LES ALOUETTES
Alauda. L.
! Forment une famille riche en espèces nombreuses répandues dans toutes les parties du monde, et qui comprennent plusieurs genres distincts, ou du moins établis sur des caractères assez précis pour former des petits groupes naturels.
Bélon n’a décrit que quatre espèces d’alouettes, tandis qu'Aldrovandi et lesécrits de Brunnich, d’Olina, de Klein, de Ray, de Wigglugby, de Frisch, de Brisson, de Linné et de Latham en ont fait connoitre un nombre assez considérable.
Les alouettes forment donc pour Linné le genre alauda.Cetauteuren décrittrente-trois espèces, bien que Latham, en adoptant ce genre sans modification, n’en admette que trente-une espèces. M. Cuvier, dans le Règne animal, a placé à une assez grande distance les farlouses et les alouettes, qu’il sépare les unes des autres en deux genres.
L’étymologie du mot alouette a beaucoup occupé les naturalistes. Les Celtes nommoient l’alouette des champs aluud où araude, dont les Latins ont fait alauda, en introduisant cette dénomination dans le langage journalier. César lorsqu'il vint dans les Gaules, et qu’il fut à même d’apprécier la valeur des Gaulois Santones, qui les premiers reçurent des colonies romaines, créa une légion qu'il nomma de l’alouette. On ne sait si cette légion fut ainsi nommée, soit par la gaieté matinale des jeunes soldats, à l’imitation de l’alouette que le peuple vénère dans nos campagnes, soit à cause de la forme de la coiffure, imitant une huppe d’alouette, soit peut-être parce que des alouettes étoient semées dans ses étendards. Pline mentionne maintes fois le mot alauda, que les ftaliens ont travesti en aliodola, tandis qu'araute est devenu au moyen âge, dans quelques cantons de la France, aloüe, alouette, louette, alavetle, layette. Villonet Allain Chartier ont consacré Je mot alloüe dans leurs poésies, et don Liron , bé-
() Fringillideæ, Ch. Bonap., Saggio. ,'di una dist. meto. degli animali vertebrali; Roma, 1831.
() Altaudinées, Boié.
os
nédictin, imprimoit en même temps celui d’alouette. Les Saintongeois actuels appellent encore l’alouette araude, et ils ont fait le verbe arauder, qui signifie chanter joyeusement. On retrouve ce verbe dans les étymologies celtes de Latour d'Auvergne.
A l’époque dumysticismereligieux, où les croyances populaires se fortifioient par instinct de tous les faits de la création, on donna à croire qu’alauda dérivoit d’alaude, de ce que l’alouette en s’élevant dans l'air chantoit sept fois le jour les louanges du Créateur. Aussi Dubartas, ce poëte si rocailleux, a cherché à imiter le chant de cet oiseau au cinquième jour de la semaine, dans cès quatre vers que nous trouvons copiés dans Salerne :
La gentille alouette avec son tirelire
Tire lire alire, et tirelirant tire
Vers la voûte du ciel : puis son vol en ce lieu Vire, et désire dire adieu, Dieu, adieu.
Mais ces vers de Dubartas ne sont que l’amplification des vers latins de Taubmanuus :
Ecce suum tireli, tireli, tire tirlire tractim Candida per vernum ludit alauda polum.
que Linné a reproduits dans son Systema nature : volutu perpendiculari inaïre suspensa laudem : ecce suum tirile, tirile, suum. tirile tractat, etc.
Les alouettes sont placées dans le dixième ordre de Brisson, les oiseaux à bec en alène. Linné les a classées parmi ses passeres simplicirostres. Latham a suivi cet arrangement. Lacépède en a fait son douzième ordre, celui des oiseaux à bec droit et menu, en y joignant les mésanges, les sylvies et les motacilles. Dans Duméril , on les trouve dens les passereaux subulirostres ou raphioramphes ; dans Meyer et Wolf, dans les Oscines subulatæ; dans les Passerint ambulatores, d’'Illiger ; dans les passereaux conirostres de G. Cuvier ; dans la vingtième famille de Vieillot, parmi ses sylvains anisodactyles chanteurs ; et Temminck les place dans son quatrième ordre, celui des granivores. Les idées des nomenclateurs ont donc peu varié sur la place que doivent occuper les oiseaux de cette famille.
Les alouettes (alaudées), considérées en général,
DES OISEAUX
forment une famille dont toutes les espèces sont caractérisées par la longueur de l’ongle du pouce, comparée à celle des ongles des trois doigts antérieurs. Leur taille est petite, assez uniformément la même. Leur plumage n'offre que rarement, et chez les espèces exotiques seulement , des couleurs vives. C’est presque constamment du gris, du roux , avec des flammèches brunes , qui constituent leur coloration. Leur bec ne fournit que des caractères variables. Ainsi il est denté ou lisse, conique, ou plus ou moins allongéen poinçon ; ilest parfois comprimé ou voûté, droit ou recourbé. Les narines sont percées longitudinalement dans une membrane. Les ailes sont allongées, pointues. La queue est assez longue, composée de rectrices inégales , de manière que cette queue est fourchue. Les tarses sont longs, assez robustes, et garnis de squamelles.
Les alouettes ont des mœurs et des habitudes qui diffèrent suivant les genres. On les rencontre vers les pôles, dans les régions tempérées, dans la zone équatoriale des deux continents.
Les alouettes sont granivores. Leurs mœur: sont familières, et leur chair est délicate. Elles sont courageuses, curieuses , aussi peut-on les prendre facilement au miroir. Elles se battent entre elles avec acharnement; et nous avons vu deux alouettes se frapper avec vigueur, et l’une d’elles enfoncer son bec dans le crâne de son antagoniste et le tuer sur le coup.
Les genres que nous allons successivement décrire son! :
le Plectrophane, plectrophanes, Meyer; passerina, Vieill.; 2 calandre, calandra; 3° tracal, saxilauda; 4° brachonyx, brachonyx, Sm.; 9° alouettes, alauda; 6° macronix, macronyx, Sw.; 7° sirli, certhilauda, Sw. (corydalis, Boié ); 8° mégalure, megalurus, Horsf.; Se farlouze ou pipi, anthus, Bechst.; 14° corydäle, corydulla, Vig. — Nous re connoissons pas les genres eremophila, galerida et melane corypha de Boié.
LES PLECTROPHANES ().
Plectrophanes. Mey., SELey.
Ontété séparés des bruants par Meyer, et répondent à la section des bruants éperonniers de M.Temminck, et M. Vieillot, dans la Faune francoise , les décrit sous le nom générique de passerine ( passerina ).Les oiseaux qui appartiennent au genre qui nous occupe ont en effet le bec court et conique des moineaux, le palais renflé et osseux des bruants,
() Trans, soc, linn, t. XV, p. 197. Hortulanus, Leach,
mais tous les autres caractères des alouettes dont ils ont l’ongle droit, le plumage grivelé, et jusqu'aux habitudes. Les plectrophanes, en effet, vivent sur le sol et ne se perchent jamais. Leur démarche est analogue à celle des alouettes, c’est-à-dire qu’elle se fait avec régularité et nullement par sauts, comme chez les bruants. Leur vol est puissant, et leurs ailes sont taillées comme celles des alouettes, les première et deuxième rémiges étant égales, et les plus longues de toutes les pennes des ailes, tandis que le contraire à lieu chez les bruants ( emberiza), qui ont la deuxième et la troisième égales et plus longues que la première.
Les plectrophanes ont donc pour caractères zoclogiques les particularités suivantes : Jeur bec est court, conique, arrondi sur l’arète, entamant les plumes du front par la base. Les narines sont ovalaires, en partie vêtues par un repli membraneux, plumeuses; les bords des mandibules sont légèrement rentrés en dedans. Le palais est gibbeux. Les ailes sont pointues, et atteignent le milieu de la queue. Les première et deuxième rémiges, presque égales, sont les plus grandes. Les secondaires et tertiaires sont échancrées. La queue est médiocre, un peu fourchue. Les pieds sont grêles, et le pouce est terminé par un ongleallongé, plus ou moins redressé.
. Les deux seules espèces connues vivent dans le nord de l’Europe. Ce sont :
is Le PLECTROPHANE DE LAPONIE (1) a la tête noire, des sourcils blancs au dessus des yeux, le corps tacheté de noir et de b anc. Le cou est ferrugineux en dessus; les deux rectrices externes sont marquées d’une tache blanche cunéiforme. Le jeune âge a le corps d’un jaune cendré, tacheté de brun. Les sourcils sont jaunes. Les joues ont un mélange de jauneet de fauve. Les côtés du cou sont marqués de deux lignes fauve sale. Le cou et la poitrine sont d'un blanc sale taché de fauve. L'abdomen est blanchâtre, strié de brunâtre. La femelle est d’un cendré roux, maculé de brun en dessus et est blanche en dessous.
L'oiseau qui nous occupe a été nommé moineau de Laponie, grand montain, ou pinson de montagne. Il habite presque exclusivement les régions boréales du pôle, d’où il émigre en hiver, et alors il s’avance jusqu’en Suisse eten Angleterre. Il ne fréquente guère que les hautes montagnes, où il trouve les semences des plantes alpestres qui lui conviennent et des insectes. La femelle niche par terre, dans les terrains marécageux, où il y a des élévations , et pond jusqu’à six œufs jaune roussâtre, ondé de brun.
(«)-Plectrophanes laponica, Meyer; Selby. Fringiüla laponica, L. F. montana, Briss. F. calcarata, Pallas. Le grand montain, Buff. Emberiza calcarata, Temm., Man. 1, 324, Bull., XIII, 243,
2o Le PLECTROPHANE DES NEIGES (1) a six pouces cinq ou six lignes de longueur totale ; le bec jaune à sa base, noir à sa pointe; les tarses et les ongles noirs ; l'iris brun foncé. Le plumage varie suivant les saisons, les âges et les sexes.
La livrée de noce présente donc du blanc pur sur Ja tête, le cou, le dessous du corps, les grandes et petites couvertures des ailes et la moitié supérieure des rémiges. Le haut du dos, les trois pennes secondaires des ailes les plus voisines du corps, l'aile bâtarde et la moitié inférieure des rémiges sont d’un noir profond. Les trois rectrices latérales de la queue sont blanches, avec un ruban noir à leur extrémité. La quatrième est blanche sur le haut des barbes externes, tandis que les autres pennes sont noires.
La femelle a le blanc de la tête, du cou et des régions auriculaires nuancé de roux ferrugineux. La poitrine présente une sorte de hansse-col aussi de cette dernière couleur. Les plumes noires du dos et des pennes secondaires des ailes sont terminées de blanc roussâtre. Les rémiges et les rectrices moyennes sont lisérées et terminées de blanchâtre. Le reste est semblable à ce qu’on observe chez le mâle.
Les vieux mâles prennent en automne la livrée de la femelle. Toutes les plumes noires du dos, des ailes et de la queue ont alors une large bordure d’un cendré roussâtre. La tête, le cou, les tempes et la poitrine se colorent d’une légère teinte couleur de rouille. Sur les plames du croupion et des couvertures de la queue apparoissent quelques taches brunes et rousses. La plus grande partie de ce roux et de ce cendré roussâtre disparoit bientôt pour laisser à la livrée du printemps, celle décrite plus haut, succéder la coloration de noces.
Les jeunes de l’année, au moment où ils vontémigrer en automne, ont le haut de la tête couleur de cannelle. La région des oreilles, la gorge, et un large hausse-col sur la poitrine, d’un roux très foncé, tandis que les flancs sont d’un roux clair. Les sourcils, la gorge et le devant du cou sont d’un cendré blanchâtre. La nuque est d’un roux gris de cendre, et les plumes noires du dessus du corps présentent une large bordure d’un roux foncé ; seulement le milieu de l’aile et les parties inférieures sont d’un blanc neigeux. Les rémiges et les rectrices moyennes sont noires et bordées de roux clair. Les trois latérales portent une grande tache noire. Enfin le bec est jaunâtre.
Cet oiseau a diverses variétés, teiles que celle entièrement d’un blane pur; un autre a son blanc lavé de jaunâtre ; enfin, quelques individus sont émaillés de brun et de noir.
(:) L’ortolan de passage et de neige, Buff., enl: 511, fig. 2. Emberiza nivalis, L. E, nivalis, mustellina et montana, Gm.£E.qlacialis et montana, Lath. enl. 497. fig. 1. La passerine de neige, Vieill.
HISLOIRE NATURELLE
Le plectrophane des neiges est répandu sur toutes les terres qui entourent le pôle arctique. Ainsi, on le trouve en {rlande, au Groenland, au Spitzberg ; il paroit sur la côte du Labrador et jusqu’à Terre- Neuve en Amérique; et en Europe il s’avance pendant l’hiver dans les provinces septentrionales de VAllemagne et de la France. M. Temminck le’ dit très commun en Hollande, sur les rivages de la mer, das les mois de novembre et de décembre. Il ne paroit guère en France que dans les hivers les plus rudes. Il se nourrit de graines de plantes alpestres et aussi de larves d'insectes, qu’il ramasse par terre, sur le crottin des animaux sauvages ou des rennes. La femelle construit son nid au mois de mai; elle le cache dans les crevasses des rochers, près en avoir faconné l'extérieur avec des herbes sèches, et doublé l’intérieur de plumes de gélinottes et de poils de renards. Elle pond cinq œufs à peu près ronés, tachetés de noir et de brun sur un fond blanc. Le chant du mâle est court, foible et sans nul agrément; son cri d'appel est doux et assez agréable, mais celui de la frayeur ou de l'inquiétude est au contraire aïgre et fort. Il chante depuis la fin de mai jusque vers le milieu de juillet, et souvent pendant la nuit, qu'il passe constamment à terre. Cet oiseau court fort vite, et dort peu pendant les mois de juin et de juillet.
M. Millet dit que dans les hivers rigoureux, alors que la neige est abondante, on voit dans l’Anjou ces oiseaux arriver par petites troupes de six à huit individus, et s’abattre sur les grèves de la Loire, de la Mayenne et de la Sarthe , au Pont-de-Cé, à Ecouflont, à Saumur et à la Beaumette.
LES CALANDRES ().
Se distinguent de toutes les autres espèces d’alouettes par leur bec, qui est court, gros, robuste, et plus haut que large; il est bombé en dessus et en dessous, et comprimé sur les côtés. Les tarses sont médiocres, forts et scutellés ‘et les ailes sont allongées ; la queue est fourchue ; l’ongle du pouce est long et presque droit. Les espèces sont de l’ancien continent.
4° L’ALOGETTE CALANDRE (?) est répandue sur une vaste surface du pays. On la trouve dans le nord de l'Afrique et dans le midi de l’Europe, en Italie, en
(‘) Calandra.
(:) Alauda calandra, V. À. sibirica, Pallas, {t., t. IE, p. 708. La grosse alouette ou calandre, Buffon, enl. 363, fig. 2. Temm., Man., t. 1, 276, ett. III, 206., Licht., Cat., 287. Risso, t. HI, p.#8 Vieill., faux franc., p. 172, pl. 76, fig. 1. Encycl., t. I, p. 31%. Roux, Ornith. Prov., pl. 185.
DES OISEAUX
Espagne, en France; où la trouve en Morée ou en Turquie, dans le Caucase, et aussi, dit-on, dans la Caroline du Sud.
Le mâle, long de sept pouces, a les parties supérieures du corps d’un cuivré roussâtre, avec du brun sur le milieu des plumes : ces taches hrunes sont plus grandes sur le milieu du dos. La gorge et le ventre sont d’un blanc pur, que relève de chaque côté du cou une grande tache noire. Les flancs et la poitrine sont aussi blancs, mais lavés de teinte ocreuse , sur laquelle se dessinent des flammèches brunes. Les rémiges sont bordées et terminées de blanc; il en est de même des pennes de la queue, et de la rectrice latérale, qui est presque entièrement lisérée de neigeux. Le bec est gris, sa pointe exceptée, qui est brune.
La femelle a l’espace noir sur les côtés du cou moins grand , et les taches du plumage moins foncées.
Les jeunes, à leur sortie du nid, sont sur le corps d’un cendré brunâtre, mais chaque plume est lisérée de noirâtre et frangée de blanchâtre ; les rémiges et la queue sont marginées de blanc; enfin, les teintes des parties inférieures sont plus claires que chez les vieux individus.
La calandre se nourrit d'insectes, de sauterelles, de petits vers et de graines. La femelle niche dans les herbes, et pond de quatre à cinq œufs blanc jaunâtre, ponctués de rougeûtre, et marqués de taches arrondies grises.
La calandre, que les Allemands nomment kclander lerche, et les Anglois calandre lark ou morgalian lark, est la coul ussade des Provençaux. Les habitants de Nice l’appellent calandra, et elle n’apparoît chez eux , au dire de M. Risso, que dans l'automne et l'hiver, et nulle part ailleurs que dans les champs.
La calandre a une voix si agréable, que l’on dit proverbialement en Italie, chanter comme une calandre; à cela elle joint le talent de contrefaire ies meilleurs oiseaux chanteurs, tels que les chardonneret, linolte, canari, et même les jeunes poussins, les miaulements des chats, ce qui annonce chez elle une grande propension à limitation. Pour avoir des calandres qui chantent bien, il faut les élever dans le nid et les nourrir comme les autres jeunes 2louettes. On se livre communément à ce genre d'éducation en Provence et en Sardaigne! La meilleure méthode pour prendre cet oiseau consiste à tendre des filets près des eaux où il se rend pour boire.
La calandre apparoît parfois dans les départements des Deux-Sèvres et de la Charente-Inféricure.
20 L’ALOUETTE NÈGRE (1) habite et niche en Asie,
(°) Alauda tatarica, Pallas, It., I, 707, pl. col. A. mutabilis, Gm. Tanagra sibrica, Sparm, Caris., pl. 49-TemmeP1:0275 8 etit-tlil, Ip 20% Miele Gall. , pl. 160 et page 259, et Encycl., t. 1, p. 314.
mais cile se répand en automne dans quelques provinces de la Russie européenne, où elle viten petites troupes. Pallas est le premier auteur qui lait fait connoitre. # dit qu’elle passe l'été dans les solitudes arides du midi de la Tartarie, et l’hiver au nord de la mer Caspienne. M. Ménétriés l’a rencontrée dans les déserts des Kirguis. On ne l’entend presque jamais chanter, et on ne la voit en petites troupes que dans le voisinage des lieux habités. M. Vieillot assure qu'elle se montre parfois en Italie.
Cette alouette nègre est longue de sept pouces six lignes. Les vieux mâles ont la tête, le cou, les parties inférieures, les ailes et la queue d'un noir profond. Les plumes du bas du cou, du croupion et des flancs sont noires dans le milieu, bordées et terminées de blanchâtre. Le bec est jaunâtre, puis noir à sa pointe. Les pieds et les ongles sont noirs : celui de derrière est très droit, plus large que le doigt. La queue est un peu fourchue.
La femelle à le front grisâtre ; toutes les plumes du eou, de la gorge et de la poitrine sont terminées par de fines bandelettes grises. Le noir du plumage est moins profond.
Les jeunes ressemblent à la femelle. Leur livrée est nuancée de plus de brun; les bordures des plumes ont plus de jaunâtre, et les pennes des ailes et de la queue sont aussi bordées et terminées de cette couleur.
Meyer nomme celte alouette schuarz e lerche , et Brehm sfoppeen ammer lerche. On ignore quelle est sa nourriture et son mode de propagation.