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LE DENTATO () DU PARAGUAY

Est décrit par d’Azara en ces termes : Son bec est pointu, un peu courbé, robuste, ayant la mandibule inférieure beaucoup plus large et un peu moins longue que la supérieure, dont les bords ont, surtout à l’intérieur, des dents fines, qu’on ne distingue bien qu'en ouvrant le bec. La mandibule inférieure est également garnie de dents moins apparentes. Le front, la gorge, le haut du cou en devant, le basventre, sont d’un roux vif. Une longue tache de cette couleur occupe les côtés de la poitrine. Le reste de cette partie et du devant du cou sont couverts de plumes à barbes presque blanches et à tiges d’une teinte un peu moins claire. La tête, le dessus du cou et du corps sont d’un brun lavé de vert. Les scapulaires sont noirâtres dans leur milieu. Les couvertures et les pennes des ailes sont aussi de cette teinte, mais les premières sont bordéeset tachetées de blanc, et les pennes sont frangées de verdâtre. Les deux plumes du milieu de la queue sont noirâtres. Cet oiseau à sept pouces de longueur, en y comprenant la queue pour trois pouces. D’Azara dit n’avoir vu de celte espèce qu’un seul individu.

() Phylotoma rara, Molina, Chili, p. 234. Encyel., (2) Azara, Apunt., n. 91. Phytotoma rutila, Vieill., Encycl., 903.

Le dentato nous paroit bien distinct du phytotome suivant.

LE PHYTOTOME DE VALPARAISO, OU BLOXAMIEN (1).

Paroit être commun aux environs de Valparaiso, au Chili, car M. Begué, chirurgien de marine , qui nous a donné un mâleetune femelle, en possédoit encore cinq ou six autres paires. Son nom est celui du naturaliste qui accompagnoit le capitaine Byron dans son voyage dans la mer du Sud, et qui le premier l’a fait parvenir en Europe.

Cet oiseau a sept pouces de longveur, le bec compris pour sept lignes, et la queue pour vingt-huit; cette taille est commune aux deux sexes, dont la livrée est d’ailleurs différente, ainsi que cela a lieu pour la plupart des moineaux. Le front et le dessus de la tête sont d’une belle nuance rouille, mais les plumes sont terminées par un triangle noir profond. Elles sont assez serrées et ne forment point de fausse huppe. La gorge est de cette teinte rouge rouille assez claire, qui prend de l’intensité sur le devant du cou et la poitrine, et s’avance en se dégradant sur le milie» du ventre. Les flancs et le bas-ventre sont roussâtre clair, avec flammèches noires. Les couvertures inférieures sont rouille; toutes les plumes du dessus du cou, du manteau, du dos, du croupion, sont noires au milieu et largement frangées de gris olivâtre. Les rectrices sont noires; mais leurs barbes en dedans, et dans les deux tiers de leur étendue, sont d’un chocolat vif et uniforme. Les ailes sont noires, mais relevées d’un amas de taches neigeuses à l'épaule, et les couvertures sont frangées de blane grisâtre. Un noir blanc incomplet marque les rémiges. L’iris est rouge, et le tour de l’œil est bleu. Le bec est brunâtre et grisâtre. Les tarses sont noirs.

La femelle a la tête et tout le corps variés de flammèches brunes frangées de gris olivâtre. Tout le dessous du corps est roussâtre très clair, avec des traits bruns. Le milieu du ventre est blanchâtre. Les couvertures inférieures sont légèrement nuancées de rouille. Les ailes, brunâtre clair, sont frangées de gris roussätre très clair. La queue à les deux rectrices moyennes brunâtres; les latérales sont chocolat, puis terminées de noir.

Les mœurs de cet oiseau sont inconnues.

ee —

LES AMYTIS(.

Forment un petit groupe qui représente sur les

() Phytotoma Bloxzami, Will. Jardine. PA. rutila, Lafresn., Mag. de zoel., t. EL. IL, pl. 5 (1839).

(») Amytis, Less. Alalurus, Quoy et Gaim, Amylis, nom mythologique.

terres australes de la Nouvelle-Hollande les colious de l'Afrique. Leur bec, robuste et court, est comprimé sur les côtés, convexe en dessus, et se termine en pointe qui dépasse la mandibule inférieure. Les narines sont nues et percées en fente dans la membrane qui recouvre les fosses nasales. Leursailes sont courtes; la queue est longue’, arrondie; leurs tarses sont robustes, armés d'ongles assez énergiques. Leurs plumes sont rigides, étroites et barbulées. Les deux espèces connues ont été découvertes à la baie des Chiens-Marins par MM. Quoy et Gaimard. La première, l’AMYTIS NATTÉE(!),estgris roux, mais chaque plume est striée en long par une mèche blanche. Sa taille est de six pouces et demi. La deuxième est l’AMYTIS LEUCOPTÈRE (?), long de trois pouces quatre lignes, noir bleuâtre, avec les ailes blanches et la queue ardoisée. Les amytis portent leur queue élevée, se tiennent dans les buissons, et passent d’un lieu à un autre en courant avec vitesse.

LES COLIOUS.

Colius. L.

Ont un bec conique, épais, court, légèrement comprimé sur ses côtés, terminé en pointe obluse, qui dépasse la mandibule inférieure. Les narines sont nues et petites : leurs ailes médiocres, et la queue longue, formée de rectrices étagées et aiguës à leur pointe. Ce sont des oiseaux qui vivent en troupes comme les moineaux, et, comme certaines races d’entre eux, font leurs nids en commun. Ils grimpent sur les branches à la manière des perroquets, dorment suspendus aux rameaux la tête en bas, et pressés les uns contre les autres : ils sont frugivores. Fous sont d'Afrique ou des Indes, et ont les plumes de l’occiput lâches et disposées en une sorte de huppe (°).

LE COLIOU RAYÉ A GORGE NOIRE (f.

Habite les côtes d’Angole et Malimbe, sur la côte

() Malurus textilis, Quoy et Gaim., Ur., pl. 23, fig. 1, p. 107. Less., pl. G7, fig. 2.

Ge) Malurus leucopterus, ibid., pl. 23, fig. 2, p. 108.

() Buffon a décrit : le coliou huppé du Sénégal {colius senegalensis, Gm., Vieill., Gal., pl. 51; enl. 282, fig. 2. Levaill., pl. 268) ou le guiriwa; le coliou du cap de Bonne-Espérance ou à dos blanc (C.{euconotus, Daudin, pl. 27. Levaill., Afriq., pl. 257 ; enl. 289, fig. 1. C. erythorpus , Gm. Less., Atlas, pl. 57, fig. 1 ).

M. Cuvier regarde comme des jeunes du coliou huppé du Sénégal les colious rayé et de l’île de Panay (C. stria- Lus et yanayensis, auct.).

{:} Colius qularis, Guy. Levaill., Af. pl. 259.

DES OISEAUX

d'Afrique. Il a quatorze pouces de longueur, mais la queue seule y entre pour huit pouces. Le front et la gorge sont d’un noir intense; la huppe se compose de plumes fines d’un gris vineux. Le dessus de l'oiseau est brun uniforme, plus foncé sur les ailes. Les parties inférieures sont brun clair lavé de roussâtre. La mandibule supérieure du bec est noire, et l’inférieure blanc jaunâtre. Les jambes sont d’un rouge de sang.

LES ROSSELINS (!).

Sont des bouvreuils dont le bec, bien que bombé de toutes parts, est moins obtus, moins en cône, et se rapproche davantage de celui des moineaux. La ligne convexe de la mandibule supérieure ne se continue pas tout d’une venue avec la ligne du front. Les ailes sont plus allongées que celles des vrais bouvreuils : elles dépassent notablement le croupion. La queue, légèrement élargie, est échancrée. Les tarses sont assez robustes et non grêles. Les plumes de la face sont étroites et satinées. Toutes les espèces ont du rouge ou du rose dans leur plumage, et vivent dans le nord de l'Asie et de l'Afrique, et s’avancent dans l’Archipel et même dans le midi de l'Europe.

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