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LE KUNDOO

Est jaune verdâtre en dessus, avec le croupion, les poignets, les sommets des rectrices et les flancs d’un jaune brillant. Les ailes sont brunes olivâtres ; les parties inférieures sont d’un blanc sale, striées de brun. Son bec est noir ; les yeux sont brun roux. On le trouve dans le pays de Mahrattes.

LES MIMÉTES (.

Ont été confondus avec les loriots par M. Wagler, et avec les martins par Latham. [ls habitent Ja Nouvelle-Hollande, et ne diffèrent des premiers que par leur langue en pinceau et leur bec plus arrondi : 1° Le mémèle vert (3j est le type de ce petit groupe. C’est un oiseau assez commun dans la Nouvelle-Galles du Sud, vert olivâtre sur le corps, blanchâtre en dessous avec flammèches noires. Les ailes et la queue sont brun fauve : les premières sont bordées , et cette dernière est terminée de blanc. 2° Le mümète ceint de jaune(f). du même pays que le précédent, lui ressemblant assez, a son plumage vert jaunûtre, plus clair en dessous ; la tête et le dos sont lisérés de fauve. Les ailes et la queue sont noires, mais panachées de jaune et de vert. 5° Enfin la troisième et dernière espèce de ce petit genre seroit le mimèle merle (5), brun olivâtre sur le corps, avec des striures fauves, blanc sur le ventre, avec des rangées de points fauve pâle. Les rectrices sont terminées de blanc, et les rectrices et les rémiges <econdaires sont frangées de jaune pâle. Sa lorgueur totale est d'environ quinze pouces.

Les mimètes sont de passage à la Nouvelle-Galles du Sud, et se ressemblent tellement, qu’il est fort difficile d’en distinguer d’une manière certaine, ou les espèces, ou les simples variétés d’âge ou de sexe.

LES SÉRICULES.

Sericulus.

Les séricules se rattachent encore aux paradisiers par leur langue ciliée, leur plumage velouté, leurs

{r) O kundoo, Sykes, Proceed., Il, 87.

() Mimetes, Parker King, Survey of the intertropical coast ofAustralasia , t. IE, p. #19. Mimeta, Vig. et Horsf., Trans., XV, p. 326.

G) Gracula viridis, Lath. Mimetes viridis, King Oriolus viridis, Wagler. O. variegatus , Vieill., Encycl.

() Mimetes flavocinclus , King. Ibid., p.327.

(5) Mimeta meruloides, Vig. el Horsf, Trans, XV, pag. 327.

Il,

mandibules dentées, leurs tarses scutellés et robustes, bien qu'on ne remarque plus chez eux ce développement exubérant de certaines plumes pour former les parures diversiformes que présentent les oiseaux de paradis. Chez les séricules, le bec est plus court que la tête ; les ailes, à première rémige brève, sont pointues et dépassent le croupion ; la queue, légèrement échancrée, est moyenne et formée de douze rectrices droites. |

On connoît deux espèces dans ce genre : l’une de la Nouvelle-Guinée, et l’autre du nord de la Nouvelle-Galles du Sud. La première, ou le loriot d’or, ou loriot de paradis des premiers auteurs, est apportée en Europe mutilée, de sorte qu’on n’en possède que des peaux séchées sur de petits bâtons, à la manière des autres oiseaux de paradis ; tandis que la seconde, due aux investigations des Anglois établis à la Nouvelle-Hoilande, habite les bois clairs de cette partie du monde, en y recherchant pour vivre quelques petits fruits et des insectes.

LE SÉRICULE ORANGÉ.

Sericulus aurantiacus.

Cet oiseau, figuré pour la première fois par Edwards, sous le nom de paradis doré, a été décrit successivement sous divers noms par les auteurs qui se sont suivis, tant ont varié les idées qu’on s’est faites à son sujet. Ainsi, pour Brisson c’étoit un troupiale, pour Buffon un rollier, pour Linié et Gmelin un corasiar, pour Shan et Cuvier un paradisier, enfin pour Temminck et Vieillot un loriot.

Cet oiseau, de la taille du loriot d'Europe, a les plumes de la tête veloutées, hérissonnées et très douces, de manière qu’elles prennent en s’ébouriffant la forme d’une sorte de huppe, teinte de la nuance aurore la plus belle, et qui prend de l’intensité vers l’occiput. Les plumes du cou en dessus sont aussi plus longues que celles des côtés, et comme leur nature est éminemment soyeuse, et qu’elles sont nombreuses, minces et étroites, elles constituent une sorte de camail de velours retombant sur les ailes et sur les côtés de la poitrine. Le cou et le thorax sont de la même teinte orangée que la tête. La gorge et le dessous des yeux sont d’un noir profond qui descend en formant une pointe sur le devant du cou. Les plumes du croupion, les couvertures supérieures de la queue et celles des ailes sont jaune d’or, tandis que le ventre est d’un jaune jonquille frais. Les premières rémiges sont entièrement noires, les suivantes sont jaunes et noires à leur extrémité, enfin les dernières sont complétement jaunes. Les rectrices sont en dessus noires avec un glacis olivâtre, puis marquées en dessus d’une tache jaune terminale qui s’efface sur la partie inférieure.

© Les tarses sont brunâtres et le bec noir en dessus, et brunâtre à la base de la mandibule inférieure, qui est noire à sa pointe.

Le mâle, dans son jeune âge, ressemble à l'adulte ; mais les premières rémiges, ainsi que les secondai res, sont bordées en dedans, depuis le milieu jusqu’à leur pointe, d’un liséré vert olivâtre. Moins âgé, sa livrée est bigarrée des couleurs du mâle et de celles de la femelle. Celle-ci est assez uniformément olivâtre, avec la gorge grivelée d’olivâtre sur un fond brun noirâtre. Le bec et les pieds paroissent être bruns.

Nous nous sommes procuré des dépouilles de celte espèce d'oiseau à la Nouvelle-Guinée et dans l'ile de Waigiou.

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