AA
OsservarTion 1IT (Inédite) (Service du professeur Gosset.)
; Epiploïte adhérente
Mme de V..., 30 ans.
Il y a quinze jours, poussée douloureuse avec fièvre, douleurs abdominales vives, localisées à droite, défense abdominale, nausées, vomissements.
Toucher : gros utérus douloureux en rétroversion,
Diagnostic porte : rétroversion et salpingite.
Appendicectomie antérieure pour appendicite chronique.
La cicatrice est restée douloureuse, cette cicatrice est d’ailleurs vicieuse, large, déprimée, douleur profonde à son niveau et douleur iliaque spontanée, continue, exacerbée par certains mouvements par la fatigue, les stations débout prolongées.
Laparotomie médiane; octobre 1921.
Epiploon adhérent à la face profonde de la cicatrice.
Annexes en bon état.
Le paquet d’épiploïte adhérente est large de deux travers de doigt et très épais.
On libère et on résèque cette frange qui adhérait.
On laisse le reste de l’épiploon qui est sain est normal. Epiploïte chirurgicale. > Sort guérie.
Guérison maintenue.
Ogsenvarion IV (Inédite) (Service du professeur Gosset.)
Epiploïte chronique adhérente et périviscérite de l'angle iléo-cæcal
Mlle de N..., 22 ans.
Appendicectomie antérieure pour appendicite chronique.
Quelques mois après l'intervention, douleur iliaque droite, spontanée et provoquée par les mouvements brusques et la fatigue.
. Ces douleurs surviennent par crises.
Etat nauséeux habituels.
Anorexie.
Constipation.
Cicatrice un peu élargie, pigmentée, douloureuse. A la palpation points douloureux entre la cicatrice iliaque et l’ombilic.
On incise au niveau de l’ancienne cicatrice,
L’épiploon adhère intimement au péritoine.
Libération prudente. Résection (épiploon grenu, gravité, enflammé).
On amène le cæcum en dehors, presque normal, un peu dilaté.
Mais dans l'angle iléo-cæcal, on trouve une bride de 4 centi- : mètres d'épaisseur sur 2'centimètres de largeur, 3 centimètres de longueur qui vient adhérer à la paroi abdominale.
Section de la bride.
Fermeture de la paroi en trois plans,
Sort guérie.
Guérison maintenue.
OBSERVATION V (Service du professeur Gosset.)
Pérityphüte isolée et typhlectasie
R... Alice, 35 ans.
Appendicectomie pour appendicite chronique en mars 1916.
Amélioration notable pendant près de trois ans.
Peu de symptômes digestifs, parfois des douleurs diffuses, généralisées à tout l’abdomen, survenant à la suite d’efforts, -de surmenage, avec prédominance à droite, dans la zone de la cicatrice. ;
Il y a un an, ces crises douloureuses se manifestent très intenses ; au moment de ces crises la malade doit s’allonger et ne peut marcher.
À l'examen, petite cicatrice, normal d’aspect, souple, n'adhérant pas au plan profond ; elle n’est pas douloureuse, mais on -éveille par la palpation une douleur assez vive en dedans d'elle.
Pas de troubles digestifs notables, sauf un état nauséeux assez constant. Fonctions intestinales régulières parfois quelques périodes de diarrhée.
Abdomen souple, non ballonné.
Légère hyperesthésie cutanée sur le trajet du côlon.
Intervention 17 mars 1920 (professeur Gosset),
Laparotomie médiane sous-ombilicale.
Le ‘bord externe du cæcum est fixé au détroit supérieur par des adhérences assez solides, Libération de ces adhérences. Le cæcum est dilaté, mais ses parois sont de coloration normale, minces non enflammées.
L’épiploon est normal ; les derniers centimètres de l'iléon sont libres.
Rien à signaler au niveau de l’estomac, au niveau de la vési= -cule, de l'utérus et de ses annexes.
P. Flandrin 8
On fait une cæco-plastie à la soie sur le fond du cæcum un peu dilaté.
Sort guéri un mois après.
OssenvarTion VI ;
(Service du professeur Gosset.)
Epiploïte légère non adhérente, dilatation cæcale
M. L..., 22 ans.
Opérée de l'appendicite à froid le 25 mars 1917.
Après l’opération la malade a toujours ressenti des élancements, des douleurs sourdes dans l’abdomen du côté droit:
En décembre 1918 et en janvier 1919 elle a eu quelques, crises douloureuses caractérisées par de la fièvre, 38,2 des maux de tête, des nausées et des périodes de constipation prolongées suivies de débâcles diarrhéiques.
Examen radioscopique, pratiqué dans”le service du docteur Enriquez. — Epiploïte probable.
Traitement à partir du 21 janvier.
Laudanum, glace sur le ventre.
Dix séances de diathermie.
Repos au lit à partir du 21 février, les douleurs abdominales ont disparu pendant trois semaines.
Mais depuis deux jours des douleurs sourdes réapparaissent dans la fosse iliaque droite, surtout dans la station debout, et pendant la marche. : 2
Eiat actuel. — Cicatrice légèrement adhérente, longue de 8 centimètres.
Douleur à la pression dans le voisinage de la cicatrice, et en dedans d’elle surtout, vers l’ombilic. :
Quand la malade s’assied on note une adhérence de la cica-
trice aux plans profonds. : G
Amaigrissement, anorexie.
__ Intervention le 19 mars 1919 (professeur Gosset, Dr Charrier).
Résection de la cicatrice cutanée,
Cæcum à fond affaissé n'étant plus soutenu.
On fait une cæcoplicature avec surget à la soie qui veu complètement tout ce bas-fond cæcal,
On ne voit pas l’épiploon.
On attire en dehors l’épiploon qui est mince dans toute sa partie supérieure et présente au niveau de son bord libre en deux portions un peu d’épaississement.
Il paraît préférable de réséquer ces deux portions,
La lésion épiploïque est légère comparée à la lésion cæcale. Ligature et section des lésions épiploïques.
On n'arrive pas à voir les annexes droites.
Fermeture à la soie d’une paroi médiocre.
Sort guérie le 2 avril. Guérison maintenue,
OgservarTion VII (Inédite) (Service du professeur Gosset.)
Epiploïte adhérente. — Périviscérite du cæcum et du gréle
Mile F..., 33 ans.
Opérée d’appendicite à froid le 25 mars 1917. Examen radioscopique. — Cæcum fixé et douloureux. Points douloureux nets entre les deux branches de l’anglecôlique qui s'ouvrent bien dans la position en décubitus dorsal. Diagnostic. — Epiploite.
‘ Intervention le 19 mars 1919 (professeur Gosset, Charrier). Laparotomie médiane sous-ombilicale.
Dès le ventre ouvert on reconnaît une adhérence épiploïque large de trois travers de doigt et épaisse de 2 centimètres qui fixe l’anse sigmoïde à la cicatrice abdominale à droite de la
ligne médiane.
On sectionne cette adhérence qui contient un gros vaisseau sur toute la position dépéritonisée de l’S iliaque, on fait un petit surget à la soie fine. RD
On rentre de l'abdomen toute cette anse sigmoïde qui présente au-dessus de l'obstacle une énorme agglomération stercorale.
La terminaison de l’iléon est normale jusqu’au point où l’iléon et le cæcum sont englobés ou milieu d’adhérences. On
trouve une énorme adhérence épiploïque qui fixe la face antérieure du cæcum.
Résection de cette adhérence.
Le cæcum peu dilaté reste fixé à la paroi antérieure. La libération paraît délicate et dangereuse.
La lésion de l’S iliaque est peut-être la lésion prédominante. On en reste là, peut-être pour faire plus tard une iléo-sigmoïdostomie ? | Libération peut-être insuffisante du cæcum. | Sort guérie en avril 1919.
Aucune nouvelle depuis.
OsservarTion VIIL (Inédite) (Professeur Gosset.)
; Epiploïle adhérente, typhlite
GA: Thérèse -25}*4ns;
A été opérée il y a quatre ans pour appendicite chronique.
Un an après, un petit abcès au niveau de la cicatrice,
Rien à signaler dans les deux années qui ont suivi.
Mais, depuis trois mois, la malade accuse des douleurs continues dans la fosse illiaque droite, douleurs spontanées et provoquées par la marche, la fatigue etcertains mouvements particuliers ; elles ont tendance à augmenter d'intensité,
En plus des douleurs, alternatives de constipation et de
diarrhée fétide ; chaque crise est caractérisée en outre par de l’anorexie et un état nauséeux très prononcé.
À l'examen, cicatrice vicieuse, adhérente et douloureuse.
À la palpation, points douloureux dans la zone cæcale en dedans de la cicatrice et vers l’ombilic.
Léger degré de défense de la paroi.
Température à l’entrée 3802.
La malade est sujette à des élévations detempérature légères.
Intervention, 7 septembre.
Rachistovaïne, 5 centigrammes. ;
Résection de la cicatrice cutanée. A l'ouverture du péritoine, gros cæcum, enveloppé de fausses membranes, épiploon granuleux diminué de surface et qui adhère largement à la cicatrice et au cæcum lui-même.
Libération des adhérences cæcales, vérification négative de l’iléon, du moignon appendiculaire et des annexes droites.
Sort le 28 septembre. Guérison.
OsEnvarion IX (Inédite) (Service du professeur Gosset.)
Epiploïte adhérente. Cæcum adhérent à la paroi. Péricôlite
Mme. D..., 35ans,
Opérée d’appendicite chronique il y a dix-sept ans.
Quelques mois après crises douloureuses avec fièvre.
Dans l’intervaile douleur iliaque droite persistante, avec anorexie, nausées.
Cicatrice vicieuse et douloureuse.
Examen radivlogique : le lavement opaque franchit sans arrêt tous les segments du côlon qui présente une forme et une topographie normale dans l’ensemble.
Mais au nivau du cæcum la réplétion reste incomplète avec une spasmodicité extrême qui s'étend à tout le côlon ascendant.
La palpation est douloureuse, tout particulièrement sur le bord interne du cæcum et de l’acendant. :
On ne peut mobiliser l'intestin aussi librement que d’habitude. |
Sensibilité diffuse de la fosse iliaque droite, il semble s'agir d’épiploïte et aussi d’adhérences péricæcales.
re" décembre. — Intervention du professeur Gosset.
Onincise auniveau de l’ancienne cicatrice, large, pigmentée, douloureuse. Ê
On tombe de suite sur un cæcum adhérent qu’on libère aux Ciseaux. ; He
On résèque ensuite l’épiploon qui est malade en le liant en plusieurs paquets.
Pas de coudure de Lane. RE ee
Le cæcum est gros.
On libère une adhérence du côlon ascendant à la paroi et de
l’épiploon au côlon qui se trouvait retourné sur lui-même et coudé.
Sort guérie. Guérison maintenue.
Osservarion X (Inédite) (Professeur Gosset.)
Epiploïte gauche secondaire adhérente
M: B..., 4r ans.
Appendicectomie pour appendicite chronique le 2r janvier 1919. s: 5 |
Résection de la moitié droite de l’é ne épaissi, lourd non adhérent. Nausées, anorexie.
Crises douloureuses abdominales rase à gauche.
Lymphocytose sanguine et œsinophilie. x:
Dr Enriquez pose le diagnostic d’éphiploïte.
-18 décembre 1919. — Intervention du professeur Gosset.
Incision sous ombilicale médiane (en raison du diagnostic d’épiploîïte).
Vésicule et estomac normaux.
Le grand épiploon adhère à la ligne médiane très solidement et à toute la moitié gauche du péritoine pariétal,
Du côté de la cicatrice d’appendicectomie rien d’anormal.
Libération des adhérences.
L’épiploon, grenu dans sa moitié gauche, est triplé d’épaisseur, et lourd,
On le résèque en totalité.
Sort guéri le 31 décembre.
Guérison maintenue.
Omseryarion XI (Inédite) (Professeur Gosset.)
Epiploïte chronique libre ; adhérencés des derniers centimètres de l'iléon à la paroi
Mlle F..., 22 ans.
Opérée d’appendicite chronique il y a deux ans.
Plusieurs mois après l'intervention, la malade recommence à souffrir de la fosse iliaque droite ; douleurs iliaques droites survenant par crises. Constipation habituelle, anorexie, nausées.
Cicatrice douloureuse, vicieuse, large, pigmentée.
Examen radiologique. — Epiploïte. Adhérences péricæcales Très probablement coudure de la dernière anse grêle. 7 octobre. — Intervention du professeur Gosset.
On intervient sur la cicatrice. On amène aa dehors l’épiploon qui présente par place de petites membranes blanches, véri-
tables nœuds cicatriciels.
La terminaison de l’iléon adhère dans ses 10 derniers centimètres à la fosse iliaque.
Coudure très nette.
Le cæcum est fixé à la paroi antéro-externe; on le libère. On libère l’iléon.
Résection de l’épiploon, surtout malade dans sa moitié droite, Les adhérences et épiploïtes ont été déterminées par l'appen—
dicite.
Sort guérie le 25 octobre.
Guérison maintenue.
OnservarTION XII (Inédite)
(Professeur Gosset.)
Adhérences de l'épiploon à la paroi et au cæcum
Mme de G..., 29 ans. \
Appendicectomie il y a quinze ans, appendicite chronique.
Elle a recommencé à souffrir depuis plusieurs années, dou-— leur spontanée dans la fosse iliaque droite, sourde, profonde, avec crises plus aiguës, état nauséeux.
Examen radiologique. — Par lavement le liquide opaque remplit successivement etsans aucun arrêt anormal les divers segments du côlon jusqu'au cæcum. Il existe même un léger degré d’insuffisance de la valvule iléo-cæcale (sans signification pathologique). 2
L'ensemble du côlon et surtout le transverse se trouve en: situation très basse.
Par palpation on mobilise normalement tous les segments sauf le cæcum et le côlon ascendant, dont la mobilité semble légèrement diminuée. Ceci semble indiquer de minimes adhérences comme probables.
Sensibilité à la palpation, en dedans du côlon transverse et surtout en dedans du cæcum, au niveau de la cicatrice, comme: s’il existait une zone d’adhérences à la paroi ou un territoire d'épiploite,
Enfin on remarque la réplétion un peu incomplète du cæcum et du côlon ascendant par suite spasmodicité exagérée.
Diagnostic. — Adhérences péricæcales avec probablement faible degré d’épiploite.
31 mai 1921. — Intervention du professeur Gosset,
Incision médiane sous-ombilicale. Cicatrice d’appendicectomie normale.
Tout l’épiploon adhère à la face profonde dé la cicatrice et y fait adhérer le cæcum.
Libéré des adhérences on résèque l’épiploon en six paquets au ras du côlon transverse. |
. . \ Guérison maintenue.
OBsERvATION XIII (Professeur Gosset.)
Epiploïte chronique adhérente
Mile de B..., 12 ans.
Appendicectomie il y a six ans ; elle a eu deux crises douloureuses depuis, caractérisées par une douleur dans la fosse iliaque droite avec irradiations vers l’ombilic accompagnée de nausées ; ces crises furent attribuées à de l’épiploite.
Température, 37-37°6.
* Incision très courte, trop courte : 1 centimètre de longueur au maximum, de plus douloureuse et vicieuse.
En faisant tousser la malade, sensation d’un petit orifice dans lequel s’engageait le doigt, et dont il produisait une occlusion très nette en provoquant une douleur assez vive irradiée à l'ombilic.
12 avril 1921. — Intervention du professeur Gosset.
On incise sur la cicatrice ; le péritoine ouvert sur toute l’étendue du bord de la cicatrice péritonéale on trouve une série d'adhérences épiploïques.
md
Libération des adhérences.
Résection de l’épiploon.
Le cæcum est normal.
L'intestin grêle aussi sur 20 centimètres.
Paroi en deux plans à la soie.
Sortie guérie.
Guérison maintenue.
Ogservarion XIV (personnelle) Pérityphlite probable: Moignon non enfoui
Ca. Josie, 20 ans.
Opérée d’appendicite le 20 décembre 1916 (appendicite chronique) (Moignon non enfoui).
Constipation opiniâtre.
Souffre depuis son opération à intervalles irréguliers suivant deux causes bien déterminées: la fatigue et la constipation.
Au moment des crises la jeune fille doit s'étendre les cuisses fléchies, en chien de fusil.
À l’examen : cicatrice petite, 2 centimètres, normale, mince, non adhérente, indolore à la pression,
Au moment des crises : ballonnement du ventre qui reste souple, sans défense, mais la palpation profonde et progressive de la fosse iliaque droite est douloureuse.
Cæcum spasmé, gargouillant.
Pas de douleurs sur le côlon ascendant, ni sur l'angle soushépatique.
Un séjour au bord dé; . mer, avec éducation physique et bains de mer, natation, avait amené une disparition à peu près complète des crises.
Le retour à Paris semble avoir été particulièrement préjudiciable.
Etat général peu atteint.
Examen radiologique (D: Guttman) : Estomac normal.Angle droit du côlon normal. Pas de stase iléale.
Mais cæcum fixé, ne remontant pas dans le décubitus dorsal, son bord interne est douloureux.
Les crises sont devenues de plus en plus intenses et fréquentes, malgré le régime, et le traitement à la belladone.
Ogservarion XV (Personnelle)
Moignon non enfoui, pérityphlite
MT: T5, 55 ans.
Appendicectomie à froiden 1919 pour appendicite chronique.
Les douleurs de la fosse iliaque droite apparaissent un ou deux mois après. Elles sont provoquées par la marche, les fatigues physiques de la chasse, l'automobile.
De temps à autre un petit abcès se formait et s’ouvrait sur la cicatrice ; l'ouverture de cet abcèsamenait un calme relatif. -
Pas de troubles digestifs nettement accusés, appétit conservé. Troubles psychiques depuis l'intervention. Asthénie, dépression constante. Mélancolie.
Le malade est vu en mai 1920.
Cicatrice large — plus de 1 centimètre, — chéloïde, tomen- . tueuse douloureuse, présentant un petit abcès, dont l’ouverture donne un verre à liqueur de pus bien lié et non odorant,
Le malade refuse une intervention radicale.
Deux mois après nouvel abcès avec signes généraux et douleur assez vive.
Nouvelle incision.
Intervention en août après cicatrisation complète de l’abcès, repos au lit, glace sur le ventre.
Résecüon de la cicatrice.
Ouverture du péritoine, en haut et en dedans de la cicatrice, en péritoine sain. Le cæcum adhère à la cicatrice, l’épiploon est libre. 2 |
Dissection prudente d’un paquet d’adhérences ou l'on sculpte un moignon d'assez gros volume.
Résection du moignon. |
Enfouissement et péritonisation d’une petite zone du cæcum.
Fermeture de la paroi en trois plans. Un petit drain est laissé quarante-huit heures.
Le malade revu quelques mois après ne souffrait plus.
Ogservaïrion X VI (Résumée) (Docteur Walter.)
Epiploïte chronique adhérent à la paroi abdominale, au cæcum, au côlon. Accolement de l'angle côlique droit
R..., âgé de 25 ans, entre dans le service du D' Walter le 22 novembre 1910.
Première crise d’appendicite en décembre 1904; il est opéré d’appendicectomieen mai 1905.
Deux mois après l’opération, recommence à souffrir du ventre. Ces crises douloureuses, qui se reproduisent trois fois dans la première année, sont provoquées par l’ingestion de certains mets : ragoûts, viandes rouges, haricots, lentilles; elles s’accompagnent d’une sensation de barre épigastrique tout le long du côlon transverse, avec des irradiations vers la fosse iliaque droite.
Ces troubles douloureux le font entrer à l'Hôpital de la Pitié en octobre 1910 dans le service du Dr Henriquez.
Il ÿ présente, le 22 octobre, une crise violente dans le flanc droit et dans l’hypochondre droit, avec douleurs épigastriques très nettes. En raison de lésions bacillaires du sommet gauche et d'une petite induration que l’on sent contre le côlon à droite, on songe, sans l’affirmer, à la possibilité d’une tuberculose du cæcum.
M. Walter pose le diagnostic d’épiploïte chronique consécutive à son appendicite,
Intervention 1+ décembre 1910 : résection de la cicatrice cutanée, passage par la gaîne du droit ; le péritoine ouvert, l’épiploon se présente immédiatement; il est adhérent à la paroi sur une hauteur de 6 centimètres; il enveloppe d'autre part le : cæcum et le côlon ascendant auxquels il adhère intimement, Il y a aussi des adhérences épiploïques au niveau de la moitié droite du côlon’transverse ; toutes ces adhérences épiploïques sont libérées, une lame fibreuse de 4 centimètres de hauteur qui faisait adhérer en canon de fusil le côlon ascendant et le côlon transverse, est sectionnée : toute la moitié droite de l’épiploon est réséquée.
Les suites ont été particulièrément favorables.
Malade revu en 1912 très amélioré. Entre à nouveau dans le service d'Enriquez pour tuberculose pulmonaire.
. OssÉrvarTioN XVII (Résumée)
(Docteur Walter.) :
Epiploïte chronique adhérente au cæcum et au côlon ascendant
- Jeune fille de 17 ans, opérée en 1903 en Angleterre d’appendicectomie, fut prise en octobre 1904 d’une crise typique d'appendicite chronique, avec plastron remontant au-devant du cæcum et du côlon ascendant. Après la disparition des accidents aigus, persistait une douleur constante dans la fosse iliaque et le flanc droit. A l'exploration, une résistance profonde au niveau du cæcum et du côlon ascendant. M. Walter fait le diagnostic d'épiploïte. A l'intervention, réparation parfaite de tous les plans de la paroi abdominale; l’épiploon rouge avec des noyaux de sclérose était adhérent au cæcum, au côlon ascendant; une grosse bride fibreuse partie de sa face anté=
——— 196 pe
rieure allait se perdre au-devant du rein, bridant l’angle côlique droit. 4
Tout l’épiploon fut réséqué au ras du côlon ; l’opération eut lieu le 19 janvier 1905 ; en mars 1905, la malade est complètement débarrassée des douleurs tenaces qui rendaient la marche impossible.
(Communication de M. Walter à la Société de CLintee séance du 8 mars 1905.)
Ossenvarion XVIII (Résumée) \ | (Docteur Haller.)
Epiploïte chronique avec adhérences à l'angle côlique droit et le,cæcum
Mme C..., 25 ans, opérée d’appendicite en 1905 entre à Cochin le 2 février 1912 pour troubles douloureux dans la fosse iliaque droite.
Le début de ces troubles remonte à trois ou quatre mois après l’appendicectomie. Les crises douloureuses. surviennent deux fois par an. Début brusque par une douleur très vive avec paroxysme siégeant à l’épigastre dans l’hypochondre droit et surtout dans les lombes, s’irradiant à tout le côté droit de l'abdomen. Ces douleurs provoquent des vomissements pénibles, précédés de nausées très intenses; constipation pendant la crise. Température : 37°5, 38.
À l'examen, toute la moitié droite du ventre est moins souple que l’autre moitié, la fosse iliaque et le flanc droit sont occupés par une masse allongée qui remonte presque sous les fausses côtes et descend jusqu’à deux, trois travers de doigt de l’arcade crurale : masse douloureuse à la pression avec deux
points de douleurs provoquées maxima : l’un à un travers de
doigt et en dehors de l’ombilic, l’autre dans la zone de l’angle
côlique droit. La palpation à ce niveau provoque un malaise
“très marqué.
Suc gastrique normäl,
Intervention, 5 mars 1912 : incision latérale passant par l’ancienne cicatrice. Réparation parfaite de tous les points. L’épiploon présente des lésions très nettes d’épiploïte très marquée dans sa moitié droite, sous forme d’un gros paquet dur d’épiploïte chronique; cette portion droite adhère très nettement au niveau de l’angle côlique droit et sur la face antérieure du côlon ascendant (sur 5 cent. environ), une bride fibreuse va s'insérer au niveau de l’angle iléo-cæcal, Libération des adhérences, section de la partie fibreuse, résection de l'épiploon dans toute la zone altérée.
Osservarion XIX (Inédite) (Professeur Gosset.)
Epiploïte chronique avec adhérences pariétales et adhérences cæcales
M. D..., 38 ans.
Opéré en 1910 (cure radicale de 2 hernies inguinales) et appendicectomie par la même incision que la hernie droite, appendice chroniquement enflammé avec calculs stercoraux, ulcérations, sans adhérences).
Deux ans après, octobre 1912, apparition progressive d’un syndrome douloureux abdominal, avec crises de constipation etde diarrhée. Ce syndrome évolue par crises entre lesquelles subsistent des signes d'intoxication générale.
En 1916, aggravation très nette des signes caractéristiques de côlite, évacuations diarrhéiques, muqueuses, post-prandiales avec épreintes et ténesme, En même temps, apparaissent au niveau des deux cicatrices deux petites éventrations très douloureuses spontanément, avec irradiations vers l’ombilic et plus douloureuses encore au palper. Les douleurs spontanées, très intenses, accompagnées d’une sensation de plénitude abdo-
minale très particulière, constituent le signal-symptôme d’une crise de côlite se prolongeant durant six, dix, quinze jours.
En 1918, à la suite de surmenage physique, le syndrome devient permanent, la côlite s’exagère et les garde-robes prennent un caractère de nécessité impérieuse d’uñe grande intensité.
Deux examens radiologiques (Drs Bensaude et Barret) montrent : un transit très ralenti du lavement bismuthé à l’angle côlique gauche et à la partie moyenne du transverse, en même temps qu’une spasmodicité très exagérée au niveau du côlon droit et du cæcum.
On porte le diagnostic de coudure du côlon transverse par épiploite adhérente avec côlite.
Intervention décembre 1918 (professeur Gosset).
Epiploïte diffuse, avec rétraction en masse de l'épiploon ; les bandes de rétraction partent de la face profonde des deux cicatrices, la plus nette adhère au cæcum. Résection totale de l'épiploon.
Suites : amélioration très lente ; la côlite persiste jusqu’en
, 1921. Depuis octobre 1921, état très satisfaisant.
OBservarTion XX (Inédite)
(Docteur Desplas.) Epiploïte adhérente à la paroi
Mile F..., appendicectomie pour appendicite chronique en
1919. Quelques mois après, en 1920, surviennent : des douleurs abdominales, prédominantes à droite, avec ballonnement,
vomissements à chaque prise alimentaire, périodes de constipation, coupées de crises diarrhéiques.
Ce syndrome abdominal qui procède par crises s'accompagne d’amaigrissement progressif, avec altération de l’état général, nausées persistantes. Les règles deviennent douloureuses,
La cicatrice est normale, mais douloureuse, ainsi que tout le trajet da côlon jusque dans la fosse iliaque gauche.
- On croit à une lésion gastrique, mais l’examen radioscopique négatif sur l'estomac, montre un transverse fixé et douloureux à la palpation sous l’écran.
Janvier 1922. — Intervention (D* Desplas) : laparotomie médiane, légères adhérences épiploïques au niveau de la cicatrice ; le péritoine est rouge, l’épiploon très enflammé, épais, cartonné, estadhérent au cæcum,
Petite lésion de salpingo-ovarite droite ; foie et vésicule normaux. Rien à signaler sur l'estomac.
On résèque l’épiploon dans sa totalité et on pratique une castration unilatérale droite. .
Suites : normales, la malade est revue en août 1922 : les douleurs ont disparu, elle a engraissé de 4 kilogrammes.
Osservarion XXI (Inédite) (Docteur Desplas.)
Epiploite chronique adhérent à la cicatrice et au cæcum
Mile V..., opérée en février 1921 pour appendicite chronique et annexite droite.
À la suite d’une intervention souffre beaucoup au niveau de la cicatrice et au niveau de l’abdomen : douleurs spontanées et douleurs provoquées.
- Cicatrice horizontale, chéloïdienne, très douloureuse et très adhérente au plan profond. .
Au toucher vaginal, gros utérus douloureux.
21 février 1922. — Intervention du D’ Desplas. Laparotomie médiane : tout l’épiploon est adhérent à la cicatrice, le tablier épiploïque atteint d’épiploïte massive prend une forme triangulaire, la base du triangle répondant à la cicatrice opératoire. L’appendice a été enlevé, mais l’épiploon adhère au
P. Flandrin 9
cæcum ; l'utérus est gros, mou, les annexes atteintes d’ovarite
sclérokystique adhèrent, mais lâchement, à l’épiploon ; on pratique une résection de l'épiploon après libération de ses adhérences et l'hystérectomie supra-vaginale.
Suites opératoires : sans incidents.
La malade a été revue en mai ne souffrant plus, excellent état général,
Ossenvarion XXII (Inédite) (Docteur Soupault.)
Epiploite libre légèrement adhérente au cæcum
M. L..., 4o ans.
Opérée de l’appendicite à froid en 1916 (14 août).
Suites opératoires normales. |
Pendant six mois état général excellent et localement aucun trouble, aucune douleur.
En mars 1917 après des travaux fatigants, elle recommence à souffrir dans la région inguinale droite et la région lombaire droite.
Douleur constante qu'aucune position ne peut faire disparaître, et qui semble augmentée par la position levée du bras droit,
Pas de troubles digestifs. Ni vomissements, ni constipation, appétit normal.
Périodes intermittentes de calme.
En décembre 1919, la malade importunée par la persistance des douleurs vient consulter.
La palpation ne révèle qu'une région douloureuse dans la fosse iliaque droite au niveau et en dedans d’une cicatrice souple, normale,
Opération le 19 janvier 1920 (D' Soupault).