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zones. Les plumes du cou sont minces, étroites et pointues ; les ailes sont brunes, teintées de roussàtre. Cet ani est assez commun dans les arbres qui environnent Lima, du côté de Callao.

M. Swainson (Birds of Mexico) a décrit un ani que nous serions tenté de confondre avec l'espèce précédente. C'est l’ani à bec sillonné (1) ; mais cependant cet auteur, dans la courte phrase spécilique qu’il donne, dit: Bec corné, ayant les côtés marqués de sillons transverses. Or, cette disposition des sillons n'est pas analogue à celle qu’on remarque sur le bec de l’ani de Las-Casas, où ces sillons sont longitudinaux, en décrivant comme l’arête une courbure, dont la concavité regarde le bord de la mandibule. Il ajoute : Plumage noir, nuancé de vert et de violet, et taille du petit ani. Cette espèce habiteroit Table- Land et Témisealtipec, au Mexique.

LES MALCOHAS ©).

Sont des oiseaux des Indes, formant une tribu assez nettement circonserite, et qui réunit aujourd'hui un assez grand nombre d'espèces.

Forster est le premier auteur qui ait décrit un coucou de l’île de Ceylan sous son nom chingalois malcoha, et Levaillant distingua (p.88, t. V) les deux espèces qu'il a figurées dans ses Oiseaux d’Afrique, des vrais coucous , en établissant le genre maleoha, que M Vieillot remplaca en latin par celui de phænicophaus, qui signilie rouge de feu à la vue; mais comme plusieurs espèces n’ont point de rouge dans leur coloration, nous lui préférons celui de melias, nympbhe des arbres, qu'a proposé M. Gloger.

Le bec des malcohas est recourbé, convexe, à pointes assez vives, à bords lisses, et légèrement comprimé sur les côtés. Sa commissure est ample et fendue jusque sous les yeux. La mandibule inférieure est comprimée, pliée à l'extrémité, et à bords lisses et membraneux. Les narines sont percées en fissure, formant un demi-cercle sur le côté de la maudibule supérieure et sur le rebord des plumes du front. Le tour des yeux est dénudé. Les tarses sont courts, presque de la longueur du doigt du milieu . garni de scutelles larges et minces. Les jambes sont garnies de plumes tibiales allongées, recouvrant le haut du tarse. Le pouce est très petit, court: le doigt versatile ou externe qui l'accompagne est mince et un peu plus long que l’interne, qui est antérieur : le médian est le plus long : tous sont garnis de squamelles, et leurs ongles sont recourbés, peu robustes,

(9 C. sulcirostris, Sw.. ne 90.

) Levaill.; Cuv.; phænicophaus, Vieill.; melias, Gloger ; cuculus , L. et auct.

HISTOIRE NATURELLE

comprimés et très acérés. Les ailes sont courtes, épaisses, et dépassent à peine le eroupion ; elles se composent de dix pennes : la première est très courte; la deuxième plus longue, la troisième plus allongée, enfin la quatrième est un peu moins longue que la cinquième , qui avec la sixième est la plus longue de toutes ; la septième est de la dimension de la quatrième. L’aile se trouve done être très concave en dedans et un peu roulée sur son bord. Son vol par suite doit être lourd. La queue est toujours très longue, composée de rectrices très étagées ; au nombre de dix , toutes larges et arrondies à l'extrémité : ces pennes jouissent d'une certaine rigidité. Les plumes de la tête sont parfois étroites, lancéolées , un peu rigides : toutes celles du corps sont douces , à barbes lâches et métallisées.

Les malcohas, dont les habitudes sont ignorées, se nourrissent de fruits, au dire de Forster. Buffon n’a connu aucun de ces oiseaux.

1° Le malcohas à tète rouge (1) que Forster a décrit sans le séparer des coucous, habite l’île de Ceylan et le Bengale. Il a le sommet de la tête et les parties dénudées des joues d’un rouge de feu; encadré d’un liséré blanc. L'occiput et le dessus du cou, le dos, les ailes et la queue sont d’un noir nuancé d’un peu de vert. Les rectrices sont terminées de blane, la poitrine et le ventre sont blancs, les tarses sont bleuâtres. Il a quinze pouces de longueur totale. > Le rouverdin (?) habite le Bengale, d'où l’a rapporté le voyageur Macé, et le Java, où l'auroit rencontré M. Diard. Cet oiseau a le tour des yeux rouge, la gorge et le ventre d'un roux foncé, la tête d’un gris teint de rose , le dessus du corps vert doré, les ailes et les rectrices moyennes bleu d’acier. Les rectrices latérales sont rousses. 5° Le malcoha à bec peint (), des iles Célèbes, n’a presque pas de nu autour des yeux, et ses narines sont ovales et percées très bas. Son bec est varié de jaune, de rouge, de noir, et même de blanc au crochet. Le dessus de la tête est cendré bleuâtre : ses parties supérieures sont d'un marron vif; le ventre est noir mat, les ailes et la queue sont d’un noir violet intense. 4° Le malcoha à sourcil rouge ({) a été rapporté des iles Philippines par M. Dussumier. Il a le bec blanc, parfois taché de noir, le nu du pourtour des yeux jaune, les plumes de la tête étroites et d’un rouge de feu, le plumage noir, à reflets violetsen dessus, blanc sale en

(1) Cuculus pyrrocephalus , Forst., Zool., Ind., no 6; phænicophaus leucogaster, Dum., Dict. Se. nat; P. pyrrhocephalus, Vieill., Gal, pl. 37 ; Levaill., Af., pl: 224 ; red headed cuckow , Lath., esp. 6.

2) Cuculus curvirostris, Shaw.; Ph. viridis, Vieill., Encycl.; le rouverdin , Levaill., Af., pl. 225 ; melias viridis , Less. Ornith., p. 131. <

@) Ph. calyorhynchus, Temm., pl. 349.

&) Ph. superciliosus , Cuv., Gal. de Paris.

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DES OISEAUX

dessous. La queue est terminée de blanc et les tarses sont gris. 5° Le malcoha sombre (1) a été découvert au Pégou par M. Bélanger. Il a deux pieds de longueur totale, et dans ses dimensions la queue entre pour quinze pouces. Son bec est vert, et les mandibules paroissent brunes en dessous de la lame cornée qui recouvre les mandibules. Les plumes de la tête et du cou sont d’un brun ardoisé; celles du dessous du corps, à partir de la gorge, sont gris ardoisé clair, puis foncé en brun. Les ailes, brunes en dedans, sont en dehors d’un brun vert métallisé. Les rectrices sont d’un vert noir métallisé, excepté leur extrémité, qui est d’un blanc pur ; les tarses sont noirâtres. 6° Le malcoha de Diard (?) a été découvert à Java par le voyageur dont il porte le nom. Il a la plus grande analogie de coloration avec le précédent, mais sa taille est de moitié moindre ; son bec est de couleur jaunâtre claire. La gorge est gris blanc, et son plumage est d’un vert brun foncé en dessus, et d’un gris brun ardoisé en dessous. Sa queue, de moyenne longueur, est étagée, brune dans son entier, et terminée de blanc. 7° Le bubutkembang (?) des Javanois a seize pouces et demi (anglois) de longueur. Son plumage est noir, tirant au vert blanchâtre. Les joues, la gorge, le cou, la région anale et les plumes tibiales sont marron ferrugineux. Les rectrices sont terminées de blanc. 8° Le kadallan ou sintok () des Javanois s'éloigne un peu des autres malcohas par ses narines basales et allongées, percées à la base d’un sillon qui va jusqu’au milieu du bec à peu près. Son corps est long de sept pouces et sa queue de orze ( mesures angloises). Le dessus du corps est d’un vert cuivré brillant, et le dessous , de même que le bout de la queue , est ferrugineux. Le demi-bec supérieur est jaunâtre, l’inférieur est noir.

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