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LES .PÉTRELS

Sont les oiseaux pélagiens par excellence. Is ne fréquentent les rivages qu’à l'époque de la pomte et de l'incubation; presque toujours volant à de grandes distances des terres et doérmänt sur l'eau, ils ne sont jamais plus agiles, plus vifs dans leur vol puissant et rapide que dans les grostemps. Leurs espèces sont très multipliées vers les limites des pôles, et ilen est quelques unes qui ne quittent jamais les hautes latitudes. C’est en rasant la surface de la mer, et non en plongeant, qu’ils saisissent les poissous dont ils font leur nourriture. Ces oiseaux semblent avoir pour fonctions d'animer les solitudes des océans, et leur nombre est parfois prodigieux:

Flinders rapporte avoir vu « une troupe depétrels » de tempête, d'environ 0 à 80 verges d'épaisseur, » et de 500 verges ou plus de largeur. Ces oiseaux » n'éloient point éparpillés , mais voloient aussi près » les uns des autres que le mouvement de leurs ailes » le permettoit , et durant plus d’une heure et demie » celle troupe de pétrels continua de passer sans in- ».terruption dans une proportion peu inférieure au ». vol: rapide du pigeon. Or, admettant que cetie » troupeeütseulementä verges d'épaisseur et 500 de » largeur, qu’elle volät à raison de 500 milles par » heure ; et que chaque oiseau prit un espace de » 9 verges cubes, le nombre de ces pétrels auroit été » de ,451,500,000 et exigeroit 75,000 terriers, » qui, d’une verge carrée chacun , couyriroient un » terrain de plus de 48 milles et demi géographi- » ques. »

Les pétrels ne se ressemblent pas tellement, qu'on ne puisse les grouper en petites tribus ou races naturelles, formant ce que les naturalistes appellent des sous-genres. Dans l’état actuel de nos connoissances sur ces oiseaux, on admet trois groupes.

() D. chlororkynchos. Lath., pl. 94. Temm., pl. 468. (2) D. fuliginosa, Gm. Temm., pl. 469.

(3) Procellaria , L.

1827. Bull.

HISTOIRE NATURELLE

à A" LES VRAIS PETRELS.

Procellaria.

Dont le bec à sa mandibule inférieure droite et tronquée , comprennent les plus grandes espèces du genre, et notamment le quebranta-huessos , le briseur d'os des navigateurs espagnols.

Les espèces vraiment nouvelles sont + 4° Le hasile (1), qui habite les mere de l’Ende. El a le bec noir} le plumage blanc, la calotte du sinciput ; le manteau et les ailes exceptés, qui sont noirs. Le croupion est gris, ondé de brun. Les tarses sont jaunes , mais la membrane qui unit les doigts est brune. 2% Le colombande (?), qui se trouve dans les mers australes et au cap de Bonne-Espérance. El a dix pouces et demi de longueur ; le plumage en’dessus bleu cendré clair, avec une bande plus foncée sur les scapulaires, qui sont terminées de blanc. Les parties infé= rieures sont d'un blane lavé de rose. Le bee et les pieds sont d’un noir bleuâtre, mais les membranes sont jaunâtres. à° Le pétrel Lesson (5), nommé par le docteur Garnot , a été tué dans lexpédition de læ Co juille, dans les parages du cap de Horn, par 52 degrés de latitude sud. Son plamageé est d’un gris clair glacé sur la tête, passant au brün eendré sur le dos , au gris sur la queue, tandis que tout le reste du plumage est blanc de neige. 4°, Le hiémal (}, ou pétrel d'hiver, a le bec gros, court, une taille plus forte que le glacial , auquel il ressemble beaucoup; et dont il ne semble être qu’une variété: Comme lui on le trouve dans les mers arctiques ; où. il senourrit de poissons morts ou de mollusques nageant à Jasurface de la mer. Les Groënlandois recherchent:ce

pétrel pour en faire des salaisons destinées, àleurs

approvisionnements d'hiver. 5° Le fuligiueuc (*) a été rencontré.sur les côtes d'O-taiti. Ilest:brun fu ligineux, avec la tête, le con; des rémiges:et les nec2 trices noirs, de même que le,bec et les pieds. Saqueue

est fourehue. Deux variétés, l’une de, plümageret

l’autre d'âge , ont été établies sous des noms particuliers dans ces derniers temps (f).6° Lelyelkouan('},

“) P. hasitata, Temm., pl 446. P.hasitata et leucocephola, Forster, pl. 97 et 98.

() P. turtur, Banks, Temm., texte des planches coloriées, et P. veloæ, ibid.

(3) Ag Lessonii, Garnot, Ann. Sc. nat., t. VIII, pl. #, Bull, X, 427. oo. de la Cog.; t: 1, p.548 VA

a w hivebliss Brehm., Ornis, 4824. Bull.,X, +

5) P. fuliginosa, Gm. Lath. rad, esp. 15. ]

ia Variété, procellaria anjuko ; Hein: Sn ut. XIX , 384. Le jeune âge, proc: Bulweri, Low., ibid.

(1, P. yelcouan, Acerbi, Bibl. ital4 n°440, 294, XVI, 463.

DES OISEAUX. 711

ainsi nommé par les Türés, est regardé comme distinct des espèces d'Europe déjà connues. Il a de grands rapports avec le pétrel obscur ; il vit de mollusques etde vers , et niche sur les iles des Princes, vis-à-vis Constantinople, et aussi dans la mer Noire, où on le voit presque sans cesse au vol, longeant les rives du Bosphore, de l’Hellespont ou de la Propontide. Sa taille est de dix pouces sur un pied huit pouces d'envergure. Le dessus du corps est brunâtre velouté, tandis que le dessous est blanc soyeux pur. Le bec est brun verdâtre, et les tarses sont blancs, avec des lisérés noirs. 7° Le pétrel de l’île dela Désolation (1) est gris cendré en dessus, blanc en dessous , avec le sommet des ailes et une bande noirs.

LES THALLASDROMES (.

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