ENS
Er
oo
ARE Ce per ARE PR EN
28 HISTOIRE NATURELLE
nous ct par conséquent au sud l'ile de Rotouma, où nous observâmes les derniers Océaniens, nous remontômes au nord en suivant unc ligne oblique sous les soixante-quatorzième et soixante-douzième méridiens. Après avoir atteint les îles du Grand- Cocal et Saint-Augustin, nous ne cessâmes plus ensuite d'avoir en vue les chaînes d’iles basses et à peine élevées au-dessus de la mer de Gilbert, de Marshall, de Mulgrave. Chaque jour nous communiquâmes avec les naturels qui les habitent, et dont la pauvreté nous attesta le peu de ressources de ces-récifs, et combien l’industrie des habitants devoit suppléer aux privations diverses qui tourmentent leur existence.
Le 45 mai 4824 des pirogues que montoient des naturels de l’ile de Kingsmill, vue en 4799 par le Nautilus, vinrent communiquer avec la corvette la Coquille. Ces hommes étoient d’une taille assez élevée , quoique ayant des membres grêles ; la couleur de leur peau étoit d’un jaune cuivré assez foncé , et différoit par cette teinte du jaune-clair des Carolins de l’ouest. Leurs pirogues étloient faites sur le même modèle que les pros; mais le manque de bois de certaine dimension avoit nui à leur exécution. Ces insulaires portoient un poncho fabriqué avec des pattes, et nous avons retrouvé cet ajustement chez les Chiliens indigènes et chez les Araucanos d'Amérique, comme chez tous les Carolins indistinciement ; sa forme caractéristique se reproduit dans le tipoula ou vêtement des chefs des Océaniens.
Les jours suivants nous communiquâmes avec les îles de Blaney, Dundas, Hopper, Woodle, Hall, Mulgrave, Bonham, etc. Leurs habitants nous présentèrent la plus grande ressemblance ; mais tous paroissoient plongés dans un état de misère que nous ne vimes point chez les Carolins orientaux. Leur corps, couvert de cicatrices, attestoit des hostilités fréquentes. Ils parloient avec une telle volubilité que nous ne pûmes saisir aucun mot de leur langue; mais, du reste, nous retrouvâmes dans la forme de leurs pirogues ct dans leur tactique pour les évoluer, dans les instruments qu'ils nous montrèrent, les mêmes principes et la plus grande analogie. Plusieurs de ces insulaires étoient coiffés avec des chapeaux de forme chinoise faits avec des feuilles de vaquois, et tous portoient des ornements divers fabriqués le plus ordinairement avec des tests de coquilles. A mesure que nous nous avançàmes à l’ouest, il nous sembla.que la teinte foncée de la peau diminuoit d'intensité, etqu’elle affectoit unc couleur jaune plus pure : ce qui pourroit tenir à ce que les uns sont sans césse occupés sur les récifs des lagons à la pêche qui les fait vivre, et que les autres habitent des îles basses sur lesquelles s'élèvent des forêts nourricières de cocotiers qui les ombragent. Nous continuâmes à longer l’ensemble
des îles que peuple le rameau mongol-pélagien vi
les Carolins; et nous pûmes ainsi compléter
idées sur les points de contact de tous ces insulaim#} ct puiser des documents dans nos communicali® journalières avec les naturels de Pénélap, de Ta d’Aouera; de Doublon ou Hogoulous, le Tam” tom, et de Sataouëlle. Voici le résultat de ce mi nous avons vu, et ce que rapportent à ce sujet ki
voyageurs et les premiers Européens qui s’éubis rent aux Mariannes. 4 Nous ne pourrions reconnoître les anciens lib4 tants des îles Mariannes dans ceux d’aujourd'uill dont le sang est mêlé au sang espagnol. A plus hi raison il nous seroit fort diflicile d'établir l’analy 4
qui peut exister entre eux et les Carolins, mai
nant que des principes divers dus aux Européens une nouvelle religion ont changé leur physiononk
originelle. Nous sommes donc forcés de reconts
aux auteurs qui les premiers les ont décrits lors leurs îles furent découvertes. Mais, il faut l’avous les lumières que nous en tirons sont un peu vague et les religieux qui traçoient l'histoire de ces pi
ples préféroient s'étendre sur le nombre de l"4 néophytes que sur leurs usages et leur re
Cependantle père Le Gobien dit (pag. 46) ,en rs lant des Mariannois : « Ces insulaires sont basant » mais leur teint est d’un brun plus clair » celui des habitants des Philippines. Ils 4 » plus forts et plus robustes que les Europé » Leur taille est haute, et leur corps est bien} » portionné. Quoiqu'ils se nourrissent de fruit: » de poissons, ils ont tant d’embonpoint qu'ik » paroissent enflés : ce qui ne les empêche pas » tre souples et agiles. Ils vont nus. Les homme » rasent la chevelure, ct ne conservent sur le k » de la tête qu’une mèche, à la manière des là » nois. Leur langue a les plus grands rapports: » Ja tagale des Philippines. Ils ont des histoire » une poésie qu’ils aiment beaucoup. Il y à
» états parmi ce peuple : la noblesse, le peuple » une condition médiocre. La noblesse cest d » fierté incroyable; elle tient le peuple dans » abaissement extrême. Les chamorris, c'est à » qu’on les nomme, ne veulent pas souffrir de
» alliance d’un membre de leur ordre avec ( » qu'un d’une autre classe. Les canots dont ill » servent pour pêcher et pour aller d’une ile il » tre sont d’unc légèreté surprenante, ct la pro
» de ces petits vaisseaux ne déplairoit pas en
» rope. Ils les calfatent avec une espèce de bi
» et de la chaux qu'ils détrempent dans del
» de coco, etc. , etc. »
Cette esquisse rapide est entièrement celle nous pourrions tracer des naturels d’Oualan | au milieu des Carolines, où nous avons séjon ct la plupart des observations puisées dans!
oincident d nous posséd abitan:s de D, à ce suje riannes, st n, ressemt ysionomie « e par des n les qui hab né par sa pi fournit une les Caroline il se fait qi brt et d’anal , ne pas dis aires de l'Oc 8, disoit-il ,
que ceux avons dans ons qui son et par les:
leté dans | forment de
brant aucu
ux domes
ment offra fruits dont pirogues le
Mages lointait
ssances des les. Mais, :
diverses tri es. » Ce pren ressemblance eux :ilne aractères gén physionomi meau mongol idus cst comn bicn faites e chefs seuls n chevelure cs
t grêle et rare nous l’aient ront est étro jues, et les
gravité dans
ielé des ÿeun blus brune lo s, et beaucou
es sont assez
, ct générale sversalement, ourte, et les faite,
e même que
Le ‘
ol-pélagien oi compléter n4% s ces insulairg® ommunicatinel élap, de Th ous , fle Tam ultat de ce qui nt à ce sujet té ns qui s'étié
es anciens hi4
x d’aujourd'uill
nol. A plus fn
établir l’analg arolins, maih
ux Européen @
eur physiononk
rcés de reconii 1t décrits lors
4 il faut l'avous
1t un pou vai toire de ces mi nombre de ln'4 eur physiononi
(pag 46) , en p "à
ires sont bas a plus clair & ippines. Ils 4 e les Euron prps Cst bien} issent de fruil bonpoint qu'ik s empêche past us. Les hommt ervent sur le k manière des J4 hnds rapports nt des histoire ICOUP. Il ya esse, le peuplt, oblesse est d e peuple dan morris, c'esti as souffrir de ordre avec!
canots dont il ler d’une ile il ante, et la pro blairoit pas el e espèce de bi ent dans del
ièrement celle 1s d'Oualan 18 avons séjor puisées dans (
incident d'une manière étonnante avec celles nous possédons sur les Carolins occidentaux ou abitanis de Pelew, d'après Wilson. M. de Chao, à ce sujet, s'exprime ainsi : « Le peuple des
ariannes, suivant le frère Juan de la Concep-
n, ressemble aux Bisayas aussi bien par la ysionomie que par le langage, et n’en diffère e par des nuances diverses. » En parlant des les qui habitent ce que ce savant voyageur a né par sa première province, M. de Chamisso fournit une excellente peinture du groupe enles Carolines ; et nous ne concevons pas comil se fait qu’il ait pu, au milieu des traits de prt et d’analogie qu'il reconnoit dans cette fa- }, ne pas distinguer combien elle s'éloigne des aires de l'Océanie proprement dite. « Nous pen- 8, disoit-il, que ses dialectes sont moins simque ceux de la Polynésie orientale; et nous avons dans leurs habitants un ensemble de ons qui sont diversement liées par les mêmes het par les mêmes manières, par une grande leté dans la navigation ei dans le commerce.
forment des populations paisibles et douces prant aucune idole, vivant sans posséder d'aux domestiques des bienfaits de la terre, et ment offrant à d’invisibles dieux les prémices fruits dont ils se nourrissent. Ils construisent pirogues les plus ingénieuses, et font des Yages lointains à l’aide de leurs grandes conssances des moussons, des courants et des iles. Mais, malgré les rapports frappants de diverses tribus, elles parlent plusieurs lanrs. » Ce premier examen nous démontre donc’ ressemblance incontestable de ces insulaires eux:il ne nous reste plus qu'à en résumer aractères généraux.
physionomie des Carolins qui composent nomeau mongol-pélagien est agréable ; la taille des idus est communément moyenne; leurs formes bien faites et arrondies, mais petites : quelchefs seuls nous ont paru d’une stature élevée, chevelure est très noire, la barbe ordinairet grêle et rare, quoique cependant divers natunous l’aient montrée épaisse , rude ct touffuc. ront est étroit, les yeux sont manifestement ques, et les dents très belles. Ils ont une cergravité dans le caractère, au milieu même de ieté des ieunes gens, Leur peau jaune citron blus brune lorsqu'ils vivent sur les récifs non s, et beaucoup plus claire chez les chefs. Les nes sont assez blanches, ont des formes pote- , ct généralement grasses ; le visage est élargi sversalement, le nez un peu épaté. Leur taille ourte, et les filles nubiles l'ont souvent tiès faite,
e même que tous les insulaires qui vivent sur
les terres placées entre les tropiques, les Mongols- Pélagiens ne portent pour tout vêtement qu’une étroite bande d'étoffe qui leur ceint le corps, ou parfois ils jettent sur les épaules deux morceaux de nattes tissées cousucs aux deux bouts, mais non au milieu où ils passent la tête : ce qui constitue le véritable ponrho des Araucanos ; et nous dirons en passant , d'ailleurs, que d'autres traits de ressemblance ont même fait présumer à quelques auteurs que les peuples du Chili dont nous parlons dérivoient de la même source. On sait du reste que plusicurs savants s'accordent à dire que des Mongols ont également peuplé une grande portion de l’'Amérique (!). Quoi qu'il en soit, unc autre partie de leur ajustement, dont on ne suspectera pas l'origine, est le chapeau, de forme entièrement chinoise , fait de feuilles de pandanus, dont ces insulaires se servent pour se garantir de la pluie ou de l'action du soleil : nous le remarquâmes particulièrement chez les habitants de l'ile de Sataoutlle (Tucker de Wilson), d'Hogoulous ou Doublon, d'Aouerra, etc. ; 4 à Oualan un chapeau chinois fair de coquilles enfilées, artistement travaillé, sert à distinguer les pirogues des chefs. Cependant nous retrouvâmes aussi cette forme de chapeau chez les Papous de la Nouvelle-Guinée ; et ceux-ci ont dû la recevoir des marchands chinois, qui étoient dans l'habitude de trafiquer sur ces côtes il n’y a pas encore un demi-siècle.
Nous regardons comme une industrie essentiellement propre à ce rameau la confection des étoffes. Tous les Océaniens cmploient pour leur fabrication des écorces baltueset amincies sous forme de papier; les Carolins au contraire se servent d’un petit méticr, seul débris des arts de leurs pères, pour assem : bler les fils et composer une toile par un procédé et par des instruments parfaitement analogucs à ceux dont se servent les Européens. On ne peut, en voyant ces tissus formés de fils soycux de bananier
() H faut avouer que parmi toutes les opinions émises sur les émigrations des Mongols en Amérique plusieurs sont appuyées par des observations si judicicuses qu'on ne peut se refuser à admettre un tel rapprochement. Par exemple M, Auguste de Saint-Hilaire, dans l'aperçu qu'ila donné de son voyage dans l'intéricur du Brésil (Annales du Muséum, t.1X,1823), fait celle remarque : «Les Botocudos, souvent presque blancs, res- » semblent plus encore à la race mongole que les au- » tres Indiens. Quand le jeune homme de cetic nation » qui m'a accompagné vit des Chinois à Rio-Janeiro, il » les appela ses oncles; et le chant de ce dernier peu- » ple n'estréellement que celui des Botocudos extrêéme- » men: radouci. » On trouve aussi une grande similitude dans les coutumes; ct c'est ainsi que les Botocudos, comme les Carolins, se percent les orcilles ct la lévre inféricure pour y placer des bâtonnets, dont ils augmentent chaque jour le diamètre de manière à donner à ces parties unc extrème dilatation, etc. , etc.
teints en jaune, en noir, ou en rouge, entrelacés sur un métier élégant, ornés de dessins qui annoncent du goût, que faire remonter la source d'un art ainsi perfectionné à une race plus anciennement civiliste et depuis long-temps établie en corps de nation, Pourquoi d'ailleurs les Carolins n'ont-ils jamais eu recours à l'écorce de l'arbre à pain si commuuc sur la plupart de leurs iles , et qu'ils n'avoient qu'à battre avec un maillet pour la convertir en étofie ? Cela tient à ce qu'ils ont retenu pur la tradition lesprincipes d'un arttrès perfectionné dans leur patrie primitive, et que leur industrie a su en conserver l'usage pour confectionner les seuls ajustements réclamés par le climat qu'ils habitent.
Le tatouage, diversement nommé suivant les iles, nous paroit aussi particulier à ces peuples; et, quoique nous n’y altachions pas unc grande importance, nous le trouvons cependant partout à peu près identique par sa distribution générale, c'est-àdire qu'il est placé per larges masses sur le corps, et que chez divers insulaires il couvre le tronc en oenticr en formant ainsi une sorte de vêtement indélébile; mais arbitraire par les détails.
Le genre de vie des Carolins, chez ceux dont les habitudes sont bien connues, diffère peu de celui des Océaniens. Ce sont les mêmes productions qui servent aux mêmes usages ; et sur les iles les plus fertiles le fruit à pain , à châtaignes ( 4. incisa , vor. à semences), le cocotier, le taro et la pêche, en font tous les frais. Seulement ceux qui vivent sur lcsil.s basses, où leurs moyens d'existence sont très restreints, sont obligés de recourir parfois aux fruits demi-ligneux du pandunus. Partout existe la méthode de cuire les aliments dans des fours souterrains, de composer des bouillies avec les bananes, la pulpe du rima et le coco. Enfin nous retrouvâmes à Oualon l'usage de boire de l’ava après le repas; mais cette boisson, nomméeschiak (1), au lieu d’être faite avec les racines du poivrier, comme chez les Océaniens, est obtenue des feuilles, qu’on broic avec une molette en pierre dans des vases en bois.
1 paroît que les fibres qu'ils retirent d'un musa, analogue au musa tertilis des Philippines, qui fournit l’abaca, étoient obtenues des Mariannois, de la même espèce de bananier, sous le nom de balibago, et que tous faisoient des étoffes et s’en servoient. Les habitants de Pelcw ct les Mariannois étoient nus, d'après M. de Chamisso (?) et le père Le Gobien ;
() Les Chiliens ctics Péruviens ont conservé l'usage de composer des breuvages enivrants avec le schinus molle et le maï:, qu'ils anpellent Æava et schiaka: c'est ainsi que nous les avons toujours entendu nommer. Or quelle singulière analogie dans l'usage de ces liqueurs et dans leurnom!
: (s) « A piece. of banana stuff, worn almost like the » maro of Owhyesand Otaheite , is the usual dress, and
HISTOIRE NATURELLE
mais ils savoient également confectionner ces tofs puisqu'on litdansson Histoire des Mariannes (p.4à cette. phrase remarquable : « Les femmes ma » noises ajoutent à toutes ces parures de certi » tissus de racines d'arbres, dont elles s’habillenth* » jours de fête; ce qui les défigure fort. »
Les ornements que ces divers insulaires rech chent, quoique variables de leur nature, sont caractéristiques pour ces peuples. Ainsi tous pi sentent un goût décidé pour entrelacer des fleurs ni ges d'ixora dans lescheveux, ou des feuilles dore
tes, ct des spadices d'arum dans les orcilles : 4%@
parties ont toujours le lobe fendu d'une mank* démesuréc ; et depuis les îles de Palaos jusqu chaine de Radack on observe la coutume pres géntrale de placer dans cet organe, graduelleme 1 des morceaux arrondis ü’un bois léger peint en juh avec le curcuma, et dont on augmente sans ces diamètre, Mais cette méthode , ainsi que celle d'à couvrir d'habitude la lèvre inférieure avecune vif de coquille, se représente avec la plus grande sin® litude sur les îles du nord de l'océan Pacifique, M même sur la côte nord-ouest, ià où le rameau ma?
gol est reconnu par tous les voyageurs. Il en esii
même des chapelcts de petites coquilles dont il: serrent le ventre, et des ornemonts de testacés dif ils se font des colliers. Certains Carolins sc serie de bracelets faits avec des portions de coquilles d'os polis et imitant l’ivoire. Ce dernier usage essentiellement propre aux peuples de race n qui habitent la terre des Papous, la Nouvelle: lande et les :lébrides ; et nous avons déjà dit(
‘le père Contova indiquoit une fusion de quly
insulaires nègres au milicu de plusicurs Carolines.
La manière dont les Carolins construisent | maisons diffère notablement de celle des Océan C'est un système d'architecture qui tient à d'au idées; et le soin qui préside à leur arrangement, peintures diverses qui les ornent, leur forme gulière, mais remarquablement appropriée au mat, mériteroient des détails descriptifs compl si cela ne nous étoit pas interdit dans le cadrett que nous avons dà nous tracer. Tous ces pe ont de grandes maisons communales pour t des affaires en public ou pour préparer leurs ref
La construction des pirogues des Carolins depuis long-temps célèbre; clle ne ressemble rien à celle des Océaniens. Ici on ne peut sedis ser de reconnoître des insulaires cssentiellen navigateurs, observateurs exacts du cours desaft possédant une sorte de toussole, instrument l'on sait exister depuis long-temps en Chine «!
» only at Pelli the men are entirely nakcd, as wa » formerly the case in theMariana islands: »(Chami Obs. , 1. III, pag. 191 de l'édition angloise.)
, quoiqu aujourd’ s évoluent constructic ieur à l'i ent,one d'entre eux de les man oiles et des quable , le br, sont fait formes at . Elles so ues substar Re vornissé ément à la haut deg brs de Chin marquable.
en ont dit ; clle est « elle adres rogues l’av ent de la :
ent toutes ans aucune P sur la plu s. Cependai la pénurie les pros so nque de bo s. Toutefois générale ; e Îs Gilbert e e différoient ce n'est qi îles par les E Cture marit mongol-pél 8 Octanicens € ou par son rolins il n'a d S habile pilot les astres, les ts. Enfin peu dans de fré nt. Leurs vo chercher di qu'une preu en traçant le s en donnoit
a long-temps e les missionn s ne connoiss nt pour un an ent de trop pré
nner ces cola ; ariannes (p.@ femmes mariu#4 res de certes es s'habillentk#® fort. »
sulaires rech ature, s0ntas Ainsi tous mil er des fleurs rt s feuilles odoru*
les orcilles : 04
1 d’une man” Palaos jusqu outume pres , graduellemeh ser peint en ju ente sans Cesu 1si que celle dell are avec une vil plus grande «ins dan Pacifique, ù le rameau mt |
reurs. Al en est % quilles dont ik
ts de testacés di arolins se ser ns de coquilles 4 dernier usage ples de race nn , la Nouvelle vons déjà dit( sion de quil je plusicurs |
construisent |
elle des Océanie
qui tient à d'au arrangement, , leur formef appropriée au scripufs comph ans le cadre Tous ces pti nales pour !
éparcer leurs rs
des Carolins ne ressemble ne peut sedis/ cssentieller du cours des af >, instrument ps en Chine d
naked , as Wii stands, » (CAN ngloise.)
DE L'HOMME, st.
, quoique les habitants de ce pays soient loin
p aujourd'hui d'habiles marins, Si tous les Cas évoluent avec facilité leurs pros gracieux ; si construction montre un talent d'exécution bien ieur à l'imperfection des instruments qu'ils dent, on est cependant étonné de voir quelques d'entre eux , tels que les Ouolanois, ignorer de les manœuvrer, et ne pas connoître l'usage oiles et des mâts. Mais, à part cette exception quable , les pirogues, toujours à un seul babr, sont faites avec ce soin , ce fini , qui rendent formes aussi gracieuses que leur coupe est , Elles sont peintes en rouge, frottées avec ues substances qui leur donnent l’aspect d’un ge vernissé; et, par cela déjà , on peut remonément à la source d'un art qui est encore poussé haut degré de perfection chez les Mongols èrs de Chine. La marche des pros des Carolins marquable , quoiqu'elle soit loin de légitimer en ont dit quelques navigateurs, et surtout ; clle est de cinq à six nœuds au plus. Mais elle adresse on fait changer indistinctement fogues l’avant en arrière, per un simple renbnt de la voile! et ces fragiles embarcations ent toutes un genre de construction qui ne ans aucune Île, ct que nous cûmes occasion sur la plupart de ces longues chaînes d’ar-
s. Cependant, à mesure qu'on avance dans la pénurie des matériaux se fait remarquer ; les pros sont moins soignés , et se ressentent nque de bois dont ces iles à fleur d'eau sont s. Toutefois 1e même csprit a présidé à leur générale ; et tels s’offrirent à nous ceux des Is Gilbert et Mulgrave. Les pros des Marian-
e diftéroient point de ceux que nous décrivons ce n'est qu'après la sanglante conquête de îles par les Espagnols qu'ils négligèrent leur cture maritime (!). Mais tel est le goût du mongol-pélagien pour la navigation que, si
s Océaniens un chef cest renommé par son e ou par son habileté comme guerrier, chez rolins il n’a de réputation qu'autant qu’il est
8 habile pilote, et qu’il connoît le mieux le les astres, les phases des saisons, et les vents ts. Enfin peu d’insulaires font de plus longs
| dans de fréles pirogues que ceux qui nous nt. Leurs voyages annuels à Waghal (Guam) chercher du loulou (fer) n’en fourniroient qu’une preuve secondaire, si M. de Chaen traçant les aventures du Carolin Kadu,
s en donnoit un témoignage devenu histori-
a long-temps adopté sans examen l'idée ridie les missionnaires avoient émise, que les Mas ne connoissoient point le feu, et qu'ils le
nt pour un animal qui mordoit ceux qui |’ ent de trop prés, L dd
que. En remontant à desconsidérations plus élevées, nous trouvons chez ce peuple, comme chez les Océae niens , une noblesse héréditaire, des classes moyennes, ct des serfs avilis. Fièro de ses prérogatives, la classe privilégiée, soit qu'elle se nomme urosse, tumole, rupack, ete, tient dans une soumission servile le peuple qu'elle regarde comme façonné pour lui obéir : elle possède seule les terres et même les individus; et, quoique n'ayant aucune marque distinctive, elle jouit d'une autorité d'autant plus forte que la basse classe se croit seulement faite pour obéir à ses volontés.
Leur croyance religieuse, peu connue, semble n'avoir de culte pour aucun objet extérieur (!). Point de cabane servant de temple, point d’idoles, Que de traits propres à isoler ces peuples! Mais, de même que les Océaniens, ils possèdent le dogme consolant. d'une autre vie; et si les premiers placent les dépouilles de leurs proches sur les morats, les Carolins, en général , leurélèvent des abris de chaume au milieu des bois ou des plantations de cannes à sucre. Ce n'est pas sans étonnement qu'on ne voit chez ces peuples nulle trace extérieure de l'idolâtrie qui règne chez tous les autres rameaux épars dans les mers du sud.
Adonnés à la guerre, parce que l’homme y est naturellement porté , les Carolins ont aussi conservé ou su faire un grand nombre d'instruments de destruction. Cependant nous ne les trouvons pas en possession de l'arc et des flèches , réservés à la race nègre, ni du casse-tête, ni des longues javelines, plus particulièrementusités chez les Océaniens. Des frondes, des pierres, des bâtons pointus et garnis d'os et d’épinces de poissons , des haches de coquilles, voilà les armes les plus habituelles, ct celles dont ils se servent plus généralement.
Les Carolins ne suivent pas l’usage infâme des Océaniens de prostituer leurs filles , ou les esclaves enlevées à leurs familles. Jaloux de leurs épouses, ils paroissent scrupuleux de conserver intacte la fidélité conjugale, et redoutent le commerce de leurs femmes avec les étrangers. La polygamie semble exclusivement réservée aux chefs. Quant à leur caractère, il paroît enjoué et bienveillant. Leur abord cst plein de douceur : mais cette race tient de ses pères l’art de dissimuler avec adresse ; et tel est le tableau que Le Gobien en traça en 1704 : « Ces » insulaires en usèrent d’abord avec droiture et » bonne foi; mais bientôt les Espagnols s'aperçu- » rent qu'ils avoient affaire à une nation fourbe et » artificieuse, contre laquelle il falloit toujours » être en garde pour ne pas étre trompé. Ils con-
(") «Au reste les Mariannoîs ne reconnoissent aucune » divinité, et avant qu'on leur eût préché l'Évangile ils » n'avoient pas la moindre idée de religion : ils étoient » sans temples, sans autels, etc. » (Le Goblen, p. 64.)
» servent profondément dans leur cœur le souvo- » nir des injures qu'ils ont reçues ; ctils sont telle- » mont maitres de leurs sentiments qu’ils attendent » plusieurs années l'instant de la vengeance. » ci pous n'adopterons pas sans examen le caractère que leur donne un Père trompé par son zèle sans doute, et qui n'apprécic point assez ce que ce peuple infortuné avoit à cndurer d'une nation européenne qui en opéroit la conversion au christianisme avec le fer et le feu. Les Carolins , avec lesquels nous eûmes de fréquentes communications, montrèrent constamment de la bonne foi dans leurs échanges , de la franchise dans leurs manières, de la gaicté, et un certain abandon qui indiqueroit de la droiture, à moins que cela ne fût produit par l'appareil d'une force imposante, qui les porta à n'avoir avec nous que des relations franchement amicales.
La musique des Mongols-lélagiens, comme celle de tous les peuples dans l'enfance d'une demi-civilisation , est grave, peu mélodieuse, parfois mêlée de notes entrecoupées et lentes. Elle est destinée le plus souvent à servir d'accompagnement à leur danse, qui est caractéristique, et qui diffère beaucoup de celle des vrais Océuniens. L'instrument dont ils se servent est le tam-tam, qu'on trouve généralement répandu chez la plupart des peuples orientaux et africains, de races nègre et jaune. Cette poésie, qu'on retrouve chez tous les Carolins, dont les idées sont demeurécs stationnaires, ne prouvet-elle point que, découlant d'une source antique, et quoique brute et sauvage, elle peut encore réveiller dans leur âme des émotions agréables et des souvenirs historiques ? que chez ces hommes isolés dans un cercle étroit, elle suffit pour embellir les Jongues journées , qui s'écoulcroicnt sans clle dans une complète inertie ?
La langue de ces peuples semble varicr à l'infini et presque dans chaque île. Cependant , malgré la différence de l'orthographe usitée par les collecteurs divers des mots employés par ces insulaires, on reconnoît le même génie, et, comme le dit fort bien M. de Chamisso, des sortes de règles plus compliquées que chez les vrais Océaniens. À notre avis les langues, lorsqu'elles se rapprochent évidemment, peuvent offrir de bons caractères , lorsqu'ils s'adaptent surtout à l’ensemble de ceux qu'on peut tirer des habitudes ct de la conformation ; mais on ne peut jamais y attacher une valeur absolue. Où en seroit-on, en effet, s’il falloit grouper divers peuples de la France, en écrivant des noms tels qu'on les entendroit pronôncer ? et à quelle race rapporteroit-on alors les habitants de telle ou telle province? Cependant quelques rapprochements existent dans la langue des Carolins. Çà et là on retrouve les ja- Jons de communications. Ainsi la numération décimale est seule usitée, et, quoique les noms de
HISTOIRE NATURELLE
nombre varient, le système arithmétique est
même. À Oualan comme à l'ile d'Hogoulous & dénominations numériques sont très arbitraires à doivent touir ou à des migrationsdiverses, CET
dialectes corrompus , que nous ignorons. Ainsi |
mot un, chez ces peuples, se dit ska à Oui
(Nob.), duon à Radack
aux Pelew ( Wilson), usa (Bisaya), isa ( Pampl
go, Chamisso), ysa (Tagale), ete. Le mot ciuqol#
beaucoup plus d'analogie, et il présente la jé grande ressemblance dans presque toutes les là gues de la mer du Sud , quels que soient les peué qui l'emploient; il se dit, comme en malais, lx*
lime, D'un autre côté, le mot tumole, pour désinM
un chef, est généralement usité dans les Carol
IL en est de même du mot ik , poisson , qui sen
dériver du malais ikan, ete. À Nous terminerons ce tableau par. une seul
flexion. Les peuples du rameau mongol-pélsii
n'avoient point le cochon ni le chien sur leurs avant l'arrivée des Européens; et MM. Quy Gaimard nous apprennent que ce dernier estl
même étranger aux îles Mariannes , comme l'i
que son nom de gal1gou, qui veut dire animalré par la mer.