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L'HABIA NOIR ET BLANC

A sept pouces de longueur. Son plumage est noir profond, que relève le blanc neigeux du ventre ; bec noir en dessus, jaunâtre en dessous. Cet oiseau habite la Guyane francçoise.

L'HABIA PLOMEPÉ (2.

Est l'oiseau le plus commun du Paraguay. Long de huit pouces six lignes; son plumage sur le corps est d’un brunâtre ardoisé ou plombé, tandis que les parties inférieures sont roussâtre clair. Une petite tache noire existe entre le bec et l’œil, et un trait de même couleur descend de la partie inférieure du bec jusque sur les côtés du cou.

Cet habia niche dans les buissons les plus épais, et place son nid au milieu de leur hauteur, en le composant de petits rameaux, de lianes sèches et flexibles, entremêlés de feuilles. La femelle y dépose deux œufs bleu azuré, tachetés de noir. Le mâle, dans la saison des amours, fait entendre un chant varié et agréable. Elevé en domesticité, il devient aisément familier, et mange volontiers alors du pain sec, du maïs pilé, des fruits, de la viande. La femelle ne diffère point du mâle.

L'HABIA ROBUSTE (.

A le front, les joues et un collier descendant en cercle sur le thorax d'un noir intense. Le corps est gris brun en dessus, et de couleur tannée claire en dessous. La gorge est rousse, ainsi qu’un trait qui passe derrière l'œil.

L'HABJIA NOIRCAP (i).

A dix pouces de longueur totale. Les ailes sont

(") Saltator melanoteucus, Vieill., Encycl., 791; le tangara double croissant, Less., Ornith., p. 464; plaris habia, Cent., pl. 59.

(2) Saltator cœrulescens ; Vieill., Encyel., 791 Azara, Apunt., n.81, sous le nom d’Aabia seja blanca, ou d'habia à sourcils blancs; T. decumana, Liché., Cat., n. 346: T. superciliaris, Wied, Beit., 1, 518.

(3; Saltator validus, Vieill., Encyel., 792; habia robuslana, Az., Apunt.,n. 84; faux grand tangara, Less., Ornith, n. 54.

() T'angara atriceps, Less, Cent. zool , pl. 69.

amples, larges, et s'étendent jusqu’au tiers supérieur de la queue. Celle-ci est moyenne, large, et légèrement arrondie au sommet. Les rémiges sont contournées à leur extrémité ; la première est plus courte que la deuxième , celle-ci et la troisième sont égales, les quatrième et sixième sont les plus longues. Le bec est fort, très conique, à mandibule supérieure, renflé en devant des narines, qui sont rondes, nues, et sur le rebord des plumes frontales. Les bords des mandibules sont recourbés et onduleux. Ses tarses sont courts, robustes, garnis de fortes squamelles en dessus.

* Le bec et les tarses sont noir brun. Le dessus de la tête, les joues, sont du noir le plus profond. Le devant de la gorge et du cou est d’un blanc de neige, qu’encadre un large rebord noir, qui naît sur le menton, s’unit au noir des joues, et descend sur les côtés du cou pour s’unir à son milieu et former un large collier, bordé lui-même en dehors d’un autre collier moins épais de gris cendré. Une teinte olive jaune franche et nette règne sans partage sur le cou, le corps, les ailes et la queue. Les tiges des rectrices et des rémiges sont brun marron lustré ; mais il n’y a que les barbes externes de ces derniers qui soient jaunes : celles du dedans sont d’un brun uniforme. Le dessous du corps, à partir du bas du cou, est d’un gris de cendre, mais les couvertures inférieures de la queue sont rouge ferrugineux. Ses ailes sont grises et jaunâtres en dedans. Cet oiseau provient du Mexique.

L'HABIA TACHETÉ (1).

Assez rare au Paraguay, a six pouces neuf lignes de longueur. Le corps en dessus est brun, tacheté de blanc sur les ailes, et roux pâle en dessous. Le devant du couest tacheté longitudinalement de brun. Les tarses sont bruns; le bec noir dans le haut et bleu de ciel dans sa partie inférieure.

L'HABIA A GORGE BLANCHE (?).

Vit à Cayenne ; il se rapproche du griverd de Buffon. Son plumage est d’un gris rembruni en dessus, d’un gris plus clair en dessous, et tacheté de brun; les sourcils et la gorge sont d’un blanc pur, le bec et les pieds bruns.

L'HABIA A TÊTE ROUSSE (5.

A sept pouces de longueur. La tête, le dessous du corps , sont roux ; la gorge, le devant du cou et

(:) Saltator maculatus, NVieill., Encycl., 792 ; habia cobijas pintadas, Azara, Apunt., n. 86.

(2) Saltator albicollis, Viciil., Encycl., 793.

(3 Saltator ruficapillus, Vieill., Ercyel., 793.

24 IISTOIRE NATURELLE

la queue gris ; le front, les joues et le ventre sont noirs ; le bec, jaunâtre à sa base, est terminé de noir bleuâtre ; les pieds sont noirs.

Le Muséum de Paris possède un habia à calotte olive, à front, cou, dessus du corps, ailes et queue d’un roux ferrugineux, que M. Auguste de Saint- Hilaire a découvert au Brésil, et que nous ne pouvons rapporter à aucune des espèces précédentes.

L'HABIA NOIR (1).

À, ainsi que l'indique son nom, un plumage entièrement noir, mais glacé de reflets violâtres. Il a sept pouces de longueur, le bec et les tarses bruns. M. Vieillot dit avoir observé dans la collection de M. Baillon l'individu type de sa description, et qui provenoit du Brésil.

L'HABIA A POITRINE ORANGÉE ().

Provient de la Californie. Il a la tête et le cou azur; le front, le tour des yeux et un. collier noirs; les rémiges et les rectrices brunes, frangées de bleu ; la poitrine orangé fort vif; le ventre jaune; le bec noir en dessus et jaune en dessous. La femelle est olive grisâtre, et a du bleuâtre aux épaules.

LES SPERMAGRES ().

Ont le bec court, épais, comprimé, à bords presque droits, mais anguleux à la base. Les ailes sont médiocres ou très courtes, arrondies, à quatrième et cinquième rémiges égales, très longues. La queue est comme étagée , large et arrondie; les tarses sont robustes et fort allongés (4).

Ce genre devra comprendre plusieurs des sallatores de M. Vieillot, et fait le passage des pityles aux ramphocèles.

LE SPERMAGRE ROUGE (),

OU L’'HABIA ROXISA, OU HABIA ROUGE DE D'AZARA.

Cet auteur dit ne l'avoir rencontré qu’une fois au Paraguay : le prince de Wied l’a trouvé au Brésil,

() Saltator niger, Vieill., Encycl., 794.

(2) Less., Ornith., esp, 48.

G) Spermagra,Sw.

&) Buffon a décrit:

(5) Azara It., 218, et pl. 85; tanagra flammiceps, Temm.,pl.177; Wied, Beit.,497; T. porphyrio, Licht.,

| Cat., p. 31,n.335 ct 336; habia rubicus, Vicil., Encycl.,

DES OISEAUX

et l’a décrit comme nouveau. Long de six pouces huit lignes, le mâle a le sommet de la tête paré d’une huppe couchée de longues plumes eflilées, à barbes décomposées, et qui occupent la ligne moyenne du crâne, et dont la base est cachée par les petites plumes arrondies dont le front et les côtés de la tête sont revêlus. Cette huppe est d’un vermillon éclatant, et quelques plumes sur les côtés ont leur extrémité noire. Le front , les parties latérales de la huppe, les joues et l’occiput sont d’un rouge brun; toutes les autres portions du corps, les ailes et la queue, sont d’un rouge de brique. Les rémiges sont brunes, bordées de rouge; le bec et les pieds sont bruns.

La femelle n’a point de huppe. Les plumes courtes du crâne sont couleur tabac &Espagne, et sont en partie cachées par les plumes latérales et par celles du front, dont la teinte est brun de terre d’ombre. Cette nuance est celle des parties supérieures du corps, et prend une teinte olive sur les ailes et la queue. La femelle diffère du mâle , dit d’Azara, par une taille moins forte, par une couleur nuancée de brun, par du brun doré sur toutes les parties supérieures, sans en excepter les pennes des ailes.

On rencontre encore cet oiseau dans Pile de la Trinité.

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