LE MACAQUE RHÉSUS
Macacus eryihrœus (1).
pdebert donna le nom de rhésus an singe que pn décrivit sous les doubles noms de macaäque à patas à queue coutte, C'est bien à tort que ques auteurs réunirent à cette espèce le maimon décrit par Buffon , et que déjà Edwards avoit ionné sous le nom de singe à queue de cochon. uteurs lés plus modernes ont singulièrement ottillé la synonÿmie qui se rapporte au rhésus mülmon , et ont appliqué avec tant d’arbitraire he ou l'atitre de ces espèces les phrases des ausystématiques, que nous ne croyons pas devoir livrer à l'éxamen d'une question qui seroit oiaujourd’hui, que l'on peut déterminer avec lon ces singes pris individuellement. Le rhtle simia erythræu de Screber; et celte dési- D, cohsacrée dans les species , lui vient de ce singe est le seul dont les fesses et le haut des s s'injéctent à une certaine époque de la vieet sent d'un rouge de feu.
rhésus mâle, représenté dans la pl. 55 des mifères de M, F. Cuvier, est remarquable par
pres robustes et massives, et surtout parce
membres ont beaucoup plus d'épaisseur que les autres rgacaques. Sa tête est forte, son cou ès court ; son front est aplati, séparé de la ra- Bu nez par un soubresaut, et son museau dést épais et cunique : ses oreilles sont amples, pointues à leur sommet : mais son caractère pal consiste en une queue forte, assez courte, une grande tendance à s'enrouler, non pas en
idore Geoffroy, Dictionn. class. d'Hist natur., 588; Encyclopédie, pl. 7, fig. 2; Desmarest k iloyie , esp. 35 (synonymie erronée) : macaque € courte el patas à queue courte, Buffon , Sup- &L XIV, pl 16: le rhesus, Audebert, Singes, me famille, pl. 4 (bonne figure) :patas à queue »ibid., pl. 4: macacus erythrœus, Fr. Cuvicr, et32; G. Cuvier, Règne animal, 1.1, p. 96; et y du Mus. (figure de Maréchal gravée par Mipithecus rhesus, Geoffroy, Catalogue, p. 25 : rhcsus, G, Cuvier, Ménag. du Mus., in-fol,
dessus, mais bien en dessous et en forme de crochet, Ses testicules sont de couleur tannée, et le gland est simple, Son caractère répond à sa physionomie, car ses mœurs sont très méchantes. Son pelage est sur le corps d'un gris verdätre à teintes blondes, qui résulte de ce que chaque poil est gris, puis jaune, et terminé de noir. Les avant bras et lee jamhes sont plus décidément grisâtres, tandis que la teinte jaune des cuisses est plus dorée et plus brillante que sur toute autre partie, La queue est verdâtre en dessus et grise én dessous ; et toutes les parties inférieures du corps ct internes des membres, foiblement garnies de poils soyeux, sont d'un blanc pur. La nature du pelage, chez cette espèce, est de toute part remarquable par la finesse et la douceur des poils qui le composent, Des favoris assez épais recouvrent les joues ; ils sont gris-léger , tandis que la penu dénu< dée de la face , des oreilles et des malus, affecte une teinte cuivrée très claire. M. F, Cuvier signale un curactère assez spécial que présente le rhésus, c'est que, par une organisation qui semble particulière à la peau de ce mataque, le tissu de cette enveloppe éprouve une flaccidité qui n'est point le résultat de l’âge, mais qu'on observe à toutes les époques de la vie; fréquemment, chez de jeunes individus, la peau du cou est profondément ridée; souvent encore les mamelles sont flétries de très bonne heure , et de nombreux plis sillonnent la surface de l'ubdomen; lorsque les individus ainsi atnaigris du rhésus se trouvent dans des circonstances favorables pour ac: quérir de l'embonpoint, les mailles du tissu cellulaire lâches se remplissent de graisse , les formes du rhésus disparoissent alors, et ce singe semble ballonné.C’est dans ces circonstances que les seins, devenus demi-sphériques et arrondis, ont offert ces formes gracieuses de globes élastiques que surmonte un mamelon carné, qui ont porté si souvent des personnes, amies du merveilleux , à faire des rapprochements absurdes de ce singe avec notre espèce,
La femelle du rhésus ne diffère point du mâle par les couleurs de son pelage ; elle est toutelois de taille plus petite, et n'a guère, mesurée du bout du museau à la racine de la queue, que quinze pouces de longucur, tandis que la queue a rarement plus de cinq pouces et demi. Mais ce qui la distingue, et dont la planche 51 de M. F. Cuvier donne une parfaite idée, c’est la couleur rouge très vive qui couvre les fesses, entoure la queue et descend sur les jambes. Cette teinte, due à l'injection permanente des vaisseaux capillaires par le sang , est encore plus prononcée à l’époque du rut, sans ce: pendant acquérir le développement outré qu'on a signalé chez certaines espèces ; passé ce temps, l'afflux du sang étant moins considérable, il en résulte les rides ou les plis dont ces parties sont couvertes,
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248 HISTOIRE NATURELLE
M. Frédéric Cuvier a fait figurer un jeune rhésus à l’âge de quarante-deux jours. Il naquit le 18 novembre 1824, ayant, au moment où il vit la lumière , tous ses organes des sens parfaitement conformés. M. Cuvier suppose que la gestation dura sept mois; il rend compte ainsi des phénomènes qui suivirent sa naissance : « Immédiatement après être né, ce jeune rhésus s’attacha sous le ventre de sa mère, en se tenant fortement de ses quaire mains au pelage, et porta sa boucle aux mamelons qu'il saisit et qu'il ne quitta pas pendant environ quinze jours, gardant continuellement la même situation, toujours prêt à téter lorsqu'il en sentoit le besoin, dormant quand sa mère étoit assise, mais ne lächant pas, même pendant son sommeil, les poils qu’il avoit saisis. Quant aux mamelons, il n’en abandonnoit un que pour prendre l’autre ; et c’est ainsi que les premiers jours de sa vie se sont écoulés, ne faisant pas d'autre mouvement que celui de ses lèvres et de sa langue pour téter, et de ses yeux pour voir, car, dès les premiers moments de sa vie, il parut distinguer les objets et les regarder véritablement ; il suivoit des yeux les mouvements qui se faisoient autour de lui; et rien n'annonçoit qu’il eût besoin du toucher pour apprécier, non pas l’effort qu’il auroit fallu qu'il fit pour atteindre les corps, mais la plus ou moins grande distance où ces corps étoient de lui.
» Les soins de sa mère, dans tout ce qui tenoit à l'allaitement et à la sécurité de son nouveau-né, étoient aussi dévoués, aussi prévoyants que l’imagination peut se le figurer. Eile n’entendoit pas un bruit, n’apercevoit pas un mouvement sans que son attention ne fût excitée, et qu’elle ne manifestât une sollicitude qui se reportoit entièrement sur lui; car elle ne l’auroit jamais eue pour elle, apprivoisée au point où elle étoit. Le poids de ce petit ne paroissoit nuire à aucun de ses mouvements ; mais tous étoient si adroitement dirigés, que, malgré leur variété et leur pétulance, jamais son nourrisson n'en souffroit; jamais elle ne l’a licurié, même légèrement, contre les corps très irréguliers sur lesquels elle pouvoit courir et sauter. Jusqu'au moment de la mise bas, elle avoit eu le visage et les fesses fortement colorés en rouge ; mais presque immédiatement aprîs, cette couleur, formée par l'accumulation du sang, disparut entièrem: nt, et sa face redevint couleur de chair. »
Ces quinze jours expirés, le jeune rhésus se détacha de sa mère, montra dans ses premiers mouvements une prestesse tout instinctive, et unc assurance qui ne peut découler que d’un principe inné. Dans chacune de ses gambades pour s’accrocher aux barreaux de sa prison, la tendresse maternelle
se manifestoit par une constante sollicitude ; et, suivant tous ses mouvements d’un œil attentionné, sa
mère sembloit en surveiller les suites, afin deprË
assez vite aux accidents qui pourroient en rénje En grandissant , elle cherchoit de temps à au, l'éloigner d'elle, non par indifférence, ais pe exercer ses organes ; dans le danger, au conti elle le serroit avec amour dans ses bras, ai} dissoit dans sa prison en calculant tous ses y. de manière à ce qu'il n'en arrivât point de mi l’objet de ses affections. Ce jeune rhésus ne
pas à acquérir l’expérience de ses père et nnu
mais on peut dire que sous le rapport del
tesse du coup d’æil et de la certitude dekly :
motion , il se montra dès le début aussi hibikg les individus adultes. Après six semaines enriri cherchoit une nourriture plus substantielle qu lait, qui, jusqu’à ce jour, avoit fait la base den existence ; mais c'est alors que la mère mani plus de sévérité, qu’à l'affût des aliments sig son enfant, et sans doute dans la craint inexpérience, elle les lui arrachoit des min s’efforçoit d'empêcher qu’il y touchät: preép
la faim, ce jeune singe devenoit très entrepuBu
s’attiroit parfois des corrections, et n'oblenoi gl force d'adresse quelques parcelles des vivres gi placoit dans sa cage. Son pelage ne différoi m sensiblement de celui de sa mère, exceptéqu teinte étoit plus claire, et que la peau dud du corps, presque nue, étoit plus bleuâtre. à
volumineuse et arrondie lui prêétoit une pi nomie enfantine; mais ses membres étoient pé
et peu nourris, et ses oreilles amplement dér
pées. »
rhésus dont la face étoit remarquable pars brune-foncée.
Doué de mœurs excessivement sauvags,f n'a pu encore apprivoiser le rhésus ; d'abwril gneux, puis capricieux ct méchant par bouts macaque en acquérant de l'âge ne tarde psi venir foncièrement féroce. Les morsures qui sionnent les canines très développées dé sont souvent fort dangereuses. C'est sur lt nent de l’Inde qu'il vit, et c’est par trou breuses qu'on le rencontre dans les forétsqu dent le Gange , et que, protégé par les né ne craint pas de s’avancer jusque dans ls” Outre les figures publiées par M. F. Curiti# trouve dans la ménagerie du Muséum Ut belle gravure exécuiée par Miger d'après u de Maréchal.
M. F. Cuvier a figuré (pl. 7) une fek :
LE M Mac
e maimon à é ds sous le nom
ed monkey). L donnèrent su port des forme tité spécifique
x figures qu'en ent plus, par |
e avec le rhésu:
ls, C'est encore comme espèce
bolegos (2).
e maimon, ou si de vingt et un à e sur dix-huit « sa queue, assez courte et peu pr recourbe en des le partie est au nge à la tête vo rps gros, les m lés ; son front e« S proéminent ; la ue nie, cà et là ç implantés ; les pa ur carnée très ca pins déformées qu es mains et les p
Pig-tailed monke Némestrina, Linn » et pl, color, n Papio nemestrin on, Audehert, S; bonne fignre d'un ile nouveau bal * singe à queue dd : Pithecus nemes ; Desmarest, esp. 3 P. 00: simia card \ Soc, Linn. Lo animal, fig. 9, elle est Ja deseri 8 Soc, Linn, Lon Lirés Commun da habitants le dress
e Cueillir les noix rés habile, à Environ deux pie leur est d'un bru cou blanchâtre Durs et serrés Sur!
Dire el divergenth s'unissent au-dess
8, afin depun eut en résuk lemps à au]
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pport de h itude de là aussi hablegh maines euriruil, bstantielle qu it Ja base dub a mère mon liments siinh la crainte dm voit ües main uchât: pret y
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et n’obtenoit al 8 des vivres qi ne différoitp
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ent sauvagesii és ; d'aburi nt par bouts ne tarde pi L morsures que eloppées dé | C'est sur et t par troupé!
s les forêts qu à par les Jade que dans 1 M. F. Cuir Muséum Ut!
per d'après UF
DES MAMMIFÈRFS.