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C. — Les complications cérébelleuses paludéennes

À côté de syndromes trahissant soit une atteinte passagère généralement toxémique, soit durable et définitive par lésion anatomique des hémisphères cérébraux, il existe un véritable syndrome cérébelleux d’origine paludéenne. Le débat en est brusque ou progressif. Il n’est parfois marqué que par

quelques céphalées frontales, de la diplopie ou de

violents vertiges (CONSTANTINESCO).

Les accidents se présentent soit au cours d’un accès paludéen primaire (2 cas de PATAKIoS) soit, plus fréquemment, lors de récidives du paludisme après impaludation nouvelle.

Les caractères en sont incomplets, comme dans toute complication du paludisme, le syndrome est boiteux et n’a point la netteté des accidents habituels. «

On trouve, associés ou successifs, du nystagmus, une parole traînante, des vertiges, de l’adiadococinésie, de l’asynergie, du rire et du pleurer spasmodiques, parfoïs de la dysarthrie et de l’ataxie.

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Toutes ces atteintes du système merveux eentral, qu’elles s’accompagnent de réactions violentes, qu’elles soient passagères ou définitives m’en constituent pas moins une complication assez fréquente mais passant assez souvent inaperçue, à cause d’une intensité peu marquée.

Elles sont plus fréquentes chez les femmes qué chez les hommes, faisant entrevoir à côté ide l’action de l’hématozoaire sur le système nerveux, une prédisposition antérieure de l'individu, une queston de terrain très importante dont nous parlerons plus loin.

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C’est entre autres, l'alcoolisme, parfois une syphilis méconnue, du surmenage intellectuel, où un état de moindre résistance physique surtout chez les paludéens soumis à de fréquentes réinfections,.

Il faut faire une part à l’hémiplégie et à l’aphasie hystériques qui peuvent se manifester à l’état pur sans aucun autre trouble du psychisme.

D'ailleurs d’absence constatée de lésions de ee genre chez les jeunes enfants serait en faveur et de la prédisposition par état général déficient dû à de fréquentes impaludations, et de l’origine parfois purement psychique de l’accident.

D. — Les complications cérébrales convulsives

S’opposant en quelque sorte aux accidents paralytiques précédents, sans coïncider en aucune façon avec eux, il existe au cours du paludisme des phénomènes convulsifs dont la fréquence est assez grande.

11 me s’agit nullement ici de l'agitation désordonnée et cependant involontaire, des ties nerveux qui accompagnent l’accès fébrile normal, des grands frissons prolongés mais de véritables accès épiuleptiformes..

Ils se calquent en tous points sur l’épilepsie dite essentielle. Les symptômes, comme dans toutes les manifestations nerveuses dues au paludisme, affectant une diversité que l’on ne rencontre point dans les crises épileptiques ordinaires et généralement ne forment point le syndrome épileptique total.

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C’est le cri initial qui fait défaut, ou la morsure de la langue, la perte de l’urine et des matières ; c’est la succession de la phase tonique et de la phase clonique qui manque de régularité, c’est la répétition de ces différentes phases dans un même accès. Dans l’observation IIT que nous présentons, l’accès épileptiforme était surtout caractérisé par la chute brutale, maïs la plupart des symptômes précédents n’existaient pas et l’accès évoluait par périodes successives d’agitation et de contracture.

Ces accidents affectent un caractère convulsif intense, laissant le malade dans un état de fatigue et d’abattement extrêmement prononcé. Les pulsations cardiaques sont rapides «et désordonnées ; le faciès est vultueux et parfois cyanosé ; une dyspnée intense peut survenir. Cette agitation dure parfois longtemps, atteignant un quart d’heure et même plus.

Le plus souvent, elle est précédée de ventiges, de photophobie et le malade sent venir sa crise (dans l'observation ILE, les derniers accès furent suffisamment annoncés par ces petits signes pour que le malade ait eu le temps de s’étendre). Souvent aussi, l’accès paludéen débute avant l’attaque épileptiforme.

Les suites de l’accès sont identiques à celles de l’épilepsie essentielle : tendance à la fugue involontaire, le malade sans connaissance, hagard, partant droit devant lui, à l’aventure ; le plus souvent,

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sommeil bruyant rappelant le sommeil de l'ivresse ou le stertor de l’hémiplégique après l’ictus.

Les membres sont flasques, les yeux clos, les pu-

pilles en mydriase, le corps couvert de sueur ; de vultueux, le faciès est devenu blême, le pouls petit et très rapide : le malade prend une allure d’intoxiqué. Ce sont les accidents de l’accès franc, avec tem- pérature généralement très élevée, mais inconstante, parfois occupant un degré moyen, pouvant alors faire penser à une hyperthermie due uniquement à l'agitation.

Ces accidents disparaissent rapidement sous l’action de la quinine. [ls trahissent une irritation de la corticalité du cerveau, peut-être thrombose des vaisseaux du cortex. Pour certains auteurs, ils se rapprocheraïent beaucoup plus des manifestations d’une méningite aiguë.

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