LE PYRANGA A DEUX DENTS
Qui est rare à Temiscaltipec, a la tête, le cou et les parties supérieures d’un jaune d’or; le dos, le croupion et les couvertures de la queue d'un brun fauve , strié de noir; les ailes sont noires, et leurs couvertures sont variées de brun et de blanc. Sa longueur est d'environ huit pouces.
LE PYRANGA HÉPATIQUE (#.
Est d’un gris livide, passant au rouge de brique en dessous. Le bec présente une forte dent au milieu, et la queue est égale. Sa longueur est de huit pouces anglois. La femelle est olive verdâtre en dessus et
(‘) Buffon à décrit dans cette tribu :le cardinal du Canada (enl. 156, fig. 1; tanagra rubra, L.; loæia mexicana, L.; pyranga erythromelas, Vieill., Encycl., 800); la femelle de cet oiseau paroît être le tanagra olivacea deGmelin; le tangara du Mississipi (enl. 741; le preneur de mouches rouges; muscicapa rubra, L.; tanagra æstiva, Gm.; T. mississipiensis Gm.; T.varicgata, Lath.; pyranga æstiva, Vieill., Encycl., 799; fringilla rubra, Klein).
Le tangara du Canada est rouge, à ailes et queue noires. Le tangara du Mississipi, varie suivant les sexes : le mâle est rouge, à ailes et queue rouges; les jeunes sont panachés de jaune ; la femelle est olive endessus, jaune en-dessous.
@) Pyranda cyanicterus, Vieill., Gal., pl. 8i,elt. I. p. 412. Encycl., 798. Tanagra cyanictera, Cuv., Rég. an.
(3) Pyranga bidentata, Sw., n. 72.
(&) Pyrangahepatica, Sw., n. 71.
DES OISEAUX
jaune en dessous. On rencontre ce pyranga à Tableland et à Real del Monte, au Mexique.
LE PYRANGA LIVIDE (1).
A huit pouces anglois de longueur, un plumage rouge livide, plus clair et de couleur de brique en dessous ; le bec est sinué à sa base; la queue ample et arrondie. Cet oiseau habite Mexico, à Table-land et à Real del Monte.
LE PYRANGA PONCEAU f),
OU L’HABIA PUNZO DE D’AZARA.
Est long de sept pouces. Son bec est fort, peu courbé, assez pointu et non comprimé; ses tarses sont robustes, et la quatrième rémige est la plus longue ; la queue est égale.
Cet oiseau a le dessus du corps rouge, mélangé de brun, le dessous et les sourcils d’un rouge de sang ; les couvertures claires et les rémiges sont brun foncé ; les tarses sont plombés et le bec bleu de ciel; les yeux sont roux noirâtre.
LE PYRANGA ENSANGLANTE (3).
” Provient du Mexique. A son bec près, il a les formes et les couleurs du ramphocèle flamboyant.
Son bec, partout d’une teinte blanc nacré, sous lequel se décèle le bleu plombé de la partie cornée des mandibules, cest fort, conique, assez bombé, sans arête, et terminé en pointe assez crochue. Les rarines sont basales et arrondies, recouvertes par quelques poils dirigés sur la commissure. Les ailes, courtes et concaves, dépassent à peine le croupion, etses quatre rémiges externes se trouvent être échancrées sur leur rebord : la première est la plus courte de toutes, quoique longue . et la deuxième est la plus longue ; les troisième, quatrième et cinquième sont graduées. La queue est ample, longue, formée de rectrices larges , arrondies à leur sommet et presque égales entre elles, de sorte que la queue n’est que très peu fourchue. Les tarses sont robustes et fortement scutellés.
Deux seules couleurs composent la livrée de cet oiseau , un rouge de sang et un noir satiné. Ces deux teintes, si opposées dans leurs effets, si tranchées dans leur démarcation, se partagent de la manière suivante toute la vestiture du corps: un masque noir occupe le front, les joues et la gorge, et se trouve encadré par le rouge fulgide qui règne sur Ja tête , le
() Pyranga livida, Sw., n. 70.
(2 Az. Apunt., n. 88. Saltator ruber, Vieill., Eveycel., 792:
() TT. sanguinolentus, Less., Cent, pl. 39,
derrière du cou et la poitrine ; le manteau, les ailes, la queue et tout le dessous du corps sont d’un noir bleu lustré très intense, que relève le rouge de feu du croupion et des couvertures inférieures de la queue. Les ailes en dedans et à l’épaule sont aussi de couleur de feu; les tarses sont bruns.