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Incision circonscrivant l’ancienne cicatrice cutanée qui est excisée.
A l'ouverture de la paroi, muscles parfaitement cicatrisés : le péritoine est très adhérent au fascia transversalis ; on l’ouvre, le cæcum congestionné est extéricrisé, il adhère nettement à : quelques franges du grand épiploon (le point précis n’a pas été noté). Celui-ci est rouge, granité, euflammé ; on le résèque après libération sous ligatures enchaînée aux catguts. Sérum chaud, paroi en 3 plans aux catguts, Agrafes de Michel sur la peau.
Suites immédiates normales, la malade sort le quinzième jour.
Depuis les dernières nouvelles les douleurs n’ont. pas reparu. La malade en très bonne santé a pu reprendre ses occupations.
OnsEervaTion XXIII (Tavel.) Pérityphlite
Jeune femme.
Appendicite chronique.
Trois crises en Janvier 1900.
Intervention : 3 juillet 1900.
Appendicectomie et ovariotomie droite.
Son état empire, en 1902 la malade a peine à se baisser et doit garder le lit. Fièvre vespérale. Alternative de constipation et de diarrhée.
Le cæcum constitue une tumeur sensible, mobile, douloureuse.
On pose le diagnostic de tuberculose cæcale.
Seconde intervention, 23 avril 1902.
Cæcum rempli de matières.
Sur la partie externe du côlon une large bride qui le fixe flanc droit,
Section de la bride.
Fixation du cæcum.,
Guérison complète.
OgservaTion XXIV (Tavel.)
Péricôlite
Appendicite opérée à froid le 4 mai 1902.
Aucune amélioration notable. :
La malade marche courbée en raison des douleurs. Opération 4 mars 1903,
Bride étranglant le bas du côlon ascendant.
Guérison,
OgsEervaTion XXV (Tavel)
Péricôlite
Jeune femme atteinte d’appendicite chronique avec des douleurs de plus en plus fortes dans le côté droit.
Appendicectomie en 1900.
Appendice normal d'apparence.
Aucune amélioration notable.
En 1902, à la suite d’un accident, vomissements et douleurs intolérables du côté droit. On diagnostique un rein mobile et on pratique une néphropexie sans résultats,
Puis la malade présente de la fièvre continue, la température monte à 38-39° le soir; elle a même atteint 43 degrés.
Tavel diagnostique une péricôlite post-opératoire.
Il intervient en 1904 et trouve un colon droit plissé en harmonica par des adhérences côlo-pariétales.
Libération de ces adhérences.
La fièvre tombe le lendemain.
Guérison complète de la malade.
Osservarion XXVI (Inédite, résumée) (Service du prof. Gosset)
Epiploite adhérente
Mile CAE 21 ans.
Appendicectomie antérieure pour appendicite chronique.
Syndrome douloureux habituel, douleur iliaque droite survenant par crises.
Cicatrice vicieuse, douloureuse ; constipation.
Diagnostic : Epiploïte,
On résèque l’ancienne cicatrice cutanée chéloïdienne.
Le péritoine ouvert, on voit la presque totalité de l’épiploon adhérer à la face profonde de la cicatrice et au petit bassin.
Epiploon épaissi, grenu, dur par endroits.
Résection totale de l’épiploon.
On explore le petit bassin.
Annexes gauches normales.
Ovaire droit normal. Mais la trompe droite est dure, à parois très épaisses ; elle donne l'impression de tuberculose annexielle (pleurésie antérieure).
Salpingectomie droite.
Examen histologique. — Confirme le diagnostic de tubercu-
lose.
Quitte la maison de santé guérie. Sans nouvelles depuis.
OssenvarTron XX VII (Inédite)
(Professeur Legueu)
Appendicectomie à froid. Persistance d'une douleur localisée. Laparotomie itérative. Brides comprimant le côlon ascendant.
Mile B..., 18 ans, est opérée le r2 novembre 1903 pour une appendicite chronique, caractérisée par des douleurs iliaques à droite et un léger mouvement fébrile.
Opération : Incision verticale sur le bord externe du muscle droit. Appendice libre. Appendicectomie sans drainage.
A la suite de cette opération il y a, pendant quelques mois, une amélioration de l’état général et de l’état local. Cependant, dans le courant de l’année 1904, la jeune fille se plaint de douleurs persistantes dans la fosse iliaque droite qui empêchent toute vie active. Cette douleur est plus intense et plus marquée après les repas. Dans le courant de l’année 1905, la persistance de cette douleur spontanée commence à inquiéter cette personne et sa faille; la douleur est fixe en un point, en haut et à droite de la cicatrice ; c'est une douleur plus vive à la pression sans qu'on puisse constater d’empâtement sous-jacent ; elle correspond à un point très localisé; elle se maintient et s’exagère quand la malade est couchée sur le côté gauche, elle n’est pas plus marquée dans la position verticale. Il n’y a pas de constipation, mais la santé générale est peu favorable : pas d'augmentation de poids depuis l'opération ; il y a surtout un état d’asthénie et de découragement,
En octobre 1905, survient un phénomène nouveau ; c’est une crise douloureuse aiguë, avec fièvre, simulant une crise d’appendicite aiguë.
Du 14 au 18 octobre, il y a des élévations vespérales de la
température qui monte jusqu’à 38 8, avec un état général qui reste bon et une douleur beaucoup plus marquée dans la fosse iliaque droite. À ce moment, il est impossible de toucher la zone douloureuse, on a l'impression qu’un abcès va se faire. Sous l’influence de la glace, les choses s’arrangent, mais la douleur persiste : la malade a la sensation d’une bride profonde ; elle a l'impression nette d’un obstacle. L
Devant ces phénomènes, le 15 décembre 1905 : laparotomie. Sur le trajet de l’ancienne cicatrice, il n’y a pas d’adhérences à la paroi, mais on aperçoit une bride non épiploïque qui, en dehors du cœcum, part de la paroi et va en dedans passer sur le côlon ascendant pour se terminer sur le mésentère. Le côlon ascendant est nettement coudé et sensiblement congestionné au-dessus de la bride qui imprime son passage sur l'intestin; il suffit de sectionner cette bride, et on voit immédiatement l'intestin reprendre son calibre, et sa coloration devient identique à celle du cœcum sous-jacent.
A la suite de cette opération, la sensibilité a persisté encore quelques mois dans la région, mais, peu à peu, les phénomènes locaux ont disparu. La santé est devenue florissante et cette jeune fille, qui est devenue religieuse, exerce aujourd'hui en Angleterre une très grande activité qui ne peut être compatible qu'avec une bonne santé.