LE CANARD-PIE A PIEDS DEMI-PALMÉS
De la Nouvelle Hollande, est décrit par M. Cuvier en ces termes : « Son bec est aussi long que sa tête ; sa largeur et sa hauteur, à la base, sont à peu près égales, et comprises deux fois et demie dans sa longueur; les lamelles de ses bords sont peu saillantes, minces et tout-à-fait cachées quand il se ferme; elles ne représentent point de dents comme dans beaucoup d’oies. Le dos est en carène un peu arrondies , les narines se rapprochent de la carène, vers le tiers de sa longueur, le plus voisin de la base ; un ongle corné, ovale, convexe, lisse et fortement recourbé vers le bas, occupe toute la largeur de l'extrémité antérieure; une partie correspondante de la mandibule inférieure est également cornée, mais le reste des deux mandibules est recouvert d'une peau brune qui s’épaissit, et prend une teinte jaune vers la base du bec, d’où il s’en étend de chaque côté une large bande jusqu’à l'œil. La tête, le cou et une partie du haut du dos sont entièrement couverts de plumes d’un noir tirant un peu sur le brun; les scapulaires sont blancs, ainsi que la portion du dos qui est entre les racines des ailes. Ensuite il y a au dos une partie brune; mais le croupion est blanc, ainsi que la poitrine, le ventre et les couvertures supérieures et inférieures de la queue, la portion des petites couvertures externes de l'aile, qui est recouverte, dans l’étt de repos, par les scapulaires ; les petites et les grandes couvertures inférieures sont blanches; tout le reste de l'aile est noir, à l’exception de quelque peu de blanc sur les plumes de l'aile bâtarde, et au bout des grandes couvertures les plus voisines du corps; les pennes de la queue et les plumes des cuisses sont également noires ; le tiers à peu près du tibia n’est revêtu que d’une peau nue et à pelites écailles, ainsi que le tarse tout entier, les bases des doigts et la membrane qui unit les trois doigts antérieurs; cette membrane est fort courte, et n’embrasse que le tiers de leur longueur; les deux tiers environ de chaque doigt sont garnis en dessus de lames transversales ; leurs ongles sont arqués , et de médiocre force; le pouce n’a point de membrane pour lélargir. Les jambes de cet oiseau sont bien plus hautes que celles des canards et des cygnes ; et, sous ce rapport comme
«) A. melanoleuca, Lath. Cuv. (Mém. du mus., 7e an née, XI cahier, p. 345, pl. 19). Bull., XI, 436,
sous celui du bec, c’est à l’anas arborea des Antilles qu’il ressemble le plus.
» Sa longueur totale est de deux pieds deux pou-
ces. Il habite le Port-Jackson, d’où l’a rapporté M. Busseuil. ».