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LES PERDRIX

Forment un genre que caractérisent : un bec voûté, de longueur inégale suivant les espèces, à narines basales, placées sur le rebord des plumes frontales, et à demi fermées par une écaille solide. Les tarses sont médiocres, forts, nus, inermes, à seutelles sur l’acrotarse seulement. La tête estemplumée; le pourtour des yeux est papilleux. La queue est très courte, arrondie, penchée vers en bas, formée de douze à dix-huit rectrices roides. Les ailes sont courtes et concaves, à quatrième et cinquième rémigés les plus longues.

Toutes les perdrix sont de l’ancien continent. Elles peuvent être rangées en quatre tribus bien distinctes. La première comprend les perdriæ à bec court et à doigts médiocres. La seconde, les perdrix desiles de la Sonde, à bec long et à doigts très prolongés. Celles- ci ont beaucoup d’analogie avec les francolins. Leur queue est plus longue et plus dressée que celle des véritables perdrix. La troisième à le bec allongé, mince, convexe, les ailes courtes, la queue allongée, les tarses grêles, les formes sveltes. Cette tribu a de l’analogie avec les pterucles, et peut recevoir le nom de perdrix-gangas. Enfin la quatrième a ses tarses à demi-emplumés, comme les gélinottes, et vit dans les neiges. Elle pourra recevoir le nom de perdrix-tétras.

La première tribu comprend :

4° La PERDRIX GRISE (?), figurée pl. enl. 27, a été décrite par Buffon. Gn en connoît une variété entièrement grise unicolore.

20 La PERDRIX DE MONTAGNE (3), figurée enl. 456, n'est, selon M. Bonelli, qu'une variété de la perdrix grise. Elle devient albine. On la trouve en Egypte.

5° La BARTAVELLE (f), de l’enlum. 251, est la perdrix grecque, décrite par Buffon, ainsi que les suivantes. On en connoit une variété albine. Elle est d'Europe et d'Asie.

40 La PERDRIX ROUGE (5), de l’enlum. 150, est bien connue. On en possède , dans les galeries de Paris, des variétés roussâtre uniforme et albine : elle est d'Europe et d'Asie.

Do La PERDRIX ROUGE DE BARBARIE (6) ou la gam-

(*) Perdiæ, Briss.; Lath.; tetrao, L.

(>) Tetrao perdix, L.; per dix cinera, Lath.

(G) Tetrao montanus, L.; perdix montana, Lath.; perdio cinera, Var.

() Tetrao rufus, Var., L, perdix saæatilis, Meyer; perdix græca, Briss.

(5) Tetrao rafus,L. Perdix rubra, Briss. Perdiæ rufa, Ray.

(5) Tetrato petrosus, Gm. Edw., Gl. pl. 70. Perdix gambra,Temm. Perdix petrosa, Lath., Memm., Sy: nops., 127,

bra, a été décrite par Buffon sous ces deux noms. M. Temminck a réuni les deux descriptions, et les applique à une seule espèce, qui est d’ailleurs bien distincte de la perdrix rouge et de la bartavelle. On la rencontre dans le midi de l’Europe, car elle n’est pas rare à Turin.

Les perdrix quisuivent ont été inconnues à Buffon.

6° La PERDRIX ROUSSE GORGE (1) habite l’Inde, et notamment le royaume de Guzarate , et a été décrite par Latham sous le nom de cambaian partridge. Sa longueur totale est de cinq pouces six lignes. Son bec est court, assez fort, plus haut que large. Les pieds sont pourvus d’un petit tubercule caileux en place d’ongle au pouce. Un roux jaunâtre colore son plumage. Sur les parties supérieures, un roux assez foncé est rayé en travers de zigzags brun roussâtre. Les pennes de la queue et les rémiges sont zigzaguées de brun. Les deux rangées des couvertures alaires sont terminées de roux jaunâtre uniforme, dessinant deux larges bandes transversales sur les ailes. Les joues, les côtés, le devant du cou et le ventre sont roux jaunâtre très clair, mais chaque plume est terminée par une nuance plus obscure. La base du bec est jaunâtre et la pointe est brune. Les pieds sont jaunes, et le pouce est armé d’un cngle. C’est une véritable perdrix

Cette petite perdrix est très commune dans les marchés de Calcutta et dans les autres districts du Bengale. Elle aime les cantons cultivés.

7° La PERDRIX A DOUBLE HAUSSE-COL (?) ou deGingi a été découverte par Sonnerat sur la côte de Coromandel. C’est une très petite espèce, car elle n’a que huit pouces et demi de longueur totale. Son bec est grêle et peu courbé. Un brun marron colore la tête et l’occiput. Une large bandelette blanche passe audessus des yeux et va se perdre à la nuque. La gorge et les joues sont roux clair, roux tacheté de noir sur les côtés du cou, et remplacé par une plaque d'un noir intense, sous laquelle se dessine un hausse-col blane pur, suivi d’un autre de couleur marron. La poitrine et les flancs sont cendré. Le milieu du ventre est blanc, le dos, le croupion et la queue sont cendré olivâtre, mais les plumes du croupion portent une petite tache noire faite en sorte de larme. Les petites couvertures sont roux marron, lavées au bord de cendré roussâtre, et portant à leur extrémité une tache arrondie. Les rémiges sont brunes. Le bec est noir; les pieds sont jaunätres.

La femelle est brunâtre en dessus, avec la gorge

() Cryptonix rufus, Temm., Gall. , t. HE, p. 534. C. cambaiensis, Vig., Zool. Journ., IV. 350. Perdix cambaiensis, Lath., Ind., t. I, p.655. Temm., pl. 4#7, (mâle et fem.).

(2) Perdix gingica, Lath. Temm., Gall. , t HE, p. #10. Tetrao gingicus, Gm. Perdrix de Gingi, Sonnerat. Voy. land ,t. 11, p. 167,

HISTOIRE NATURELLE

et le cou brun roux. La poitrine cendrée striée de noir. Le dessous du corps est blanc roussâtre, tacheté de noir.

&0 La PERDRIX TORQUÉOLE (1) habite le Bengale. Elle a les proportions de notre perdrix rouge. Le dessus de la tête est roux Un trait noir, un peu grivelé de blanchâtre, descend du sourcil au bas du cou. Le dessous de la gorge est noir foncé, et cette teinte se fond par gros points sur le roux intense dont le cou est coloré. Un demi-collier blanc occupe le bas du cou, et sépare la teinte du cou de celle de la poitrine qui est grise. Le milieu du ventre est blanc, et les côtés sont d’un marron assez vif, relevés par des points blancs éclatants. Le dos est roux. Les plumes des ailes sont brunes et bordées de roux. Elles ont à leur sommet une tache arrondie noire. Les tarses sont longs, sans éperons, terminés par des ongles blanchäâtres, allongés. Le bec est noir.

La femelle diffère assez sensiblement du mâle. Sa taille est la même, et les couleurs, qui sont communes aux deux sexes, sont très pâles chez celle-ci. La gorge et le cou sont roux, tachetés de points noirs seulement : il n’y a pas de plaque de cette couleur sous la gorge. Le collier blanc du mâle manque. Le dos est brun, rayé en travers de croissants noirs qui terminent chaque plume. Le pourtour de l'œil n’est pas dénudé.

9° La PERDRIX A VENTRE JAUNE (?) est une petite espèce qui paroiît être nouvelle, et que le Musée de Paris a reçue du Sénégal. On ne sait rien de ses mœurs et de ses habitudes, et les couleurs de son plumage sont un gris foncé presque noirâtre, flambé de roux, et grivelé de points nombreux blanchâtres. Sur le milieu de l'abdomen, entre les jambes, se dessine un ovale allongé, étroit, de couleur jaune paille sale. L’œil est entouré d’une peau nue.

Cette perdrix ne feroit-elle pas double emploi avec la suivante ?

La deuxième tribu comprend :

40e La PERDRIX BRUNE (3) provient du Sénégal. Le mâle a la tête, la gorge, le cou, le dos, le croupion, les couvertures supérieures de l'aile, les pennes secondaires et les côtés du corps en dessous brun chocolat, couvert de lignes étroites et de petites mouchetures blanches. Les grandes pennes des ailes sont rousses. Le milieu et la poitrine sont recouverts d’une grande plaque roussâtre. Le ventre, les parties postérieures de la queue sont d’un brun noirâtre. Les plumes qui recouvrent les rectrices en dessous sont larges, étagées et arrondies à leur extrémité.

(")Perdix torqueola, Valenc.,Dict.sc.nat.,t, XXX VII, P. 436.

(2) Perdixventralis, Valenc.,Dict.se.nat.,t., XXXVIIE, p. 436.

() Perdix fusca, Vieill., Gal., pl. 212,

DES OISEAUX

Le bec et les pieds sont rouges. Sa taille est celle de : matin, ou perdriæ suscitator de Bontius, Mais per-

la perdrix de montagne, mais ses tarses sont plus longs. La femelle a le milieu de la poitrine et les parties postérieures d’un blanc pur.

On ne sait rien de ses habitudes.

41° La PERDRIX MEGAPODE (1) est à peu près de la taille de l’espèce suivante, qu’elle rappelle par la forme des ailes et de la queue. Ses pieds, plus forts, sont terminés par de très longs doigts, armés d’ongles longs, subulés et recourbés. Le doigt médius a de longueur, l’ongle compris, plus de deux pouces.

La perdrix mégapode vit au Bengale, d’où elle a été envoyée par M. Duvaucel. Un roux mordoré très vif couvre tout le sommet de la tête et s'étend sur l’occiput et la nuque. L’organe de l’ouïe est aussi recouvert par des plumes de cette couleur, séparées du roux de la nuque par une bande noire qui, couvrant le lorum, passe au-dessus du bord de la région ophthalmique, et suit, conjointement avec une bande blanche, la portion mordorée de la nuque. Des plumes noires lJisérées de blanc couvrent les tempes et le devant du cou, sur lequel se dessine une grande plaque blanche. Le dos est gris olivâtre, liséré de brun.

Le croupion porte de grandes taches noires en forme de fer de lance. Les ailes ont aussi de grandes taches noires sur un fond mordoré très vif. La poitrine est cendrée , le milieu du ventre blanc pur, et les plumes des flancs sont grises, avec une tache blanche à leur centre, et de larges bordures mordorées sur le rebord des barbes. Le bec est noir, les pieds sont gris bleuâtre et les ongles bruns. Sa taille est d'environ dix pouces.

La femelle diffère du mâle par l’absence de roux à la tête, teinte remplacée par du brun cendré avec des mèches noires. La bande sourcilière est d’une teinte claire, pointillée de noir ; des mèches noires sur un fond roux ou roussâtre couvrent les tempes et le devant du cou, mais la plaque est d’un roux vif. La poitrine est bariolée et tachetée, et les plumes blanches du ventre portent des croissants roussâtres. Les taches mordorées sont peu nombreuses sur les ailes, et les bordures des plumes du dos sont d'un fauve clair, lisérées en dessus comme en dessous d’un trait noir.

42° La PERDRIX AYAM-HAN (?) habite l'ile de Java, où elle porte le nom d’ayam-ayam-han, suivant Temminck, et de dagu suivant le docteur IHorsfield (3). Buffon en parle comme étant le réveille-

() Perdix megapodius, Temm., pl. col. 462 (mäle), et 463 (fem.).

e) Perdix javanica, Lath. Tetrao javanicus, Gall. Perdrix de Java, Bonnat., Encycl. pl.96, fig. 2. Tetrao javanicus, Brown, Illust., pl. 17. Temm ,t. IL, Gall. p. 406 et 732, pl. col., 148.

(3) Cat.

IT

sonne depuis cet ancien auteur n’a retrouvé à Java ce gallinacé à voix de butor, que M. Cuvier suppose être un lurnix.

L’ayam-han est très commune dans la province de Passouarang, sur les montagnes comme dans les plaines, se tenant le plus habituellement à la lisière des bois. Son cri d’appel a la plus grande ressemblance avec celui de la perdrix grise d'Europe. Ce qui la distingue, est une très courte queue, entièrement cachée par les couvertures supérieures; un bec fort et allongé, et des ongles peu courbés, mais longs.

Le pourtour des yeux est nu et d’un rouge vif, et semé de quelques petites plumes rares. La gorge elle-même présente, entre les plumes qui la recouvrent, un petit espace nu. Le sommet de la tête est marron ou roux fauve. La gorge, le devant du cou et la nuque sont d’un roux clair, marqué de taches noires. Une bande noire entoure les yeux, et une deuxième descend sur chaque côté du cou. La partie inférieure du cou et la poitrine sont d’un cendré bleuâtre, et cette teinte, coupée de bandes noires, règne sur toutes les parties supérieures du corps. Les couvertures des ailes sont cendré roussâtre ; les plus grandes ont, vers leur somm’t, une tache noire, et toutes sont terminées de roux marron. Les rectrices, cendré bleuâtre, ont des lignes flexueuses noires. Le dessous du corps est d’un roux foncé, sans mélange. Le bce, d’abord noirâtre, est rougeâtre à la pointe, L’iris est gris et les pieds rouge clüir. Ses dimensions sont de neuf pouces six lignes. Quelques individus ont le sommet de la tête roux plus ou moins cendré . et la poitrine cendré bleuâtre pur.

15° La PERDRIX MASQUÉE (1) habite les forêts élevées du distriet de Blambangan, à l'extrémité la plus orientale de l'ile de Java, Cette perdrix a la queue courte, les ongles longs et droits, le pourtour de l'œil presque emplumé. Les pieds et les yeux sont d’un jaune rougeûtre pâle, et les ongles sont blanchâtres.

Ce qui distingue cette perdrix sont, sur le brun enfumé de la tête et du cou, un large sourcil blane qui nait au front et va se perdre au-dessous de l’occiput, et un très large plastron neigeux qui atteint presque le haut de la poitrine. Les parties supérieures du corps sont brunâtres, lavées de fauve. Les rémiges sont brunes, mais les couvertures sont brunes, frangées de blond doré. Le devant du corps

() Perdix personata, Horf., Zool, res. in Java, avec fig. Perdix orientalis, ibid., Trans.soc,. linn., t. XII, p. 165.

P. supra fusca, subtus cinerco-fuscescens, qula collo antice et ad latera lineaque superciliari albis, pileo colloque postice et torque collari nigris, alis, abdamineque crissoque maculis transversis lunulatisnigris et castaneis,

est brun fuligineux clair. Les plumes des flancs sont blänces , puis roux doré, et terminées de noir profond. La queue est brune.

44° La PERDRIX GULAIRE (!) qui vivsur le continent de l'Inde, dans les environs de Calcutta, mesure onze pouces de longueur. Le becest semblable à celui de la perdrix grise, mais sa queue est plus longue, et ses ongles, moins courbés, sont aussi plus allongés.

La tête et le haut du cou sont brun olivâtre Une bande blanche entoure les yeux. La gorge est roux ferrugineux. Les plumes de la poitrine et du ventre ont une flamme neigeuse à leur milieu, mais bordée de brun olivâtre. Le bas-ventre est blanc roussâtre. Les ailes, le dos et le croupion sont bruns. mais la baguette de chaque plume est blanche, et les bords ont trois ou quatre raies transversales blanc jaunàtre , frangées d’une ligne noire. Les pennes alaires, rousses à leur origine, sont grises dans le reste de Jeur étendue ; les moyennes sont rayées de roux. Les rectrices.sont roux brun, les plus externes ont une bandelette blanc roussâtre. Le bec est noir, et les pieds sont rougeûtres. On ne sait rien de ses habitudes.

45° La PERDRIS OCULÉE (?) a été envoyée de Java au Musée de Paris par M. Diard. On ne sait rien de ses mœurs et de ses habitudes. M. Temminck Pa décrite en ces termes : Cette perdrix est modelée sur les formes de notre perdrix grise, mais son bec est plus long et ses tarses sont plus minces : elle a dix pouces trois lignes de longueur. La tête, le cou, la poitrine et le ventre sont d’un beau roux mordoré, mais cette couleur est coupée sur les côtés de la poitrine et sur les flancs par des bandes transversales noires. Les plumes tibiales sont rousses, mais terminées par une tache ronde d’un noir plein. Le dos est rayé en travers de blanc sur un fond noir; à partir du milieu de cette région du corps, le noir devient velouté jusqu'aux couvertures supérieures. Sur chaque plume se dessine un fer de lance mordoré vif, et dont la pointe est dirigée du côté de la queue. Les rectrices sont brun noirâtre bordées de brun ciair. Les couvertures alaires sont cendré olivâtre foncé, mais chaque plume est tachée de noir. Les rémiges secondaires, brun foncé, sont bordées de marron. Le ventre est blanc; le bec et les pieds sont bruns. Le mâle, seul connu, a une petite protubérance calleuse au tarse.

La troisième tribu ne comprend que:

46° La PERDRIX DE Hey (3) vit dans les déserts de VAcaba en Arabie, où M. Hey l’a découverte.

M. Temminck, qui en a tracé l'histoire, l’a fait pré-

() Perdix qularis, Temm., Gall.,t. I, pl. 4014 et 731.

@) Perdix oculea, Temm., Gall., t. I, p. 408. (Cette perdrix est un francelin pour plusieurs auteurs.)

() Perdix Heyii,Temm., pl. 328 (inle), et 329 (fem.).

Le

HISTOIRE NATURELLE

céder d’un long hors-d'œuvre sur la nomenclature, qui nous paroit autant manquer de vérité que d'àpropos.

Cette gracieuse perdrix n’a que huit pouces de longueur. Ses formes sont élancées et sveltes. Son bec et ses tarses, d’un rouge de corail , s’harmonient avec les nuances douces du plumage. Le mâle est remarquable par un bandeau neigeux, qui du front se prolonge sous les yeux et s’élargit vers l’occiput. Les plumes qui composent cette écharpe, à son extrémité, sont plus longues et plus touffues que celles qui les avoisinent.

Ce blanc tranche sur le gris cendré, lavé de violet clair, qui colore la tête et le haut du cou. Le menton est rouge ; une teinte isabelle est répandue sur le bas du cou et le thorax, le manteau et les scapulaires. Les plumes du ventre et des flancs ont une nuance lie de vin ; mais leurs barbes intérieures sont mordorées, et leurs bords lisérés de noir. Les ailes, cendré isabelle, sont finement striées de brun. Le bord externe des rémiges est blanc. Le dos, les couvertures du dessus de la queue, à fond cendré jaunâtre, ont de très fines rayures brunes. Les rectrices sont roux vif, les deux moyennes exceptées, qui sont rayées et colorées comme les plumes du croupion.

La femelle est couverte sur toutes ses parties de rayures transversales brunâtres, sur un fond gris clair à la tête et au cou, roux clair sur tout le corps et la poitrine, et blanchâtre sur le ventre. Les primaires sont blanches, rayées de noir.

La quatrième tribu comprend :

470 La PERDRIX LERWEE (1) habite le nord du Népaul, où ses mœurs la rapprochent des tétras. Elle se tient sur la limite des neiges perpétuelles, sur les roches ou dans les broussailles, où elle trouve les bourgeons aromatiques, les feuilles et les insectes dont elle fait sa pâture.

Ses ailes sont plus longues que celles des autres perdrix, et la deuxième rémige est la plus allongée. Caractères qui, joints aux proportions plus grandes et à l’étroitesse de la queue, ainsi qu'aux tarses emplumés dans le haut, la séparent des autres espèces connues du genre.

Cette perdrix à plumage noir, transversalement rayé de blanc et de marron, à poitrine brune, a un pied deux pouces trois lignes (anglois) de longueur. Le bec seul a un pouce; la queue quatre pouces neuf lignes; l’envergure un pied onze pouces; les tarses un pouce dix lignes. Elle pèse une livre deux onces.

48° La PERDRIX NOIRE (?), décrite par M. Selby, et qui paroît être commune dans la vallée de Karlek,

(") Perdix Ecerwa,Hodgs., Procecd., Iff, 107. Perdix nigra, aibo castaneoque transversim lineata; pectore brunceo; tarsis ultra calcar plumosis ; remige secundaä longiore.

() Perdix picta, Selby. Proceed., t, I, p. 153.

DES OISEAUX

dans le pays des Mahrattes, nous est inconnue. Il en est de même de la PERDRIX CHUKAR (1) de l'Inde, qui est longue d’un pied un pouce (angl.), et dont les tarses ont deux pouces deux lignes, et aussi de la sPHÉNUR (?) de M. Gray.

LES TOCROS °).

: Remplacent dans le Nouveau Monde les perdrix qui vivent dans l'Ancien. Vieillot leur donne les caractères suivants : « Bec glabre à sa base, très ro- » buste, gros, convexe en dessus et très comprimé » sur les côtés; mandibule supérieure voülée et très » crochue vers son extrémité; l’inférieure droite, » plus courte et bidentée sur chaque bord vers la » pointe ; narines grandes, couvertes et bordées d’une » membrane; langue charnue, entière, large; yeux » entourés d’une peau nue prolongée jusqu’au bce ; » tarses robustes, lisses, articulés; ailes concaves, » arrondies, à première rémige courte, à cinquième » et sixième les plus longues ; queue arrondie, » courte, ayant douze rectrices. »

. Les tocros vivent au Brésil, à la Guyane et au Paraguay. Lichteinstein en à le premier séparé l’uru, que la plupart des naturalistes réunissoient au tocro roux ou de la Guyane.

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