LES CACIQUES OÙ CASSIQUES
Sont de grands oiseaux de la zone tropicale américaine, dont le bec est exactement conique, se déprime successivement pour finir en pointe mousse ; s1 base entame les plumes du front en formant un disque circulaire. Les narines sont arrondies, petites et latérales ; la commissure du bec est anguleuse. Les ailes sont allongées, leur troisième rémige est la plus longue. Leur queue est ample et élargie.
Les caciques se réunissent en troupes, qui vivent d'insectes et de graines sur les bords des forêts marécageuses des contrées les plus chaudes du Nouveau Monde. Buffon a décrit les caciques yapou (enl. 184) de la Trinité, et jupuba (enl. 482) de Cayenne et du Mexique.
M. Spix en a figuré trois espèces du Brésil, qui nous sont inconnues ({).
Azara à décrit, sous le nom de grand troupiale(5)
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1)Q. ferrugineus, Ch., Bonap., Synop.,'p. 55 ; gracula ferruginea, Wils, Ornith., An., pl. 21, fig. 3.
2! Scaphidures palustris, Sw., Phil. mag., n.65.
3) Cassicus, Cuv. ; oriolus, L.; caciques, du nom péruvien cacique , ou cassique, du lalin casque.
(4) C. bifasciatus, Spix, pl. 61,f a; C. angustifrons, Spix, pl, 63, fig. 1.
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HISTOIRE NATURELLE
un cacique dont le plumage a des reflets métalliques. et dont les plumes de son cou sont allongées et peuvent se dresser, de manière à former un mantelet.
Nous ajouterons à ce genre remarquable deux très belles espèces que nous avons décrites dans ces derniers temps. La première, le cacique montézuma (1), a dix-neuf pouces de longueur totale, et dans ces dimensions, le bec de la plaque circulaire frontale à la pointe entre pour deux pouces neuf lignes, et la queue pour six pouces et demi. Les tarses sont très robustes, puissants, emplumés jusqu’au-dessus de l'articulation, longs de vingt lignes, garnis de scutelles très épaisses, à bords élevés, et d’un noir profond ; le doigt du milieu est aussi long que le tarse; tous sont robustes, (terminés par des ongles très forts, très recourbés et noirs. Le pouce est recouvert de scutelles très épaisses, et l’ongle qui le termine est beaucoup plus prononcé que ceux des doigts antérieurs.
Les ailes sont pointues, et s'étendent jusqu’au milieu de la queue : celle-ci est élargie et ouverte.
Ce cacique a la face nue. Plusieurs individus nous présentoient cette particularité, qu’on doit supposer habituelle à cette espèce, et tenir à son genre de vie. Il est donc facile de reconnoître que le frottement a usé les plumes qui recouvrent les joues et les côtés du bec, ainsi que celles qui cachent les deux branches de la mandibule inférieure. Ces parties dénudées sont toutefois lisses, et on doit en conclure que ce cacique cherche sa nourriture dans la terre, où il trouve des vers, ou mieux sans doute, qu’il enfonce son bec dans les trous des arbres, sous les écorces, pour y atteindre les larves des papillons et celles des autres insectes.
Le cacique montézuma a le bec très fort, très robuste, légèrement renflé en plateau sur le front, convexe en dessus, et taillé en pyramide à quatre faces, dont les côtés seroient plus larges. Il est d’un noir lustré, et brillant depuis sa base jusqu’à son milieu, tandis que la portion terminale est d’un rouge de cerise: la tête, le cou, sont d’un noir qui se dégrade en se teignant de marron, à mesure qu’il s’approche du haut du corps. Le manteau, les ailes, le croupion, les couvertures supérieures de la queue, sont d’un brun chocolat vifet lustré. La poitrine, les flancs, l’abdoinen , le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue sont d'un brun marron intense. Les plumes des cuisses sont d’un noir profond ; les rémiges sont noires; toutes les rectrices, égales, sont, excepté les deux moyennes, en entier d’un noir mat, d’un jaune d’or admirable.
Ce beau cacique habite le Mexique ; il se trouve maintenant dans les galeries du Muséum et dans le cabinet de M. le duc de Rivoli.
() Cacicus montezuma, Less,, Cent. zool., pl. 7,
DES OISEAUX
LES CASSICULES ().
Sont des oiseaux intermédiaires aux caciques et aux carouges. Îls ont un bec médiocre, très comprimé , à arête ‘qui n’est .point déprimée à la base ; leurs ailes sont médiocres, à première, deuxième et troisième rémiges brusquement atténuées et recoubées en faux. Ils ont les mœurs des précédents, et Buffon a décrit l’espèce type, qui est le cacique huppé (?) des naturalistes, qui vit à la Guyane, où ilest très commun.
M. Swainson en a fait connoître une espèce du Mexique, le cassicule couronné (3), ou le troupiale à diadème de M. Temminck, oiseau remarquable par la huppe frontale qui s'élève sur la tête, son plamage noir relevé par le jaune d’or des épaules, du croupion et du bas-ventre, et des rectrices externes, frangées de noir à leur rebord seulement. Son bec est blanc corné et ses tarses sont noirs.