LE SEMNOPITHÈQUE MAURE OÙ TON
Semnopithecus maurus. Fn. Cur. |), |
Comme tous les semnopithèques le tchine caractérisé par ses formes grêles ct allongé, ses longs membres, et par sa queue plus If encore. Sa face plate, qu'entoure un cercle él poils divergents, ses oreilles et sa face nue en bleuâtre ; ses mains noires peu velues, tof pouces courts, lui donnent la plus grandean avec les espèces congénères ; mais ce qui l'enû gue de prime abord est la couleur brune-fu tout son pelage, dont les poils, d’un noir ik ne blanchissent qu’à leur extrémité. Ainsi qu l'avons déjà observé chez les singes de c pi les poils sont plus épais et plus abondamual nis sur les paties supérieures, tandis quil rares et clair-semés en-dessous du corps eler# des membres.
Les tchincous adultes, dont l'iris est d'u fauve orangé, ont environ deux pieds de lof tandis que la queue a jusqu’à deux pieds six ps Les jeunes ont leur livrée d’un brun rouge noircit d'autant plus qu'ils avancenten ge.
marest a donné le nom de pruineuse à cellee parce que la pointe des poils ressort et lui couleur intense du pelage. Le sommet de 8 tchincou présente aussi une sorte d’aigrell due aux poils droits et hérissés qui s'y imp Les petits, dans le premier âge de leur cl sont d'une couleur fauve très claire sur let
() Simia maura, Geoffroy, Annal. du Mu:
cristata, sir Raffles, Trans. So. Linn., Ml!
pithecus maurus, Desmarest , Mammifères. | semnopiihèque tschincoo , semnopithecus P p. 633 : tchincou, Fr. Cuvier, Mammifiru.l p. 36, in-4o; Horsfeld, Research. in Javarf livraison.
qui brunit sur Je ve est légèremen de point à passer Bir Raffles donne dés François, le it très commun d pirons de Pancool sa taille sontàp ur, sans y com!
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But brünit sur le milieu du dos. Parfols ce gris ve est légèrement ondulé de brun, teinte qui ne de point à passer décidément au noirâtre.
bir Rafles donne à son simia cristala; ou tchindés François, le nom malais de ching-kau. Il it très commun dans:les forêts de Sumatra etaux jrons de Pancoolen. Les proportions moyennes sa taille sont à peu près de deux pieds de lonur, sans y comprendre la queue, qui n'a pas ns de deux pieds ct demi, et sa hauteur est de kiorze pouces. Ce semnopithèque est d’un gris 6; ce qui est dû à ce que les poils sont noirs et minés de blanc à leur pointe, tandis que le desà du corp est beaucoup plus clair ou plutôt té de gris de fer ; les poils du sommet de la tête longs et divergents aussi bien sur le crâne que les côtés de la face, et forment sur l’occiput une ke de crête ou de huppe ; la barbe est peu fournie; ice et lesoreilles sont nues et noires ; les orbites »: le néz un peu élevé vers Je haut, mais très ti à l'endroit où les narines s'ouvrent obliquet non loin de la lèvre supérieure; les orcilles larges et arrondies ; le cou est court, et lescalés des fesses très développées ; la queue, revêtue oils longs et frisés, n’est point terminée paruñe e, etles canines sont fort longues.
rs jeunes chéng-kaus ont leur pelage fauve-roure, qi contraste avec celui des adultes, dont kintes sont plus foncées. Les habitants de Suaen connoissent une väriété qu'ils noriment D-kaü-püti, ou blanc, parce que Sacouleur géle est le gris clair ou le blanchâtre.
docteur Horsfield a publié dans ses Recherz00logiques sur l’île de Java une figure médiod'une femelle de tchincou avec son petit. Il l’obtrès communément à Java, où les naturels lüi quent le nom de buding ou lutong M. Lesault de La Tour avoit lui-même recueilli dans grande île plusieurs de ses dépouilles, qui htaujourd'hui les galeries du Muséum. Ce nom ding, que lui donnent les Javanois, est pour linguer d’une autre espèce à laquelle les Mant donné celui de Zutong. Ainsi le semnopie maure est le lutung-itam ou buding noir vanois, etlesemnopithèque pyrrhus le lutong- : le budiny rouge.
8 habitants de Java dédaignent le tchincou ; ce que très rarement qu'ils s'appliquent à dompbn caractère indocile, et qu'ils essaient de le à la servitude. Privé de sa liberté ce semnopien effet reste pendant un temps assez long et morose : il paroît exister dans l'ile de Su- ; mais il est extraordinairementabondant dans rêts de Java, où il établit son gîte dans les ret viten nombreuses compagnies : il n’est re d'en rencontrer même des troupes de cin-
quante individus et plus, Les habitantsen détruisent un grand nombre dans les battues qu'ils font, afin de les atteindre pour se procurer leufs peaux, qu'ils emploient dans leurs ajustements militaires età plu+ sieurs usages domestiques. Lorsqu'il est jeune, ce singe recherche les feuilles tendres des srbres, et plus tard il se nourrit de toutes sortes de fruits.
LE
SEMNOPITHÈQUE KAHAU OÙ NASIQUE.
Semnopithecus nasicus (1).
Les naturalistes nomenclateurs ont ballotté le kahau dans plusieurs genres. Par ses formes générales ce grand singe en effet s'éloigne des guenons et des semnopithèques. Peut-être devoit-on conserver la petite coupe générique que proposa M. Geoffroy Süint-Hilaire sous le nom de nasalis. Toutefois c'est éncore des semnopithèques que ce singe se rapproche le plus, par l'ensemble de ses caractères du moins , et ce n’est que par quelques nuances de détail qu’il en diffère.
Le kahau, ainsi nommé par analogie avec son cri, à jusqu’à trois pieds un pouce de hauteur lorsqu’il se tient debout : sa queue est loñigue de deux pieds un ou deux pouces ; elle est grêle, d'uneégale épaisseur sur tous les points de son diamètre, et, sous ce rapport, analogue à celle des vrais semnopithèques. Une plus complète analogie se manifeste dans la brièveté du pouce de la main, qui est très remonté et que recouvre un ongle aplati, tandis que ceux des autres doigts sont convexcs et un peu roulés sur eux-mêmes. Toutefois le pouce des pieds est remarquable par sa force et ses proportions, et pourroit servir de moyen de distinction.
Les formes du Zahau sont lourdes et trapues, et les membres sont proportionhés avec le corps; le ventre, au lieu d'être peu apparent et rentré comme
(‘) Le nasique , Daubenton, Mém. de l'Inst. : oércopithecus larvatus, Wurmbs, Méni. de la Soc. de Datavia : la guenon à long nez, Buffon, Supplément, pl.11 et 12; copiée Encyclopédie, pl. 12, fig. 4 : simia nasica, Screber, pl. 10 B ot C : kahau, Audebert, Singes, quatrième famille, seconde section, pl. 1 : simia nasalis, Shaw, Zoo!. génér., t. 1, pl. 22 : proboscis-monkey, Pennänt, Quadrupédes, pl. 104 et 105 : nasalis larvatus, Geoffroy Saint-Hilaire, Mém. du Mus. , L. XIX, p. 90 : cercopithecus nasalis, Desmarest, Mammiféres, p.53 ,esp.19: Dictionn. des Soienc natur., t. XX} G. Cuvier, Régn. anim., seconde édition, t. 1, p. 93; et Griffith, t.1, traduction angloise; Geoffroy Saint-Rilaire Leçons sténogr. , huitième leçon : nasdlis larvatus e incurvus , VIgors el Horsfield , Zoolog. Journ.,n° nt; p. 410.
chez lesautres semnopithèques, est trèsgrosetrenflé, si l’on en juge du moins par l'individu conservé dans les galeries du Muséum. Le pelage en entier est, soit sur le corps. soit en dessous, également épaisetégalement serré ; les poils qui le composent sont courts, rudes etnes’allongent que sur les joues. oùils forment de larges favoris qui se déjetteut en arrière, cachent en partie les oreilles, et se terminent sousle menton
en une barbe rebroussée en avant : les oreilles sont
nues, ainsi que la face, qui est saillante et colorée en noir vif; les yeux sont médiocres, etla bouche assez fendue : mais ce qui concourt à donner au kahau une physionomie extraordinaire est le prodigieux allongement de son nez; cet organe en effet saille obliquement en avant et en bas en s’aplatissant d’une manière sensible , et est sillonné sur sa face supérieure par une rainure longitudinale : les narines sont lirgement ouvertes et situées tout-à-fait audessous de l'extrémité du nez, de manière à donner à ce singe une perfection d'odorat inconnue chez tout autremammifère. Une telle disposition dans l'organe de recueillement des effluves odorants doit en effet faire supposer que ce sens est de première nécessité dans les habitudes de ce quadrumane. On n’apercçoit point de sourcils au-dessus des yeux de l'individu que nous décrivons.
La couleur générale du pelage du kahau est un roux ferrugineux à teintes beaucoup plus vives sur le dos, la tête, le ventre, les épaules et les bras; la paume des mains et la plante des pieds sont, ainsi que la face, d’un noir profond ; les doigts des mains et des pieds, longs et très fendus, sont velus jusqu’à la racine des ongles; les poils de la queue sont courts, serrés, de couleur rousse et ne forment point de touffe à son sommet.
Le front bombé de ce grand singe, la capacité cérébrale ample et développée, attestent que son intelligence doit être supérieure à celle des semnopithèques. Ce fait organique se trouve confirmé ÿar l'opinion des Indiens, qui accordent au kahau üune haute intelligence, et qui même ont admis l'idée qu’il tiroit son origine d'hommes farouches réfugiés dans les bois pour ne point payer de contributions dans les villes. M. Geoffroy Saint-Hilaire rapporte qu les ambassadeurs envoyés en France par Tippo-Saïb éprouvèrent la plus vive satisfaction à la vue d’un individu conservé dans les galeries du Muséum; et cette anecdote rappelle pour des hommes éloignés de leurs foyers le bonheur que ressentoi Poutavéri l'O-Taitien, amené à Paris par Bougair ville, à presser un mûrier à papier qui lui rappeioit les charmes de la patrie absente.
Le kahau habite l'ile de Bornéo, où il seroit ñommé batanjan, suivant Wurmbs, et où il paroît très rare; on le dit aussi de la Cochinchine, mais il est probable que cette indication est erronée, Ce
HISTOIRE NATURELLE
singe recherche la société de ses semblables jy
en troupes considérables qui se tiennent pri lement sur les bords des rivières et dans less cages. D'une humeur défiante et d’un caractère vage, il est intraitable lorsqu'on l'attaque, «y fend avec une extrême vigueur.
MM. Vigors et Horsfield ont donné là fig
dans le Zoological Journal, d'un kahau du nez était complétement retroussé, et l'angk (à un peu plus ouvert que dans l'espèce ordinaire,
ont proposé de lui appliquer le nom de naig
curvus, en lui donnant pour caractères les pu larités suivantes : la tête, le cou, les épaules, cuisses en dessus, roux; le ventre à teintes coup plus claires; le milieu de la région & d'un rouge grisâtre; les parties internes due des cuisses, du bas du dos et du dessus deg grises, la partie inférieure de celle-ci blank de plus la peau dénudée de sa face étoit ré lieu d’être noire, et sa taille étoit d’un tien dre que celle du kahau ordinaire, Cet ind qui provenoit de Bornéo, n’avoit que vingt ps de longueur à partir du vertex jusqu'à la nisa de la queue. Tout porte à croire que c'étoit w dividu peu âgé; et cette opinion est d'autut probable qu’on sait que le pelage des jeunes diffère beaucoup de celui des adultes, et quk angle facial, beaucoup plus ouvert, finit par ver un notable changement. Quant au nur on conçoit encore plus aisément les noni variations de forme que peuvent éprouver tilages mobiles qui en forment les parois, ,4