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LE MACAQUE MAIMON.
Macacus nemestrinus (1).
e maimon a été primitivement décrit par Edds sous le nom de singe à queue de cochon ( piged monkey). Les détails que Buffon et Daubendonnèrent sur ce macaque sont vrais sous le ort des formes, mais non sous celui de son tité spécifique avec l'espèce précédente. Les x figures qu'en a publiées M. F. Cuvier ne perent plus, par leur exactitude, de confondre ce e avec le rhésus, dont il diffère à beaucoup d’éds. C'est encore le maimon que sir Rafiles a décomme espèce nouvelle sous le nom de sémia polegos (?).
e maimon, ou singe à queuc de cochon adulte, a de vingt et un à vingt-deux pouces de longueur e sur dix-huit ou dix-neuf d’élévation, tandis sa queue, assez élevée au bas de l’échine, est courte et peu prononcée avec Île reste du corps, recourbe en dessous en hameçon : la longueur te partie est au plus de quatre à cinq pouces. nge a la tête volumineuse, le cou très court, rps gros, les membres robustes et largement lés ; son front est aplati, et son museau large s proéminent ; la peau de sa fare est basanée et que nue, çà et là quelques poils longs et noirs y implantés ; les paupières supérieures sont d’une ur carnée très claire; et les oreilles, médiocres pins déformées que celles du rhésus, sont, ainsi es mains et les pieds, de la même nuance que
Pig-tailed monkey, Edwards, Gl.,t. 1, pl. 214 : nemestrina, Linnænus : lemaimon, Buffon, t. XIV, , et pl. color, no 243 : simia platypigos, Screpapio nemestrina, Erxleben, esp. #, p. 20 : le on, Audehert, Singes, deuxième famille , sect. 1, bonne figure d'un jeune); Encyclopédie, pl 10, ile nouveau babouin, Encyclopédie, pl, 10, singe à queue de cochon, Fr Cuvier,pl. 33, 34, : pithecus nemestrinus, Geoffroy, Catalogue, pDesmarest, esp. 36, p. 66 ; G. Cuvier, Rég.anim., D. 96 : simia carpolegos, sir Raffles, Catal., * Soc, Linn. Lond., t, XWL: maïmon, Griff., animal, fig. 2, elle est la description donnée par sir Raffles $ Soc. Linn. Lond. , 1. XI): « Le bruh des Ma- Utrés commun dans le voisinage de Bencoolen, habitants le dressent à monter aux arbres pour € cueillir les noix de cocos, service dans lequel rés habile, à environ deux pieds de haut lorsqu'il est assis ; leur est d'un brun jaunâtre mélé de noir sur le Cou blanchâtre par devant. Les poils du corps Durls et serrés. Sur le sommet de la tête les poils oirs et divergenthorizontalement ; ceux des sour-
lsunissent au-dessus du nez sont aussi noirs et
la face : toutefois les ongles sont d’un noir profond. Le pelage de ce singe est abondamment fourni de poils sur les parties supérieures du corps, tandis qu'ils sont plus rares en dessous et en dedans des membres ; tous sout soyeux : le milieu du vertex est d'un brun noir qui descend sur lè cou, le long du dos, sur les lombes, et sur la moitié supérieure de la queue ; à ce brun noir ne tarde pas à se joindre sur les reins une teinte verdâtre qui s'étend aussi aux épaules, et qui passe au jaune sur les bras, puis au fauve sur les avant-bras : le verdâtre des cuisses se trouve mélangé de beaucoup de gris, dont la nuance s’affoiblit sur les pieds ; toutes les parties inférieures et le dedans des membres sont d’un blond clair qui succède au blanchâtre propre aux jeunes sujets : des poils assez épais entourent le visage en recouvrant les joues et en passant sous le menton; ils dessinent sur le front une sorte de petit bandeau d’un blanc pur qui se continue sur les joues, sous le menton et autour des orcilles : sous les yeux ces poils blanchätres se teignent de brun et forment sur les côtés des joues une sorte de tache noire; il en est de même en avant et au-dessous des oreilles.
Les deux sexes se ressemblent par les couleurs, et les jeunes seuls ont leur livrée plus blonde ou plus dorée. C’est en vieillissant que le maimon devient trapu, que la tête prend de l’ampleur, que le dessous du corps se teint de jaune, que les paupières blanchissent, et que la queue se recou:be en dessous. Daubenton, en disséquant le maimon décrit par Buffon , remarqua que ce quadrumane avoit le gland trilobé, les deux lobes latéraux étant plus longs que larges; et le troisième, placé en dessus à la naissance des deux autres, de forme arrondie et moins déve-
dirigés en haut. Il n’a presque pas de barbe. La face est nue et couleur de chair, ainsi queles orcilles, les mains, et les callosités; l'extrémité du prépuce est vermillon ; le museau est tant soit peu élevé, et les narines ouvertes antérieurement; les yeux sont bruns ; les oreilles sont un peu rondes et ont une pointe obtuse en arrière; des poches aux joues; la queue courte et conique, longue d'environ six pouces, insérée très haut et frisant en bas; les callosités sont grandes; le pouce est un peu plus long, en proportion des autres doigts, que chez plusieurs autres singes ; la dernière molaire a cinq tubercules. Dans cette espèce , comme dans plusieurs autres de ce genre, il y a un sac sous l'os hyoïde qui cornmunique avec le larynx,
» Les naturels distinguent trois variétés de bruh : le bruh setopong, le bruh sclasi, et le bruh puti. Le bruh setopong est le plus grand; la couleur du dos Lire sur l'olive, et s'éclaircit en devant. Il est le plus docile et le plus intelligent de tous, et à cause de cela il est fort estimé. Lorsqu'on l’envoie cueillir des noix de cocos il choisit celles qui sont mûres avec beaucoup de jugement, et n'en prend pas plus qu’on ne le lui a commandé. Les deux autres sont d'une couleur plus sombre, moins intelligents et moins traitables, »
loppé. Ces trois lobes sont séparés par de profonds sillans qui divisent ‘es trois portions du gland en les circonscrivant de manière que les deux grands lobes forment une cavité spacieuse au milieu de laquelle s'ouvre le méat urinaire.
Les vieux mairñons diffèrent des rhésus par leur douceur, et on en cite des individus dont le calme et la gravité ne se démentoient point; en général cependant, de doux et d’affectueux qu’ils sont dans le jeune âge, ils deviennent, en acquérant des années, indociles et peu traitables. Plus douces que les mâles, les femelles, à l'époque du rut, présentoient l'ouverture du vagin bordée d'ordinaire par une large surface nue et ridée, gorgée d’un sang abondant dont la quantité finit par se faire une issue. Cette époque passée, l’abord du fluide sanguin diminue, et peu à peu la peau des parties naturelles reprend sa flaccidité première. Une femelle conservée dans la ménagerie du Muséum , et à laquelle on donna un mâle, s'accoupla très fréquemment dans un court espace de temps; et chaque fois le coït ne duroit que quelques secondes. Après sept mois et vingt jours elle mit au monde un petit qui étoit mort dans la parturition.
Le maimon habite l’ile de Sumatra. Les Malais lui donnent le nom de barrou, suivant M. Duvaucel, et de bruh, suivant sir Raffles. Les naturels l’emploient à monter dans les arbres pour cueillir les fruits, et l'habituent à unir la fidélité à l'adresse, C'est de cette particularité qu'étoit dérivé le nom de simia carpolegos que lui avoit donné sir Rafles dans son Catalogue d’une collection faite à Sumatra.