‹ Compléments de BuffonChapitre 459 sur 667 · LES CACATOIS · texte numérisé non relu

LES CACATOIS

ou CACATOES,.

Reconnoissables à la huppe qui recouvre leur tête,

à leur plumage blanc, et dans un seul cas rose clair,

—tninsi pne tribu dont les espèces varient par formeu. . ‘se, 88ps différer en rien d’esla taille ou par la nus, © = Mabes 2g-ea-toës , sentiel. Leur nom leur vient des sy... DEUTE qu’articule en miaulant la petite espèce des mu. ques. Les ailes des cacatoës sont aussi longues que leur queue, qui est coupée carrément et médiocrement longue ; leur bec a ses bords renflés et sinueux, et son arête rubanée. Ce sont des perroquets dont le cri est rauque et bruyant, le naturel gai et capricieux, et qui se plient à la longue à l'éducation qu’on leur donne lorsqu'ils sont pris jeunes. Alors ils apprennent à sifller et à répéter des phrases. Vieux, leur naturel est indocile, et leurs caprices les rendent redoutables et dangereux par les morsures qu’ils font avec leur bec.

Les cacatoës sont répandus aux Moluques , aux iles Philippines, sur toutes les terres de la Papouasie jusqu’à la Nouvelle-Hollande. Des huit espèces reconnues, Buffon en a décrit quatre (enl. 44,19, 265 et 498).

Le jing-wos (?), très commun à la Nouvelle-Guinée, a traversé le détroit de Torrès, et s’est avancé dans la Nouvelle-Galles du Sud jusque par les 56 degrés de latitude méridionale. Son plumage est blanc; sa huppe distique est jaune, mais les plumes antérieures sont blanches; les oreilles sont lavées de jaunâtre. Il est de la taille du cacatoës à huppe blanche. Le rasique() a un bec jaune, terminé en pointe presque droite. Son plumage neigeux est nuancé de jaune en dedans des ailes et sur la queue; les joues et le devant du cou sont teintés de rouge ; sa huppe est blanche et peu fournie. Le rosalbin (#) est remarquable par la belle nuance rose qui colore son

(") Cacatua, Briss.; cacatoës, Duméril; zakadoe, Lacép ; Kubhl; plyctolophus, Vieill.

(2) Ps. galeritus , Lath.; Shaw; White, p. 327; cacatua galerita, Vieill., Encycl., esp. 7.

(3) Psittacus nasutus, Temm., pl. 351; Ps. tenuirostris, Kuhl.

&) Ps. eos, Kuhl; Temm., pl. 81; cacatua rosea, Vieill., Gal., pl. 25.

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l’uble par Pourrat F. a Paris :

DES OISEAUX

plumage, les ailes et la queue exceptées, qui sont gris ! glacé. Ses rémiges sont, noires, et les rectrices sont terminées de brun sale.

Le Leadbeater.(!) est de la Nouvelie-Hollande, ainsi que les deux précédents. Sa taille égale à peine celle du petit cacatoës à huppe jaune. Son plumage est blanc, mais il est lavé de rose sur les joues, le cou, le front, la poitrine, les tectrices inférieures des ailes et le milieu du ventre. Les plumes de sa huppe sont roses à leur naissance, blanches à leur sommet, et marquées d’une tache jaune à leur milieu. Les rectrices sont d’un rose assez foncé à leur partie interne.

LES CALOPSITES ().

Tiennent des cacatoës par la huppe élégante qui part de l’occiput, laquelle se compose de plumes grêles et eflilées, et des aras par le nu du pourtour de l’œil ; les ailes, bien que longues et aiguës , n’atteignent au plus que le milieu de la queue : celle-ci est étroite et formée de douze rectrices pointues, roides, ayant les deux moyennes plus longues que les latérales, et imitant la queue des pezopores. Le bec, bien que petit, est taillé comme celui des calypthorhynques. La seule espèce de ce groupe vit à la Nouvelle-Galles du Sud : c’est le calopsilte élégant (3), long de dix pouces, ayant des formes élancées, la huppe jaune, le plumage brun olivâtre . une tache orangée en avant des yeux, et une bande blanche sur l’œil. La femelle a du châtain, puis le croupion et la queue sont rayés de gris.

Ve LES PSITTRICHAS ().

Possèdent une forme transitoire qui conduit aux eurhynques ou microglosses, et surtout aux aras. Le bec est très comprimé sur les côtés. Les narines sont percées dans une cirrhe sans poils. La face est dénudée , ainsi que le pourtour de l’œil et le menton. Les plumes de la tête sont roides, rigides, et faconnées en poils simples. Les ailes, amples et subarrondies, n’atteignent que le milieu de la queue :

() Plyctolophus Leadbeaterii, Vig., Proceed., 1, 61.

() Calopsitta, Less., Iust. de zool., pl. 49.

(6) Psittacus Novæ-Hollandieæ , Lath.; Less. 1llust. de Z0ol., pl. 49 et 50.

(9) Psittrichas, Less., Illust, de zool., pl. 1.

celle-ci est moyenne et arrondie; les pennes des ailes et de la queue sont d’une extrême rigidité. Les plumes de leur livrée sont en général sèches et cassantes. Quant aux mœurs de la seule espèce qui compose cette tribu, elles sont inconnues. Il en est de même de sa patrie. On suppose seulement que cet oiseau provient de la Nouvelle-Guinée. Le psittrichas de Pesquet (1) est long de vingt à vingt-un pouces. Il est remarquable par la teinte violâtre de la peau nue de la face, le noir intense de son plumage sur le corps, relevé par le rouge cramoisi du milieu des ailes, des parties inférieures et du croupion. Le devant du cou jusqu’au ventre est recouvert de sortes d’écailles noires, cerclées de châtain.|

LES EURHYNQUES.

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