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LES COUROUCOUS

Dont Buffon n’a connu que quatre espèces réelles, se sont considérablement accrues dans ces dernières années , el sont remarquables pour la plupart par la richesse de leurs parures. Les couroucous, ainsi nommés au Brésil par analogie avec leur eri qui articule lentement les syllabes cou-roucou, en «ccentuant la dernière , se ressemblent tous par une grande analogie de formes, et leur genre est des plus naturels. Leur bec court, plus large que haut, est trigone et fendu jusque sous les yeux. Son arête est renflée , crochue à la pointe, et les bords en sont lisses ou dentelés ; des faisceaux de soies garnissent sa base. Leurs jambes, courtes et très grêles, sont emplumées jusque près des doigts. Leursailes, minces el subaiguës , dépassent à peine le croupion. Leur queue est allongée et carrée, ou fortement étagée. Parfois les couvertures alaires et caudales prennent un développement excessif et simulent des parures. Leur cou est gros et court, surmontant un corps massif; ce qui, joint à leur queue, à leur gros bec et à leurs petites jambes, leur donne un air disgracieux. Les plus vives couleurs teignent leur plumage et affectent souvent le brillant des gemmes, etleursreflets métallisés sont analogues à ceux répandus sur les livrées des colibris et des jacamars. La nature de leurs plumes est mollette et soyeuse , et a la plus grande analogie avec celle des plumes des chouettes et des engoulevents. Ce sont des oiseaux solitaires, qui se tiennent dans les lieux les plus isolés, blottis pendant le jour sur les grosses branches des arbres, où ilest difficile de les apercevoir. Leur torpeur est telle, quand ils sont dans cette position, qu’il est facile de s'en emparer sans qu'ils essaient de fuir. D’Azara rapporte que , choisissant la hauteur moyenne des arbres, sans descendre sur les branches basses ou à terre, les couroucous guettent silencieusement les insectes qui voltigent à l’entour d’eux. L'époque de l'amour tire les oiseaux de ce groupe de cetie torpeur, car elle se renouvelle plusieurs fois, et le mâle et la femelle, appariés, font assez négligemment leur nid dans les trous vermoulus des vieux arbres, et cette dernière y dépose trois à quatre œufs. Les petits éclosent nus, et le duvet épais qui les recouvre plus tard w’apparoit qu’au bout de quelques jours. La peau des couroucous à la mollesse de celle des engoulevents etse déchire avec la même facilité. C’est un épiderme d’une extrême ténuité, recouvrant en abondance une graisse à demi-fluide, qui rend leur chair très délicate. Leurs plumes abondantes et très fournies en duvet leur prêtent un volume auquel est loin de

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