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) par Pourrai
Lublre
DES OISEAUX
40 L'uRUBITINGA (1), noir, sans huppes, ayant le croupion et la base de la queue blancs. Le jeune à le dessus du corps brun, le dessous fauve, moucheté de brun. C’est un oiseau qui chasse dans les savanes des alentours de Cayenne et dans les marécages du Brésil.
2 Le PETIT AIGLE DE LA GUYANE (?) de Mauduit (5), ressemble en plus petit à la harpie par la coloration de son plumage. Son bec est brunâtre, ses tarses sont jaune clair. Un cercle noir entoure Pæil. Le corps est blanchâtre en dessous, varié de brun et de blanc en dessus. La queue est grise, linéolée ou bariolée de brun, ou largement rayée de noir. Cette queue est longue, arrondie, et les ailes dépassent à peine le croupion. Une variélé est rousse, linéolée de roux vif. Ce rapace habite Cayenne.
LES CYMINDIS ().
Forment une tribu d’accipitres très nettement caractérisée par un bec recourbé, comprimé, à mandibule supérieure très crochue, Les narines s’ouvrent en scissure oblique sur le rebord de la cire, qui est peu large; la commissure ne va pas jusque sous l'œil. Les tarses sont très courts, réticulés et à demivêtus. Les ailes sont plus courtes que la queue. Celleci est ample, arrondie ou élargie à l'extrémité. Les Grecs donnoient le nom de cymindis à un oiseau ignoré des modernes. Les deux espèces décrites sont de l'Amérique méridionale.
4° Le CYMINDIS BEC EN CROC (5) habite la Guyane, le Brésil, et surtout les environs de Cayenne. Le mâle adulte à le plumage uniformément ardoisé, excepté la queue, qui est rayée d’une large bande blanche. Le demi-bec supérieur est noir, tandis que l'inférieur est blanc. Les tarses sont jaune vif. La femelle a le cou, la poitrine et le ventre blanc roux, rayé de roux cannelle fort vif. Enfin, une variété atteinte de mélanisme a été figurée par M. de Ja Fresney (5), et a cela de particulier d’être entièrement d’un brun fuligineux uniforme, excepté la queue, qui est largement barrée de noir.
2° Le CYMINDIS À MANTEAU NOIR (7) a été figuré dans les planches enluminées de Buffon, sous le nom de petit autour de Cayenne, et sous Éahui de buse
U Falco urubitinga, 1. ; Temm. col. 5; falco longipes, Illig.; aquila picta, Spix ? pl. 4.
() Falco guyanensis, Daudin, IH, 78.
(6) Eucyel.; Vieill. Encycl. IH, 41957. Sonnini, 34,38.
(5) Cuvier, Rég. an.
(5) Cymindis uncinatus, Ilig.; Temm. pl:103 {mäle), 104 (fem.). et 115 (jeune).
(6) Mag. de Zool., t. IV, pl. 21.
(7) Falco cayennensis, L. Gm,; Spix, pl. 8.
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cymindoïde par Temminck (1). Mais la buse mantelée (2) du prince de Wied est évidemment encore cet oiseau dans un plumage différent, et on devra donc faire disparoître cette espèce purement nomi- :ale (), qu’on rencontre aussi bien au Brésil qu’à la Guyane.
LES ROSTRAMES ().
Confondus avec les cymindis, en diffèrent par un bec étroit, grêle, à mandibule supérieure très re. courbée, et beaucoup plus longue que l’inférieure : celle-ci est mince, courte et tronquée. Les narines sont basales, nues et arrondies. La commissure est fendue jusque sous les yeux. Les tarses sont courts; scutellés, à demi vêtus, armés d’ongles très longs. Les ailes sont pointues et presque aussi longues que la queue, qui est courte et carrée. La seule espèce bien connue des rosthrames vit au Brésil : c’est le FAUCON BEC EN HAMEÇON, d'Illiger (5), dont le mâle adulte est en entier brun ardoisé. Son bec est noir et les tarses sont jaunes (6). La femelle est variée de brun roussâtre, cerclée de fauve sur le corps, et fauve flammé de brun en dessous. Une espèce, brunâtre enfumé sur toutes les parties, et qu’une queue, longue, fourchuc et frangée de blanchâtre, avec une cire orangée, semble isoler suffisamment, à été rapprochée de la première sous le même nom par M. de La Fresnaye (7), qui seroit assez disposé à ne la regarder que comme une variété atteinte de mélanisme. C’est notre ROSTRHAME NOIR ($#).
LES GAMPSONIX ().
Sont encore peu connus, et l’espèco qui sert de type à cette petite tribu n’a pas encore été figurée. Ces rapaces ont les mandibules entières, des narines rondes, des ailes courtes, la queue médiocre et égale, des tarses nus, réticulés, mais emplumés jusqu’à leur milieu. Le GAMPSONYX DE SWAINSON (1°) a été rencontré sur la montagne de Table-land , dans la province de Bahia, non loin de la baie de San-