I. — HISTORIQUE
Ercaorsr le premier publia en 1877 un cas de névrite généralisée qui débute par une sorte d’ictus, évolue ensuite à la façon d’une paralysie de Landry, qui doit être certainement rattachée au paludisme à en juger par la mature des phénomè- - mes qui ont précédé l’éclosion des accidents ; le diagnostic de la lésion a été confirmé à l’autopsie.
En 1878, dans une étude sur les paralysies au cours du paludisme, VINCENT relate une observation où, à côté de phénomènes aphasiques et para-
Sup
plégiques d’origine centrale,on distingue nettement
l’existence d’une névrite périphérique bien caractérisée.
Quelques années plus tard, en 1886, Gowers men-
tionne deux faits de paraplégie survenus chez des
malariés. De l’examen des symptômes, il conclut que la malaria peut influencer particulièrement les nerfs moteurs. : ï
L'année suivante, en 1887, SINGER publie un cas où la relation de la polynévrite avec la malaria est bien mise en évidence. <
Dans un travail publié en 1889 sur les troubles moteurs chez les paludéens, BoiNET et SALEBERT rapportent trois observations où l’existence des mévrites palustres paraît indiscutable.
Depuis cette époque, d’assez nombreuses observations de ce genre ont été publiées. Parmi les travaux les plus importants sur cette question, nous
citerons l’étude de SacquéPée et Doprter en 1900,
les thèses de Foucauzr (Montpellier, 1923), de Ziméro (Alger, 1923), enfin la revue générale de ARDIN-DELTEIL et AzouLay dans le Sud Médical et Chirurgical, 15 mai 1923.