LE CUL-BLANC
Se trouve dans les steppes placées à l’orient de la mer d’Aral. Son plumage est gris rougeâtre foncé ; la poitrine est gris bleu; les pennes primaires sont noires, mais les secondaires sont blanches; les ailes pliées sont traversées par une raie blanche encadrée de noir ; le croupion, le ventre et la queue sont d’un blanc de neige ; sur la poitrine apparoît du jaune rouille; les pieds sont verdâtres. Sa taille est de dix pouces.
LE JHIATICULOIDE (5).
Vit sur les bords du Gange. Il a de grands rapports avec le pluvier à collier d'Europe; mais il est plus grand, et a sur la poitrine une bande noire plus étroite.
(:) Charadrius Duvaucellii, Less.
(2) C. pusillus, Horsf., Trans., XIII, 187.
(3) C melanopterus. Ruppell, Af., pl. 31, p. 46. (4) C. leucurus, Eversm., Bull., IX, 78.
(5) C. hiaticuloides, Trans., Proceed., I, 125.
DES OISEAUX
LE NÉSOGALE (1).
A été décrit par M. Desjardin, comme étant une espèce nouvelle de l'ile de France, dont la description nous est inconnue.
M. Temminck a publié récemment les portraits de trois espèces qui appartiennent aux genres vanneau et pluvier. C’est ainsi qu'il décrit le vanneau chaperonné (?), commun sur les plages de Timor et de Java, où il émigre : Oiseau à longues jambes, varié de noir, de gris blond, de blanc et de roux.
Le pluvier cap blanc (3), du pays des Caffres, est varié de noir et de blanc. Le bicolore (#), ou le pluvier pie, est notre pluvier Duvaucel.
LES OEDICNÈMES ().
Nommés ainsi par Bélon (ædicnemus, jambe enflée), ont pour type l’oiseau figuré par Buffon, enlum. 919, sous le nom de grand pluvier (5). Cet oiseau, fort commun en France et dans toute l’Europe, se trouve aussi en Asie et en Afrique. Deux espèces nouvelles doivent prendre place dans ce genre. La première est l’œdicnème à longs pieds(T), qui se trouve répandue sur les rivages de la Nouvelle-Hollande. Sa taille dépasse vingt pouces; et ses jambes, longues et grêles , sont vertes. Son plumage est gris, avec des traits noirs en dessus ; blanc à la gorge, gris flammé sur le ventre. La seconde est l’œdicnème d'Afrique (8), ou le tachard , assez commun au Cap et en Egypte. Cet oiseau est blond doré, avec des taches noires au centre de chaque plume; le tour des yeux et la gorge sont blanc pur; le basventre est blanchâtre, flammé de brun ; les couvertures inférieures sont rousses.
LES BURRHINS ().
Sont des œdienèmes, dont le bec est long, cunéiforme, convexe en dessous et presque déprimé en dessus. La seule espèce connue est répandue sur les
rivages de la Nouvelle-Hollande et de la terre des
{) C. nesogallicus , Proceed., V, 204.
(2) Vanellus cucullatus, Temm., pl. 505.
(3) Charadrius albiceps, Temm., pl. 526.
(4) C. bicolor, Temm., &b., texte.
(5) OEdicnemus, Temm. Otis, Lath. Charadrius, L.
(6, C. ædionemus, L.
(7) OE. longipes, Geoff. St.-Hil. Vieill,, Gal., pl. 228. Temm., pl. 386. C. grallarius, Lath.
(8) OE. maculosus , Cuv. Temm., pl. 292, OE. capensis, Licht., Cat , no 715.
(9) Burrhinus, Illig., Proc., p. 250, no 93.
Papous. C’est l’œdicnème à gros bec (1), dont la tête a le dessus noir, de même que les joues, qui sont encadrées de blanc. La gorge est aussi d’un blanc pur. Le cou est gris, vermiculé de brun; les ailes sont grises, à pennes noires ; la queue est grise, terminée d’une zone blanche.
LES ÉSACUS Esacus.
Sont des œdicnèmes dont le bec est très comprimé sur les côtés et recourbé vers en haut, de manière à avoir sa surface supérieure creusée ou concave, tandis que l’inférieure est très renflée. L’ésacus type provient de l'Inde, et a été nommé par M. Cuvier œdicnème à bec recourbé (?). C’est un oiseau dont le corps est gris blanc en dessus, blanc en dessous, avec l’occiput, les joues et un trait à l’angle du bec noirs. Le front, les sourcils et un trait sur la joue sont blancs. Il se pourroit que l’on dût ajouter à ce petit genre un pluvier du Brésil (3).
LES HUITRIERS (.
Sont bien connus par l’espèce d'Europe (5), figurée par Buffon, enl. 929, et dans l’histoire de laquelle il a entremêlé une foule de renseignements donnés par les voyageurs, et qui appartiennent à des espèces distinctes. On distingue donc aujourd’hui , outre l’huitrier commun d'Europe, les trois espèces qui suivent :
L'huitrier noir (6), qui est répandu sur les rivages de toutes les terres antarctiques; nous l'avons trouvé aux îles Malouines. MM. Quoy et Gaimard l'ont rencontré sur la côte orientale de la Nouvelle-Hollande. Cet huîtrier, entièrement noir, a le bec d’un rouge de sang ,'et les pieds rosés. Sa taille est plus forte que celle de l’huiîtrier de France.
L'huitrier à mantrau (T) se trouve au Brésil et dans le sud des Etats-Unis. Il a le dos cendré, aiusi que les scapulaires et les ailes. Son bec est plus long et plus robuste que celui de notre pie-de-mer.
() OE. magnirostris, Shaw. Geoff. Temm., pl. 387. C. magnirostris, Lalh.
(2) OE. recurvirostris, Cuv.
G) C. crassirostris, Spix, pl. 94.
() Ostralega, Brisson. Hæmatopus, L.
(5) Hæmatopus ostralequs , L. Gm.
(6) H. niger, Sonnini. Buff., Ois., L. LIX, p. 55.H. ater, Vieill., Gal., pl 230 Quoyet Gaim., HT, pl 34et p. 129.
(7) H. palliatus, Temm., Man, |. IL, p. 532. Wils, pl. 64, fig. 2.
L'huîtrier aux pieds blancs (!), que Bougainville -avoit indiqué sous le nom de pie-de-mer dans sa description des îles Malouines , a été pris par Buffon pour l'espèce d'Europe. Il vit de patelles , de petits vers, et court sans cesse sur les grèves des iles antarctiques. Son cou est d’un jaune brillant, cerclé de rose. Sa taille, comme les dispositions des couleurs de son plumage, sont analogues à l’espéce commune d'Europe. Mais son bec diffère de la forme des autres huiîtriers, parce qu’il est arrondi et ses pieds sont parfaitement blancs. Bougainville, en parlant de cette sorte d’huîtrier, avoit dit dans son livre (Voy. autour du monde, p. T1) : « Cette pie-de-mer à le bec d’un rouge de corail et les pattes blanches. »
LES EÉCHASSÉS ().
Dont le bec rond est droit, allongé et à peine renflé au bout, ont leurs tarses minces et proportionnel lement très grands, ce qui n’avoit pas échappé à Pline, qui mentionne l’échasse sous le nom d’himantope, ou oiseau dont les pieds sont en forme de cordon. Les échasses sont des oiseaux de rivages, qui vivent solitaires sur le littoral de presque toutes les parties du monde, se nourrissant de petits vers et de mollusques. Buffon n’a bien connu que l’échasse d'Europe (3), figurée enluminure 878, et qui est cosmopolite.
Mais on distingue aujourd’hui quelques espèces fort voisines de la précédente, qui sont :
L’échasse d'Amérique (4), qui se trouve au Brésil et à la Guyane, et dont le plumage est noir en dessus et blanc en dessous. L’échasse à queue noire (5), qui habite le Paraguay. Elle à la tête, le dos, le croupion et le dessous du corps blancs ; l’occiput, les ailes, la queue et le bec noirs; les tarses rouges. Enfin l’échasse à queue blanche ($) a été observée au Mexique. Sa tête est noire sur le sommet, avec les ailes variées de noir et de blanc; la queue est blanche ; le bec est noir; les tarses sont rouges. M. Temminck suppose que cet oiseau est le jeune âge de l’échasse d'Europe.
(") ©. leucopus , Less., Man.,t. Il, p. 301. H. leucopus, Garnot, Ann. sc. nat. Bull., X, 127.
(2) Himantopus , Briss. Macrotarsus, Lacèp. Charadrius, L. ”
() H. candidus , Bonnat., Encycl., pl. 5, fig. 4.
(4) H. nigricollis, Vieill., Gal., pl. 229. Encycl.,t. I, p. 340. H. brasiliensis, Brehm. Recurvirostra himantopus, Wils., pl. 55, fig. 1.
(5) H. melanurus, Vieill., Encycl., 1, 340. Azara, Apunt., t. III, p. 297.
(6) . leucurus , Vieill., Encyel.. 1, 340. H, mexicanus, Brisson , V, 36. H. longipes, Brehm.
HISTOIRE NATURELLE
EE
LES CATOPTROPHORES ().
Sont des chevaliers dont le bec est assez élevé et dont les doigts ont des replis membraneux assez larges. La seule espèce vit communément sur les rivages des Etats-Unis et des Antilles, et se présente parfois en Europe. C’est le chevalier sem:i-palmé (©), blanc sur le croupion, noir sur les petites couvertures ; la queue blanche à sa base. Le plumage d'été est brunâtre, varié de noir et de blanc; le corps en dessous est blanc, tacheté de noir. En hiver, le plumage est d’un cendré clair en dessus, blanc pur en dessous.