CHAPITRE I
Les complications cérébrales
On peut distinguer, suivant qu’ils sont précoces . ou tardifis, deux grandes variétés d'accidents cérébraux dus au paludisme,
Les accidents précoces accompagnent l’accès ou se déclarent dans les heures qui le précèdent ou dans celles qui le suivent immédiatement. Souvent, ils coïncident avec l’élévation thermique, maïs ils peuvent apparaître avant toute manifestation fébrile et à l’état isolé.
Ce sont généralemienit des accidents à grand fracas, à tableau clinique impressionnant, dominant la scène au point de faire hésiter longtemps le diagnostic. Ils ont rarement une allure subaiguë et dans ce cas peuvent passer inaperçus, les phénomèênes généraux de l’accès palustre (frissonis, température, sueurs, vomissements bilieux) ne larssant
LENDO NE
aux symptômes nerveux qu’un caractère d’épiphénomènes, et imposant lle diagnostic.
Ces accidents précoces sont certainement les plus fréquents et souvent aussi les plus bénins ; 1ls passent rapidement de la phase suraiguë à une période de rémission, puis à la guérison totale dès que la cause, c’est-à-dire l’hématozoaire, a disparu de la circulation. |
Fa CES
Les troubles tardifs apparaissent plusieurs jours, parfois plusieurs mois après l’accès paludéen, et suivent une période d’apyréxie complète.
[ls ne succèdent jamais ou presque jamais à un
paludisme de première invasion traité précocement
et énergiquemient par da quinine.
Ils sont généralement apyrétiques, imsrdieux, à allure torpide. Alors que les accidents précoces se rapprochent des symptômes cérébraux aigus à allure apoplectifonme de l’hémorragie cérébrale, les accidents tandifs affectent plutôt la forme lente du ramollissement cérébral. Généralement, ils prennent une allure chronique, incurable, et se présentent chez des sujets fréquemment réimpaludés, chez qui l’hématozoaïre a pu à plusieurs reprises produire des lésions anatomiques sérieuses.
On parvient d’ailleurs chez ces sujets à déceler l’hématozoaire dans le sang ou dans la rate même en l’absence de toute élévation thermique.
né 1 oc
BRANE de. “io sale
Re PE
SYMPTOMATOLOGIE
Les complications cérébrales paralytiques
A. — Les complications cérébrales paralytiques précoces ,
Elles affectent une grande diversité et des variations d’intensité extrêmement prononcées. C’est tantôt une hémaiplégie franche, tantôt une simple aphasie, une monoplégie, une paralysie faciale.
- Brusquement au cours d’un accès paludéen un malade est pris brusquement d’aphasie (VINCENT) ou d’une hémiplégie ou d’une paralysie faciale.
Ce sont des accidents fréquents, sans gravité,
n’inquétant ni le malade ni l'entourage. Lorsque les
troubles se bornent à une hémiparésie, ils passent inaperçus au milieu du tableau clinique de l’accès paludéen et le malade prostré iet délirant n’y prête aucune attention. Maïs parfois, l'accès paludéen semble céder le pas aux manifestations nerveuses et passer au second plan : la complication s’impose avant la cause.
C’est la forme apoplectique ; elle s'accompagne généralement d’une hémiplégie totale faisant penser par sa brutalité, par l’ictus qui parfois l’accompagne à une hémorragie cérébrale où à une embolie.
La respiration est stertoreuse, le pouls rapide, le corps couvert de sueurs froïdes, profuses. Elle coïncide parfois avec un accès pernicieux et s’ac-
compagne alors d’hypothermie. Le coma ou tout au moins une prostration très marquée sont la règle ; le malade est inerte, les réflexes empruntent à. l’hémiplégie banale toutes leurs modifications. Il y a constamment une hypertrophie marquée de la rate et des hématozoaires dans le sang.
Généralement, ces hémiplégies évoluent vers la guérison, en passant par des phases habituelles de flaccidité pure, puis de spasmodicité ; maïs les caractères en sont atténués et la durée moins longue.
L’issue est rarement fatale. Cependant on a signalé des cas d’apoplexies paludéennes avec déviation de la langue et mort (MEsnarp), un cas d’apoplexie amélioré par la quinine mais ayant laissé une impotence définitive (VINCENT) et un cas d’accès pernicieux apoplectiforme avec hémorragie cérébrale constatée à l’autopsie.
B. — Les complications cérébrales paralytiques tardives et chroniques
À côté de ces formes aiguës et curables d'emblée en général, sans lésions organiques ,il existe une forme chronique trahissant une atteinte profonde des centres nerveux ou provenant de complications “extérieures aux centres nerveux (aortites) mais dont la cause première est Île paludisme.
Ce ne sont plus des accidents transitoires, maïs des accidents définitifs correspondant à des lésions anatomiques. Lei point d'accidents tragiques ; l’allure est très torpide. oo
(ie non
Ces hémiplégies tardives ont toutes des caractères panticuliers qui leur confèrent une allure d'accidents définitifs et bien particuliers au paludisme (Lért).
Elles sont légères, incomplètes aux membres et à la face ; elles débutent sans ictus et contrairement aux lésions des centres nerveux par hémorragie, elles sont en partie régressives.
André Lérr en cite 5 cas dont 3 avec aortites sans syphilis nm rhumatisme (dans les antécédents du malade. |
Toutes ces hémiplégies surviennent chez les paludéens fréquemment réinfectés et en dehors de tout accès fébrile. RE
Il y aurait ceperdant des accidents aigus tardifs, et Lucien Corniz cite le cas d’une hémiplégie paludéenne avec ictus suivie d’un coma de 4 jours ayant laissé une paralysie définitive avec aphasie.
La présence de l’hématozoaire dans le sang est la règle même dans ces cas d’hémiplégie tardive (PAPASTRATIGAKIS) AVEC OÙ Sans pyréxIe,