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LES GUENONS

Cercopithecus, EnxL. (!).

Les distinctions qui ont été établies entre les semnopithèques asiatiques, les guenons africaines, et les macuques aussi d'Asie, sont fugaces et légères, et ne permettent point d'isoler ces groupes par des caractères saisissables dès le premier aperçu. De là sont nées ces opinions si variées et si nombreuses dans le classement de ces divers singes ; de là découle cetteincertitude de synonymie si embarrassante pour les naturalistes, et qui laisse tant d’arbitraire et tant de vague dans l’histoire de chacun de ces animaux. Nous ne rappellerons pas les idées émises à ce sujet par plusieurs écrivains, nous ne pourrions en tirer de lumières pour notre sujet. Les principes de nomenclature sont si variables de leur essence, et sont tellement influencés par les théories zoologiques, que le temps doit sans cesse amener des révolutions nouvelles dans ce qui est regardé comme vrai au jour où l’on écrit. Nous nous contenterons donc d'offrir l'état réel de la science au moment actuel, en résumant avec le plus de clarté possible ce que l’on sait de plus avéré sur ces diverses familles de singes.

Les guenons suivent les semnopithèques dans tous les tableaux méthodiques. Ce n’est pas cependant que les macaques n'aient plus d’analogie avec ces singes à longue queue ; mais les guenons n’ont point de rapport avec les cynocéphales, et les macaques au contraire en ont beaucoup : il a donc paru convenable d’intervertir l’ordre naturel.

Les attributs généraux des guenons sont d’avoir une taille médiocre, et des membres dont les proportions correspondent avec le volume du corps. Par cela elles se distinguent des semnopithèques sans doute dès la première vue; mais leurs abajoues ne permettent plus de les confondre lorsqu'on vient à examiner cette poche buccale. Enfin un caractère anatomique plus obscur est celui que présentent les dernières dents molaires inférieures, de n'avoir que quatre tubercules sur leur couronne.

Les guenons, envisagées dans l’ensemble de leurs formes, sont des singes dont la tête arrondie se projette en avant en un museau assez saillant dont

() Simia, Linnæus : cercocebus, Geoffroy : cercopithecus , singe à queue, nom usité chez les Grecs.

HISTOIRE NATURELLf

l'angle facial est d'environ cinquante degrés, Le orcilles, médiocres ct arrondies, ressemblent ag aux oreilles de l’homme; le nez toutefois est et des abajoues amples leur permettent d'enta dans leurs replis les fruits que ces animaux rg piller dans les vérgers; leurs dents, au none trente-deux, sont semblables à celles des sem. thèques, dont elles ne diffèrent que par un tube de moins aux molaires inférieures ; leur eslome, arrondi et simple, n’est point divisé en deux pod ainsi que l’est celui du semnopithèque à crop blanc et du kahau : il dénote un régime pureg frugivore, tandis que le genre de nourriture desde singes que nous venons de nommer semble être particulièrement approprié aux feuilles etaux| geons des arbres.

Les guenons vivent dans les forêts; les arbre leurs demeures les plus ordinaires et les plus sim, et la prestesse de leurs mouvements leur pn d’en parcourir la profondeur avec rapidité et m aisance ; sauter par bonds rapides, s’élancer deb che en branche, est chez elles l'allure la push tuelle et celle qui est le mieux accommodéeik mouvements. La locomotion sur les quatre mités est au contraire embarrassée, difficile, « ‘peut même s’exécuter qu'avec gaucherie, (+ 1 point pour un genre de vie terristre que ces anim furent créés.

Les guenons, dont le nom françois est sanst corrompu du mot gnome, et qui dans le lg figuré est devenu le synonyme d’une face hik,ç: macière et grippée, ont des mœurs irascibles,ck riques, des mouvements capricieux et bruqu une intempérance de désirs, une mobilité d'in nation qui surpasse tout ce qu’on peut supp plus variable et de plus inconstant. Moins libim que gourmands, ces singes sont indociles, pa cables ; ce n’est que par l'abus de la force qu'a vient à les dresser, à les plier à l’obéissanc.L rancune pour les mauvais traitements qu'ils onm subsiste dans toute sa vigueur pendant des it entières. Prises jeunes toutefois les guenomsk çonnent à une nouvelle existence, et se dresse grimaces et aux jeux que leur enseignent leu tres pour intéresser la commisération publique

Toutes les espèces connues des guenons sil frique. Les auteurs les divisent en deux tri sont assez distinctes, bien qu’on ne puisse cor blement les caractériser. La première compreik vraies guenons, dont l’angle facial est de cie degrés, et dont les yeux ne sont pas surmolé crêtes sourcilières ; leur nez est plat et ouvertl hauteur des fosses nasales. Telles sont les gi mone, moustac, hocheur et blanc-nez. Ladeu tribu, que M. Gcoffroy Saint-Hilaire a appt cocèbe (cercocebus), a le muscau plus long, l

ant en arrière, l'ai és, le bord supérie dedans, le nez pl ssent ainsi le passa isces distinctions F ntencore été univ riche, vervet, gris ey, sont les types

LA GU Cercopi

ekèbe, dit Aristote Je cette phrase plu:

jonclusion que le ke la mone, Toutefois singe est remarqu lancées, par la rare ge, et par les juste les, Les poils qui ndamment fournis, ueur, excepté sur ll ses touffes épaisses loppant le bas de 1 e dos, les parties su ehors, sont d’un ro hâtre sur le dos, les peu redressés, varié tla tête, et sont s bandeau noir : ceux ranche avec la coul les. Toutefois le h:4

des yeux, sont ble

es, des jambes et se : c’est aussi la tei

tuute son étendue.

et blanchâtres se de ent nettement cett Uquelquefois, tel q ona de Buffon. Le bus du corps, de m sont recouverts d ces nues des pieds clair, ou d'une cot queue de la mone e

1mone, Buffon, t 2; et le mona, Supf $, Quatrième famille k, Screber, pl. 15 4 nt, Quadrupèdes ;

mona, Linnœuss; E , Fr, Cuvier, Mammi ler, Régne animal ; e, huitième leçon sté

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ant en arrière, l'angle facial de quarante-cinq deks. le bord supérieur de l'orbite relevé et rehaussé

dedans, le nez plat et haut. Les cercocèles étassent ainsi le passage des guenons aux macaques ; iscesdistinctions peu nettes et peu distinctes n’ont ntencore été universellement adoptées. Les cal-

biche, vervet,.griset, malbrouk, patas et man-

ey, sont les types de cette seconde section.

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