L'INDICATEUR A BEC BLANC
Se trouve au Sénégal et en Egypte. Sa taille est de sept pouces six lignes. Un cendré brun, couleur de terre, couvre les parties supérieures. La gorge est noire, plus ou moins encadrée par une bande blanchâtre, assez distinctement marquée vers le méat auditif. Tout le dessous du corps est d’un blanc grisâtre ; les seules plumes de l'abdomen portent des taches brunes longitudinales. Les ailes ont la couleur du dos, mais toutes les couvertures sont lisérées de blane pur. Du jaune vif forme sur le haut de l'aile une bande longitudinale. La queue est comme dans les deux autres indicateurs. Le bec est blanc, et les pieds sont bruns.
L'INDICATEUR FAUX PIQUEBOEUF (i).
Est brun olivâtre, avec le ventre blanchâtre; les ailes et le bas du dos tachetés de jaune: le bec est
court et épais. On ajoute à ce genre une dernière espèce, l'indicateur de Sparmann (i), qui est peu distincte.
(") Indicator Levaillantii, Temm. Levaill, Af., t. V, p.139. Indicator variegatus, Less., Ornith., p. 155. Leadb., Trans., XV, 85.
(2) Indicator albirostris, Temm., pl. 367.
G) Indicator buphagoides, Lead., Trans, XVI, 85. Bull., XXIV, 369.
(:) IT, Sparmannii, Shaw.
M. Temminck a fait connoître l’indicateur archipélagique(:), qu’il décrit ainsi :
« Quoique cet indicateur des contrées équatoriales du grand archipel asiatique nous offre au premier coup d'œil une ressemblance frappante avec l’espèce africaine donnée par Levaillant sous le nom de petit indicateur, on peut néanmoins, au moyen d’une comparaison plus précise, juger de leur dissemblance spécifique : l’apparence d'identité est telle, qu’à voir les deux oiseaux séparément, on serait induit à les prendre pour sujets d’une même espèce. Les dissemblances les plus marquées sont: 1° qu'avec des dimensions à peu près les mêmes, l’indicateur archipélagique a environ six pouces de plus, en longueur totale, que son congénère d’Afrique, et cette différence réside dans la longueur de la queue; 2° cette queue est composée de pennes latérales étagées : le petit indicateur a les pennes égales, hormis l’extérieure, qui est plus courte que les autres ; 5’ les ailes, dans l’ärchipélagique , couvrent seulement le tiers de la queue ; dans l’autre, elles la couvrent pour plus de moitié; 4 l’africain a le bec obtus, lar:e et un peu déprimé : la nouvelle espèce a le bec pointu, comprimé et un peu courbé ; 5° le duvet et la base des barbes sont d’un gris brun chez le premier, et d’un blanc pur chez le second. De légères difléren ces, de moindre valeur, existent dans les couleurs et les distributions des teintes du plumage.
» Cette nouvelle espèce a le plumage supérieur, les ailes et les pennes du milieu de la queue bruns, et chaque plume a une petite bordure verdâtre; le bord du pli de l’aile et une partie du poignet portent des plumes d’un beau jaune; la gorge est blanchâtre, la poitrine et les flancs gris ; le ventre et l’abdomen blanchâtres, marqués sur les’ plumes des flancs de longues mèches brunes. Les pennes latérales de la queue sont blanches , à bout brun. La penne, dans cette espèce, est épaisse et dure, absolument comme chez les autres. Sa longueur totale est de six pouces trois lignes.
» Cette espèce a été découverte par M. Diard, à la côte orientale de Bornéo, près de la factorerie hollandoise de Pontianak. »
LES BARBACOUS ()
Sont des oiseaux intermédiaires aux coucous et aux barbus. Ils ont des premiers un bec comprimé sur les côtés, lisse sur les bords des mandibules; et des seconds d’épaisses soies qui en garnissent la base. Le tour des yeux est nu. Tous les barbacous
() Indicator archipelagieus , Temm., pl. 542, fig. 1. (2) Monasa , Vieill. Cuculus , L. Bucco, Lath. Lypornix, Wagl, (de tristicia et avis).
HISTOIRE NATURELLE
sont de l'Amérique méridionale, et leurs habitudes sont nocturnes et leurs mœurs sont indolentes. {ls vivent d'insectes, et nichent dans les trous des arbres. Les femelles pondent assez communément quatre œufs.
Les deux espèces types ont été décrites par Buffon sous les noms de coucou noir (1) de Cayenne {enlum. 512), et de petit coucou noir {?) de Cayenne (enlum. 505). |
Les autres barbacous sont nouveaux. 4° Le rufalbin (3) vit dans les provinces de l’intérieur du Brésil, Il a le bec fort, garni de longues soies roides. Sa queue est étagée, et les ailes ne dépassent pas le croupion. Son plumage est d’un roux brun plus vif sur la gorge. Le lorum et le milieu du ventre sont blancs ; les rémiges sont noires et les flancs d’un roux cendré, Sa taille est de cinq pouces. 2° Le brun ({)a le plum ge brun foncé avec les sommets des pennes jaunes; une tache blanche au cou et une bandelette noire sur la poitrine. Sa taille est de neuf pouces. 3° L’unt -olore 5) habite aux alentours de Rio de Janeiro. Son plumage est entièrement noir. 4° Le barbacou à face blanche (5) est très commun au Brésil. Son plumage est uniformément brun ardoisé, mais le devant dela tête est blanc. 5° Le barbacou à collier (°) est assez commun au Brésil, à la Guyane, soit à Surinam , soit à Cayenne. Son plumage est brun sale, strié de ferrugineux sur la baguette de quelques plumes. Les pennes sont frangées de ferrugineux ; les parties inférieures sont d’un jaune rouille, et une écharpe blanche traverse le thorax. 6° Le rousset (À) a été observé sur les rives du fleuve des Amazones. Il a le front, les joues, la nuque, ferrugineux; l’occiput cendré, une rayure blanche sur le milieu des plumes, et le plumage brun cannelle.
() Cuculus tranquillus , Gm.
() C. tenebrosus , Pallas. Gm. Lev., pl. 46. Temm., pl. 323, fig. 1:
@) Monasa phaïoleucos, Temm., pl. col., 323, fig. 2. Bucco rubecula, Spix, pl. 323, fig. 2. Bucco rubecula Spix, pl. 323, fig. 2. Le
(4) Monasa fusca, Ch. Bonap., Journ. de Phil, IV, 370. Buil., VI, 412. F
() Lypornix unicolor, Wagler, esp. 2. Bucco nigrifrons, Spix, pl. 43, fig. 2.
(6) Lypornix leucops, Wag., esp. 3. Bucco leucops, Licht , Cat. Bucco albifrons, Spix, pl. #1, fig. 1.
(1) Lypornix torquata, Wagl., esp. 4. Bucco torquatus, Hahn, pl 5 Bucco striatus, Spix, pl. 40, fig. 2. Bucco fuscus , auct. Le tamatia brun, Levaill., pl. 43 (le jeune).
8) Lyporniæ rufa, Wagl., esp. 5. Bucco rufus, Spix, pl. 40, fig. 1.
LES BARBICANS ().
Sont exclusivement africains. Ils ont lebec gros et fort, surmonté d’une arête arquée et proéminente, et dont les bords tranchants sont munis daris le haut d’une ou de deux dents acérées. D’épaisses moustaches rudes garnissent la base de cet organe, dont les narines sont recouvertes à ciaire- voie de poils. Les ailes dépassent peu le croupion et sont arrondies. Leur cinquième rémige est la plus longue Leur queue est moyenne et arrondie. Leurs tarses sont minces.
Buffon a connu deux espèces de ce genre, le barbican à bec sillonné(?), qu’il a figuré dans son enl. 602 sous le nom de barbican.des côtes de Barbarie, qui paroït être répandu sur toutes les côtes occidentales du nord et du centre de l'Afrique, et le barbican noir (5), qu’il nomme barbu à gorge noire dans son enl. 688, fig. 1. Ce dernier est très répandu dans l'intérieur du cap de Bonne-Espérance.
Les autres barbicans sont nouveaux.
40 L’unibec (f) se trouve sur les bords de la Gambie, dans l’intérieur d'Afrique. Les parties supérieures sont noires , avec des nuances rouges sur le sommet de la tête, et une tache blanche sur le milieu du dos. En arrière est une pelite touffe de plumes soyeuses et argentées, coupées carrément. Les parties inférieures sont rouges. 2° Le masqué (5) a été rapporté de la Cafrerie par les voyageurs Burchell et Delalande, et c’est à tort que Levaillant lui donne pour patrie le Brésil. Il a le somniet de la tête, la gorge et le devant du cou d’un rouge vermillon ; la nuque, les côtés et le devant de la poitrine d’un noir profond; le manteau et le dos d’un verdâtre cendré, les ailes et la queue noirâtres. Toutes les pennes de ces parties , quelques rémiges exceptées, sont lisérées de jaune. Le ventre est d’un blanc verdätre. Le bec et les pieds sont noirs. Sa longueur totale est de sept pouces. 5° Le front rouge (6), de la côte de Guinée et de Sierra-Leone, a six pouces anglo s de longueur, le nc noir, avec le sinciput et la gorge rouge ver-
Le
() Pogonias, Ilig., de wvoy, barbe. Leach. Wagl. Temm. Pogonia, Vieill. Bucco, L.
(2) Pogonias sulcirostris, Leach ,Mise., pl. 76 Bucco dubius , L. Pogonia erythromela , Vieill., Gal., pl. 2.
(3) Buffor , t. VIE, p. 103. Pogonias Stephensii, Leach, pl 116. Pog. niger. Temm., Syn., esp. 6. Sonnerat, pl. 34. Levaill., pl. 29, 30 et 31.
(4) Pogonias levirostris, Leach , Mise., pl. 77 et 117 (le jeune). Levaill. Barbus , pl. K (adulte) et A, Supplément (le jeune). Bucco leuconotus, Vieill.
(5) Pogonias personatus, Temm., pl. 201. Barbu à plastron noir, Levaill., pl. 28. “dé où
() Pogonias rubrifrons ; Swains., Zoo. illust., pl. 68. P.hæmatops, Wagler. St
millon, Les ailes et la queue sont brunes; et les pennes de celles-ci sont frangées de Jaunâtre, tandis que ies couvertures alaires sont bordées de blanc. 4’ Le rubicon (1), commun au Sénégal, a le corps assez uniformément brunâtre en dessus, blanchâtre en dessous ; mais la tête et les parties inférieures sont d’un rouge mélangé de teintes plus pâles. On ne connoît pas exactement l’âge adulte. 3° Le crinon (2), qui est très rare, habite la côte de Sierra-Leone. Sa taille est de sept pouces anglois. Son bec, marqué par une seule dent très forte, est d’un noir bleuâtre. La tête et le menton sont d’un noir foncé. Le corps est brun en dessus, semé de gouttes jaunes ou verdâtres. Le dessous du corps est jaune verdâtre, semé de taches noires petites et arrondies. Ce qui rend remarquable cette espèce, est la sorte de fanon pendant sur la poitrine , formé de plumes allongées et cunéiformes, terminées par des soies. 6° Le bibandes (3), du Kordofan et de l’Abyssinie, est long de six pouces six lignes. Il a la tête, le cou, la gorge, les rectrices et les rémiges noirs, une bandelette sur les joues et une seconde au-dessus des yeux se rendant de la nuque jusqu’à la région anale en cotoyant le ventre. Les parties supérieures du corps, les ailes et la queue sont variées de brun et de jaune. Le bec et les pieds sont noirs.