LE GRÈBE BELLES JOUES
A été découvert par nous dans la vaste baie de la Soledad, aux iles Malouines. Il est remarquable par les teintes douces de son plumage, qui est gris ardoisé supérieurement et d’un blanc satiné en dessous. Les joues et le front sont d’un gris léger. Un faisceau de plumes edilées naît derrière chaque œil, et se prolonge en arrière et sur les’côtés du cou.
() Ph. ruber, Wilson, Am., Orn., t. VIH, p. 45, pl. 66. Ph. bahamensis , Cat., t.[, p. 73. Ch. Bonap., tt. IIL; et Syn., p. 348.
(2) Ph. chilensis, Molina, Chili, p. 222. PϾping. Bull., XIX , 100.
(3) Colymbus, Briss. Podiceps, L.
(4) P. calipareus, Less., Zool. de la Coq, pl. 45. P. rostro nigro, pedibus subviridibus, fronte, collo, dorso uropigioque griseo cineraceis, occipite atro ; malis aureis duabus cristis, corpore antè niveo et sericeo.
DES OISEAUX
Une calotte d’un noir vif part de l’occiput, et se prolonge sur Ja partie postérieure du cou et jusqu’à moitié. La gorge est d’un gris perlé agréable, qui s'affoiblit, de sorte que le devant du cou et les côtés sont d’un blanc pur, ainsi que le reste du dessous du corps. Le manteau et les ailes sont d’un gris ardoisé plus foncé. Cette teinte règne aussi, mais mélangée au blanc, sur les plumes du croupion. Les tarses, les doigts et les membranes assez larges qui les festonnent sont verdâtres. Le bec est court et noir. L’iris est d’un rouge extraordinairement vif, qui a fait dire au père Dom Pernetty : « Les diamants et les rubis n’ont rien qui égale le feu des yeux d’une espèce de plongeon qui se trouve assez fréquemment sur le bord de la mer. »
Le grebe a de longueur totale onze pouces et deux ou trois lignes. Du front à la pointe du becil y a huit lignes, du coude de l’aile à son sommet, quatre pouces neuf lignes ; les tarses ont dix-sept lignes, et le doigt externe deux pouces.