‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 71 sur 514 · OFF · texte numérisé non relu

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c'est aussi sous cette dénomination que Brisson Edwards l'ont mentionnée dans leurs écrits. Celui eallithriæ, beau poil, lui a été donné par Buffon r désigner la teinte peu ordinaire chez les singes son pelage. On en trouve une excellente figure, vée par Miger d'après un vélin de Maréchal, dans vrage de la Ménagerie du Muséum, et le porà d'un individu mâle dans les Lithographics do Fr, Cuvier.

e cullitrivue est élancé dans ses formes, gracieux roportionné dans ses membres ; sa queue, lon- » et recourbée, se renfle un peu vers l'extrémité; front, bombé et tant soit peu dressé, fuit toutebeaucoup plus en arrière que chez les autres nons, et le museau se projette assez en avant ; le est aplati; les oreilles sont larges, déformées et ongues, de couleur carnée, et sa face est d’un intense, aguenon callitriche est longue de vingt-deux ces, et la queue de vingt-six; son pelage est u, serré sur le corps, et de couleur vert-jaunàcoloration due à ce que les poils sont annelés une et de noir ; les membres, sur leur face exeure, sont gris, et la queue, jaune-verdâtre en us, se termine par un bouquet de poils jaunes ; es les parties inférieures, aussi bien que le des des membres et le dessous de la queue, sont blanc légèrement lavé de jaunâtre ; quelques sallongés ombragent les yeux, et sont d’un be doré, aussi bien que les poils des joues, qui ansforment en favoris déjctés en arrière, et ant par leur disposition régulière une sorte raise; le scrotum est verdâtre, et la peau nue mains et des pieds est noire ; une toufle de poils & enveloppe l'appareil de la génération. Les Îles sont assujetties à un écoulement périodi- , Sans gonflement ou tumescence du pourtour a vulve, elle guenon est, comme les autres cspèces, Ée de mœurs douces , et s’apprivoise aisément ; » jeune, elle devient caressante , et témoigne sa faction des soins qu’on lui prodigue. Les adultes ontraire conservent leurs mœurs primitives et 1ges, et souvent sont très méchantes. Cette on est la plus commune de sa famille ; elle est emment amenée vivante en Europe, ct habite roupes considérables les îles du Cap-Vert et la Sénégambie. C’est donc bien à tort que Linlui a appliqué l’épithète de sabæa, qui lui donit pour patrie l’Arabie, où on ne la trouve point.

fam, 4, fig. 4; Cuvier et Maréchal, Mén. du Mus,, l.; Encyclopédie, pl. 12, fig. 1; Erxleben, Mamts, €sp. 11, p. 33; Fr. Cuvier, pl. 19, p. 58; Desst, esp. 26 ; G. Cuvier, Règne animal, t. 1, p. 91; lroy Saint-Hilaire, Leçons sténographiées, leç. 8,

M. G. Cuvier, dans sa description, dit qu'un callitriche mâle gardé dans la ménagerie du Muséum témoignoit à la vue des femmes des désirs lubriques, et qu'il préféroit pour sa nourriture les racines sucrées et les fruits,

EEE 0 © © oo OGC OC TER LU LEE LA GUENON GRIVET,

Cercopithecus griseus().

La guenon grivet a été décrite pur M. Fr. Cuvier comme espèce véritablement distincte; et ce n’est qu'à la suite d'observations répétées, faites sur des individus vivants, que ce savant a émis cette opinion. Le griveten effet a analogie la plus frappante avec le malbrouck ; il n’en diffère même que par des particularités qu'on ne découvre qu'à la suite de comparaisons minutieuses ; et ses rapports intimes avec le malbrouck et même avec la guenon callitriche sembleroient n'en faire qu’un être intermédiaire, qu'une variété de l’une ou de l'autre de ces espèces. À ce sujet M. Fr. Cuvier exprime ainsi les motifs qui l'ont porté à distinguer le grivet des deux guenons avec lesquelles il seroit si facile de le confondre : « Cet animal, dit-il, ressemble beaucoup au malbrouck par les couleurs générales du pelage; mais il en diffère par les formes de la tête, moins arrondies ; par les ‘esticules, qui sont d’un vert de cuivre au lieu d’être bleu-lapis, et par les poils qui environnent ces parties, constamment d’un bel orangé chez le premier, et blancs chez le second. IL se distingue du callitriche par sa couleur d’un vert beaucoup plus sombre, le bandeau neigeux de ses sourcils, ses favoris blancs, et sa queue grise jusqu’à son extrémité, Il lui ressemble au contraire par la forme pyramidafe de la tête, par la couleur des testicules, ct par la coloration des poils qui environnent ces organes, jaune, il est vrai, chez le callitriche, au lieu d’être orangée. »

Le grivet a donc la face et les orcilles noir-bleuftre , le tour des yeux carné, d'épais favoris et un bandeau blancs, le pelage d’un vert sale sur le corps et sur les flancs ; les cuisses et les membres antérieurs d’un gris clair, et toutes ies parties inférieures et internes d’un blanc assez pur : les poils sont annelés de gris noirâtre et de jaune livide sur le dos, et de gris et de blanc sur les avant-bras et les jambes ; les mains et les pieds ont leur peau d’un noir vif, et des sortes de cils bruns allongés et roides sont implantés en dedans de l’arcade sourcilière. Ses Li

() Fr. Cuvier, Mammifères, pl. 20, p. 61 ; “errossthecus griseo-viridis, Desmarest, Mammifèr::, :59, 27 ; G. Cuvier, Règne animal, t. 1, p. 92; Geoftroy Saint-Hilaire, huitiéme leçon sténogr., p. 19.

mensions sont absolument les mêmes que celles du malbrouck et du callitriche.

Le grivet vit en Afrique, et M. Caillaud l’a observé en Nubie. Quelques individus du sexe féminin témoignoient par leur extrême douceur, par leur désir de recevoir des caresses, toute la confiance et tout l'abandon d’un bon naturel. Ce sentiment sembleroit être chez eux le résultat d’une coquetterie calculée, et qui ne seroit pas sans analogie avec ce!le des femmes dans l'espèce humaine ; tandis que les mâles conservent toujours cette rudesse de manières qui tient à un sentiment plus prononcé d’énergie ct d'égoïsme.

Les singes verts sont souvent représentés sur les anciens monuments égyptiens, et M. Caillaud croit même avoir reconnu le grivet sur ceux de l’antique Méroé.

LA GUENON VERVET.

Cercopithecus pygerythrus. Fr. Cuv. (!).

Le vervet appartient encore à la petite tribu des singes verts, et ne diffère que par des nuances de détail du callitriche, du grivet et du malbrouck : c'est à M. Fr. Cuvier qu’on en doit la distinction ; c'est dans son ouvrage sur les mammifères qu’on en trouve une figure exacte et une description complète. Le vervet ne diffère point du grivet ni du malbrouck par la couleur de son pelage, qui est verdâtre, ni par sa face, qui est noire, avec le tour des yeux blafard. La guenon callitriche a les favoris d’un jaune vif; les testicules blancs , légèrement teints de verdâtre, et encadrés de poils blancs quelquefois colorés en jaunâtre ; le malbrouck a ces mêmes organes d’une belle couleur lapis, et au milieu des poils neigeux qui en enveloppent la base; le grivet a les testicules ‘d’un vert frais et pur, et les poils qui les bordent orangés ; enfin le vervet qui nous occupe diffère de ces trois espèces parce que ses testicules, également verts comme ceux du grivet, sont entourés d’un cercle de poils d’un blanc pur. Ces caractères sont trop positifs pour qu’ils ne servent pas nettement à isoler ces quadrumanes : mais une autre particularité distingue le vervet, c’est que le pourtour de l'anus est garni de poils d’un roux foncé, cachés pour l’ordinaire, et qui n’apparoissent que lorsque cette guenon redresse sur le dos sa longue queuc.

(:) Simia erythropyga, Fr, Cuvier, Mammifères, pl. 21, p. 63; G. Cuvier, Régne animal, t. I, p. 92: cercopithecus pygerythrus, Desmarest, Mammif., esp. 818, p. 533; Geoffroy Saint-Hilaire, huitiéme leçon sténogr., p. 19: cercopithecus pusillus, Delalande, Desmoulins, Dictionn. class. d'Hist. natur.,t. VII, p. 568;: callitriche, var., Audebert, Singes, fam, 4, sect, 2, pl, 5,

A ces détails nous ajouterons que le pelage, m verdâtre;sur les parties supérieures du corps, by sur la poitrine, le ventre, et en dedans des ma bres, gris sur la queue , qui est terminée de dit, se change sur les avant-bras ct les jambes en pi assez foncé. Un bandeau sur le front et d'épask, voris sur les joues sont d’un blanc qui s'étend jy qu'aux oreilles : celles-ci sont noires comme lily

Le vervet a les dimensions du grivet et du m} brouck : il ne paroît point non plus différer de # deux singes par le naturel. Le nom trivial de py rythra, que lui a donné M. Fr. Cuvier, vient 4 grec muy, derrière, ct épvüpès, rouge, pour primer la particularité qu’il présente d’avoir la rés anale bordée de poils de couleur rousse.

Cette guenon paroit vivre exclusivement 14 de Bonne-Espérance, où M. Delalande l'a dé verte. Elle se tient dans les forêts, et prineip ment sur la lisière de celles du district de Keikun au-delà de Grote-River ; et nous croyons bing c'est elle qu’Audebert, dans son Histoire desde ges, a figurée comme une variété du call, fam. 4, sect. 2, pl. 5, et qu’il décrit en ces mb: « Tout le dessus du corps gris ; le front, lestems la poitrine, le ventre, et l’intérieur des quatrene bres, blancs, et les extrémités noires, »

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