‹ Complications Nerveuses Des Érythèmes PolymorphesChapitre 11 sur 17 · Cynomolgus rouge gauche. Cage · texte numérisé non relu

Cynomolgus rouge gauche. Cage

Ca

Fig.

— Babouin. — Cage 8.

Fig. 3.

Inoculé le 27 nov, 1931.

Inoculé le 27 nov. 1931.

Inoculé le 27 nov,

MR

Ces deux séries de cobayes ont servi à trois nouveaux passages successifs effectués chacun à quatre mois de distance sans qu’il nous fût permis de mettre en évidence la moindre lésion pathologique.

Inoculations aux singes

Le 27 novembre 1931 nous inoculions trois singes au lit du malade (1).

Babouin n° 1 avec 10 cc. de sang intra-cœlomique.

Cynomolgus n° 2 avec 5 cc. de sang intra-cœlomique.

Cynomolgus n° 3 avec 5 cc. de sang intra-cœlomique.

Deux des singes inoculés ont présenté une légère élévation de température.

Cynomolgus n° 2, les & et 9% jours après inoculation (39°8).

Cynomolgus n° 3, le 11° jour (39°2), avec abattement et apparition dans la matinée de signes méningés et d’une parésie transitoire des membres inférieurs.

Réactions éphémères, tellement frustes, qu’il nous semble impossible de pouvoir les interpréter.

Devant ce syndrome composé schématiquement pendant trois jours d’un état infectieux indéterminé, suivi d’une méningite avec éruption à type d’érythème polymorphe, le premier diagnostic envisagé fut celui de méningite cérébro-spinale. I] reposait sur le début brusque, la netteté des contractures, l’intensité des signes infectieux et sur l’éruption à type polymorphe. Toutefois, l'intensité de l’éruption cadrait mal avec cette hypothèse. La ponction lombaire ramenant un liquide clair, amicrobien, contenant du sucre

et uniquement des lymphocytes devait l’écarter définitivement. Nous pratiquâmes l’ensemencement du cavum qui démontra également l’absence de méningocoques.

La nature tuberculeuse de ce syndrome ne pouvait guère être retenue; jamais au cours des méningites tuberculeuses il fut permis de noter une éruption à type polymorphe aussi intense, aussi typique. De plus, l’évolution bénigne de la méningite — méningite à lymphocytes curable — devait ultérieurement écarter définitivement ce diagnostic. D’ailleurs, comment soupçonner une origine tuberculeuse chez un malade qui, en plus d’une cuti négative, d’un Verne résorcine à 9, présenta radiographiquement un champ pulmonaire et des hiles absolument normaux.

Bien qu'ayant inoculé à quatre cobayes le culot du liquide céphalo-rachidien, le sang du malade et ayant pratiqué des réinoculations successives d'animal à animal tous les quatre mois, nous ne pûmes jamais relever chez ces animaux la moindre lésion suspecte de tuberculose. En particulier, ils ne présentèrent jamais ni perte de poids ni ganglions. Devant de tels : résultats, il nous semble difficile d’incriminer, en ce cas, la participation d’un virus filtrant tuberculeux.

Les hémorragies des muqueuses buccales auraient pu nous faire penser à la possibilité d’une spirochétose à forme méningée. Mais, outre l'absence d’ictère, ce malade ne présentait pas d’albumine et le dosage durée dans le sang s’est montré normal à 0 gr. 31.

Un dernier diagnostic fut enfin discuté, celui de typhus exanthématique. Cet enfant habitait à Neuilly-sur-Marne, non loin de l’exposition coloniale de Vincennes et l’état infectieux grave, l’état de la bouche et de la langue, le syndrome méningé joints à une éruption pouvaient, à la rigueur, faire envisager ce diagnostic.

L’éruption n'avait, toutefois, ni la topographie, ni l’aspect clinique de celle observée dans le typhus.

De plus, l’état général, bien que sévère, n’était pas aussi grave que celui que l’on voit dans cette maladie. Pour éliminer cette hypothèse, M. Leroux a bien voulu nous faire une réaction de Weill Félix, qui s’est montrée complètement négative. Des singes et des cobayes inoculés avec le sang du malade ont permis d’écarter le diagnostic de typhus.

Ces différentes hypothèses éliminées, il nous a paru légitime, devant ce syndrome, de porter le diagnostic :

d’érythème polymorphe avec méningite.

de VO LE

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