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LES AUTOURS

Ont la forme générale des circaëtes, mais leurs ailes sont toujours plus courtes que la queue. Leur bec est fortement recourbé dès la base, et leurs tarses sont assez courts et écussonnés , c’est-à-dire garnis de squamelles en avant. Cette tribu est très nombreuse. Buffon n'a décrit que l’AUTOUR ORDINAIRE (?), seule espèce que possède l'Europe, car toutes les autres sont étrangères ; ce sont:

1e L'aurour pe LA NOUVELLE-MOLLANDE (5), qui | est gris tendre en dessus, avec la gorge et Ja poi- |

trine blanchâtres, zonées de brun. La tête, le cou et les côtés gris clair. La queue blanche en dessous

est rayée de bran. Une variété se fait remarquer par |

la blancheur éclatante et uniforme de son plumage.

Cet oiseau habite la Terre de Diémenret la Nouvelle-

Galles du Sud.

90 L’AUTOUR MANGATRÉ (4) des habitants de la Nou-

velle-Guinée,, dont le plumage est noir brun en des-

sous, roux flammé largement de noir sur le cou et | la poitrine roux presque pur sur le ventre. La queue |

est longue, étagée, barrée et terminée de gris.

5° L’auTour PEINT (5), modelé sur l’autour d'Eu- | rope, qu’il semble remplacer dans l'Amérique sep- |

tentrionale, est assez commun aux alentours de

New-York. Son plumage est gris ardoisé en dessus, | tandis que le dessous du corps est blanchätre, très | finement strié de brun. Le bec est noir et les tarses |

sont jaunes.

4° L’AUTOUR A VENTRE GRis (6), découvert au Bré-

sil par le voyageur Nauerer. Il est brun en dessus, | avec la gorge blanche, la poitrine gris clair, à teinte | plus foncée sur le ventre; les joues très brunes et le pourtour des yeux dénudé. Le jeune est varié de

roux et de brun.

5° L’AUTOUR HYDER (7), ou le goshawk, ressemble

‘au suivant , mais sa taille est plus forte. Le plumage

est brun , téinté de roussâtre au dos, de blanc sur |

c) Astur,Bechst.; asturina, Vieill. ; Cuv.; dædalion, Savig.

e) Enl. 418,425 et 461 : falco palumbarius, Savig.

G) Falco Novæ Hollandiæ, Lath.; White, pl. et p.250; falco albus, rostro nigro; cera pedibusque flavis.

Dans cet état c'est le falco Rayii,Horf. et Vig.

(4) Falco longicauda, Garnot, Zool. de la Coq. pl.40.

(5) Dœdalion pictum, Less., Ornitb. 67 : falco regalis, Temm., pl. 495.

(6) Falco poliogaster, Temm. 264 et 295.

(7) Astur hyder, Sykes, Procced., IL, 79.

HISTOIRE NATURELLE

les tectrices des ailes , et rayé de taches blanches sur le ventre. Une ligne légère traverse le front, une seconde règne sur la gorge, et toutes les deux sont blanches ; elles sont bordées de trois raies fauves, une médiane et deux latérales. Les couvertures des cuisses sont blanches, rayées de roux. La queue rousse en dessus est traversée par cinq raies grêles. Le bec, jaune à sa base, est noir à sa pointe. Le plumage ne varie pas dans les deux sexes, seulement la femelle a une taille plus forte. Cet oiseau habite le Dukhun, dans l'Inde continentale.

6° L’AUTOUR À TROIS BANDES (!) habite la grande île de Sumatra. Il a le tour des yeux nu, les joues grises, une calotte noire sur l’occiput, la gorge blanche, traversée par une raie longitudinale noir intense. Les parties inférieures du corps sont blanches, mais la poitrine est flammée de roux vif, et le ventre est rayé de roux et de brun. La queue est blanchâtre, mais brune à son milieu.

70 L'AUTOUR A NUQUE BLANCHE (2?) a les mêmes formes d'ailes, de bec et de queue que le brachiptère, mais il est facile à distinguer par les dimeusions, car la Jongueur totale de celui-ci ne dépasse jamais quatorze pouces, tandis que les jeunes mâles de l’autre espèce n’ont jamais moins de dix-sept pouces.

L'adulte à le front et les sourcils marqués d’une bande blanche; la gorge est totalement blanche, et cette couleur forme sur le devant du cou un croissant bien marqué, dont les extrémités se dirigent vers les côtés, et aboutissent à quelque distance de l'extrémité d’un autre collier blanc placé sur la nuque. Les plumes blanches qui composent cette bande cervicale sont terminées de noir; le sommet de la tête et de l’occiput est noir; le dos, le croupion et les ailes d’un brun sombre, et les rémiges rayées de noirâtre ; du roux couvre les tempes et les côtés du cou, et cette couleur fornre un collier interrompu sur la poitrine; les autres parties inférieures du corps, sans exception, sont rayées de larges bandes transversales d’un brun noirâtre alternant avec des bandes blanches un peu plus larges; les couleurs du dessous des ailes sont rayées de la même manière ; là queue est longue , très étagée, et d’un brun noirâtre. Cinq grandes taches blanches coniques sont placées sur les barbes intérieures de toutes les pennes latérales, quatre ou cinq rangées de taches blanches interrompues couvrent les deux barbes des pennes du milieu et la barbe extérieure d’un petit nombre de pennes latérales ; en dessous, on voit distinctement cinq zones blanches, et toutes les pennes sont terminces de blanc. Les tarses sont longs; ceux-ci et les doigts paroissent avoir été, dans le vivant, d’un

(*) Falco trivirgata, Temm, 303.

e) Falco leucochen, Temm., pl, 306.

DES OISEAUX

jaune clair marqué de eendré sur toutes les parties supérieures ; le bec m'a paru bleuâtre, à pointe jaunâtre. Longueur de treize à quatorze pouces.

Les jeunes sujets sont roux; toutes les parties supérieures marquées de bandes rousses interrompues. Du roux pur couvre la nuque; le croissant à Ja gorge et le demi-collier blane sur la nuque sont plus ou moins marqués; le blanc du front et des sourcils l’est plus foiblement ; toutes les parties inférieures sont roussâtres ou d'une teinte isabelle, marquées de bandes peu distinctes ou très étroites, d'un roux foncé ou d’un brun roussâtre; les adultes sur les couvertures du dessous de la queue et les cuisses n’ont le plus souvent aucunes traces de raies. Cet autour habite le Brésil.

8° L'auTouR RADIEUX (1). L’adulte n’est pas encore connu ; la courte indication qu’en donne Latham, et la très mauvaise figure qui accompagne l’article de son radiadet falcon, ne sont pas faites pour donner une idée de cet oiseau dans son plumage parfait.

Latham parle encore de cette espèce dans son second supplément, il dit: que le plumage (probablement de l'adulte) est de couleur de rouille, rayée et tachetée de noir ; la queue est longue, pourvue de huit ou neuf bandes noires ; cire et tour des yeux et pieds bleus; iris brun : une figure très mal coloriée accompagne cette indication,

Le jeune est de Ja taille de l'oiseau de Saint-Martin; les ailes aboutissent vers le milieu de sa très longue queue, qui est fortement arrondie; toutes les parties supérieures sont d’un brun très foncé; cette couleur est disposée par taches sur la tête et sur la nuque ; elle est pleine sur les plumes du manteau et des ailes, qui sont terminées par une bordure rousse, Les rémiges et la queue colorées du même ton qui règne sur le dos, sont coupées de nombreuses bandes plus foncées et très étroites ; on compte jusqu’à douze ou treize de ces bandes sur les pennes caudales. Les plumes qui entourent le bec, les sourcils, les joues ct la gorge ont de petites raies brunes sur un fond blanc, la poitrine porte de grandes taches ovales sur un fond blanc; le ventre, les cuisses et l'abdomen ont des bandes transversales et des taches triangulaires, disposées assez régulièrement sur chaque plume, qui est rayée de quatre de ces bandes brunes et de quatre bandes blanches. Longueur à peu près de dix-huit pouces. Cet autour habite la Nouvelle- Iollande.

90 L’AUTOUR POLYOSOME (?), remarquable par la longueur de ses ailes, qui arrivent jusqu’à un pouce de l’extrémité de la queue, est plus grand que l’éper-

(:) Falco radiatus, Bath., index. suppl. V, 2, p. 12, esp 40 ; Tem., pl. 123.

E) Falco poliosoma, Quoy et Gaim., Ur., pl. 14,

vier cendré de Cayenne avec lequel il a des rapports.

Son bec et les ongles sont noirs, la mandibule inférieure blanche à la base; les tarses et les doigts sont recouverts d’écailles jaunâtres; l'iris est jaune, et la cire d’un jaune verdâtre. Tout le corps est d’un gris cendré; les pennes alaires, rayées de gris et de blanchâtre en dessous, sont brunes à l’extrémité, Les couvertures inférieures de la quene sont marquées de quelques traits blancs. La queue offre sur un fond blanchâtre des raies transversales brunes, ondulées, plus marquées en dessus qu’en dessous, Elle est terminée dans ces deux sens par une large bande noirâtre , bordée de gris de la même couleur que celle du reste du corps.

La longueur totale est de dix-sept pouces, sur laquelle la queue en prend six. Le bec a un pouce cinq lignes, et l’envergure deux pieds six pouces. Cet autour habite les iles Malouines.

40° L’AUTOUR-CUL-BLANC (!), qui vit au Brésil, a tout le corps d’un brun noirâtre avec quelques légères teintes de roux sur les plumes, qui recouvrent le talon et le haut des tarses, Le dessous des ailes est d’un blanc nuancé de roussâtre. Les pennes alaires sont marquées de traits blancs en dessus. Une teinte blanche se remarque au pli des ailes, Cette couleur est pure au croupion et aux couvertures inférieures de la queue, d’où le nom de cul-blanc a été imposé à cet oiseau. La queue, rayée au-dessous de bandes transversales blanches, offre en dessus et dans ie même sens un trait et une bande blanchâtres. Lorsque le jabot est dilaté par les aliments, on voit, à l'endroit qu’il occupe, une tache blanche qui ne pa roit pas dans l’état de vacuité de cet organe. Le bec est noir, la mandibule supérieure pointue, assez fortement recourbée ; la cire et les pieds sont jaunes. La longueur totale de cet oiseau est de treize pouces, celle de la queue de cinq ; son envergure est d’un pied sept pouces; le bec a un pouce; les ailes pliées s'étendent jusqu’à deux pouces de l'extrémité de la queue.

44° L’AUTOUR A QUEUE CERCLÉE (?), Les formes de cet autour sont à peu près les mêmes que dans l’urubilinga, mais avec des dimensions moins fortes; les tarses sont larges et robustes; les ailes ne couvrent que la plus petite moitié de la queue ; les pennes des ailes et de la queue ne sont point rayées par des bandes nombreuses. Il a dans le port une certaine apparence de buse et même de busard ; ses ailes, quoique pointues, ne sont pas aussi longues que dans les buses; la manière dont les pennes sont étagées est absolument Ja même que dans les autours d’Europe, mais elle donne lieu à une coupe plus allongée et plus pointue. La sinuosité aux bords du bec le rap-

() Falco leucorrhous, Quoy et Gaim., Ur., pl. 13.

(2) Falco unicinctus, Tem., pl. 313,

proche plus de nos autours que des buses, et cette espèce sert encore à faire apprécier les nombreuses nuances intermédiaires entre nos types européens. Le plumage dont l'individu adulte est revêtu n’est point encore parvenu à l’état parfait ou invariable : de fines bordures rousses aux plumes de la nuque et sur celles du ventre , et les mèches brunes sur un fond blanchâtre disposées sur la gorge, sont les indices certains que l'individu qu'a figuré M. Temminck conserve encore dans les couleurs du plumage quelques traces de celles d'une livrée propre au jeune âge.

L’adulte, revêtu d’une livrée invariable, a le sommet de la tête, la nuque, le dos, les scapulaires et le croupion d’un brun très foncé, sans aucune tache ni bordure; au front, et vers la direction des narines, sont deux petites taches blanches; la gorge et les côtés du cou d’un brun clair sont variés de stries blanches, selon l’âge des individus. La poitrine, le ventre et l’abdomen sont d’un brun noirâtre ; toutes les pennes des ailes sont parfaitement unicolores, si ce n’est la base des barbes intérieures, qui est d’un blanc roussâtre , et leur bout, qui est entouré d’une raie très étroite, d’un blanc pur, et un grand espace blanc les termine toutes; un brun noirâtre, où domine une légère nuance pouprée, colore le reste de leur surface; les grandes couvertures supérieures de la queue et celles du dessous sont d’un blanc légèrement roussâtre; le milieu de ces plumes est marqué de mèches ou de stries brunes ; les petites couvertures supérieures et inférieures des ailes, le bord externe de celles-ci et les cuisses sont d’une teinte de rouille très foncée et vive, des taches noires plus ou moins grandes occupent le centre de ces plumes; les grandes couvertures sont seulement bordées de roux. Les tarses sont jaunes, et le bec est d’un bleuâtre couleur de corne. Le corps a de longueur totale dix-neuf pouces. Cet autour vit au Brésil, dans les environs de Rio-Grande, près de Bona-Vista.

42° L’AUTOUR MONOGRAMME (!) adulte est parfaitement caractérisé, et facile à reconnoître parmi tous les rapaces de cette section, par une rangée de taches longitudinales formant une bande noire, qui suit la ligne moyenne du devant du cou; cette bande unique est d'autant plus marquée, que toute la région de la gorge ou de la partie supérieure du devant du cou, la poitrine, le sommet de la tête, les joues ét la nuque sont d’une nuance cendrée, teintée sur la poitrine d’an léger ton roussâtre ; le dos, les scapulaires et toutes les couvertures des ailes ont une teinte cendrée un peu plus foncée que celle du cou ; les rémiges et les pennes secondaires alaires sont brunes, marquées de bandes transversaies noires,

(r) Falco monogrammicus, Tem., pl, 314.

JISTOIRE NATURELLE

mais la base et une partie des barbes internes des pennes sont d’un blanc pur, toutes sont terminées par une zone blanche ; la première rangée des couvertures supérieures de la queue est de la couleur des plumes du dos, mais la rangée inférieure est blanche ; une bande neigeuse peu large traverse toutes les pennes noires de la queue, à la distance d’un pouce et demi de leur extrémité ; une seconde bande, en partie cachée par les couvertures, est plus ou moins exactement peinte, selon l’âge des individus : quelques sujets ont la queue terminée de blanc ; toutes les pennes extérieures de chaque côté sont plus courtes que les autres; le ventre, les flancs, les cuisses ct l’abdomen sont rayés transversalement, et à égale distance, de fines bandes cendrées et blanches; les seules couvertures du dessous de la queue sont d’un blanc pur; la cire et les pieds sont d’un rouge clair, les vestiges de cette teinte existent encore sur ces parties dans quelques sujets récemment dépouillés reçus du Sénégal. La longueur totale de l'oiseau est de treize à quatorze pouces.

On ne connoît point encore la livrée du jeune et de l’âge moyen, mais à l’indice fourni par quelques pennes de la queue d’un sujet en mue, M. Temminck a pu s'assurer que les bandes blanches sont plus nombreuses dans un âge moins avancé. Ce rapace vit dans la Sénégambie.

45° L’AUTOUR MÉLANOPE (1) a été décrit sous le nom qu’il porte par Latham. Il est taillé sur les formes de nos autours et de nos éperviers d'Europe, et la queue est légèrement arrondie; un blanc pur est répandu sur la tête, la nuque et toutes les parties inférieures ; des mèches noires longitudinales, plus ou moins larges, couvrent le milieu de toutes les plumes des parties supérieures ; on voit une petite strie noire sur celles de la poitrine, et ilest probable que dans un âge moins avancé les taches en mèches couvrent aussi toutes ces parties blanches; le dos et les ailes sont d’un noir parfait, les scapulaires et les couvertures ont du blanc à leur base, et une grande tache couvre de chaque côté le milieu des barbes ; la queue toute noire à bout des pennes blanchâtre, est traversée vers le milieu de sa longueur par une large bande blanche ; le lorum et tout le tour de l’œil sont noirs ; l'iris est jaunâtre; la cire et le bec rougeûtres, mais point jaunes, ainsi que le marquent les auteurs; le bec est noir.

Longueur, quatorze à quinze pouces.

On le trouve à la Guyane.

440 L'AUTOUR MULTIRAIES (?) a été ainsi décrit par M. Temminck. Le mâle et la femelle, à l’état adulte, ont le plumage des parties supérieures du corps et

(x) Falco melanops, Lath., ind. 89; Tem., pl: 105.

(2) Falco nitidius, Lath., asturine cendrée, asturina cinerca, Vieill., Gal., pl. 20 ; falco striolatus, Temm., pl. 87 (adulte), pl. 294 (jeune).

DES OISEAUX

les ailes rayés de larges bandes d’un cendré foncé assez étroites ; les parties inférieures du corps sont rayées, à égales distances, de bandes blanchâtres et cendrées ; rémiges foncées vers le bout, rayées intérieurement de cendré sur un fond blanc ; queue d’un noir parfait à bout des pennes blanc, portant une large bande blanche sur les deux tiers de sa longueur et une plus étroite ou oblitérée, suivant l’âge, à sa partie supérieure; cire et pieds jaunes; iris brun : longueur du mâle quatorze et de la femelle seize pouces. Le jeune a la tête, le cou et toutes les parties inférieures d’un blanc légèrement roussâtre, marqué au-dessus de mèches étroites, et au-dessous de très larges mèches longitudinales d’un brun foncé ; cuisses blanchâtres sans taches; dos et ailes d’un brun marron varié de taches roussâtres et blanchâtres, peu nombreuses ; rémiges à bout brun, mais d’un blanc jaunâtre rayé de bandes brunes sur le reste; base occulte de toutes les plumes d’un blanc roussâtre irrégulièrement rayé de brun ; queue coupée de quatre bandes brunes et de trois bandes blanchâtres, et dans un âge plus avancé, brune noiràtre, rayée de deux larges bandes blanches au-dessus et de trois bandes au-dessous : l’âge et l’époque plus ou moins éloignée du temps de la mue, opèrent des changements plus ou moins marquants dans cette livrée. Cet oiseau habite la Guyane et le Brésil. 45° L’AUTOUR CHANTEUR (!) a été découvert et décrit par Levaillant en ces termes : « Le jaune de la base du bec ainsi que des pieds, des couleurs élégantes et un chant soutenu caractérisent un des plus beaux oiseaux de proie de l'Afrique, celui que j'ai nommé faucon chanteur, Un organe dont il paroît doué seul, exclusivement à tous les autres oiseaux de rapine, si nous en exceptons pourtant le vocifer, mérite de jouir d’une dénomination particulière, comme privilégié à cet égard, puisqu’en dénommant les objets d'histoire naturelle, on doit, autant qu’il est possible, chercher à les peindre par Jeur nom; cependant, ce nom ne porte pas sur sa configuration seule; mais nous pensons aussi pouvoir nommer les animaux d’après leurs facultés, par la raison que l’histoire naturelle ne consiste pas seulement dans la partie descriptive, mais aussi dans la somme des formes, des mœurs et des facultés ; l'étude de ces rapports réunis devant être le but de tout naturaliste , il doit chercher à fixer les espèces par le trait le plus frappant de leur signalement physique ou moral; et le nomenclateur ne s’attachera qu’à la description des couleurs, ce qu’il nous importe le moins de connoître avec autant de détails, car il est rare que deux oiseaux de même genre, et qui se ressemblent le plus par leur plumage, n’aient

© () Falco musicus, Lath.; Levaill, Afriq. pl, 27, p.77 : Vieillot, Encyclop. III, 1271,

pas quelque caractère différent qu’il soit aisé de saisir pour les distinguer l’un de l’autre, et c’est à quoi le naturaliste doit s’attacher le plus pour éviter cette confusion qui ne règne déjà que trop dans les différents ouvrages sur les oiseaux.

» Au premier coup d'œil, le faucon chanteur pourroit être pris pour une grande espèce d’épervier, mais on ne peut le ranger parmi ces oiseaux , car il a les ailes proportionnellement plus longues, la queue plus courte et le corps plus épais, mais comme eux il a !e tarse fort long, ce qui l’éloigne un peu des faucons; sa queue est étagée, les plumes extérieures étant d’un tiers plus courtes que celles du milieu; la tête, le cou, la poitrine et le dessous du corps sont d’un gris de perle, plus foncé sur le sommet du crâne, les joues, et sur une partie des plumes scapulaires, où elles prennent un ton brunâtre ; les couvertures du dessus de la queue sont blanches sur les côtés : elles sont rayéesde gris brun, et ponctuées de la même couleur ; le ventre sur un fond blanchätre est très finement rayé de gris bleu clair, les rayures du reste du plumage sont plus séparées les unes des autres, et elles sont d’un joli gris bleu sur les jambes. Les grandes pennes de l'aile sont noires, chacune des plumes de la queve est terminée de blanc ; celles du milieu sont noirätres, les autres ajoutent à cette couleur de larges bandes blanches; l'iris est d’un rouge brun foncé. Le bec et les ongles sont noirs.

» Cet oiseau est de la grosseur de notre faucon; la femelle diffère du mâle par sa taille, qui est d’un tiers plus forte. La base de son bec et ses pieds sont d’un jaune plus foible encore, et c’est principalement dans le temps des amours que ces mêmes parties, dans le mâle, prennent une couleur plus vive ou plus orangée, c’est alors aussi qu'il chante, ainsi que la plupart des autres oiseaux chanteurs. Perché sur le sommet d’un arbre auprès de sa femelle qu’il ne quitte pas de toute l’année, ou bien dans le voisinage du nid où elle couve , il chante des heures entières, et d’une manière particulière ; comme notre rossignol, on l’entend le matin au lever du soleil, le soir au déclin du jour, et quelquefois durant toute la nuit. C’est lorsqu'il chante d’une voix forte qu’on peut facilement l’approcher pour le tirer, mais il faut que le chasseur qui s’avance sur lui, s'arrête, demeure immobile, etne fasseaucun mouvementdans l'instant où l'oiseau se tait pour reprendre haleine, parce que dans ces intervalles il part et s’éloigne au moindre bruit; mais comme tous les oiseaux chanteurs, il semble s’écouter avec une sorte de complaisance, et n’entend plus tout ce qui se passe autour de lui. Toute sa sûreté étant alors confiée à ses yeux, qui sont très clairvoyants, assez généralement cet oiseau se perche sur un arbreisolé où il est impossible de l’approcher ; dans ce cas, le mieux est de l’attendre à la

passade dans un endroit où il soit accoutumé d'aller, car c’est en vain que l’on tenteroit de le surprendre, puisqu'il part aussitôt qu’il voit le chasseur s’avancer vers lui. Le faucon chanteur fait une guerre cruelle et sanglante aux lièvres, aux perdrix, aux cailles; et généralement à tout le menu gibier ; il prend auséi les taupes, les souris, les rats. La rapine et le carnage sont des fonctions nécessitées chez lui par le besoin de satisfaire uu appétit démesuré; j'en ai élevé un jeune que nous ne pouvionsrassasier que difficilement.

» La femelle construit son nid dans l’enfourchure des arbres ou dans les gros buissons touffus ; sa ponte est de quatre œufs entièrement blancs et presque ronds. Dans des voyages tels que ceux que j'ai faits on goûte de tout : j'ai mangé de ces œufs fraichement pondus, et je leur ai trouvé un petit goût sauvagin; étant cuits, le blanc conserve une grande transparence et une teinte bleuâtrt, le jaune est d’une belle couleur rouge de safran, et le dedans de la coquille d’une couleur verte dans son jeune âge. Le plumage du faucon chanteur est mélangé de beaucoup de roussâtre.

» Cette belle espèce d'oiseau se trouve dans la Cafrerie et dans tout le pays qui l’avoisine; je l'ai vue aussi dans le Karrow et le Camde-Boo, La saison des amours est le seul temps où le mâle fait entendre son chant, dont chaque phrase dure près d’une minute. Je n’ai jamais entendu chanter la femelle, Lorsque j'apercevois un couple de ces oiseaux, s'il m'arrivoit de tuer le mäle le premier, j'étois certain d’avoir bientôt Ja femelle, qui, parattachement pour son mâle et le cherchant partout, l'appeloit sans cesse d’une voix triste et lamentable, dont les accents m'indiquoient à chaque instant les lieux par où elle passoit et repassoit en vain et où il suflisoit de l’attendre ; car, faisant peu d'attention à moi, elle sembloit s'offrir volontairement à la mort, Si, au contraire, j'avois tué la femelle la première, le mâle n’en devenoit que plus méfiant, il se retiroit sur le sommet des arbres les plus isolés, où il chantoit non seulement tout le jour, mais pendant la nuit entière; et, si je cherchois à le poursuivre, il quittoit le canton et n’y rentroit plus. »

. 46° L’aurour pe WiLsox (!), qui est Lrès rare aux Etats-Unis, a le plumage brun noir, la tête flammée de blanchâtre, le dessous du corps blanc flammé de brun , la queue courte, noire, rayée de deux bandes blanches , et terminée par un ruban de cette dernière couleur,

47° L'aurour À Gros BEc(?), que M. Temminck

(:) Falco Pennsylvanicus, Wils., VI, pl, 54, fig. 1 mâle): falco latissimus, Ord. Ed. Wils. falco Wilsoni. Ch. Bonap. falco platypterus, Vieill,, Encyel. HT, p. 1273.

() Falco magnirostris, Lath,; Tem., pl, 86.

HISTOIRE NATURELLE

a figuré dans ces derniers temps en plumage de jeune âge, est représenté adulte dans les planches coloriées de Buffon (n° 464), sous le nom d’épervier à gros bec de Cayenne. C'est un oiseau plus voisin des autours que des éperviers , qui habite la Guyane et le Brésil,

18° L’AUTOUR À QUEUE ROUSSE (!) , vit exclusivemeut aux Etats-Unis, et se trouve décrit dans la plupart des livres anciens.

49° L’AUTOUR LEVERIAN (?), que Wilson a figuré sous ce nom, est assez probablement une espèce purement nominale, que ne repose que sur une livrée d’un âge que ne savent à quel rapace rapporter les auteurs américains, Cependant, M. Charles Bonaparte suppose qu’il pourroit appartenir au jeune âge de l’autour boréal.

Le passage des autours aux éperviers s'opère sans qu’on puisse tracer de véritables limites par l'oiseau de proie nommé :

20° Le TacWIRO(®), que Levaillant a le premier fait connoître, et qu’il a décrit en ces termes :

« C'est dans l'épaisseur des forêts majestueuses de la partie la plus reculée du pays d’Anteniquoi que j'ai, pour la première fois, rencontré l'oiseau de rapines que j'ai nommé tachiro. C’est dans le silence des bois, à l'ombre de ces arbres antiques, vrais colosses de végétation , qu'ont vieilli plusieurs générations d'hommes, et qu’un être sensible n’approche jamais sans éprouver ce sentiment sublime que produit l'admiration ; c’est là, dis-je, où, pour la première fois, parmi les chants harmonieux et tendres d’une multitude d'oiseaux différents, les cris pinchards et discordants du tachiro frappèrent mon oreille, Cet oiseau de carnage, vrai fléau de tous les petits oiseaux de son domaine, fait la guerre à tous indistinctement. Il est un peu inférieur pour la taille à notre autour.

» J'aurois rangé le tachiro parmi les éperviers si je ne lui avois trouvé le tarse plus court, les ailes plus allongées et coupées différemment que celles de ces oiseaux, Les ailes, en repos, s'étendent au-delà de la moitié de Ja longueur de la queue, qui ellemême est à peu près aussi longue que le corps, La tête, ainsi que le cou, sont variés de blanc, de roux, et tachés d’un brun noir. La gorge est blanche, mêlée de roussâtre ; le manteau est d’un brun sombre, ainsi que les couvertures des ailes, dontchaque plume est lisérée d’une teinte plus lavée ; toutes les pennes de l'aile sont terminées de blanc, Le dessous

(‘) Falco Borealis, L.; Wils., tom. VI, p, 75, pl, 52, fig, 1 : falco ruficaudus, Vieill, Am. sept, pl. 44 bis.

a) Falco leverianus, Wils. pl. 52, fig. 2: Ch. Bonap., Obs. .

() Falco tachiro, Daudin, Ornith. : Levaill. Af. pl, 24, t.1, p. 66. Temm., pl. 377 (mâle adulte) et 420 (jeune femelle).

DES OISEAUX

de la queue est blanc et barré de larges bandes d’un noir lavé; en dessus elle est brune, et les bandes sont plus foncées ; tout le dessous du corps porte, sur un fond blanc mêlé de roussâtre, des taches brunes plus ou moins foncées ; des taches sont rondes ou semi-circulaires, et sur les jambes elles ont précisément la forme d’un cœur. Le bec est bleuâtre, les ongles sont noirs, etles pieds jaunes. L’iris est de la couleur d’une topaze ; dans cette espèce, la femelle est aussi plus grosse que le mâle; son plumage est généralement plus mêlé d’une teinte roussâtre, le blanc est plus sali et les taches moins dessinées.

» Ces oiseaux construisent leurs nids dans l’enfourchure des plus grands arbres; ce sont de petites branches souples et de la mousse qui en forme l’extérieur. En dedans ils sont fournis de beaucoup de plumes ; je n’ai trouvé qu’un seul de ces nids, dans lequel il y avoit trois petits entièrement couverts d’un duvet roussâtre : voulant les laisser élever par

le père etla mère pour les prendre quandils seroient :

assez forts, je les leur abandonnai. J’allois tous les

trois ou quatre jours visiter ma nichée, à qui même | j'apportois plusieurs oiseaux dont j’avois conservé | la dépouille ; je les posois sur le bord du nid , et les | trouvois dévorés à la visite suivante; mais je crois | que les vieux les mangeoient eux-mêmes, car je |

voyois sur les branches et sur le nid même une

quantité prodigieuse d’ailes de mantes et de saute- |

relles, insectes qui, je crois, faisoient la principale nourriture des petits. J’entendois continuellement pendant le jour les vieux jeter des cris très per-

çants, cri-cri-cri-cri-cri-cri; en approchant des | jeunes, ils venoient tous les deux jusque sur l’ar- !

bre où j'étois, et m’approchoient de si près, pour les

défendre, que j'aurois pu facilement les tuer avec !

un bâton.

» Ayant trop tardé de m’emparer de la couvée, un jour que j’allois la visiter, je ne trouvai plus que le nid: les vieux et les jeunes, tout étoit disparu ; je leur sus mauvais gré d’avoir été plus diligents que moi. À en juger par quelques débris de coquilles d'œufs que je vis encore dans le nid, ils étoient blancs , et portoient quelques taches roussâtres. :

» Je n'ai jamais aperçu le tachiro dans les plaines, et ne l’ai vu que dans les énormes bois qui bordent le Queur-Boom, et dans les forêts d’Auteniquoi »

Toutefois, Levai lant n’a point connu l’âge adulte de cet oiseau de proie, car le portraitqu’il en donne représente assez probablement une femelle à sa seconde mue. M. 'Temminck a figuré le mâle, dont le plumage est brun en dessus, avec quelques plumes grises à l'occiput; le ventre.gris rayé de brun, et un trait noir sur la gorge. La jeune femelle est rousse, ondée de brunâtre ; au reste, il n’ajoute rien à ce que l’on sait par Levaillant de leurs mœurs,

et les individus qu’il a étudiés provenoient de Ja Cafrerie.

LES SPIZASTURES,

Sont des autours qui tiennent des spizaëtes par la plupart de leurs caractères, tout en conservant cependant les formes du type auquel la plupart des auteurs les ont rapportés. Leur tête est déprimée, garnie sur l’occiput de quelques plumes étroites ; leurs ailes sont longues et pointues, sans dépasser toutefois l'extrémité de la queue; celle-ci est médiocre, presque rectiligne, mais les tarses sont vêtus d’un duvet court et serré jusqu'aux doigts. Ceux-ci sont simplement réticulés, et leurs ongles sont puissants, crochus. Ce sont des rapaces conduisant des autours aux macaguas. Le type de cette tribu est :

1° L’AUTOUR À CALOTTE NOIRE (1) : noir sur l’occiput, le dos, ies ailes, la queue ; blanc sur le front, le cou et tout le dessous du corps,

2 L’AUTOUR DE KIËNER (?) nous semble devoir appartenir à ce petit groupe; c’est une belle espèce récemment décrite par M. Gervais, et de lamanière suivante :

« Tout le dessus de la tête et du corps est d’un beau noir à reflets cuivrés , qui sont beaucoup plus apparents sur les ailes, dont les pennes secondaires sont finement bordées de roux clair à leur extrémité. El a une huppe occipitale également noire ; Ja gorge est blanche, et les joues sont mélangées de blanc’, de noir et de roux; le devant du cou et la poitrine sont blancs, avec des taches noires longitudinales le long des baguettes ; ces taches, petites, étroites et peu nombreuses sur le cou, augmentent en nombre et en dimensions sur la poitrine , où l’on voit aussi quelques taches rousses. Le ventre, labdomen et les flancs sont roux, parsemés de taches noires placées comme les premières, mais plus nombreuses et plus larges, surtout sur les flancs; les couvertures inférieures de la queue sont rousses, sans aucune tache , ainsi que les cuisses et les tarses, qui sont emplumés jusqu'aux doigts ; les ailes aboutissent à quatorze lignes de l'extrémité de la queue , qui est presque carrée, noire en dessus, blanchâtre en dessous, et terminée par une bande noire. Le pli et le haut de l’aile sont bordés de roux; les couvertures inférieures de l’aile sont rousses, avec des taches noires longitudinales le long des baguettes; les rémiges sont échancrées, à baguettes d’un brun jaunâtre, et ont une large bordure blanchâtre à la

() Temm., pl. 79.

(2) Astur Hiencrii, Gervais, Mag. de Zool. t. V (1835), pl, 39.

partie supérieure de leurs barbes internes. Le bec, blanchâtre à sa base, est noir à la pointe ; il est long d’un pouce trois lignes , à partir des plumes du front à la mandibule supérieure, se courbant dès l’origine. Il est armé d’une dent de chaque côté , et a sa base garnie d’une cire jaune ; les narires sont cblongues, percées obliquement près du bord de la cire. Les doigts sont jaunes et ont quatre écailles très marquées sur la dernière phalange; ongles bruns. Le doigt du milieu, sans ongle, a plus de vingt-une lignes ; les latéraux qui sont égaux ont treize lignes. L'ongle postérieur, qui est le plus long, a dix lignes et demie; le tarse a deux pouces sept lignes.

» Les mœurs et les habitudes de cet oiseau sont inconnues; il provient de la chaîne de l’'Hymalaya, dans l'Inde. »

——————————————————…— —… …—… LES MACAGUAS().

. Ont la tête arrondie , légèrement huppée, le bec épais et très fort, court, incliné dès la base recouverte d’une cire, et très comprimé sur les côtés. Les bords de la mandibule supérieure sont dilatés , et sa pointe est crochue ; le maxillaire inférieur se trouve être émoussé à la pointe, et échancré en cœur ; les narines sont arrondies; les ailes sont moyennes, à troisième et quatrième rémiges plus longues; les tarses sont épais, courts, robustes , réticulés , terminés par des doigts forts. La queue a douze rectrices; elle est médiocre, et légèrement arrondie. Les deux oiseaux qui forment cette tribu vivent au Paraguay et à la Guyane, sur les bords des savanes noyées, où ils chassent aux reptiles, qu’ils tuent à coups d’ailes , à la manière des secrétaires. Quandils sont repus , leur jabot fait une saillie entre les plumes du thorax , à la manière de celui des caracaras. Les macaguas sont aux accipitres ce que sont les falconelles aux pies-grièches.

4° Le MACAGUA RICANEUR (?) a le corps varié de brun et de blanchâtre, le sommet de la tête blanc, mais entouré d’un anneau noir, et une huppe sur l’occiput. Les paupières sont blanches, et les tarses jaunes. On en connoît une variété ayant les plumes du dessus de la tête, du collier, de la gorge et de toutes les parties postérieures, d’un blanc jaunâtre; le dos, les ailes et le croupion d’un brun uniforme.

Le naturel du macagua est doux, empreint même d’une sorte de stupidité, et il fait fréquemment entendre les syllabes ma-ca-gua en trainant sur la

(*) Herpethotheres, Vieill.; dædalion , Sav.; macaqua, Less.

() Herpethotheres cachinnans, \Vieill. Gal., pl. 19 : Spix, pl. 3; macagua, Azara, Apunt. delos Pax, del Parag.,t. 1, p, 84, no 16; Dum, Sc nat. XV, 35.

HISTOIRE NATURELLE

dernière. Rolander est le premier auteur qui ait parlé de ce singulier rapace, que Linné nomma ricaneur, parce qu’au dire de Rolander, il semble jeter des éclats de rire dès qu’il aperçoit un homme ; mais personne, depuis lui, n’a pris pour des ricanements les cris pressés que la frayeur fait pousser au macagua.Les colons de Cayenne l’appellent pagani, nom qui lui est commun avec tous les autres oiseaux de proie.

20 Le MACAGUA SOCIABLE (1) n’appartient peut-être pas à ce genre, car il n’est connu que par la description qu’en donne d’Azara sous le nom de gavilan sociable : il diffère des autres oiseaux de proie, dit cet habile observateur, par le volume de son bec, dont la mandibule supérieure est forte et crochue dans la moitié de sa longueur, et l’inférieure plus courte de quelques lignes, etc. Sa tête est variée de brun et de blanchâtre. Le dessus du corps est brun, tandis que le dessous est blanc sale. Le bec est noir, et les pieds sont de couleur orangée. Il habite le district de Corrientes et les rives de la Plata, ou se perche sur les arbres pour faire sa proie de crapauds et de grenouilles. Il vit en troupes.

Le macagua à tête noire(?), de notre Traité d’ornitholôgie, a été décrit plus haut sous le nom de spizasture, car quelques caractères doivent autoriser à le séparer des macaguas, dont il diflère par les tarses velus.

LES GYMNOGÈNES(.

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