LES :(GUILLEMOTS
Ne sont point encore bien distingués entre eux. Buffon n’a connu que le grand quillemot , figuré eal: 905, car l'oiseau qu’il nomme petit quillemot ou colombe du Groënland (enl. 917) est lé type du genre Cephus ou mergulus des nomenclateurs actuels.
On distingue aujourd’hui : le guillemot de Franck 2), qui a le dessus du corps noir, le thorax et le ventre blancs, avec une raie de cette couleur en travers sur laile. EI se trouve sur les côtes des îles aléoutiennes et dans la baie de Baflin. Le quillemot à miroir (à), qui est noir, avec un miroir blanc sur l'aile, bien qu’il y en ait des variétés tachetées de noir et de blanc, et que le dessous du corps soit blanc dans la livrée d'hiver. On le trouve aux attéräges de Terre-Neuve, dés Hébrides et de Saint- Pierre-de-Miquelon. Le guillemot à paupières blanches (*) a la tête et le cou noirs, le tour de l’œil et un trait partant de l’angle externe de l'orbite, pour descendre sur les côtés du coù , d’un blanc neigeux ; le dessous du corps est entièrement blane. Cet oiseau est répandu sur le pourtour du cercle nn et se rencontre aussi bien à Terre-Neuve qu'aux îles aléoutiennes. Le guillemot à petit bec (5), long de neuf pouces, a été observé sur les côtes de la Californie. Il est gris brun sur le corps, avec la tête et le dos maculés de blanc; les parties inférieures sont blanches, mais rayées de brun; la queue est blanche, avec les deux rectriees moyenne noires; le bec est court et grêle. Le guillemot ivumizusume ($) est une élégante espèce découverte sur les côtes de Corée et du Japon: Dans ce dernier pays elle porte le nom dewimizusume, que M: Temminck lui a conservé. Son bec est brun rougeâtre, et une élégante huppe de plumes étroites surmonte le front : elle est noire, ainsi que lé masque, le menton et les côtés du cou. Lé dessus de la tête est gris roux ; le dos est bleu ardoisé, ainsi que les ailes, la queue ét les flancs ; le dessous du corps, à partir du menton, est blanc, Jävé de rose.
() Uria, Briss.
e) U. Francklii, Leach. U. Brunnichü, Sabine. Choris, Voy., pl. 21.
(@) U. grylle, Lath. Vieill , Gal., pl.264. Choris, Voy,,
PE U. läcrimans, La Pyl., Gal. de Paris. Choris, Voy., pl,23.
(5) UÜ. brevirostris, Vig. Zool. Journ., n° 18. Bull. XXE, 519.
(6) U. wumizusume , Temm., pl. 579.
LES SYNTHLIBORAMPHES (1).
N'ont qu’une seule espèce, l’alque vieillard (?) des côtes du Kamschatka , entièrement noire, le ventre excepté, qui est blanc, de même que les plumes étroites et linéaires qui partent de l’occiput.
LES STARIQUES ().
OÙ PHALERIS.
Ont un bec conique, à arête de la mandibule su< périeure obtuse, renflée en dessous. La seule espèce du genre est le starique cristatelle({), commun dans le nord de l’océan Pacifique, dans les archipels des Kouriles et des iles alégutiennes, de même que sur les côtes de Sibérie. Gros comme une caille, eet oiseau marin porte six à huit plumes simples, qui, partant du front; retombent sur la pointe du bec: Des poils eflilés entourent le bec et les côtés de la tête. Le corps est en dessus brun noir, passant à l'ardoisé sur la poitrine et le haut du ventre, et au jaune fauve sur la région anale. Les pied sont rougeàtres (pl. 49 ; fig. 2).
DEEE: SIT
LES OMBRIES ().
Diffèrent des stariques par leur bee comprimé, aplati et discoïde. La seule espèce est le perroquet de mer ($); bien que le vrai nom sous lequel cette espèce soit connue au Kamschatka par les Russes qui y sont établis soit starik, qui signifie vicillard.
Cet oiseau vit dans la mer par troupes assez considérables. Il se cache dans les anfractuosités de ro= chers pendant les tempêtes ; il est excéssivement confiant ; sa chair est noire.et peu délicate, La femelle pond des œufs d’un blanc sale , ponetués de fauve ou de brun. Chaque femelle n’a qu’un seul œuf vers le 45 juin , et le dépose sans soin sur le sable ou sur Ja roche nue.
(:) Synthliboramphus, Brandt.
()S. antiquus, Brandt, Alq., pl. 5. Alca antiqua, Gm. Lath. U. senicula, Pallas, Fauna rossiea , pl. 85, p. 367.
(3) Phaleris, Temm. Alca, Vieill.
(4) P, cristatella, Temm., pl: 200: À. cristatella ; Pallas , 5e fasc. » P. 18, pl. 3 de Cristatella et pygmea, Lath., pl. 95, fig. # . Macareux huppé, Choris, pl. 12.
(5) Ombria, ESChsth., Zool. alt., pl. 17.
(6) 0. psittacula, Eschs., pl. 18. Phaleris psittacula, Temm. Alca psittacula, Pallas, pl. 2, fig. 4 à 6. A, psittacula et tetracula, ath:, pl. 95, fig. 2 et 3.
724 HISTOIRE NATURELLE
Cet oiseau est brun sür la tête, le cou et les parties supérieures. Il a quelques plumes blanches sur les côtés du cou; les parties inférieures sont blanchâtres; son bec est rouge à sa base, jaune à la pointe ; les tarses sont jaune rougeûtre.
ET — LES VERMIRHYNQUES ().
M. Charles Bonaparte a proposé sous ce nom un nouveau genre d'oiseau, qui ne se compose que d’une espèce rare qu’il avoit primitivement décrite sous le nom de phalaris cerorhynca.
Les vermirhynques doivent donc prendre place à côté des stariques dans l’ordre des palmipèdes. Ils ont pour caractères d’avoir le bec plus court que la tête, très comprimé sur les côtés dans toute sa longueur, moins haut que long, très lisse, à base nue, recouverte d’une membrane calleuse que surmonte un appendice long, obtus, de nature cornée, et s’élevant verticalement; mandibules recourbées et légèrement échanerées à leur extrémité; l’inférieure est anguleuse en dessous et aiguë, et sillonnée par deux rainures latérales , linéaires et très profondes ; Jes bords sont aigus, mais ceux de Ja mandibule supérieure sont dilatés, et ceux de l’inférieure sont recourbés; narines situées au-dessous de la membrane calleuse de la base du bec, latérales, longues, linéaires, ouvertes, très apparentes, à demi occluses par une membrane ; langue courte, grêle, déprimée et bifide à la pointe; tête globuleuse, orbites emplumées, yeux petits, cou court, gros ; corps massif, pieds situés très en arrière ; tarses médiocremert comprimés, d’un tiers plus courts que le doigt du milieu, très rugueux en arrière ; les doigts longs, grêles, lisses ; celui du milieu le plus long, l’interne le plus court, et de la longueur du tarse ; membrane interdigitale, médiocrement large, entière ; ongles comprimés , recourbés, aigus; celui du milieu le plus large, dilaté et aigu à son bord interne ;'ailes courtes, petites, un peu aiguës , à rémiges émoussées ; la première un peu plus longue, ét les suivantes très courtes; la queue courte, très arrondie, ayant quatorze rectrices.
M. Charles Bonaparte a publié les caractères de ce genre dans le tome IE, page 427, des Annales du Lycée d'histoire naturelle de New-York. Il pense que l'espèce qui le compose a les mêmes habitudes que les stariques du genre phalaris, et que le plumage éprouve les mêmes changements. C'est entre ce dernier genre et les mormon qu'il doit être classé.
Le vermirhynque habite les mers situées entre l'Amérique et l'Asie, et jusqu’à présent on ne l’a
observé qu’à la côte nord-ouest d'Amérique.
* ) Cerhorhyneha, Ch. Bopap., Syn., p.427.
LE VERMIRHYNQUE OCCIDENTAL. :
Cerorhynea are (ty.
Son plumage ést noirâtre en dessus, blanc en dessous ; le bec est jaunâtre, et se trouve garni de plumes blanches autour des yeux et à la commissure du bec.
L'espèce type est figurée dans latlas d’'Eschscholtz, pl. 12, sous le nom de chimère cornue (?). Elle se trouve sur la côte nord-ouest d'Amérique et sur celles du Kamschatka.