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LES AGLATAS ().

Ont le bec petit et court, comprimé sur les côtés; leurs narines sont recouvertes par les plumes du front ; les ailes subaiguës ont les deuxième, troisième ei quatrième rémiges égales et très longues ; la queue est médiocrement échancrée (7).

() Tanagra olivacea, Desm., Tang. Vicill., Encycl., p. 782.

() Tanagra variabilis, Lath. Encycl., p. 784.

() Tanagra mnigricollis, Vieill., Encyel., p. 772 Euphone à tête bleue, Less., Ornith., p. 461.

(+) Tanagra aureata, Vieill., Encycl., p. 782. Lindo azul y oro, cabessa celesta, Azara , Apunt. , no 69. T'anagra chrysogaster, Cuv., Less., Ornith., no 11.

(5) Tanagraumbilicalis, Less., Ornith., p. 460, ne8,

(6) Aglaïa, Sw.

(7) Buffon a décrit ou figuré les espèces ci-aprés : le septicolore { tanagra prima de Maregrave. 1’. tatao, Gm., enl. 7, fig. 1 et 127, fig. 2); le tricolore (T. tricolor.,

HISTOIRE NATURELLE

40 L’AGALA FASTUEUX ({). Cette magnifique espèce de la section des vrais tangaras est remarquable par es suaves couleurs qui teignent son plumage.

Long de cinq pouces quatre lignes, son bec est légèrement caréné , ovale, comprimé sur les côtés et noir, ainsi que les tarses ; le front et le tour du bec, sur les côtés comme en dessous, est d’un noir de velours foncé; l’occiput, les joues, le cou en arrière, et deux traits qui avancent sur la gorge, sont d’un vert d’aigue marine, que relève le noir velours du devant du cou, des épaules et du manteau. Le jaune orangé le plus vif et le plus éclatant occupe le croupion, la moitié du dos et les couvertures supérieures. Un bleu glacé teint la poitrine et le haut du ventre, et passe à l’azur indigo, lustré et glacé sur le bas-ventre, les flancs et les couvertures inférieures. La queue, moyenne et légèrement fourchue, est noire , excepté le bord, qui est bleu lapis. Les ailes, brun en dessous, et à deuxième et troisième rémiges ; les plus longues sont vert gliuque ou aigue marine à l'épaule, puis d’un noir vif, éxcepté les couvertures et le bord externe des rémiges, qui sont bleu lapis. Les moyennes pennes sont noir séricéeux , excepté sur leur bord, où se dessine une flamme jaune orange, terminée de vert.

* Cette belle espèce, d’un genre riche et varié, provient du Brésil.

20 L’aAGLaïA VICAIRE (?) ressemble beaucoup à l’évêque et eu prélat du Musée de Paris; mais plusieurs dépouilles, complétement semblables, sont venues altester l’existence de cette espèce qui habite le Mexique.

L’'aglaïa vicaire a sept pouces de longueur totale. Les ailes sont allongées, pointues, et s'étendent jusqu’au-delà du tiers supérieur de la queue : celle-ci est médiocre, légèrement dilatée et échancrée au sommet. La première rémige est presque aussi longue que les deuxième, troisième et quatrième, qui sont les plus longues, car les suivantes sont graduellement étagées et se rapetissent successivement. Le

L.,enl. 334. La femelle est figurée par Temminck, pl. 215, fig. 4 ); le tangara varié à tête bleue ( T. cyancephala, Vieill., Encycl., p. 780. T. rubricollis, Temm., pl. col. 245, fig. 2, la femelle, enl. 33, fig. 2; T'. trichoa, Licht., Cat.); le tangara bleu de Cayenne ou le diable enrhumé (7, barbadensis, Briss.; 7. meæicana, flaviventris, Encycl., 274; enl.155,1,et 290, 2); le tangara vert tacheté (T. punctata, L., enl. 133, fig. 1; T. siaca, L ,Edw., GL, 252); le rouverdin (T. gyrola, L., enl. 133, 2; Encycl., pl. 156, no 4); le moineau à tête rousse (T. ruficollis, Lath., enl. 201, fig. 2); le passe-vert T. cayana , 1. , enl. 290, fig. 4 ; l’organiste, Brisson, enl.301, 1,et290, 2); le pipit bleu de Surinam (T. varia, Desm. ; motacilla velia, L.; enl. 669, fig. 3), dont le tangara de Schrank (T. Schrankii, Spix, pl. 51) paroit être le jeune âge.

() Tanagra fastuosa, Less., Cent., pl. 58.

(2) Tanagra vicarius, Less., Cent, Zool., pl. 68.

DES OISEAUX

bec est noir ét les tarses sont bruns. Le dessus de la tête, jusqu'au-dessous de locciput, est gris bleu, à teinte doüce, que relèvent sur les côtés du front deux taches d’un noir velours. Un gris tendre et bleuâtre fugace colore la gorge et le devant du cou, et se fonce sur les jugulaires et sur les joues.

Le dessus du cou, les petites couvertures alaires ; le croupion, sont vert olivâtre ; le manteau est brun, mais comme chaque plume est bordée d’olivâtre, il en résulte une couleur mixte. Tout le dessous du corps, y compris les couvertures inférieures de la queue, sont d’un jaune légèrement olivâtre. Les ailes sont dans leur moitié postérieure noir mat, que relèvent deux bandes larges, mais peu longues, de jaune très pur : la première est cachée par les petites couvertures et naît sur le bord de la septième rémige ; la seconde occupe le bord de l’aile, et n’existe point sur la rémige primaire, mais commence à la deuxième et finit à la sixième. Cette raie est un peu inférieure à la précédente. La queue est brunâtre en dessus et gris clair en dessous.

5° L’AGLAïA du Cniti (!) est de la taille du septicolore. Son plumage est d’un noir soyeux, la tête et les joues exceptées, qui sont d’un jaune verdâtre, couleur qui s'étend sur les côtés du cou en formant un angle. La poitrine et le ventre sont nuancés de béryle : le milieu du dos et le eroupion sont rouge de feu. Cet oiseau rappelle parfaitement le septicolore.

4° Le TANGARA A PLASTRON (?) a été rapporté du Brésil par M. Delalande. Sa taille est de cinq pouces deux lignes. Un cercle noir velouté entoure le bec; un bandeau azur traverse le dessus de la tête et va au-dessous des yeux. Son plumage est vert picoté de noir sur le manteau. Le devant du cou et le thorax sont orangé vif, que relève au milieu une plaque noire étroite sous le gosier ; les épaules sont orangées , picotées de noir ; le ventre est vert d’eau, les plumes coccygiennes de couleur de rouille. La femeile a les teintes moins vives.

30 Le TANGARA CITRIN (), aussi du Brésil, a le bec entouré de plumes soyeuses et noires. La tête jaune simple; le cou et le dessus du corps jaune, picoté de noir; le devant du cou ayant un trait longitudinal noir ; les ailes et la queue vertes, avec du noir; la poitrine et les flancs azurés ; le milieu du ventre vert olive.

6° Le TANGARA AUX AILES VERTES ({), que M. Auguste de Saint-Hilaire a rapporté du Brésil, où on Je nomme guaturimi , est d’un jaune pâle en dessus, à gorge et devant du corps noir intense. Les ailessont

(") Aglaïa chilensis, Cuming, Proceed., t. If, p. 3.

() Tänagra thoracica, Temm., pl. 42, fig. 4 (mâle).

() Tanagra citrinella, Temm., pl. 42, fig. 2 (mâle). T. elegans, Wied, It. I, 487, et Beit., t. 1, p. 464.

() Tanagra chloroptera, Encycl., 773; Less., no 24,

p. 462, Ornith,

vertes, à reflets bleus sur les bords des rémiges.

70 Le TANGARA A BANDEAU ET DOS NOIRS (1) a le front, les côtés de la tête et le dos noirs, l’occiput et le cou bleus, les rémiges et les rectrices noires bordées de bleu, le dessous du corps roux. Il vit au Brésil.

Peut-être est-ce le tangara nommé “héos, dans Wied(?).

8° Le BEAU LINDO (3), où guera perea, de Marcgrave, est d’un beau jaune paille ; mais les côtés de la tête, la gorge, le dessus du cou et de la poitrine sont noirs; les tectrices inférieures de la queue sont satinées ; les tarses sont bleu violet, et le bec, noir en dessus, est brun pourpré en dessous. Il se trouve au Paraguay, et surtout au Brésil, et même aux Etats-Unis. La femelle a le dos verdâtre, et le milieu de la gorge, du thorax et du ventre blancs.

ÿo Le TANGARA BLEU À TÊTE BLANCHE (#) habite le Paraguay. On le voit en mai fréquenter seul ou apparié la forêt de Caïho. Son plumage est d’un violet obscur. que relève le blanc lavé de bleuâtre du dessus de la tête ; son bec est noir. Les femelles sont plus petites, ont une teinte moins foncée, la tête exceptée, qui est nuancée de bleu.

40 Le PÉRUVIEN (5), que M. Desmarest a figuré sous le nom de tangara passe-vert mâle, mais qui s’en distingue par le roux fauve du sommet de la tête et du dessus du cou, par le vert de la gorge et de la poitrine, le jaune pâle du bas du dos. Les pennes primaires et les rectrices sont brunes, frangées de bleu; le bec et les pieds sont bruns, Il est du Brésil.

440 Le TANGARA A VENTRE BLEU (6) a le front noir, le sommet de la tête, la nuque et le menton d’un vert jaune, le dos et les couvertures des ailes variés de jaune et de noir. La poitrine et le ventre sont bleus, mais ce dernier a une tache jaune à son milieu ; les pieds sont incarnats. Il a quatre pouces et demi de longueur, et se trouve au Brésil.

42° Le TANGARA A VENTRE ROUX (7) vit au Brésil. Il a quatre pouces quatre lignes de longueur, le plumage noir bleu, les côtés du thorax jaunes, le milieu du ventre roux, le bec noir et les pieds bruns.

45° Le TANGARA VERT ET BLEU ($) a son plumage

(1) Tanagra menalotha, Encyel., 773; Less., Ornilh., No 25, p.452.

(2) T'anagra cyanomelas, Wied, Beit., {. I, p. 453.

() Lindo bello, Az., Pax, np. 9%, 11,237 ; le tangara jaune du Brésil, Briss., tanagra formosa, Encycl., 773; Wied,Beit., 467; T. flava, L. Bull., VI, #12; Lichst., Cat., 30.

(5 Eindo azul, cabessa blanca, Azara, n. 93 ; tanagra leucocephala, Encycel., 774.

(5) Tanagra peruviana, Desm.; Encycl., 778.

(6) Tanagra cyanoventris, Encycl., 781.

(7) Tanagra rufiventris, Encycl., 181.

(6) Tanagra chlorocyanea, Encycl., 781.

vert olive, avec le milieu du ventre bleu clair et la queue grise en dessous. On ignore de quelle contrée de l'Amérique il provient. Sa taille est de cinq pouces quatre lignes.

14° Le TANGARA DELALANDE (1) a été rapporté du Brésil par le voyageur dont il porte le nom. Sa tête est roux vif, mais les joues sont noirâtres, avec deux traits gris sur la gorge. Le thorax est verdûtre, mais le milieu du ventre est jaune buffle. Les ailes sont vertes.

LES VRAIS TANGARAS ().

Ont le bec assez court, assez épais, convexe, à bords demi-sinueux. Les narines sont arrondies, presque nues; les ailes sont médiocres, à deuxième et troisième rémiges presque égales, les plus Jongues ; la queue est rectiligne ; les tarses sont courts ou médiocres (3).

4° Le TANGARA D'OrBIGNY (#). Cet oiseau est bleu sur la tête et sur la nuque; noir sur la joue à partir des narines; gris ardoise sur la gorge, le devant du cou et toutes les parties inférieures , le bas-ventre et les flancs exceptés, qui sont jaune olivâtre; les parties supérieures sont entièrement vert olive, de même que la queue.

2° Le TANGARA DE MONTAGNE (5) est vivement peint. Son bec est noir en dessus, rose en dessous ; sa tête est noir bleu ; un demi-collier blanc occupe le bas de la nuque. Tout le dessus du corps est azur, le dessous jaune d'or ; les rémiges et le bout des secondaires est noir mat; la queue est égale, azur, ter-

(9 Less., Ornith., n. 26, p. 462.

() Tanagra, auct., modifié par Sw. ; caliste , Boié; le T. cœlestis, Spix, pl. 55,1 ,etle T. penicillata, Spix, pl. 49, nous sont inconnus. Les oiseaux du genre tanagra auroïent besoin d’une monographie avec figures coloriées , reposant sur des comparaisons sévères des espèces ct des écrits quiles concernent.

(3) Les espéces décrites par Buffon sont : l'évêque (Tanagra episcopus, enl.178,fig.); le sayaca (T. sayaca, ent. 178, fig. 2; T. glauca, Sparm., que Buffon a pris pour la femelle de l’évêque, et que les Brésiliens nomment sanyacu, Wied, Beit., 484); le pére noir de la Martinique (T°. cayana, L., en]. 201, 1, et 290, 1); l'évêque femelle (T. palmarum, Wied, Beit., 1, 489; T. ruficollis, Math. ; Encycel., 775; T.olivaceus, Licht. ; en]. 178$, fig. 2):la cravate ou le camail (T. melanopis, Lath.: Wied, 504: T. atra, L.); l'onglet (T. striata, Encycel 777 ; le lindo celeste oro y negro, Az.): le turquin ou tangara bleu (T. brasiliensis, L., enl. 179, 1 ; Wied ; 477); le tangara vert du Brésil (T. virens, Encycel., p- 781); l'olivet (T. olivacea, Encycl., 776).

() Tanagra cyanocephala, d'Orbig., pl. 23, fig. 2,

(5) Tanagra montana, d'Orbig., pl. 23, fig. 1.

HISTOIRE NATURELLE

minée de noir, et les deux rectrices moyennes sont aussi noires ; les tarses sont gris.

5° Le TANGARA ARTHUS (1) s'éloigne de la plupart des espèces connues, tant par ses formes que par les couleurs de son plumage. C’est un oiseau de transition, qui nous rappelle les couleurs des oryx et les formes de quelques fringilles exotiques.

Cette espèce provient du Mexique. Elle ne paroît point avoir été décrite par M. Swainson dans son Mémoire sur les oiseaux de Mexico, inséré dans le Philosophical magazine de juin 1827.

Long de quatre pouces six lignes, cet oiseau a les ailes presque aussi longues que la queue ; son bec est noir, mince, à pointe de la mandibule supérieure légèrement recourbée et dentée ; sa base est encadrée par un cercie de plumes d’un noir très profond, et une large plaque de ce même noir règne sur les conduits auditifs, et tranche avec le ton jaune orangé doré très vif, et en même temps presque métallisé, qui colore le dessus de la tête, les joues et la gorge, bien qu’il soit affoibli sur cette dernière partie. Le manteau et le dos sont d’un noir profond, et chaque plume se trouve flammée de jaune doré très vif. Le croupion, le bas du dos et les couvertures supérieures de la queue sont d’un jaune teinté de roussâtre lustré. Tout le devant du cou et le haut du thorax sont d’an marron très vif, marron qui teint encore les flancs , le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue. Le milieu du ventre, sur la ligne médiane , est seulement d’un jaune très pur.

Les tarses sont brunâtres ; le dedans des ailes est blanc en dehors; les rémiges sont noir luisant , leurs couvertures moyennes sont noires et frangées de jaune d’or ; la queue, très médiocre , et à rectrices légèrement étagées, est uniformément noirûtre.

4° Le TANGARA RUFICOL (?) est long de six pouces. On le trouve dans la province de Saint-Paul au Brésil. Son plumage est noir, sa gorge marron; mais cette dernière s’éclaircit vers la poitrine. Le ventre est blanc, et sur les ailes sont deux taches blanches comme celle du dos. Le bec et les pieds sont noirs.

5° Le Jacupu (3) de Marcgrave habite le Brésil, et a huit pouces de longueur. Le mâle a son plumage en entier noir fuligineux, mais les pennes sont frangées de soyeux. La femelle, plus petite, a le dessus du corps de couleur cannelle, et le dessous ferrugineux.

6° Le CAPISTRATE () a six pouces de longueur, le plumage gris, la commissure du bec d’un noir bleu,

(«\ Tanagra arthus, Lath., Ilust., pl. 9.

(2) Tanagra ruficollis, Licht., Cat., n. 330, p. 30.

() Tanagra loricata, Licht., Cat., p. 31, n. 340 et 341.

(4) Tanagra capistrata, Wied, It., II, p. 179, et Beit., I, 500; Spix, pl. 54, fig. 1, T. leucophæa, Licht., Cat.,

DES OISEAUX

le sommet de la tête, la gorge, la poitrine et la région anale d’un ferrugineux clair, et le milieu du ventre blanc. On le trouve au Brésil.

7° Le TANGARA RAYE (1) est long de six pouces, et vitau Brésil, dans la province de San-Paulo. Son plumage est blanc, olivâtre en dessus, cendré en dessous. Les joues et les rectrices des ailes sont noires; la gorge et une bande sur les ailes à la base sont blanches.

8° Le TANGARA OLIVATRE ”?) se rapproche beaucoup de l’évêque, mais il s’en distingue nettement. Il a son plumage en dessus olive lustré, passant au vert sur la tête; ses ailes et sa queue sont brunes; la base des rémiges et les tectrices sont d’un vert blanchâtre. Cet oiseau est très commun au Brésil.

90 Le TANGARA A FRONT JAUNE () a cinq pouces et demi de longueur, un plumage vert, le front jaune; les ailes, la queue, le bec et les pieds noirs. On ignore sa patrie.

40° Le TANGARA À CAPUCHON NOIR (#) a le plumage vert en dessus, jaune en dessous, avec la tête et le devant du cou d’un noir foncé. Le bec et les pieds sont de couleur de chair. On ignore sa patrie.

11» Le TANGARA PRÉLAT (°) a été rapporté dun Brésil par feu M. Delalande. Il est cendré bleuâtre sur le corps, cendré pâle lavé de verdâtre en dessous. Les ailes ‘ont vertes. La femelle est olive roussâtre.

49° Le TANGARA A TÊTE CENDRÉE (6) a le sommet de la tête et le dessus du cou cendrés ; le dos, les ailes et la queue olivâtres ; le front, la gorge ct les joues jaunes. Le milieu du ventre est gris bleuâtre. Le bec et les pieds sont noirs. Cet oiseau, de l’ile de la Trinité, a trois pouces et demi de longueur.

45° Le DEsmaresr (7) rapporté du Brésil par M. Delalande, a quatre pouces trois lignes de longueur,; le front noir, le sommet de la tête azur; l’occiput, le menton et le dessous du corps jaunes; les parties supérieures sont variées de jaune et de noir. Les tarses sont incarnat et le bec est brun.

44° Le TANGARA XINTOTOTL (5) ou oiseau des herbes de Fernandez, est peu connu. Son plumage est bleu , varié de fauve. Sa queue est noire, terminée

() Tanagra fasciata, Licht., Cat., 32,n. 353; 7. axillaris, Spix, pl. 54, fig. 2; Wied, Beit., 1, 493.

e) Tanagra olivaceus, Licht., Cat., p. 32, n. 351 : T. sayaca, fœmina, auct., Less., Ornith., 462, n. 31, variété de l’évêque.

@; Tanagra flavifrons, Encycl., 775; Sparm., Carls., pl. 92; T!. viridis, Lath.

(#) Tanagra capitalis, Lath., n. 45; Encycl.. 774, et p.156, fig.9,

(5) Tanagra prelatus, Mus. de Paris; T. palmarum, Wied?

(5) Tanagra ftephrocephala, Encyel., 781.7

(7) Tanagra Desmaretii, Encyel., 774.

(6) Tanagra canora, Eneyel., p. 773; Briss., {. HI, p.15.

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de blanc. Les ailes sont en partie bleues , en partie fauves. Cet oiseau, qui se trouve au Mexique, a, dit-

on, un chant agréable, et qui le fait rechercher pour être conservé en captivité.

LES TACHYPHONES (, OU LES TANGARAS-LORIOTS.

Ont le bec allongé, convexe en dessus, fort, comprimé sur les côtés, à bords rentrés, à mandibule inférieure légèrement renflée en dessous. Les ailes dépassent à peine le croupion. Les tarses sont médiocres (?).

4° Le TACHYPHONE OLIVATRE (%) habite aux alentours de Buénos-Ayres. Il a six pouces six lignes de longueur. le plumage olivâtre en dessus, blanc fauve en dessous, la tête cendrée, et la région oculaire jaune. Il est probable que cet oiseau est identique avec celui qui existe dans les galeries de Paris, et que nous avons décrit, dans notre Traité d’ornithologie (p. 465, n° 59), en ces termes : Corps en dessus , ailes et queue vert olive uniforme; le tour des yeux jaune; le dessus du corps roux cannelle.

20 Le TACHYPHONE DE VIGORsS ({) a été rencontré dans les provinces méridionales du Brésil. Il a son plumage noir violet, une huppe rouge. les scapulaires et les tectrices internes d’un blanc de neige.

5° Le TACHYPHONE MOINEAU (5) paroît être rare aux alentours de Bahia au Brésil , où l’a découvert M. Swainson. Cendré sur le corps, blanc en dessous, il possède une huppe écarlate, un bec court et conique, et le bord des côtés noir.

4° Le TACHYPHONE DE DESMAREST (°) est voisin de

(9) Tachyphonus, Vieill.; oriolus, L. ; comarophagus, Boié. Swains., Monog., Journ. of sc., n. 39, p. 60; Bull., XI, 111.

() Buffon a décrit de ce genre les espèces qui suivent. le tangara noir et roux (tanagra nigerrima, Gm.; oriolus leucopterus, Lath.; enl. 179, fig. 2, et 711.Encycl., 803, pl. 186, fig. 2). Le moineau de Cayenne (tach. rubescens, Sur.; tanagra cristatella , Spix, 53 : fringilla cristata , Gm. Shaw).La houppette ou merle de Suriman (enl. 301, fig. 2,et7, fig. 2. T. cristata. Briss. Tach. cristatus, Encycl., 802), dont le fanagra brunnea, de Spix (pl. 49, fig. 2) est le jeune âge, et dont la femelle se trouve décrite dans le catalogue de Lichtenstein, n. 329; le targavio (enl. 710. T. Bonariensis, Vieill. T. rubrogularis, Spis, pl 56, fig. 1. 7. Bonariensis, L. Wied, 530). Le palmiste de Cayenne (£urdus palmarum, Gm.; enl. 539, fig. 1; Lesson, Atlas, pl. 53, fig. 2), de toutes les Antilles.

(5) Tachyphonus olivascens, SW.

4) Tachyphonus Vigorsii, Sw.

(5) Tachyphodus fringilloides, Sw.

(6) Tachyphonus Desmarestii,Sw.

la houppette. Oule trouve dans les environs de Buénos-Ayres. Son plumage est noir violet: la huppe et le croupion sont fauves; les couvertures inférieures neigeuses ; la région anale rousse.

5° Le TACHYPHONE A BEC MINCE (!) habite aussi les environs de Buénos-A yres. Sa livrée est un noir à reflets violets, que relèvent le blanc des scapulaires, le roux des couvertures inférieures de la queue. Son bec est grêle.

6° Le TAcuYPnOxXE AzaRA (?), ou le troupiale des bois noir et couronné de d’Azara, est, le mâle, noir fuligineux, avec le milieu de la tête rouge de feu. IL a sept pouces de longueur, et se trouve au Brésil et au Paraguay. La femelle a la tête, le cou, les inter-scapulaires et le thorax jaune de gayac, le dos et la queue cannelle, etle ventre ferrugineux.

79 L'ARCUEVEQUE (3) habite le Brésil, où il est assez rare. Sa taille est de sept pouces. Son plumage bleu azur a des reflets pourprés. Les épaules sont d’un jaune d’or à aspect séricéeux. Les ailes et la queue sont bleues et noires, Lichteinsten dit vertes. La femelie est plus petite que le mâle, et a du gris brun et quelques nuances vertes sur sa livrée.

go Le TACHYPHONE NOIR ET FAUVE (4), que M. Desmarest a cru être une variété de la houppette de Cayenne, qu’il a nommé houppette noire, et que M. Vieillot distingue comme espèce , présente en effet des caractères assez tranchés. Son plumage est noir, mais une tache blanche oceupe le haut de l'aile, et les trois rectrices externes de chaque côté sont fauves. Le bec est noir en dessuset jaune en dessous, et les pieds sont bruns. Cet oiseau, plus grand que la houppette commune, n’a pas de huppe, et vit au Brésil, à ce que l’on suppose.

9e Le TACHYPHONE À TÊTE DORÉE (5) provient du Brésil. Il a le front, les côtés de la tête, les ailes et la queue noirs ; mais le milieu du sinciput est jaune, comme le ventre. Les joues et le dessus du cou sont d'un gris obscur. Le bec et les pieds sont bruns. Les barbes internes des rémiges sont blanches. Cet oiseau à cinq pouces huit lignes.

40° Le TACHYPHONE VERT ET JAUNE (5) habite le

(*) Tachyphonus tenuirostris, Sw.

(@) Fachyphonus coryphæa, Licht., Cat. p.31,n.342 et 343. Azara, 77.

(5) Fachyphonus archiepiscopus, Desm. Wied , 481. T. archiepiscopus, Vieill., Encycl., 801 ; Spix, pl. 55, fig. 2.

() Desm. Hit. des tang. Tachyphonus cirrhomeles, Encycl., 802.

6) Tachyphonus quadricolor, Encycel., 805. T. auricapilla, Spix, pl. 52; Wied, Beit., p. 538. Le lindo brun à hupype jaune, Azara, L. 4, 2#4. T'achyphonus Such, Sw.,dJourn. of scienc , n. 9. Muscicapa auricapilla, Lath. 3. galeata, Lich., 56.

(6) Tachyphonus chloricterus, Vicill., Eneycl, 80%;

Gall, pl 81.

HISTOIRE NATURELLE

Brésil, et est long de six pouces six lignes. La tête, le cou, le thorax, le dos, les ailes, sont d’un bleu aigue-marine, à reflets verts, tandis que le ventre est jaune d'or. Le bec est brun. Les pieds sont rougeâtres.

41° Le'TACHYPHONE ROUGE (1), que M. Vieillot distingue de son habia rouge, nous paroît faire dou-ble emploi avec lui, et les deux descriptions nous paroissent reposer sur le {angara oriflamme de Temminck. M. Vieillot donne cinq pouces huit lignes à son espèce, un plumage rouge obscur, passant sur le milieu du vertex au rouge pourpré, au rosâtre sous le corps. Il dit qu’il a le bec et les pieds rougeâtres, ce qui ne s’accorderoit pas avec l’oriflamme, qui a le bec noir et les pieds jaunûtres.

Le tachyphone rouge habite l’ile de la Trinité, ct M. Vieillot pense qu’il se trouve aussi au Brésil.

12° Le TACHYPHONE A GORGE SAIGNANTE (?) est noir bleu bronzé, mais tout le devant du cou est d’un rouge de sang.

459 Le TACHYPHONE A ÉPAULES BLEUES (5) a le dessus du corps vert glaucescent, les épaules azurées; la gorge, les joues et tout le dessous du corps d’un jaune éclatant. La femelle est olive, lavée de jaune. Cette espèce provient du Brésil.

La femelle n’a pas de bleu aux ailes, et sa coloration tire au gris.

14° Le TACHYPHONE SOMPTUEUX (#) est noir velours en dessus, que relève une calotte jaune d’or sur la tête, et des plaques azur sur les épaules. Les ailes et la queue sont noires, mais les pennes sont bordées de vert glauque. Le dessous est jaune pur (°).

LES HABIAS, OU TANGARAS GROS BECS (5).

Ont le bec épais, robuste, convexe en dessus, comprimé sur les côtés, à mandibule supérieure un peu arquée, recouvrant l’inférieure , et entaillée et recourbée à son extrémité. L’inférieure est droite et

() Tachyphonus ruber, Vieill., Encyel., 804.

{2) Less., Ornith., esp. 34.

(3) Less., Ornith., esp. #3 ; l'habia à épaulettes bleues, salvator cyanopterus, Vieiil, Encycl., 790.

(4 Tachyphonus sumptuosus, Less., Ornith., esp. ##.

(5) Le prince de Wied décrit (Beit., I, p. 541) un tachyphone bleu (tachyphonus cœrulsecens) qui habite les campos geraës du Brésil. Spix a figuré les T. rufiventer (pl 50,1), rufigularis (56 , 5), suira (48, 1), viridis (48, 2), et speculifera (36, 1), qui nous sont inconnus.

(6, Saltator, Vieill. Les tanagra superciliosa, Spix, pl. 57,1, psiltacina, Spix, pl, 57,2 Atricollis, Spix, pl. 56, ?, nous sontinconnus.

plus courte. La commissure est droite. Les narines sont petites, ouvertes, orbiculaires, recouvertes par des soies. Les ailes ont leurs deuxième, troisième et quatrième rémiges égales et les plus longues. La queue est large et échancrée.

Les habias fréquentent les buissons, les forêts du midi de l'Amérique. Ils vivent de baies, de semences, d'insectes, et nichent dans les broussailles : leur ponte est de trois ou quatre œufs. Les petits ne quittent le nid que lorsqu'ils sont en état de voler.

Les habias et les spermagres sont, dans l’état actuel de la question, fort difliciles à distinguer.

L'HABIA A BEC ORANGE (1).

Habite le Paraguay jusqu’au 52° degré de latitude sud. I s’approche des maisons pour manger la viande que les Péons dessèchent par lanières pour leurs approvisionnements. Sa longueur est de huit pouces quatre lignes. Son plumage est gris de plomb en dessus , brun mélangé de roux en dessous, avec le sinciput noir. Les yeux sont surmontés de sourcils blancs ; la gorge est fauve, le devant du cou noir, et le bec est orangé, souvent strié de noir. Les pieds sont brun clair.

L'HABIA A GORGE NOIRE (?).

Est d’un brun sale; sa gorge est noire; la poitrine et le ventre d’un rouge paillet ; la région anale ferrugineuse ; les rectrices sont noires, terminées de blanc; le bec est rouge, à pointe noire; les pieds sont incarnat. Cet oiseau a huit pouces de longueur, et la femelle ne diffère presque pas du mâle. Cet oiseau est l’habia gola negra de d’Azara.

L'HABIA JAUNE (5).

Habite le Paraguay, il n'appartient peut-être pas au genre tangara. Son bec, en effet, n’est pas comprimé sur les côtés, etil est nuancé fd’une échancrure

(") Buffon a décrit de ce groupe : le grand tangara (enl. 205; saltator olivaceus. Vieill., Gal., 77; Encycl., 794; (tanagra magna, L. \; le griverd ou rolle de Cayenne enl. 616; coracias Cayana, Lath.; C. cayennensis, Gm ;saltator virescens, Vieill., Eneycl., 790; fringilla coracina, Kuhl), qui se trouve au Brésil et à la Guyane; le Langara à cravate nuire (enl. 714, fig. 2; tanagra atra, Gm.), dont un individu fort voisin, et probablement la femelle, est nommé tanagra conspicillata dans les galeries du Muséum.

(2) Saltator aurantiirostris, Vieill., Encycl., 789; Azara, Apunt., n. 83, sous le nom d’habia pico najarando.

Azara, n. 82; T. jugularis, Licht , n. 348, p. 31; saltator atricollis, Vieill., Encyel., 790.

(3) Azara, Pax, n. 87; saltator flavus, Encycl., 791.

profonde sur le bord et au milieu de la mandibule supérieure. Son envergure et ses jambes sont plus cour(es.

Cet habia, long de huit pouces trois lignes, est brun jaunâtre sur le corps, jaune foncé sur les sourcils et sur les parties inférieures ; le bec est bleuâtre en dessous, et les tarses sont bruns.

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