‹ Compléments de BuffonChapitre 330 sur 667 · VIEILLOT · texte numérisé non relu

VIEILLOT

Les oiseaux de cette division ont le bec robuste, un peu courbé, à arête convexe; la base de la mandibule supérieure auguleuse et étroite ; les narines ovalaires, à demi-recouvertes par une membrane. Les ailes sont arrondies; les première et cinquième rémiges égales, les deuxième, troisième et quatrième presque égales et très longues ; la queue rectiligne , anguleuse à la pointe , cymbiforme ; les pieds robustes. Les auteurs déc:ivent deux espèces de ce sous-genre, et M. Cuvier les regarde l’une et l’autre comme identiques, et comme ne différant point de l’oriolus dominicensis , enl. 5, f. 4.

LE QUISCALE.

Gracula quiscala. L., sp. 7 (1.

D'un noir violet, à queue arrondie; long de treize pouces et demi ; le bec et les pieds sont noirs, l'iris blanc; la queue longue et étagée, cunéiforme et pourprée, ainsi que les ailes : les couleurs de la femelle sont ternes.

Ce troupiale habite l'Amérique septentrionale jusqu’à la Nouvelle-Espagne et la Jamaïque. Il change de climat suivant les saisons. On dit qu’il chante très agréablement, et que la femelle fait son nid dans les arbres et y dépose cinq à six œufs bleuâtres, tachés de stries noires. Sa nourriture consiste en riz, orge, avoine, froment, et autres céréales, et parfois il ne dédäaigne point les graines de la zizania ni celles du maïs.

LE BARITA.

Gracula barita (?).

Grisâtre, les épaules bleues, les rémiges vertes en dehors; bec court, ecultrirostre , noirâtre, nu à la base, blanchâtre en dessous, queue arrondie. Cet oiseau habite les îles Antilles et une partie de l'Amérique méridionale, où il vit d'insectes et de graines, et, dit Rolander, des fruits du bananier qu’il ravage.

Daudin a décrit parmi les quiscales plusieurs oiseaux appartenant à d’autres genres.

ç Il.

lOTERUS:

Bec grêle, allongé, droit ou recourbé; narines ovalaires à demi-couvertes par une membrane; ailes arrondies; deuxième, troisième, quatrième et cinquième rémiges presque égales , très longues; queue étagée, arrondie ou égale; pieds robustes ou médiocres. |

Les vrais troupiales se distinguent donc des carouges par leur bec grêle et courhé, et des leistes qui ont un bec conique et court, ce qui les fait servir de chaînon avec les tisserins et les dacnis dont le bec est celui d’un sylvia, mais dont la commissure oblique les rapproche des étourneaux et surtout des troupiales.

() Pica jamaicensis , Briss. Purple grakle, Pennant. Wils., Amer. Ornith., t. IL, p. #4, pl. 21, fig. 4. La pie de la Jamaïque, Buff., t. HE, p. 97.

(2) Lath., sp. 4. Monedula tota nigra, Sloane, Jam., t. 11, p. 299, pl. 257, fig. 2. Lath., pl. 18, sp. 9.

M. Cuvier admet dans les icterus, les oriolus varius, enl. 607, fig. 1; cayarus, enl. 535, fig. 2; capensis, enl. 667, fig. 2; et dominicensis, en). 5, fig. 1. Les autres troupiales sont pour lui des æanthornus ou carouges. M. Vigors, au contraire, ne place dans les icterus que les oriolus bonana, L., en]. 555, fig. 1; oriolus chrysocephalus, L., et orious cayanensis, L., enl. 555, fig. 2. Le reste est pour lui ou des æanthornus ou des leistes. Si nous cherchions à faire concorder les principes de M. Vieillot, ce seroit bien encore pis. Nous croyons plus prudent dans l’état actuel des choses de décrire les espèces connues sous le nom général d’icterus, et de les réunir toutes.

LE TROUPIALE BONANA.

Icterus bonana (1).

Le carouge vulgaire est un peu plus gros que le p'nson des Ardennes : il a de longueur totale sept pouces. Son bec est noir, son plumage d’un marron foncé, avec la partie supérieure du dos d’un très beau noir, ainsi que les grandes couvertures, les pennes alaires, et les caudales; les ailes ontonze pouces d’envergure et atteignent les deux tiers de la queue; les pieds et les ongles sont noirâtres.

Ce troupiale habite les iles Antilles, et surtout la Martinique et Saint-Domingue et une partie de l'Amérique méridionale. Il façonne son nid avec des fibres de plantes sècl'es qu’il entrelace et qu'il attache sous les feuilles du bananier, d’où son nom Jui est venu. La forme du nid imite, dit-on, un segment de globe creux, séparé en quatre portions égales.

Paudin a décrit sous le nom d’écterus nidipentulus l'oriolus nidipendulus de Gmelin, ou écterus minor nidum suspentdens de Sloane, tab. 258, fig.5, qui ne paroît être qu’une légère variété de l’espèce précédente. Cet oiseau en effet est de la taille et a les formes du carouge. Son plumage est d'un brun rougeâtre; la poitrine, l'abdomen et les côtés du cou sont d’un ferrugineux testacé avec une ligne noire dans le milieu; les ailes sont varices de blanc.

Ce carouge habite également les forêts de la Jamaïque. Son chant est, dit-on, agréable, et la femelle

suspend son nid aux branches des plus grands arbres.

(*) Le carouge, Briss., pl. 12, fig. 2. Buff., enl. 535, fig. 1. Icterus minor, Sloane, Jam.,lab. 257,1. Bonana bird, Brown, J'am.. p.477, Oriolus bonana, L. Icte-

rus bonana et icterus nidipendulus, Daudin, t. IH, p. 332.

HISTOIRE NATURELLE

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