‹ Compléments de BuffonChapitre 594 sur 667 · OU CIGOGNES A SACS · texte numérisé non relu

OU CIGOGNES A SACS

Ont long-temps été confondus de manière à ce que leur histoire soit fort embrouillée. Ce sont des oiseaux dont le bec est très volumineux, celluleux, subprismatique , ample, à base aussi large que la tête, conique, pointu, comprimé sur les côtés, à bords rentrés et coupants ; la mandibule supérieure est en carène renversée, triangulaire, à arête dorsale arrondie , à côtés déprimés ; la mandibale inférieure est lisse et droite sur ses bords , à branches

() Mycteria, L. Ciconia, Temm.

(2) DL. senegalensis , Lath. Vieill., Gal., pl. 255. Shaw., Trans., V, pl. 3. Ciconia ephiphiorhyncha, Ruppell., AL. pl. 3.

6) M. australis , Latham , Ind., pl. 138. Ciconia australis, Temm.

(t) Leptoptilos, Less., Ornith,, p. 583. Ciconia, Auct.

séparées par une membrane tendue au-delà de leur milieu. Les narines, sans sillons et sans membranes, sont percées de part en part en fente longitudinale. La tête, le cou, sont dénudés; quelques poils ou plumes décomposées , capillacées, recouvrent l’occiput ou le cou, dont la partie inférieure se dilate; le plus ordinairement une membrane sacciforme, ridée ou chevelue au sommet. Les ailes sont amples et larges ; la queue est allongée, très large, rectiligne. Les jambes sont aux trois quarts nues; les tarses, très longs et très robustes, ssnt aréolés et scu tellés sur les doigts; les trois antérieurs sont soudés à leur base : un repli existe entre le médian et l’externe, qui est plus grand ; les ongles sont allongés, robustes ; le pouce est puissant, et appuie en entier sur Je sol.

Si les marabous se distinguent des cigognes par la forme de leur bec, ils sont identiques par les mœurs et par les habitudes. On les élève en une sorte de domesticité dans l’Inde, pour en obtenir les plumes gracieuses, d’un grande délicatesse, connues en Europe sous le nom de marabous , et très recherchées pour la parure des femmes. Ces plumes sont implantées dans le croupion, et forment les couvertures inférieures de la queue : elles varient en longueur et en beauté suivant les saisons.

On appelle marabous, en Afrique, la classe des prêtres, et les oiseaux qui portent ce nom, vénérés des Indous, sont encore sacrés aux yeux des Africains mahométans. Le marabous sont migrateurs, d’un grand appétitet très voraces, car ils recherchent avec avidité les immondices et les charognes. Leurs formes sont disgratieuses, et leur tête est d’un aspect hideux.

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