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LES AIGRETTES

Garzetla.

Joignent à la blancheur de leur plumage des parures accessoires qui apparoissent au temps des amours, et qui se composent d’aigrettes ( d’où leur est vezu leur nom ) décomposées, filiformes, très longues, et implantées au bas du dos. Des plumes étroites forment aussi sur l’occiput une huppe tombante. La plus grande confusion règne dans les livres d'histoire naturelle sur les distinctions à établir parmi ces oiseaux, que l’on trouve sur tous les points du globe, avec des modifications assez tranchées pour avoir décidé des auteurs à reconnoître parmi elles de véritables espèces.

Buffon a figuré la grande aisrette (en]. 925), et la petite (enl. 901). M. Horsfield décrit, sous le nom d’aigrette approchante (3), un oiseau de Java nommé par les indigènes Æuntil-chilik. Son plumage est blanc, et sa huppe est soyeuse. Les plumes allongées du devant du cou sont d’un fauve châtain. Les plumes dorsales sont filiformes; le bec est jaune, et les pieds sont noirâtres.

L'AIGRETTE OHULE (‘).

Se rencontre dans la partie sud du Chili, où elle est nommée garza blanca de la Cordillera. C’est

(r) À. picta, Raffl., Cat., Trans., XIII.

(2) A. nebulosa, Trans., XIII, 189.

(3) À. affinis, Trans., XII , 189.

(4) A. ohula, molina, Pæping,Floriep’snot.juill. 1829. Bull., XIX, 101. À. tota nivea, pennis interscapu-

i laribus longissimis, setaceo ; barbatis, ultra caudam

un oiseau timide et qui redoute singulièrement les approches de l’homme. Son plumage est blanc de neige; le bec et les palpébraux sont jaune safran. Les plumes interscapulaires et dorsales sont très longues, la plupart filiformes , et dépassent la queue de près de quatre pouces. Le héron dresse souvent ses plumes de manière à leur faire décrire sur son dos un arc d’une rare élégance. Les plumes qui pendent sur le thorax sont longues et lâches. L’iris est vert, et ses dimensions sont d'environ trois pieds.

L'AIGRETTE DE PEALE (1.

À étérencontrée dans la Floride, et sans doute qu’elle se trouve dans quelques autres contrées de l'Amérique : elle à la plus grande analogie avec l'aigrette d'Amérique. Son plumage est blanc de neige ; sa tête est huppée. Le bec est de couleur de chair, mais noir à sa pointe. Les cuisses sont de cette dernière couleur; le dessous des doigts est jaune. L’adulte a la huppe et les plumes du thorax très développées, et les aigrettes du dos, longues et filiformes, dépassent la queue. Dans le jeune âge ce héron n’a aucune parure.

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