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LES COUROIS, OU VOROUDRIOUS

Établissent le passage des malcohas aux coucous étrangers. Ils sont de Madagascar , et on n’en connoît que deux espèces, qui sont :

(°) Melias tristis, Less, Zool. de Bélanger, p. 231. (2) M. Diardi, Less., Ornith., p. 132.

(} Ph. javanicus , Borsf., Trans. soc. linn., XIII, 178. (4) Ph. melanognathus, ibid.

(5) Leptosonnus, Vieill,

LE VOUROUDRIO COURCL.

Leptosomus viridis (1).

Cet oiseau a environ quinze pouces de longueur totale. Son bec est noir et ses pieds de couleur carnée ; une calotte brune avec des reflets bronzés couvre l’occiput; un trait noir va de la commissure de la bouche et se rend à l’œil; les joues, la gorge, le cou en entier jusqu’au haut de la poitrine , sont d’un gris ardoisé tendre; la poitrine, le ventre et les couvertures inférieures sont d’un blanc plus ou moins mêlé de gris clair; le dos est d’un vert glauque teinté de cuivre de Rosette qui s'étend sur les moyennes rémiges ; les grandes sont d’un noir à reflets verdâtres.

Le vouroudriou à été regardé à tort par plusieurs auteurs comme l'individu mâle de l’espèce suivante.

LE VOUROUDRIOU CROMB.

Lectosomus Crombus (2).

IL paroît que Buffon a pris par erreur cet oiseau pour l'individu femelle de l'espèce précédente, dont il n’a aucun des caractères propres, hormis ceux du genre. La taille du cromb, ainsi nommé par les Malgaches, est presque double : son corps est largement développé ; le bec est plus épais et plus long proportionnellement, les tarses plus courts, et la queue un peu moins longue; ses formes plus lourdes et plus massives ; son plumage est d’un roux assez vif sur l’occiput, et rayé sur la tête et sur le cou de brun disposé par raies fines et légères. Tout le dessus du corps est d’un brun roux tacheté de brun ; tout le dessous est d’un roux clair, varié de noirâtre , chaque plume étant terminée par un rebord noir. Les petites couvertures alaires sont brunes et œillées de rouge; les rémiges secondaires sont brunâtres et bordées de roux; les primaires sont d’un brun verdâtre lustré ; les rémiges sont égales et d’un brun roux uniforme.

Plusieurs beaux individus de cet oiseau setrouvent au Muséum et proviennent de Madagascar.

(*) Vieillot, Dictionn., t. XXXVI, p. 251: cuculus afer, Latham, Synops., esp. 34 : le grand coucou mâle de Madagascar, Buffon, enl. 5387; Levaill., Afriq., pl. 226.

() Leptosomus viridis, f@œm., Vieill.: cuculus afer, Lath., esp. 34, fœmina : la femelle du grand coucou de Madagascar, Buffon, pl. 588.

LES COUCALS OÙ TOULOUS ().

Sont des grands coucous des Indes orientales et d'Afrique, que Levaillant a distingués par le nom contracté de coucou et alouette, pour exprimer qu'ils ont, comme les oiseaux de ce dernier genre, un ongle très long au pouce. Illiger forgea le mot centropus, qui signifie pied aiguillonné, pour exprimer la même idée. Les coucals n’ont donc jusqu’à présent été rencontrés que dans les parties les plus chaudes de l’Asie, de l’Afrique et de la Malaisie. Ils présentent les géants du genre coucou, car plusieurs atteignent une très grande taille. On sait seulement qu’ils se nourrissent de sauterelles et autres insectes mous, que leur vol est court et saccadé , et qu'ils nichent dans les creux d'arbres (?).

4 Le coucal géant (3) a été découvert dans le nord de la Nouvelle-Hollande. Il a trente pouces de longueur totale. Son becet ses tarses sont noirâtres. Son plumage est bariolé sur un fond roussâtre. Chaque plume est flammée d’un trait blanchâtre bordé de noir. Les ailes et la queue sont barrées de brun, et les dernières ont du blanc sur le rebord. 2 Le négre (‘) est, ainsi que son nom l'indique, entièrement d’un noir profond. Il habite le pays des Caffres. La femelle est plus petite et a le ventre plus brun. 5° Le rufin (5) habite l’intérieur du cap de Bonne-Espérance , sur les bords du Groot vis Rüvier, où l’a découvert Levaillant. Son nom lui vient de ce que son plumage est entièrement roux, passant au roux brunâtre sur les parties supérieures, et au roux clair sur les inférieures. Les plumes sont 'striées , celles du dessus du corps d'une baguette blanche et de deux traits noirs, celles du cou d’une flammèche plus claire , bordée d’un trait plus foncé, 4° Le noirou (5), qui habite les bords de la rivière Noire, dans l'intérieur du cap de Pount-Espérauce, est noir brun, avec des reflets violàtres, mais les ailes sont nuancées de roux ferrugincux. Les baguettes des plumes sont très lustrées. 5° L’atralbin (7) ou coudouma des

() Centropus, Ilig.; polophylus, Leach ; corydonyx, Vieill.; cuculus, L. el Lath.

e) Baffon a connu: le coucal des Philippines ( cuculus philippensis, Cuv.); le tolu de Madagascar, enl. 295 (C. tolu, L.); le rufalbin, enl. 332 (C. Senegalensis, Gm.).

(3) Levaill., Afriq , pl. 223; cuculus gigas, Cuv.

(+) Levaill., tbid., pl. 222; C. œthiops, Cuv.

(5) Levaill., tbid., pl. 221 ; C.rufinus, Cuv.

(6) Levaill., Afriq., pl. 220. C. nigrorufus, Cuv. Corydonyæ bicolor, Vieill , Encyel., HE, 1355.

(7) Centropus ateralbus,Less Bull.,t. VIII,1143 Zool. de la Cogq., pl. 33. Mas ,t. 1, p. 122. Fronte nigro; collo et pectore niveis; dorso, abdomine, cauda , alisque nigro-cæruleis ; super alas speculo albo.

HISTOIRE NATURELLE

nègres de la Nouvelle-Frlande, est remarquable par les couleurs opposées de son plumage. Sa taille est celle de la pie de France. Le bec est noir, fort et robuste ; les tarses sont garnis de scutelles larges, plus élevées sur les doigts, et ceux-ci sont longs de dixhuit lignes; le bec a vingt lignes de long ; le corps a neuf pouces et la queue dix. L'iris est d’un rouge brunâtre. Toutes les plumes du corps, par une modification qui semble propre à plusieurs oiseaux des Indes orientales, et surtout aux coucals des îles polynésiennes, ont une certaine rigidité ; leurs barbes sont serrées et nombreuses sur la tige principale, qui est luisante, et sont finement ciliées en leur bord. Les ailes ne dépassent le croupion que d’un pouce au plus. La queue est fort longue et étagée. Cet oiseau est assez commun aux alentours du port Praslin. 6° Le menebeki (1) n'offre, à la première vue, que deux couleurs, le noir et le vert; mais lorsqu’on l’examine dans divers sens, on remarque que les nuances offrent des reflets verts changeants, passant au bleu d’ezur, principalement sur les ailes et les pennes de la queue. Les plumes de la tête sont longues, étroites, roides, effilées, susceptibles de former une huppe , celles du cou ont également la même disposition; un caractère qui les distingue plus particulièrement les unes et les autres, c’est que leur tige est fortement prononeée, qu’elle présente autant de lignes droites et noires qu'il y a de plumes. Les plumes des flancs sont longues, lâches, soyeuses, et recouvrent les tarses. Le tour des yeux est presque nu, et les plumes circonvoisines ne sont en quelque sorte que des espèces de soie. Ce coucal est un des plus grands que l’on connoisse. Sa queue, plus longue que la totalité du corps de l’oiseau , est étagée; les pennes qui la composent sont très élargies vers le bout ; les ailes s'étendent très peu au-delà de la naissance de la queue. La'première rémige esttrès courte, aplalie, transverse ; le bec est fort. Sa courbure est très prononcée. Il est de couleur jaune plombée. Les pattes sont fortes ; les doigts longs, armés d'ongles puissants; celui du doigt est un postérieur qui est droit et le plus long. Les tarses, ainsi que les doigts sont recouverts de larges plaques imbriquées, de couleur plombée. Il habite la Nouvelle - Guinée. 7° Le coucal violet (?) a été tué sur les bords du havre Carteret , à la Nouvelle-Irlande. C’est la plus grande espèce du genre, car sa longueur totale est de vingt-six pouces pour le corps et de quatorze pour la queue. Son plumage paroît être, au premier aspect, entièrement noir, et ce n’est qu’en l’examinant au jour qu’on voit qu’il est d’un violet rougeâtre avec

(") Centropus menbiki, Less., Zool. de La Coq. pl. 34. Man.,t.I, p.122.

(2) Centropus violaceus, Quoy et Gaim., Asé,, p. 229, pl. 19.

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