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général dont nous présentons ici le tableau en donnera une idée convenable. Toutes les dénominations nouvelles qui vont suivre ont donc pour but de séparer les espèces de manière à rendre leur étude facile.
Les perroquets vivent assez généralement dans la zone équatoriale qui ceint le globe. Cependant les découvertes des voyageurs ont fait connoître que ces oiseaux ne dédaignoient pas d’habiter les zones extra-tropicales par des latitudes assez refroidies , et c’est ainsi qu’au nord de l’Amérique on les a vus *’ passer les Etats-Unis, et qu’au sud nr -- ses de belles espèces au Chi" mc en.
Pérr n n Lun, AU Paraguay, et jusqu’à
seu. L'Australie, dont les terres antarctiques sont si riches en oiseaux de ce genre, compte les belles espèces de la Nouvelle-Galles du Sud, de la terre de Diémen, de la Nouvelle-Zélande, des iles Maquarie, etc. ; et les îles océaniennes de l’ouest à l’est en possèdent aussi de remarquables et de particulières.
A peu d’exceptions près, tous les perroquets ont reçu de la nature de riches couleurs, par plaques crues, il est vrai. Ils aiment vivre en troupes criardes, qui se nourrissent, dans les forêts, de fruits, de bourgeons, d'écorces, et même d’exsudations miellées et de tubercules féculents. Ils grimpent aisément en s’aidant de leur bec pour s’acerocher, et ils nichent dans les creux des arbres. Leur vol est peu étendu ce qui en fait des oiseaux assez sédentaires. Nous proposons donc les subdivisions suivantes comme l'expression de l’état actuel de nos connoissances ornithologiques sur ces oiseaux.
LES CALYPTHORYNQUES, OÙ BANKSIENS (1). hat
Sont exclusivement de la Nouvelle-Hollande, et leur découverte date des voyages de Cook, mais surtout de la colonisation des Anglois à la Nouvelle- Galles du Sud. Ils sont reconnoissables à leur gros bec, élevé, dilaté à la mandibule inférieure. Leurs ailes sont longues et pointues ; leur queue est ample et dilatée à la base, composée de rectrices égales ; les plumes sont larges et läches. Leur plumage est noir, relevé seulement de jaune ou de rouge. On ne les trouve qu’à la Nouvelle-Galles du Sud. Les auteurs les plus récents reconnoissent quatre espèces,
() Banksianus, Less., Orn., p.179; calypthorhynchus, Vig. et Horsf., Trans., XV, 269; kakadoë, Kuhl; plyctolophus, Vieill,; cacatua, Vieill.
qui sont : 4° La buse (1), ayant vingt-deux à vingtquaire pouces de longueur, et un plumage noir olivâtre, avec une tache jaune sur les oreillès, et une barre de même couleur, piquetée de noir sous la queue. 2° Le Baudin (?), plus petit d’un tiers que l'espèce précédente, à plumage d’un noir terne, peu où point huppé, à bords des plumes des parties inférieures d’un blanc sale ou terreux. 5° Le Banksien (3), long de vingt-deux à vingt-quatre pouces, à plumage noir foncé, à reflets luisants sur le Corps, à huppe fournie, à barre rouge sous la queue. 4° Le
“inch (?), long de dix-sept à dix-huit pouces, à Ten... 7? —* sombre, nuancé d’olivätre, à plumage d’un bru . -* barre rouge vertête peu huppée, ayant aussi uu miculée de noir sous la queue.
Les perroquets de ce groupe vivent, dans les forêts d’eucalyptus et d'éphedras, des fruits semiligneux de ces arbres, et des écorces fongueuses qui les recouvrent. Leur vol est lourd et bruyant, et leur cri rauque et sauvage. Ils ne paroissent pas être suscepübles de se plier à la domesticité, et par suite d'apprendre à parler,
II
LES CALLOCÉPHALES ().
Sont le lien intermédiaire qui unit les callypthorhynques aux cacatoës. Comme les premiers, on ne ‘les trouve qu’à la Nouvelle-Hollande. Leur bec est robuste, il est moins élevé que celui de la première tribu, et de plus il est dilaté sur les côtés et bombé sur l’arête. La mandibule inférieure est courte, peu épaisse, et fortement échancrée. Le corps est court et ramassé; les ailes sont presque aussi longues que la queue : celle-ci est médiocre, égale, légèrement échancrée. Les tarses sont fort gros et réticulés; la tête est surmontée d’une huppe dressée, composée de plumes rigides, à barbes unilatérales et criniformes. La seule espèce de ce groupe est le cacatoës à cimier (6), qui habite l’île King dans le détroit de Bass. Le mâle a le plumage gris bleuâtre, plus ou moins foncé, et chaque plume est frangée de plus clair; la tête et la huppe sont d’un beau rouge de minium. La femelle a sa huppe brun bleuâtre, avec des reflets roussâtres. Une nuance verte domine sur
(5 Psittacus funereus, Lath.; Shaw, Misc., pl. 486.
E) Ps. Baudini, Lear, Monog., pr. 6,
G) Ps. Banksii, Lath.; Shaw, Misc., pl. 50.
(4) Ps. Temminckrii, Kubl; Consp. psitt.
(5) Callocephalon, Less., Voy. de la Thétis , page 311.
(6) Callocephalon australe, Less., Zool., Thétis, pl. 47 et 48; psittacus galeatus, Lath.; cacatua galeatea, Vieill., Encyel., p. 4414 ; calypthorhynchus galeatus, Vig. et Horsf., Trans., XV, 274.
HISTOIRE NATURELLE
les plumes du croupion. Les petites couvertures des ailes sont arrondies, et portent sur un fond brun un ovale jaune clair formé de deux croissants. A cela près , elle ressemble au mâle.
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