LE CAROUGE AUX ÉPAULES D'OR
Vit au Chili, où l’a découvert M. Cuming. Son plumage est noir, et chaque plume est frangée de ferrugineux sale. L’épaule est jaune doré. La femelle a les teintes moins sombres, le bas du dos cendré, le dessous du corps flammé de blane. Une bandelette de cette couleur part de l’angle du bec, passe au-dessus des yeux et va joindre la nuque. Une autre ligne blanche, mais grêle, traverse le milieu du sinciput : l'épaule est jaune ; le mâle, plus fort que la femelle, a sept pouces quatre lignes de longueur.
L'AGELAUS A LONGS PIEDS ().
Îl est assez rare aux environs de Mexico et à Table-land, qu’il fréquente, a son plumage brun noir ; le front, les tempes, le gosier, d’un jaune fauve. Son bec est court, et sa taille est de huit pouces et demi.
LE LÉISTE GASQUET (5).
Habite les mappas du Rio de la Plata; il ne paroîit pas vivre par grandes troupes comme les troupiales ordinaires. Son plumage est fauve vif uniforme, à
() Iet. æantocephalus, Ch. Bonap., Ac. Phil., t. VI, |
p. 222; oriolus icterocephalus, Say, Long's exp.; Bull., XI1,266.
(2) Xanthornus Bullockii, SW., Ph. mag., n. 60.
G) Xant. chrysocarpus, Vig., Proceed., I, 3.
(:) Angelaus longipes, Sw., Ph. mag., n. 57.
(5) Xant. gasquet, Quoy et Gaim., Ur., pl, 34, Leistes Suchii, Vig., Zool, Journ., t. II, p. 182.
teinte marron, excepté les épaules, le croupion et le ventre, jusqu’à la poitrine, qui sont d’un jaune noir doré éclatant ; le bec est noir et les pieds sont roux.
LE LÉISTE HUMÉRAL (1).
À été observé dans l’ile de Cuba par M. Mac-Leav. C’est un oiseau long d’environ six pouces, entièrement noir, mais à duvet rouge orangé.
LE CHOPI (2).
Est de tous les troupiales le plus commun au Paraguay , surtout sur le territoire de Buénos-A yres ; on le trouve au Chili, où les créoles espagnols le nomment.{ordo. Sa taille est de neuf pouces et demi, et son plumage est entièrement noir. Les plumes du cou et de la tête sont étroites, pointues et rigides. Le bec et les pieds sont noirs.
Le chopi est vif, peu farouche, mais cependant doué de finesse et de ruse. Son vol est rapide bien que souvent interrompu, et son courage est tel, qu’il ne craint pas d'attaquer des oiseaux de proie de forte taille. Son chant est harmonieux, et il aime se faire entendre au lever du soleil. La femelle place son nid dans les trous des murs ou les fentes des rochers et y dépose quatre œufs blancs. .
LES TROUPIALES À BARBILLONS OU PHILUSTURES (:).
Forment un petit groupe assez distinct par leur bec plus long que la tête, comprimé sur sa face supérieure, non échancré et obtus à la pointe, et presque droit; car la mandibule supérieure est si peu arquée que la courbure n’en est pas sensible. Sa base entame les plumes du front par une lame étroite ; les narines sont à demi-recouvertes par les plumes du front et s'ouvrent par deux trous allongés et irréguliers. La langue est bifurquée et ciliée. Les tarses sont allongés et scutellés. La queue est assez longue, un peu arrondie, et composée de rectrices mucronées à leur pointe. Les ailes sont courtes, obtuses, dépassant à peine la naissance de la queue ; leurs rémiges croissent graduellement depuis la première jusqu’à la cinquième, qui est la plus longue.
(:) Leistes humeralis , Vig.; Zool. Journ.,t. HI, p.432. Bull., t. XXI, 315.
() Azara, t. HN, p. 472; agelaus chopi, Vieill. Encycl.,t. IL, p. 712.
() Less., Ornith., p. 431. Philisturus, Isid. Geoff. Cons. sur les caractères, etc. Nouv Ann. du Muséum Philisturus, oiseau qui a des rapports avec les philidons etles étourneaux,
La seule espèce de ce groupe est un oiseau de la Nouvelle-Zélande, remarquable par deux pendeloques charnues qui garnissent la commissure du bec, £t que Forster a le premier fait connoître sous le nom d’étourneau à caroncules (1) ;ilest nommé tiéké par les indigènes des bords de la baie Tasman. Cet oiseau est noir; mais le dos, le croupion et les rectrices des ailes de la queue sont d’une belle nuance ferrugineuse. Les caroncules, qui n’apparoissent qu’à une certaine époque de la vie, sont jaunes. Le fiéké vit dans les grands bois, où il paroît solitaire, au dire de MM. Quoy et Gaimard, et les habitants des bords de la vaste baie des iles l’appellent tiraoualé. Sa taille est de huit pouces.
LES AMBLIRAMPHES OU STOURNELLES (?).
Sont des étourneaux qui sont exclusivement d’Amérique ; leur bec est moins long que la tête, il est taillé en coin, c’est-à-dire qu'il est très haut à la base et très déprimé à la pointe. La surface dorsale est aplatie et entame les plumes du front par une surface circulaire; ses côtés sont comprimés et droits, mais la commissure est anguleuse. Les narines sont latérales, formées par une écaille. Les tarses sont médiocres, scutellés. Les ailes sont moyennes, à première rémige courte, à deuxième plus longue, à quatrième, cinquième et sixième les plus longues de toutes. La queue est arrondie.
Les oiseaux de ce groupe vivent, comme lesétourneaux, dans les savanes de l'Amérique.
Buffon à figuré quelques espèces (*); nous nous bornerons à en décrire une nouvelle, qui est l’amblyramphe de Prévost (*) tout entier d’un noir mat, son bec excepté, qui est jaune soufre. Sa taille est de neuf pouces. Cet oiseau vit au Mexique.
() Sturnus carunculatus, Forster; Latham ; Wagl., esp. 6. Creadion pharoides, Vieill., Encycl. Zcterus rufusater, Less., Zool.de la Coq. pl. 23, fig. 1. Xanthornus carunculatus, Quoy et Gaim., Astrol , p. 212, pl. 12.
(2) Amblyramphus, Leach; sturnella, Vieill.
G) Sturnus Ludovicianus (enl. 256), ou sturnella collaris , Vieill., Gal., pl. 90. Wils., pl. 19, fig. 2. Oriolus ruber, Sonn., pl.68. Amblyramphus tricolor,Leach, pl. 36. Sturnus militaris, Gm.(enl. 113). Vieill. , Gal., pl. 88. Sturnus prœdatorius, Wils., pl. 30, fig. 1 (ent. 402 ).
(+) Amblyramphus Prevostii, Less , Cent., pl, 54,
HISTOIRE NATURELLE