L'OISEAU - MOUCHE CORINNE
Ornismya superba. LEss., Synop. (1).
La corinne ou corine a été primitivement décrite par M. Vieillot dans le tome premier des Oiseaux dorés d’Audebert. La figure coloriée qu’on trouve dans cet ouvrage fut dessinée à Londres par Syd. Edwards, et adressée à M. Vieillot par le célèbre collecteur Parkinson ; eîle y porte le nom d’oiseaumouche à long bec (?). Shaw, naturaliste anglois, en publia une nouvelle figure dans ses Mélanges d’his:
sil (trad. franc.) : « On a cru que ces jolis oiseaux ne se nourrissoient que du miel desfleurs , mais on à trouvé dans leur estomac des restes d'insectes. »
() Trochilus longirostris, Vieillot.
C)Trochilus longirostris, Vieillot, Ois. dorés, 1802, p.107, et Nouv. Dictionn. d'Hist. nat.,t. Vil, p. 366,
toire naturelle, sous le nom d’oiseau-mouche su- ? perbe (1); et plus récemment M. Temminck en donna dans ses belles planches coloriées une troisième que nous avons reproduite, parce qu’elle est rigoureusement exacte (?).
L’oiseau-mouche corinne à deux pouces et quelques lignes de longueur, sans y comprendre le bec, qui à près de quinze lignes à lui seul. Il est long, presque cylindrique, droit et peu renflé vers la pointe.
Son plumage est généralement d’un vert doré éclatant sur lequel tranchent les teintes chatoyantes de la tête, des joues et de la gorge. Une calotte d’azur recouvre en entier le dessus de la tête, s'arrête sur les yeux, où se dessine une large raie d’un noir de velours qui nait de la commissure du bec, traverse la région oculaire, et se rend derrière les joues. Une deuxième bandelette part du dessous de la mandibule inférieure, et, se dirigeant dans le sens de la précédente, est d'autant plus tranchée, qu’elle est d’un blanc mat. Une plaque d’un carmin chatoyant et violâtre occupe le devant de la gorge jusqu’au haut de la poitrine, et s'étend sur les côtés du cou. Les jugulaires, le manteau, la région supérieure de l’abdomen, sont d’un vert doré uniforme. Le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue sont d’un gris blanc sale. Les rémiges sont brunâtres et moins longues que les rectrices ; ceilesci sont brunes, bordées à l’extérieur de vert doré, et les deux plus extérieures ont chacune à leur extrémité deux taches blanches arrondies , tandis que les deux rectrices internes n’ont qu’une seule tache. La queue est légèrement arrondie dans son ensemble Le bec et les tarses sont d’un noir uniforme.
Les jeunes individus non complétement adultes ont le sommet de la tête vert doré, au lieu du bleu d'azur brillant qui se développe chez les vieux mâles.
Cet oiseau-mouche n’a encore été trouvé jusqu’à ce jour que dans une des iles Antilles, à la Trinité. Les deux individus que possède le Muséum proviennent de cette partie de l'Amérique méridionale, ou, comme on le dit vulgairement, des Indes occidentales.
(1) Trochilus superbus , Shaw, Mise., t. XIII, p. 517 : the stripe cheeked humming-bird, Shaw : Gen. Zool., t. VII, p. 1. Birds, pl. 41, p. 323 : trochilus rectirostris viridi-aureus, vertice cæruleo, fascia per genas duplici nigro-alba ; qula pectoreque phænicæis. Hab. Amér. du Sud, Shaw.
(>, Temminck, pl. col., no cexcIx, fig. 1.
HISTOIRE NATURELLE