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PA, TOUR

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DES OISEAUX

réponare la masse de leur oorps : elles n’ont de reflets qu'au sommet ; mais ces reflets, si éclatants et si riches, se décolorent aisément sous l’influence de la lumière.

Les couroucous sont des oiseaux essentiellement intertropicaux, et par leur organisation ils sont soumis aux lois de la zone, dont le soleil ne franchit jamais les limites ; aussi les rencontre-t-on aussi bien en Amérique qu’en Afrique et en Asie. Buffon p’avoit connu que des couroucous américains, aussi s'étoit-il servi de leur absence en Asie et en Afrique pour en tirer des conclusions erronées relativement à la distribution des animaux dans l’ancien et le nouveau continent. Mais Buffon a émis une loi juste et vraie qu’il a méconnue plus tard, parce qu’il ne s’étoit pas rendu compte d’une création spéciale et identique entre les deux tropiques ; et cette erreurest journellement partagée par une foule de naturalistes, dont les idées en géographie sont plus que confuses. On distingue encore les couroucous américains, dont les mandibules sont dentelées à leurs bords, des couroucous africains et asiatiques, qui ont ces mêmes mandibules entières.

: Nous mentionnerons d’abord les couroucous américains , parce que les espèces les plus anciennement connues proviennent de ce qu’on est encore dans l’usage d’appeler le nouveau continent (1).

4° Le rosalba (?) se trouve à la Guyane, surtout au Para, au Brésil et dans l’ile de la Trinité. Le mâle a le front et la gorge noirs, la tête et le cou vert doré, les ailes grises, vermiculées de noir et marquées au milieu par une tache blanche quadrilatère. La poitrine est traversée par une écharpe neigeuse, et le ventre est d’un rouge rosé. La queue, blanche en dessous, est barrée de noir, et les rémiges de cette dernière couleur sont bordées de blanc. La femelle a le plumage roux olivâtre sur le corps, et le bec est à demi brun et de couleur de corne. 2° Le mexicain (), dont M. Swainson se borne à décrire la femelle, a son plumage brun ferrugineux, le thorax et le ventre rouges, les rectrices moyennes de couleur ferrugineuse, tandis que les latérales sont noires : les trois plus externes sont lisérées de blanc. Cet oiseau se trouve à Témiscaltipec. 5° L’oranga (4)

(:) Buffon a décrit les espèces suivantes :

1° Le rocou, trogon curucui, Gm., enl. 452 et 737. ” 2 Le C. à ventre jaune, T. viridis et strigilatus,Gm., en]. 765 et 195. ;

30 L’aurora, T. rufus, Gm., en]. 736.

4 Le caleçon rouge, T. rhodogaster, de Saint-Domingue.

(2) T. collaris, Vieill., Nouv. Dict. d'hist. nat, t. VIIT, p. 220 ; T. variegatus, Spix, pl. 37; Levaill., Cour.,

@) T. mexicanus , Sw., Phil. mag,, n. 91.

&) T, atricollis, Vieill., Gal., pl. 31 ; Levaill., pl. 7, 8et15;T, sulfuraceus, Spix, pl, 38, fig. 1 et 2.

est répandu au Brésil, à la Guyane, et aussi, dit-on : dans l’île de la Trinité. Le mâle adulte a le front noir, le plumage vert, glacé d’or, et le ventre jaune. La queue est rayée de noir sur un fond blanc, et est terminée par un large espace blanc. Son bec est plombé. Le jeune âge est brun et a le ventre blanchâtre. Une variété a le vert doré brillant remplacé par du bleu indigo doré. La femelle est olive roussâtre. 4° Le couroucou à ventre blanc (1), dont il existe une dépouille au Muséum de Paris, à son plumage noir, varié de reflets bleus et verts en dessus, le ventre d’un blanc pur. Les rectrices sont noires, mais les deux externes sont terminées de blanc. 5° Le temnure (?), qui vit à la Havane, est remarquable par les découpures en croissant que présentent les rectrices. Ce bel oiseau a le demi-bec supérieur noir, et l’inférieur rouge de corail. La tête et le manteau sont d’un vert bleu doré, mais foncé en vert sur le dos, et en bleu sur la tête. Les ailes sont variées de noir et de bariolages blancs. Le devant du corps est d’un gris ardoisé et le ventre est rouge. La queue est bleue , et les rectrices latérales sont blanches 6° Le pavonin (5) est cet admirable oiseau qui est venu enrichir nos musées d’une espèce somptueuse découverte dans l’intérieur du Brésil. Son bec est de couleur de corne, et tout son plumage et d’un vert émeraude chatoyant en or. Les ailes sont brun pourpré, et recouvertes sans être débordées par les plumes des couvertures, qui sont frangées et glacées d’or. Il en est de même de celles du croupion qui s'avancent sur la queue, qui est noire et blanche, et assez courte. Deux d’entre ces couvertures sont étroites et dépassent la queue des deux tiers seulement. M. Gould en distingue : 7° Le couroucou resplendissant(f), autre admirable oiseau, dont la tête est surmontée d’une huppe comprimée comme celle des touracos ou du coq de roche. Son corps est en entier d’un vert glacé d’or, à reflets pourprés, le ventre excepté, qui est vermillon. Les grandes couvertures des ailes s’allongent et retombent en se recourbant bien au-delà du rebord des ailes, et les couvertures de la queue se projettent en quatre rubans flottants et légers, d’un riche vert pourpré, dont deux atteignent jusqu’à trente pouces. M. Gould ajoute que la femelle, ou le jeune âge, a la tête, la gorge et la poitrine d’un vert obseur, le dos vert, le ventre brun cendré, la région anale rouge, une huppe, les rectrices alaires plus courtes, et les trois rectrices externes blanches, rayées de noir.

(:) T. albiventer, Guv.; Levaill., pl. 5.

(2) T, temnurus, Temm., pl. 326.

(3) T. pavoninus, Spix, pl. 35; Temm., pl. 372; Bull., XXVI, 289.

(4) T, resplendens , Proc,, V, 29; trogon pavonicus, Wils., Hlust., pl, VE; Less., Ornith., p. 120 (pl. 9, fig. 1 et 2).

Ce couroucou habite le Mexique, dans les provinces du Sud. Vénéré par les naturels, dont les femmes se décoroient de ses dépouilles, il fournit encore aujourd’hui des parures aux dames créoles. Le pavonin et le resplendissant forment-ils deux espèces ? Ce doute n’est pas encore résolu. Nous possédons à Rochefort un individu de ce resplendissant , qui s’éloigne beaucoup du pavonin de la planche de M.Temminck, tout en étant identique avec la figure publiée par M. Wilson et la description de M. Gould. 8° L'ambiqu (1) a beaucoup de rapports avec l'espèce suivante. Il vit au Mexique, sur les rivages de la partie septentrionale. Cet oiseau a la tête et la gorge noirs, la poitrine, l’occiput, le dos et les rectrices de la queue vert doré; les ailes brun noir, cendrées dans leur milieu avec des lignes flexueuses et délicates. Les deux rectrices moyennes et les deux plus externes à leurs bords externes sont d’un vert cuivré et noires à leur sommet, les autres sont noires à leur naissance et blanches à leur terminaison, avec de nombreuses taches noires dans le blanc. 9° L'élégun (2), qui a été découvert aux environs de Guatimala, au Mexique, a le vertex, les joues et la gorge noirs ; l’occiput, le dos et le thorax d’un vert doré métallique, séparés sur la poitrine par une écharpe blanche. Le ventre est d’un rouge de cinabre , et les scapulaires, de même que les couvertures alaires, sont blanches, mais couvertes de lignes flexueuses brun noir. Le bord externe est relevé par une ligne longitudinale neigeuse. La femelle est brune grisâtre, avec un étroit collier blanc, et le ventre d’un rouge plus pâle que celui du mäle. Le bec est d’un orangé foncé. 40° Le citrin (?) est peut-être du Mexique, mais on ignore au juste de quelle contrée il provient D'un vert bleu doré sur le corps, il a le ventre d’un jaune citron prenant une teinte orangée. Les ailes sont brun noir et les rémiges ont leur bord externe frangé de blanc. Les deux rectrices moyennes sont noires, puis terminées de blanc. La femelle est cendrée , et a les six rectrices intérieures brun noir; le reste comme chez le mäle. Le bec est bleuâtre corné (4).

Le territoire du cap de Bonne-Espérance n’a offert qu'un couroucou bien distinct. Le narina (5), découvert par Levaillant dans le pays des Caffres, a le plumage vert doré, le ventre rose, le milieu des ailes vermiculé de traits fins, les rémiges noires, frangées de blanc neigeux. La femelle a du gris roux

(9 T. ambiguus , Gould, Proceed., V, 30.

(>) T. elegans, Gould, Proc., IV, 26.

@) T. citreolus, Gould, Proceed., V, 30.

(4) Spix a figuré le trogon aurantius , et le T. variegatus, pl. 38, A, l'un et l’autre du Brésil, qui nous sont inconnus.

(5) T. narina, Levaill, Cour., pl, 10 et 11, et Ois, d'Afriq., pl. 228 et 229.

HISTOIRE NATURELLE

sur le devant du cou et du bleuâtre sur le ventre. Le narina, dont le nom signifie fleur en hottentot, au dire de Levaillant, niche dans les trous d’arbres. La femelle pond quatre œufs presque ronds, d’un blanc rosé.

L’Asie a des couroucous répandus sur le continent indien, et dans la plupart des grandes îles qui forment l’archipel de l'Est.

4° L’érythrocéphale (1) a été découvert à Rangoon, dans le Thibet. Le mâle a la tête et la gorge d’un rouge de sang brunâtre : cette dernière partie est ercadrée d’un liséré blanc étroit. La poitrine et le ventre sont rouges; le dos et les tectrices de la queue sont d’un marron jaunâtre; les scapulaires et les tectrices des ailes sont rayées de lignes flexueuses noires et blanches. La femelle a la tête et la gorge d'un brun terreux, mais le collier est plus large que celui du mäle ; les scapulaires sont rayées de noir et de brun; le bec est brun. 2° Le Malabar (?) vit sur les rivages de la région de l’Inde dont il porte le nom ; il a les parties supérieures du corps brun fuligineux, et un large collier blanc sur le thorax. Le ventre est écarlate, le dos d’un brun terreux, et les grandes couvertures sont guillochées de noir et de blanc. La femelle, d’un brun sale, a le ventre jaune. Le bec est noir. 5° Le géant, ou le Temminck (?), provient des Moluques, à ce que l’on suppose, ou de Java , au dire de Levaillant ; c’est la plus grande espèce du genre, car elle mesure dix-sept à dix-huit pouces de longueur totale. Son plumage est d’un vert jaunâtre brillant en dessus, tandis que la poitrine et le dessous du corps sont blancs. Le bec est jaune et les pieds sont bruns. 4° Le kondéa (4) se trouve à Ceylan et dans l’île de Sumatra. Forster dit que les Chingalois le nomment rantwan kondea , et sir Raîlles le décrit en ces termes : « Le buroug kasumba a le bec fortement entaillé près de la pointe. Cette superbe espèce a environ dix pouces de long, et paroit varier un peu de couleur suivant l’âge et le sexe. Dans les plus grandes espèces, les couleurs sont moins brillantes.

» Le dos est brun jaunûtre; les parties inférieures jaunâtres, mêlées de rouge. La tête et le cou sont couverts de plumes filiformes, en partie noires et en partie grises : une bande blanche les sépare de la poitrine. Les couvertures des ailes sont noires, avec des rayures blanches, qui deviennent plus larges et grisâtres sur les plus larges couvertures. Les rémiges sont noires, avec une étroite bordure blanchesur quelques plumes. Les deux plumes caudales supérieures sont fauves, terminées de noir, celles d’ensuite noi-

(r) Trogon erythrocephalus, Gould, Proceed., IV, 25.

(2) T.malabaricus, Gould, Proceed., V. 26.

G)T. gigas, Temm.; Levaill., Cour., pl. 12.

(4) T. fasciatus, Temm., pl. 321; T. kasumba, sir Raffles, Cat,; Linn., Trans., XIIT, 282,

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res, quelquefois terminées par du fauve, et les inférieures blanches en partie. Le bec est bleu foncé, approchant du noir, court, large à sa base, avec une arête arquée et proéminente au-dessus, fortement échancrée à la pointe. La mandibule inférieure est courbée aux bords, relevée à la pointe et entaillée. Les narines sont ovales, placées près de la base du bec, et en partie couvertes par les plumes; au-dessous de chaque est un faisceau de fortes soies noires : il y a un autre fascicule de chaque côté de la mandibule inférieure, et un seul sur le menton. Les tarses sont courts et couverts de plumes noirâtres, terminées de blanc rougeûtre, qui sont placées de manière à former un anneau ou cercle au-dessus des doigts. Les pieds sont faits pour grimper. Dans les jeunes et dans les individus plus petits les couleurs sont beaucoup plus brillantes; la tête est noir de velours ; le cou, la poitrine, l’abdomen, le croupion, sont rouge brillant, et le dos est ferrugineux. Toutes les couvertures des ailes sont délicatement striées de blanc. L’arrangement des couleurs de la queue est le même que celui décrit ci-dessus. Le bec est déprimé. Dans les jeunes et dans les vieux il se trouve un espace nu, de la même couleur bleue que le bec, derrière la mandibule inférieure, et un autre audessus des yeux. Les iris sont brun rougeâtre. La peau est mince, et les plumes y sont foiblement implantées et peuvent facilement s’en arracher. Il n’est donc pas aisé d’en préparer de bonnes peaux. »

; Le couroucou Duvaucel (1), aussi de Sumatra, et que M. Temminck a d’abord décrit comme espèce distincte, et que, dans ses généralités, il ne regarde plus que comme une variété du kondéa, a en effet le port, les formes et jusqu’à ja coloration de ce dernier. Cependant le Duvaucel à le noir du cou qui dépasse peu le gosier, et ce noir n’est pas encadré de blanc, et n’a pas sur les oreilles jusqu’à la nuque la bande rouge que présente le kondéa. Les manchettes de ses pieds sont aussi de teinte plus claire. A cela près, même identité. 5° Le roussard (?) vit aux îles Philippines. 11 à le sinciput brun foncé, nuancé d’olivâtre, avec le menton et la gorge noirs, la nuque, le dos et les scapulaires d’une couleur de feuille morte. Le croupion est légèrement orangé ; toutes les parties inférieures sont nuancées de buflle, et les couvertures des ailes sont rayées de lignes noires et rousses alternatives. 6° Le Reinwardt (3) habite Java. Il à le bec rouge, la tête, le cou, le thorax cendré olivâtre. Le corps est vert foncé, à reflets en dessus. Une écharpe vert olive traverse la poitrine. Le gosier et les parties inférieures sont jaune d’or ; les épaules sont bleues, les couvertures

{) Trogon Duvaucelii, Temm., pl. 291.

() T. ardens , Temm., pl. col., 404.

E) T, Reinwardtii, Temm., pl 124.

vertes, linéolées de brun, de vert et de jaune; les rectrices sont vertes, terminées de blanc. 7° Le montagnard (1), ou oreskios, des îles de Java et de Sumatra, a le sommet de la tête olivâtre, les parties supérieures du corps marron, le devant du cou et les parties inférieures orangé, les couvertures des ailes noires, finement rayées de blanc. Les deux rectrices moyennes sont marron, et les latérales noires et blanches. 8° Le couroucou cannelle (?) se rencontre dans l’ile de Ceylan. Il a la tête et le cou d’un vert obscur, le dessus du corps d’un rouge vif, et le dessous d’un rose foncé. Les six rectrices intermédiaires sont de couleur rousse. 9° Le diard (3) habite à Ja fois et l’ile de Sumatra et celle de Bornéo, eta de grands rapports avec le kondéa. Le diard, plus grand que ce dernier, muni d’un bec plus fort et plus bombé, n’a point de collier blanc au dessous du noir du thorax. La bande occipitale est rose, et le rouge des parties inférieures tire davantage au carmin. Le bec est bleu.

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