LIVRE IX
LES COLOMBI-GALLINES OU PIGEONS.
Les pigeons ne forment qu’un genre dans Linné ; | Pauline de Courcelles (1). M. Vieillot, dans son
mais , démembré dans ce dernier temps, ce genre a été élevé au rang de famille. Il est éminemment naturel et distinct, et se compose aujourd hui de tribus qu’il a fallu séparer les unes des autres, afin d'apporter plus d’ordre dans la connoissance de leurs rapports. Leach proposa le nom de colombinées, Duméril.celui de péristères, et Vieillot celui de colombins, à l’ensemble des races de colombes. Buffon n’en a connu que fort peu d'espèces, et encore il se borne plutôt à mentionner quatre à cinq races étrangères qu’à les décrire, et les renseignements qu'il présente à leur sujet sont fort incomplets. Il n’en est pas de même de ses articles du pigeon, du ramier et de la tourterelle, tracés avec une connoissance parfaite de tout ce qui intéresse dans l’histoire de ces animaux.
Le nombre des pigeons ou colombes { s’élevant à plus de cent vingt-un) est aujourd’hui considérable, et il s'accroît chaque jour. Les espèces les plus brillantes par leur coloration, les plus riches par l’éclat de leurs couleurs, les plus élégantes par leurs formes, sont venues s’accumuler dans nos collections. Réparties sur toute la surface du glohe, il n’est pas un coin de Ja terre qui n’en nourrisse des espèces variées ; et comme toutes les colombes paroissent avoir, à quelques nuances près, les mêmes mœurs, les mêmes habitudes (!), les mêmes genres de vie, il en résulte que les documents que nous aurons à fournir sur celles qui doivent entrer dans ce complément se réduiront à de simples descriptions de plumages.
Levaillant, le premier, proposa trois divisions parmi les pigeons : celle des clombi-;allines, pour les espèces plus voisines des gallinacés, se tenant à terre, ayant un bec flexible et grêle, et les pattes assez longues ; la seconde, celle des colombes ou Pigeons proprement dits; et la troisième des colombars, dont le bec est plus gros, plus dur, les tarses plus courts, plus rebordés.
M. Temminck adopta cette classification dans son somptueux ouvrage enrichi de figures par madame
(°) Toutefois, quelques. espèces émigrent, ce sont celles des pays froids. La plupart sont sédentaires.
Analyse élémentaire d’ornithologie, adopta les trois genres tréron (/reron), pigeon (columba) et goura (lophyrus); et M. Swainson {?) a depuis proposé les genres phelinopt (plilinopus), péristère (perister a), chœæmépelie (chæmepelia) et ectopiste (ectopistes ).
Pour nous, le genre columba des auteurs sera divisé en sous-genre et en races diverses, et le nom de colombe ou de pigeon deviendra une désignation de famille. Les sections qu’on trouvera établies dans ce volume sont les suivantes :