dans nos fêtes religieuses, et que surmontoit une feuille de pandanus, contournée très adroitement en fleur de lis. Cette forme antique et singulière, conservée fidèlement, et même avec L: plus grand goût chez les peuples encore dans les ténèbres d’une longue enfance, doit provenir de l’Abyssinie. Mais ce qui met hors de doute leurs rapprochementsavec les habitants de l'Afrique ce sont les oreillers en bois sur lesquels ils appuient la tête pour dormir. À Waigiou , à Doréry, nous trouvâmes chez tous ce meuble travaillé avec adresse, représentant le plus constamment et avec plus ou moins de perfection deux têtes de sphinx, attribut égyptien, et plusieurs de ces objets, comparés en France, ne différent en rien de ceux trouvés sous la tête des momies d'Égypte, dans leurs tombeaux, et conservés par les voyageurs modernes qui les ont découverts.

Les Papous de Doréry et de Waigiou ont un goût particulier pour façonner lesidoles qu’ils placent sur Jeurs tombeaux et dans un endroit particulier de Jeurs cabanes. Ces sculptures se reproduisent sur le devant deleurs pirogues. Mais comme leur culte est un fétichisme pur, et que quelque teinte de l’islamisme n’a pénétré qu'avec les Malais au nord seulement, nous voyons chez tous cette habitude de consacrer dans une cabane qui sert de temple une

est de la Nouvelle-Guinée, par Fleurieu ; 1790 , page 128, in-4o. )

{:) « Les nègres de Sierra-Leone semblent vénérer » de petites statues faites à peu près à la ressemblance » de l'homme. 11 n'en coûte que huit ou onze pouces de » bois pour la façon de ces images qu’on peint en noir, » et'qui sont les pénates de la hutte, Ilsleur font des » offrandes qui consistent en chiffons, vases ébré- » chés, etc,» (Matthews, Voyage à Sicrra-Leone.)

HISTOIRE NATURELLE

suite d’idoles vêtues de guenilles diverses, rep sentant les divinités rangées par ordre de puissans Nous trouvâmes cet état de choses au Port-Prasl#

grâce à la course hasardeuse du jeune et brawii Blosseville ; et ces naturels, sans exception, # milieu de leurs grotesques divinités, consacrentig} animaux des représentations assez fidèles. C'est: que le crocodile est un objet de culte à Waigiou, il il requin et le pélandoc au Port-Praslin, le chiuf Doréry, etc. Les Papous toutefois vénèrent les mot d suspendent les têtes de leurs ennemis comme ni phées aux parois de leurs demeures , pour les nf ver sans doute d’une existence heureuse dans li tre vie; car ils ont la croyance d’un être supraf infiniment bon , et d’un génie adonné au mal. !

L'industrie des peuples de race noire n’est pi à citer, bien que les femmes des Papouas de Dal 1 fabriquent de la poterie (!); et, comme ceux Waigiou , ils savent assembler les belles fevills | tinées du pandanus longifolius pour en fairei naltes qu’ils festonnent diversement , et qu'ils & gnent avec les couleurs les plus éclatantes ah plus solides. Ces nattes, avec lesquelles ils s 4% tent de Ja pluie, sont représentées au Port-Pra 4 par des capuchons qui en ont la forme et pat A l'ampleur : elles sont en effet le plus souvent pi au milieu, et cousues à une extrémité.

Les habitants de la Nouvelle-Bretagne , de la velle-Trlande, avoient divers ornements past les narines , ou des bâtonnets traversant la chi du nez, à l’instar des naturels de la Nouvelle: du sud. Cette mode se reproduisit à nos yeuxc les Papouas du havre de Rony, et tous nousa rèrent que les bâtonnets qu’ils portoient étoient| petits en comparaison de ceux que les farow Endamênes, leurs ennemis, et les propriétaire districts plus au sud, se plaçoient ainsi, et en une vergue civadière , ainsi que l’a dit le pra un marin judicieux et instruit,

Le genre de vie des Papouas ne nous fournit de caractères bien précis. Cependant ils ne s point, comme les Océaniens, pratiquer des souterrains pour cuire leursaliments : ils sec tent de les griller sur les charbons ardents, de faire des treillages élevés, et de les préparer par l’action médiate de la chaleur. Vivant, du des fruits équatoriaux , de racines nutritivesq sol produit en abondance, les Papouas de ha | velle-Guinée savent encore cultiver quelques mes ; et l’espèce de haricot qu’ils nomment « forme principalement la base de leur nourriture,

(:) « Dans le pays des Kaartans, dans l'Afrique » dentale, le village d'Asamanga Tary est renomf » ses manufactures de poterie de terre, travaillé » les femmes. » ( Voyage dans l'Afrique occid par Gray et Dochard,)

oduits de her sur le ent dans | r gouverr emarqué dont l’aut st guère c es Malais ble; eten jet bien dis n fétichis toutes le inienne, Douas enta de leurs ] iter. Ilsdr es à supp point de | s à recevo c, ou du défunt | pnstructic ipeuples « anchées.

e-Irlande es de pail es habitar (t), aucor e l’influe ils se livre illages au { Mais par placé leurs e manière et qu’on né es qu’en ca sparoitre ex ile par me birogues s0 se sauven ue a lieu ave hême qui hal te sur quelo endue par d brité qu'ils pé trent snr 1 lemeures su hauts de do orme bambd ir cette éche lle dort en

Les cabanes «

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e nous fournit js endant ils ne 4 pratiquer des ents : ils sect ons ardents, 0 de les prépare r. Vivant, du es nutritivesq Papouas de la \ tiver quelques ils nomment # leur nourriture,

+ dans l’Afriqu Tary est renom e terre, travail Afrique occil

pduits de la pêche, ou les coquilles qu’ils vont er sur les récifs, et même les reptiles qu'ils ent dans les forêts.

r gouvernement est peu connu. On a cepenemarqué qu'ils sembloient obéir à des vieildont l’autorité paroissoit nettement établie ; et st guère que chez ceux qui ont communiqué ès Malais qu’on retrouve le titre de rajah, par ble; et encore n’en ont-ils point d’idée bien

let bien distincte. Nous avons vu que leur culte

n fétichisme pur ; fétichisme sous l'influence toutes les races noires de l’Afrique , excepté inienne, sont plus ou moins soumises. Mais pouas entourent d'un profond respect les tomde leurs pères : ils élèvent des cabanes pour iter. Ilsdressent souvent des estrades en bois,

es à supporter leurs os desséchés, et ne man-

point de placer sur leur sépulture des vases s à recevoir des offrandes , telles que du bétel,

Mc, ou du poisson , et de recouvrir des attri-

défunt le lieu où reposent ses cendres.

pnstruction des cabanes présente, chez les fpeuples de la race papoue, des différences nchées. Ainsi les huttes des naturels de la e-Irlande sont de forme africaine , arrondie, es de paille , ayant une porte'étroite et basse. es habitants de Waigiou et de la Nouvelle- (!), au contraire , elles nous montrent quelle e l'influence des hostilités continuelles auxilsselivrent Ces peuples en effet établissent illages au fond des baies, sur le bord des ri- Mais par une prévoyance sans cesse défiante, placé leurs maisons sur l’eau m: ne des grèe manière qu’elles sont supportées par des et qu’on ne peut y parvenir que pur des ponts es qu’en cas d’alerte du côté de terre on peut sparoître en un clin d'œil ; tandis que la fuite ile par mer, parce qu’ils ont le soin d’avoir birogues sous le plancher à jour de ces ajouse sauvent aisément dans les bois lorsque ue a lieu avec des embarcations armées. Enfin nême qui habitent l’intérieur du paysont placé te sur quelque morne élevé, dont l’approche endue par des palissades ; et non satisfaits de rité qu’ils peuvent retirer des obstacles qui se trent sur le chemin, ils ont encore perché lemeures sur des troncs d'arbres rendus lishauts de douze à quinze pieds, et se servent orme bambou entaillé pour y parvenir. Chair cette échelle est retirée dans la cabane, et Ile dort en paix, sur des tas de flèches pré-

Les cabanes des naturels de la Louisiade sont,

ge celles des Papou: , élevées avec des pieux de

ou trois mètres au-dessus du terrain. » (La Bilik Voyage à la recherche de La Pérouse, [A CA

parées pour repousser toute attaque, dans l'aire qu'elle a construite à la manière des oiseaux. Cesont ces cabanes aériennes, que nous avons examinées avec détail, qui ont donné lieu de croire à quelques écrivains amis du merveilleux, que les Papouas logeaient dans des arbres. Nous ne savons pas si les voyageurs mentionnent ailleurs une telle construction ; et on n’en trouve point de traces en Afrique, à ce que nous croyons. Seulement le capitaine russe Krusenstern (Voyage, t. IL, pag. 255) dit que les Tartares qui habitent Sakhalien élèvent leurs cabanes sur des pieux, au-dessus du sol.

Ces peuples possèdent encore un genre de construction nautique, opposé à celui des rameaux océanien et mongol-pélagien. Navigateurs comme le sont naturellement tous lespeuplesriverains,onretrouve, chez tous les nègres épars depuis le nord de la Nouvelle-Guinée, sur ces chaînes de grandes îles, une forme assez générale de pirogues. Ceux de Port- Praslin, de la Nouvelle-Bretagne, de l'ile d’York, de Bouka enfin , ont desembarcations sveltes , légères, formées de bordages assemblés et cousus de manière que les joints sont bouchés par un mastic tenace , dont les deux extrémités se relèvent, et sont le plus souvent surmontées dequelque attribut. Mais toutes ces pirogues n’ont point de balancier, tandis que celles qu’on retrouve sur le pourtour boréal des îles dites des Papous, et qui sont destinées aux besoins ordinaires, sont, sans exception, à deux balanciers; celles de guerre toutefois ressemblent aux précédentes.

Les armes princip'les des habitants de Waigiou et de Doréry sont l'arc, les flèches et les longues javelines, terminées par une lame de bambou, acérée et façonnée en fer de hallebarde. A Bouka nous retrouvons des flèches et des arcs parfaitement fabriqués en beau bois rouge, de même qu’à la Nouvelle-Jrlande et à la Nouvelle-Bretagne. Mais ces tribus inquiètes et gucrrières emploient principalement le casse-tête de bois dur, les longues javelines garnies parfois d’os humains, ce qui annonceroit peut-être une habitude d’anthropoplagie ; les frondes pour lancer les pierres, et surtout l’usage constant du bouclier (1). Cette arme défensive, faite sur le modèle de certains boucliers romains, garnie de coquilles. enchâssées avec symétrie, seroit-elle due au hasard (?) ?

Tous les peuples ont une musique, en rapport

(:) De Bougainville { Voyage autour du monde) vit les naturels de la Louisiade se servir également de boucliers : la description qu'il en donne est applicable à ceux que nous avons vus au Port-Praslin,

(2) « Les Antaximes de la partie sud de Madagascar, à » teinte trés noire et à cheveux crépus, se servent du » bouclier pour combattre. » ( Malte-Brun, Géographie, t,1V, pag. 193, )

38 HISTOIRE NATURELLE

ave létir civilisation sans doute ; mais les Océanietià, 1és Môngols-Pélagiens, et les pelples noîtâtres et à cheveux frisés des îlés dela mer du Sud, ont chacun üñ typé pärlicülier, süivant leurs habitudes ; et quoiqüé cel art soit resté-statidnnäiré pat l'isolement de ces peupladés, il n’en est pas moins cäracléristiqué, et né péut provenir que d’uli ensemble d'idées petfectionnées. Nous fe savons rich dé la musique dés Päpôuas de Doréry et de Waïiglou : celle dés habitänts de Port-Praslin et de l'ile d’York et leurs instrüménts noûs sont mieux cohntis. Sur toutes ces grandes terres nous retrouvoïis le tam-tâäm , dont lé norh peüt varier, mais jamais la formé, qui ést l’ihitation parfaite du tam-tim de la côte de Guinée. Ce lamiboür, creux, fermé sa grande extrémité par urié peau de lézard, est encore usilé dutis plusieurs régiôns de l'Afrijue. Mais ée qui düt dous fjurnir iätière à réflexion äu Port-Präslin son et l’épitetté et la flûte à pan qe hôus y trüuvâmies. L'épinelte est faite dvec üne lame de bämbou, divisée en trois lames cffiléés , qui se placent dahs la bouche comme la nôiré: Qüahl à là flûte à pan, noûs devohs nous ÿ afréter un instant, et indiquer la conclusion d’uné tiotè que nous à retnise sûr cet instrümetit ün de nos ümis, éxcellent musicien. « Lesariciens cotitioissoient 5 détx Süries de flûtes : la simplé, et lé sÿtihx où 5 flûté À pañ ; et ces flûtes n’avoieiit qu’une étehdué 5 de SNS très bortiée, parce que les Grecs ignoroierit 5 l'harmoñité proprement dite, et que leur Mode c'e b iüsique éloit miueir, tant l’hommié satürel » éprouve plus de facilité à attaquer la tiérce mis Heure que celle mäjtire. Le syrinx de là Nürivelle- 5 frldñde présenté ce caractère mineur ; et après un 5 ékamen sérieux ; je Cuticius que cet ihstrutnent, » compos de hüit Hotes, dont cinq appartiennent à » là gâmine , ci trois sont répéiées à l’üctave en des- » Sbüs , est des temps les plus réctlés. »

Lôfsque M:de Blosseviile visitale villäge de Leukilikt, à unë licuë de Port-Praslin das l’intérieur , il üè füt reçu qu'après qué des halürëls eurent exécüié UHE darisé nommée louk-louk. Les danseurs élolént entièrement cachés sous un vélement bizarre, fabriqué avec des iänières de feuilles-de pañdähüs, imltuit uñé ruche ambülatite, et qu'ils Suspendent à dés pôteaux sur la grève. Touies les circonstances dé éétté Sorie de solérinité seront rapportées dahs lé chapitre relatif à ce peuple; mais nous devons citer comité rapprochement un usage semblable, observé dans le royaume de Woulli, en Afrique, par le major Gray: v En approcliant de Barta-Ctinda, noùs vimes » accroché à dn poleau, hofs des murs de la ville; 5 ün vétéitient füit d’étôrce d’arbrés, coupé par fila- » ments, et arrangé demahière à couvrirunhomime, » espècè de loup-garou, nommé Mumbo-Jumbo. »

Des ténèbres trop épaisses couvrent les traditions poétiques de ces peuples pour que nous puissions

et tirér quélques coriséquentés : nos éh gro même les faits les plus esséntielé. Mais 66 qu'ont peut se dispenser de rematdüët c’eët la Üiverga complète du langage qui éxisté no pas d'ilé if

mais mêtfe de tribli À tHibu êt de villigé à vilk Quelle peut ét être 14 cause? riëh dülre chose à

doute que cés haines héréditaires, tes guerres # féluellés, däns lesquelles vivent ét méutent lup hiérations successives. Lecaräctèré Moral dé ces ples eh a acquis cettebärbatié profonde, cbtte défi sobre et continuelle , qui les fendent (ralirés, f

fides et assassins. « Nous avons vbservé, din

» couts dë fotre Voyage, dit Boügainville, q » général les homes nègres 86nt benticoup

» méchants que céux dont la couleür approch » Ja blanche, »

Quant ai rapport que péuvéht avoit entre les idiômes de chaque peuplade, il dôus serolif possible de le saisir. Ce längage barbare ét guilf se réfuse à tout examen; et on eti pourra juger le tableau suivant , dans lequel nous âvohs lé noms de nombre, écrits cofnme les naturel prononceñt. :

NOUVÉLLE-GUINÉE, [NOUYEL. souv..| qaDa-

E , GUINÉE, Jluzxzn.| GASC.

ALFOUROUS PORTe AMae Was: De |PnÂsiin

CANTO HAVRR ps * L'u'inrée, ét ub ss

De àÔNT. DonËA

Hiossaire, Nouiou.

Nokore.

Fake.

f Rime.

jl, Ouonème.

7 | Ouüuainanourou.

Ounamonotore.

| Imbitoure.

Inebikt:

Imbinour:

Inibeboit, | Siuh.

Sanfour. | Ouanguire } Saouli,

ike.

Sahfour.

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