‹ Compléments de BuffonChapitre 560 sur 667 · LES VRAIES BÉCASSES · texte numérisé non relu

LES VRAIES BÉCASSES

Comptent quatre espèces. Celle d'Europe, décrite par Buffon et figurée enl. 885.

La bécasse irlandoise (;, ou de Sabine, se rapproche beaucoup de espèce de Java, et n’en diffère guère que par les proportions , car elle a, au plus, neuf pouces trois dixièmes. Le seul individu connu a été tué dans le comté de la Reine. Elle est variée de noir et de marron, avec des teintes plus claires en dessous; elle a le sommet de la tête, les épaules, les rémiges, voirs; le bec et les pieds sont bruns.

La bécasse des Etats-Unis (?) est très commune dans la Caroline du Sud. Elle à le dessus de la tête noir, avec trois raies jaunâtres, et le dessous du corps roux jaunâtre ; sa queue est brune. La bécasse de Java (3) , ou le tekken des Javanois, vit sur la lisière des bois des montagnes, à près de 7,000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Son plumage est fauve foncé, varié de marron, rayé en dessus de raies alternes inégales brunes ou fauves, et répandues aussi sur le cou et le thorax ; le ventre a une teinte claire, mais l'occiput est brunâtre.

II

LES BEÉCASSINES.

F Sont distinguées des bécasses, parce qu’elles ont le bas de la jambe dénudé, des formes plus élancées, des tarses plus longs. Elles préfèrent les prairies humides ou les marais. Dans ces dernières années on en a distingué plusieurs espèces. La plus remarquable est la bécassine géante (#), très voisine de Ja sco-

{\ S. Sabini, Vigors. Mag. of nat. hist, t. II, p. 29 1830). Proc, V,82 S castaneo atroque varia, subtus pallidior; pileo, humeris, pteromatibus remigibusque atris, rostro pedibusque fusco atris, Vig., Trans., Linn.,t. XIV, pars. II, p. 556, pl. 21. Bull. t. VII, p. 250.

) Rusticola minor, Vieill., Gal., pl. 242. Scolopax minor, Sm. Wils., pl. 48, fig. 2. Pennant, Artic. Zool., pl. 19. Less., Atlas, pl. 101, fig 1.

() Scolopazsaturata, Horsf., Zool. res. in Java, avec planche; et Trans., XIII, 191.

(4) S. gigantea, Temm,, pl. 403,

HISTOIRE NATURELLE

lopax paludosa, de l’enl. 895. Cette espèce est d’un quart plus grande que la bécasse d'Europe. Son bec est fort et puissant , et a quatre pouces dix lignes de longueur et jusqu’à cinq pouces. L'oiseau a de longueur totale quinze pouces. Le sommet de la tête est couvert de deux bandes larges et noires, coupées par trois bandes d’un roux très clair, et une noire de chaque côté entre le bec et les yeux. Tout le cou est marqué de taches noires longitudinales, occupant moins de largeur que dans l’espèce de Cayenne ou des savanes. La poitrine et les flancs sont rayés de croissants noirs sur un fond blanc. Le milieu du ventre est d’un blanc pur. Les scapulaires et les ailes sont noirs, bordées à l'extérieur de roux vif, terminées de roux blanchâtre et marquées de zigzags roux, très espacés. Les rémiges sont variées de zigzags cendrés; les pennes latérales de la queue sont très étroites, acuminées, rayées de blanc et de cendré; des quatre du milieu les deux intermédiaires sont noires, bordées d’un liséré très large, roux vif, marbré de noir ; toutes les couvertures d’un roux clair, couvertes de zigzags d’un roux plus foncé.

Cet oiseau a été découvert au Brésil par M. Natterer. On y estime sa chair.

M. Kaupa distingué de la bécassine ordinaire celle

. qu’il a décorée du nom de muette ou de bécassine de

Brehm (1). Elle à le ventre et les barbes externes de la première penne de l'aile blancs. Sa queue est formée de seize rectrices. Sa taille est de douze pouces sur une envergure de dix-huit ; son bec seul a deux pouces onze lignes, et sa queue a deux pouces huit lignes. Elle est intermédiaire par sa taille à la bécasse des bois et à la grosse bécassine. Elle se tient dans les contrées les plus reculées du Nord, car elle n’a encore été observée en Allemagne que pendant l'hiver. Ou en a tué deux individus, l’un à Gottingue et l’autre à Heidelberg. On assure qu’elle prend son vol sans pousser de cri.

Nous ne connoissons pas trois bécassines, que l’on dit être nouvelles. La mula (?), que Meisner a indiquée aux environs de Berne ; la Drummond (3), qui est répandue proche le pôle nord et dans les régions les plus boréales de l'Amérique ; et l’élégante 4), qui habite dans l'ile Maurice.

() S.Brehmii, Kaup, Isis, 1823, p. 1147. Bull. 1,

) Énumération des oiseaux de la Suisse, in-8o, 56 pages. Berne, 1824. Bull., VIII, 103.

(3, S. Drummondii, Sw. Proc., I, 132.

(4) S. elegans, Desjard., 4e rapport de la Soc. d’hist, nat.

DES OISEAUX

LES MACRORAMPIHIES (!).

Page 1