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Roux

DES OISEAUX

Le bec-fin de Ruppell (1) a la tête et le devant du cou noirs, le dos cendré. On le trouve dans l’ile de Candie, et sur les rivages de la mer Rouge. Le bec-fin à lunettes (?) des Etats Romains et de la Sardaigne, est probablement un zosterops. Les grandes couvertures des ailes ont de larges bordures rousses. Sa tête est cendrée. Les joues sont blanches.

Le bec-fin sylvestre (5) se trouve en Allemagne, et a été confondu avec le pouillot ordinaire. Son plumage est gris verdàätre en dessus, avec des sourcils peu marqués et jaunâtres. Les parties inférieures sont blanchätres. Berwick (#) (Hist. of tishbri birds, 1, 252) l’avoit déjà décrit sous le nom anglois dewillow wren (5). Le bec-fin familier (6) a été rencontré en mai sur les bords de Kour, proche de Saliane. Cendré blanchâtre en dessus, il a des sourcils et la gorge blancs. Cet oiseau a quelques unes des mœurs des troglodytes ; car il sautille et tient sa queue élevée comme eux. Le bec-fin aux yeux jaunes (T), assez commun dans les jardins de Talyche, est d’un cendré obscur, avec les ailes et la queue brunes. La fauvette à moustaches ($) des bords du Kour, a la tête noire, avec deux traits blancs qui descendent sur les côtés du bec. La poitrine est de couleur rosée. La queue est noire, terminée de blanc.

M. Rissodécrit deux fauvettes desenvironsde Nice, qu’il regarde comme nouvelles (°). Ce sont : la fauvette à collier (1°), brun clair sur le corps, avec la base du bec entourée de noir, ainsi que les yeux. La gorge est blanche, encadrée de noir. La fauvelte à cils rouges (11), qui est de passage dans les lieux incultes, et que les habitants de Nice nomment roussignouloun , comme la précédente , a la tête noirâtre, le manteau brun grisâtre, la gorge gris cendré bleuâtre. Le ventre est blane roussâtre. Les pennes des ailes sont brunes.

L'’heinecken (*?) habite les jardins de Pile de Ma-

() Ruppelli, Temm., Man., HE, 129, pl. col, 245, fig. 1, Rupp., pl. 19.

(2) S. conspicillata, de la Marmora , Temm., pl. 6, fig. 4. Savi, Oru. tosc., 263.

(3) S. sylvestris, Meisnier, Bull., V. 112.

(5) Bull., XV, 152.

(5) M. Meyer décrit sous le nom de S. leucopogon un oiseau que M. Savi regarde comme espéce distincte, et que M. Temminck réunit à la sylvia subalpina, Bull, VI, 103.

(6) S. familiaris, Ménétr., Cat, n.60.

(7) $. icterops', Ménétr., Cat., n. 68.

(8) S. mysticea, ibid., n. 69.

(9) M. Risso donne aussi des détails sur les curruca cysticola et salicaria (t. I, p. #2), l'une et l’autre nommées sigaloun.

Go) Curruca torquata, Risso , LIT, p. 42, n. 85.

(") C, rubricilla, Risso, n. 86. Bull., XIV, 439.

(2) C. heinecken, Jardive, Orn, illust., n, 6, Bull, XXIL, p. 121:

dère. Le mâle est olivâtre , à tête et poitrine noires. La femelle, ou l'oiseau que l’on suppose l’être, est olivâtre clair, avec la tête grise et le vertex marron. Sa taille est de cinq pouces et demi. La fauvelte à téte noire (1) se trouve aussi dans l’ile de Madère , où elle est nommée tuti-negro. Son chant est mélodieux ; son plumage est olivâtre, avec une tache noire sur la tête. Elle se tient sur les arbres, et se nourrit de goyaves, de figues et de vers.

Le colonel Meyendorff a rencontré dans les steppes qui entourent le lac Aral deux fauvettes, qui sont : la bleue (2), qui se distingue de la gorge bleue d'Europe, en ce que l'étoile, entourée de bleu de la partie inférieure du cou, n’est jamais blanche , mais d’un rouge de rouille. Les jeunes ont la gorge et le cou blancs. Les femelles n’ont pas la gorge bleue.

La fauvelte bottée (5), assez semblable à la fauvette des roseaux, surtout dans la livrée du jeunc âge, a les parties supérieures de couleur foncée, les postérieures d’un jaune de rouille. Les troisième, quatrième et cinquièmes pennes de ses ailes sont les plus longues, et la deuxième égale la sixième. Les tarses sont de nuance claire.

M. Ruppell, dans son premier voyage en Afrique, a figuré deux espèces de ce genre : la fauvette à bec épais (f), grise sur toutes les parties supérieures et blanche sur toutes les inférieures, et la fauvette à queue courte (5), olive en dessus et blanche sous le corps. La première est de la Nubie, la seconde du Kordofan (6).

L’Asie en a quelques espèces : le komadori (*) vit sur la presqu'ile de Corée, dans les forêts en montagnes. Le mâle est marron, noir en devant, sur le front et lethorax, blanc sur le ventre, cerclé de noir sur les flancs. La femelle n’a pas de noir. L’akaige des îles Lioukou , est brun roux sur le dos, orangé sur le devant du corps, gris bleu sur le ventre.

L'igata (#), que MM. Quoy et Gaimard ontrencontré sur les bords de la baie Tasman à la Nouvellc- Zélande, a les sourcils blancs, le corps verdâtre en dessus, blanc jaunâtre en dessous. La queueest noire, terminée de blanc. La rama (?) se trouve dans le pays des Mahrattes. Son plumage est brun en dessus, blanchätre en dessous.

La barke (1°) habite les montagnes de l'Himalaya.

(1) C. melanocephala, Bowd., t.1, p. 44.

() Sylvia cœrulea, Pallas, Bull., IX, 77.

(3)$. caligata,Meyend., It. à Boukkara ; Bull., IX, 77.

(4) S. crassirostris, Rupp., pl. 33, fig. 1.

(5) S. brevicaudata, ibid., pl. 35, fig. 2.

(6) Le malurus ruficeps et inquictus, Rupp., pl. 36, sont des fauvettes.

(1) S. xomadori, Temm., pl. 570.

(8) Curruca igata, Quoy et Gaim., Astr., pl. 11,f. 2, p.201.

(eo) S.rama, Sykes. Proceed., II, 89.

(ro) S, Barkïi, Burton, Proceed., V, 153.

Son plumage est jaune verdâtreen dessus et jaune en dessous. Deux taches noires se dessinent sur la tête. La fauvetle à lêle marron (1), des mêmes régions que la précédente, est olivâtre en dessus, marron sur la tête et sur les joues, jaune sur le ventre, qui est lavé d’olivâtre.

La fauvette jxvanoise (), ou l’opior-opior des naturels, est vertolivâtre. La tête est gris de plomb. Le front et la gorge sont d’un gris léger. Les yeux sont surmontés de deux traits blanchâtres. Le ventre est olivâtre fauve. La montagnarde (3), ou la chret des Javanois , est fauve olivâtre, avec les ailes et la queue d’un fauve clair en dessus, et brunâtre peu foncé en dessous. Son bec est un peu déprimé. La fauvette cerclée (*) du Bengale est remarquable par le croissant jaune qui se dessine sur le bleu ardoisé du corps. On devra sans doute la joindre aux autres zZOsterops.

L'Amérique possède aussi quelques bees-fins. Le mignon (5) habite le Brésil; gris de plomb sur le corps, jaune en dessous, il a un collier olive sur le haut du dos, et deux miroirs blancs sur les ailes. Le cul-roux (5), aussi du Brésil, est gris bleu en dessus, gris pâle en dessous, avecles couvertures inférieures de la queue rousses. La blanche joue (7) du Paraguay, estgris bleuâtre en dessus, blanchâtre en dessous, avec deux traits blancs en avant de l'œil. La région anale est ferrugineuse.

La fauvette olive ($) du Brésil est longue de cinq pouces. Elle à le bee corné et les tarses noirs : une sorte de calotte brunâtre recouvre la tête ; le dos, les ailes, le croupion et la queue sont d’un brun olivâtre, et toutes les parties inférieures sont d’un gris clair, tirant au blanc jaunâtre sur l’abdomen. Les rémiges sont brunes, lisérées très légèrement en dehors de gris clair. Les couvertures inférieures de la queue sont jaunâtres. Nous l’avons observé dans la province de Sainte-Catherine.

La fauvelle des Halouines (°), longue de six pouces, à le bec et les tarses noirs; la tête est recouverte par une calotte d’un brun roux foncé, et cette teinte s'étend même sur le menton , qui est roux, et sur les joues, où ce roux s’affoiblit en devenant légèrement rougeâtre. Tout le plumage en dessus est d’un cendré brun teinté de roussâtre, passant au brun

() S.? castaneo-coronata , ibid.

G)S.javanica;Morsf.. Birds of 3ava, Trans., XII, 156.

(3) $. montana, ibid.

(4) S. palpebrosa, Temm., pl. 293, fig. 8.

(5) S. venusta, Temm., pl. 293, fig. 1.5S. plumbea, 27060. 5w., Zool.illust., pl. 139. S. brasiliana, Licht,

(6) S. speciosa Wied. Temm., pl. 293, fig. 2.

(7) S. leucoblephara, Vieill. Orbigny, pl. 12, fig. 9.

(8) Curruca olivacea, Less., Zool. de la Coguille, Lexle sit.

(9) C. macloviana, Less., Cag. Sylvia macloviana, Garnot, Ann, se. nat,

HISTOIRE NATURELLE

sur les couvertures supérieures de la queue. Le devant du cou et la poitrine sont d’un gris roussâtre très clair, qui passe au gris blanchâtre sur le ventre et les flancs. Les plumes des cuisses sont roussâtres. Les ailes sont presque aussi longues que la queue; elles sont grises cendrées, et chaque plume, même les rémiges, est finement lisérée de blanchâtre. Les rectrices sont égales, brunes, à barbes internes, beaucoup plus longues que les externes, qui sont blanchâtres. Cet oiseau est assez rare sur les iles Malouines.

M. Charles Bonaparte a trouvé la fauvette des palmiers (!) dans la Floride : elle est brune olivâtre,

avec le dessus de la tête roux, le dessous jaune, et

le thorax strié.

M. Lafresnaie a décrit le bec-fin vermillon (?) dn Mexique, remarquable par la belle coloration deson plumage. Il est au nombre de ces espèces américaines qui, avec un bee de fauvette et non déprimé comme celui des gobe-mouches, ont néanmoins son ouverture garnie de poils ou cils assez fournis et allongés comme chez ces derniers. Ces espèces intermédiaires entre ces deux genres ne pourront être classées avec quelque certitude que lorsqu'on aura des renseignements un peu circonstanciés sur leurs mœurs. Cependant le bec de notre oiseau , outre sa forme longicône, nous ayant encore présenté des mandibules à bords fortement rentrants en dedans, surtout chez la supérieure, nous nous sommes décidé à le placer dans les becs-fins, ces caractères se retrouvant bien rarement dans toute la famille des gobemouches.

Le bec-fin vermillon présente des formes sveltes et élancées ; ses tarses sont allongés et très grêles, et ses doigts ainsi que ses ongles sont faibles et minces. La queue est longue et assez étoffée, Nous avions d’abord été surpris de sa forme étagée latéralement, puis échancrée dans son milieu; mais en découvrant Ja base de ses rectrices latérales, on les a trouvées encore revêtues des tuyaux de la mue, preuve qu’elles n’avoient pas encore atteint leur longueur. El est done de toute probabilité que cet oiseau, lorsque sa mue est faite, a une queue coupée carrément du bout avec une légère échancrure dans son milieu cemme chez la plupart des becs-fins sylvains et des gobe-mouches. Nous avons également reconnu que les premières rémiges étaient en {tuyau à leur base, et nous ne pouvons, par conséquent, décrire exactementla forme desailes ; mais en les supposant plus longues de trois lignes à peu près qu’elles ne sont sur la planche, on aura probablement une idée assez juste de leur longueur, qui, jointe à la forme carrée de la queue et à l’échancrure du bec, éloigne

() Sylvia palmarum, Lath., Bull., X, 400, | () $. miniata, Laf,, Mag. zool., 1837,

DES OISEAUX

notre oiseau du groupe des synnalaxes américains. Une couleur rouge tenant le milieu entre le ponceau et le vermillon colore toutes les parties supérieures et inférieures de notre oiseau; elle est d’une nuance plus foncée sur le dos et les scapulaires , plus claire sur les flancs et l'abdomen. Les plumes décomposées qui recouvrent le méat auditif sont d’un gris blanc argentin, et ressortent d’une manière assez marquante sur le fond rouge du plumage. Les ailes et la queue sont d’un noirâtre peu foncé ; les premières ont leurs couverturessupérieures bordées et terminées de la même nuance rouge du “os, el les rémiges ainsi que les rectrices en sont très finement lisérées sur leur bord extérieur. Le bec est brunâtre en dessus, jaunâtre en dessous. Les pattes sont d’un blanc jaunâtre. La longueur totale de cet oiseau est de quatre pouces trois lignes. Il vient du Mexique, d’où il a été rapporté par madame Salé. El a été trouvé en août à Las Vegas près Jalapa. Il grimpoit sur les sapins et tournoit sur leurs branches, à la manière des mésanges. Son cri étoit

pi-pi-pi.

LES PÉGOTS OÙ ACCENTEURS ().

On les à distingués comme genre dans ces derniers temps ; ils comprennent deux espèces décrites par Buffon sous le nom de fauvelle de: Alpes, et de mouchet, ou traine-buissons. On doit y ajouter le montagnard (?;, qui vit dans le midi de l’Europe, et jusque dans la Sibérie orientale depuis la Crimée. Il a la tête d’un noir profond , le corps cendré roux , avec des taches ocreuses.

LES HYLOPHILES ().

Sont des becs-fins du Brésil, qui s’éloignent des vraies fauvettes par un bec plus conique et plus aigu. Le thoracique(i) est olivâtre en dessus, jaune en dessous. La tête a une calotte rousse. Les joues et la gorge sont grises. L’oreillon tachrté (5) est olivâtre en dessus, jaune en dessous, avec le devant du cou gris ardoisé. Le sinciput est roux.

()-Accentor, Bechst. Vieill. Meyer.

(2) À. montanellus , Temm., Man., I, 251, (G) Hylophilus, Temm.

(+) H. thoracinus, Temm , pl. 173, fig. 1.

(5) A. poicilotis, id., fig. 2.

LES PHÉNICURES () OU RUBIETTES DE CUVIER.

Leur becest grêle; ils se sont accrus de plusieuts espèces des montagnes de l'Himalaya. Ce sont : la téle blanche (?) noire, à tête blanche ; la rubiettoïde %, bleu noir, à calotte plus foncée, à poitrine rousse et à ventre blanc; la téte bleue (4) noire sur le corps, azurée sur la tête; la fuligineuse (5) d’un brun plombé, à queue rousse; la rubietie à bandeau (6) d’un noir brun, rousse en dessous ; la macgrégor (7) bleu foncé, avec le front, le croupion bleu céleste, le thorax et le ventre bruns ; la plombée (#) grise bleuâtre, à croupion rouge marron.

LES ACANTHIZAS ().

Cnt un bec grêle et court, légèrement arqué sur son arêle. Les ailes sont assez courtes, à quatrième rémige la plus longue. Ces oiseaux remplacent les roitelets à la Nouvelle-Hollande, où ils vivent exclusivement. On en connoît six espèces (10), toutes très petites, olivâtres ou brunâtres.

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