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LA GRUE DE LA CAFRERIE

Du sud de l’Afrique, ainsi que l'indique son nom. a la tête et le cou cendré clair, le plumage gris cendré, les rémiges et les rectrices noires, et les couvertures supérieures de la queue très longues et d’un noir profond.

LES ANTHROPOIDES ().

Ont été séparées des grues avec quelque raison, car elles en différent par plusieurs caractères. Leur bec est conique, un peu renflé, de la longueur au plus de la tête : celle-ci, qui est huppée, et le cou, sont entièrement garnis de plumes ; et cette dernière partie a des plumes étroites et subulées à sa partie inférieure comme certains hérons. Leur nom signifie qui singe l'homme. Elles sont toutes de l’ancien continent.

Le type de ce genre est la demoiselle de Numidie, de Buffon, figurée enl. 245.

On en distingue la grue de paradis (?), belle et curieuse espèce des Indes orientales, dont le plumage est bleuâtre. Le vertex est blanchâtre. Une bandelette fauve se dessine derrière l'œil ; les épaules et le sommet des rémiges , ainsi que la queue, sont d’un fauve noir; le bec est d’un rouge pâle; la tête a, sur les côtés, deux longues mèches pendantes et bleuâtres ; les plumes de la queue, des rémiges, des scapulaires et de la poitrine sont terminées en pointe aiguë; l'iris est d’un brun châtain. La longueur du corps est de trois pieds, et celle de la queue de neuf pouces. Les tarses ont huit pouces, et sont noirs.

Cet oiseau a beaucoup de rapport avec la demoi-

G) G. collaris, Temm., texte des planches coloriées, G.japonensis, Brisson, Ornith., t. V, p.384. Jonstan, AV: D:140:

12) G. paradisea, Licht., Cat. Wag., esp. 8.

() Anthropoides, Vieill.

(#) À. stanleyanus, Vig., Zool. journ., Il, 234, pl, 8, Grus paradisæa, Bechst, Proc., V, 132,

selle, dont il diffère par plusieurs dispositions dans les teintes et dans la forme des plumes.

La grue pavonine (1), figurée enl. 265, se trouve au nord et à l'ouest de toute l'Afrique, et paroît être remplacée au sud par l’anthropoïde caffre (2), qui a les joues nues, roses à la portion supérieure, et blanches à l’inférieure ; les plumes allongées et pendantes du cou semées de goutelettes bleu cendré (3).

LES DROMES, Dromas. PAYkULL, Te.

Ne renferment qu’une seule espèce qui paroît avoir été primitivement découverte par Salt (vol. E, p. 252) sur les bords de la mer Rouge. C’est un oiseau qui joint au bec des œdicnèmes ou mieux des sternes les jambes de l’ombrette , et le plumage et quelque chose dans le port de l’avocette. Ses caractères zoologiques consistent en un bec plus long que la tête, comprimé, droit, très fort, déprimé; base inférieure fortement évasée ; arête vers la pointe foiblement inclinée, celle-ci aiguë et sans échancrure ; mandibule inférieure conique, formant arête en dessous, où elle est terminée par un talon très marqué placé au-dessous des narines; celles-ci à fosse nasale très grande, couverte de côté et en dessous par une membrane, l’orifice percé de part en part; pieds longs, grêles ; tarse comprimé; trois doigts devant, un derrière, articulés sur le même plan, le postérieur long et libre, les trois de devant réunis jusqu’à la dernière articulation par une membrane très fortement découpée; ongles oblongs, déprimés; ailes médiccres, pointues, les première et deuxième rémiges les plus longues.

LE DROME ARDÉOLE.

Dromas ardeola (4).

Le drome adulte a tout le plumage d’un blanc parfait, que M. Temminck suppose teinté de rose dans

LA

() À. pavoninus, Vieill., Froc., HE, 118. Ardea pavonina , L.

(2) Ardea regulorum, Licht. Anthropoides regulorum, Gray, Proc., IL, 118.

(3) Les phrases attribuées à ces deux grues sont celles-ci :

A. pavoninus, Vieill., genis nudis , superné albis, inferné laté roseis ; paleari minimo; gutturis plumis elongatis , nigrescentibus. |

A.regulorum , Gray, genis nudis, albis superné roseis ; paleari magno , gutturis plumis elongatis pendulis cœrulescenti-cinereis. 1

G) Paykull, Actes de l'Académie de Suède, 1805, pl. 8,p. 188. Temm., pl. 362: erodia amphilensis ,

le vivant. Les jeunes ont plus ou moins de cendré. La tête est recouverte de plumes d’un blanc pur, ainsi que le cou, les scapulaires, les couvertures des ailes, le croupion, la queue et toutes les parties inférieures ; sur le milieu du dos se dessine une plaque de forme conique qui part de la nuque et qui est d’un noir lustré à reflets chez le mile, et d’un noir mat chez la femelle; quelques unes des pennes secondaires sont noires ou noirâtres extérieurement, et blanches à leur base et sur les barbes intérieures ; les rémiges sont terminées de noir, et leurs baguettes sont blanches ; la queue est rectiligne ; le bec est noir, les pieds cendrés; les jambes sont grêles et un peu comprimées ; la membrane des doigts est très découpée. Cet oiseau a de longueur totale quatorze à quinze pouces. Il vit sur le bord de la mer Rouge et sur les côtes du continent de l'Inde, notamment au Bengale.

LES LEPTORHYNQUES (1.

Ne sont connus que depuis l’année 1855, où l’histoire de la seule espèce du genre a été tracée avec détails par M. le chevalier B. Dubus. Nous copierons textuellement les rerseignements fournis par cet auteur. Les leptorhynques, dont le nom est tiré du grec hentws, grêle, et puyyes, bec, à cause de l’extrême ténuité du bec de l'espèce connue relativement à sa taille, ont pour caractères zoologiques les sui-vants : Le bec est très long, droit, grêle, comprimé à sa base, déprimé vers son extrémité , lisse et terminé en pointe obtuse. Les mandibules sont sillonnées latéralement jusqu'aux trois quarts de leur longueur ; les narines sont longitudinales, étroites, linéaires, percées à la base du sillon supérieur; les jambes sont grêles et en parties nues. Les pieds ont des tarses très longs, très grêles et réticulés; les trois doigts antérieurs sont réunis par une membrane natatoire échancrée dans le milieu ; le pouce manque complétement(?). Les ailes ne dépassent pas la queue ; elles sont pointues, et leur première rémige est Ja plus longue. La queue, courte et arrondie, est com-

Salt, Voy. en Abyss.,app.,t. Il, p. 371.Dupont, Ann., Sc. nat., oct. 1826, p. 184, pl 45.

t) Leptorhynchus , Dub , Mag. de z00l., t. V, pl. 45 (1835). Mém. présenté à l'Académie royale de Bruxelles, le 17 janvier 14835.

() M. Dubus ajoute en note qu’en examinant bien attentivement la dépouille séchée de loiseau , il distingua à la partie postérieure du tarse, un peu au-dessous du podium , une très petite protubérance qui pourroil faire supposer l'existence de quelque rudiment de pouce sous-cutané. Il est probable que le leptorhynque vivant présente ce caractère d’une manière plus saillante, mais il n’en est pas moins tridactyle.

posée de douze rectrices. Les ongles, bien que courts, sont ta!llés en faux ; et ceux des doigts du milieu sont subitement crochus à leur extrémité.

LE LEPTORHYNQUE

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