‹ Compléments de BuffonChapitre 570 sur 667 · L'IBIS PLOMBÉ · texte numérisé non relu

L'IBIS PLOMBÉ

Que l’on trouve au Brésil et au Paraguay. M. Temminck le décrit en ces termes : « Le cri de cet oiseau est fort et aigu ; il répète fréquemment la syllabe £a, qui retentit au loin ; et c’est sans doute à cause de cela que les créoles espagnols de Buénos-Ayres lui ont donné, ainsi qu’à quelques autres espèces, le nom de manduria , qui signifie maillet de calfat, instrument tellement bruyant, que dans nos arsenaux il assourdit à de grandes distances. Le mâle et la femelle sont presque constamment réunis, et rarement ils forment des troupes d’un certain nombre d’individus. Ils n’entrent point dans les grandes rivières ni dans les eaux ; mais ils fréquentent le plus souvent les terrains argileux, et ils ne dédaignent pas, diton, la chair morte des animaux.

» Sa taille est celle d’une poule d’Inde. Les plumes de la nuque et de l’occiput sont fort étroites, pointues, et longues de trois pouces et demi. L'oiseau les relève et les abaisse lorsqu'il est effrayé. La peau nue de l'angle du bec communique avec la nudité qui entourel’œil. Une bandeblanche, largedequatrelignes, couvre le front, et s’étend jusqu’au-dessus de l'œil. Les autres parties du corps, la tête et le cou, ont une

(") Ib. cristatus, L. Tantalus ibis, Lath.

(2) Ib. plumbeus , Temm., pl. 235, Curucau couleur de plomb, Azara , t, IV,p. 219. 1b. cœrulescens, Vieill., Dict,

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