‹ Complications Nerveuses Du PaludismeChapitre 13 sur 24 · SE NES · texte numérisé non relu

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sans aucun microbe sur les étalements (remarquons qu’il n’a pas été fait de cultures).

Au point de vue clinique, il s'agissait d'accès à forme comateux évoluant vers l’algidité, mais accompagnés ide symptômes nerveux tels que délire, céphalée violente, secousses convulsives dans les membres. |

Dans 18 cas d’accès palustres simples, 11 existait dans le L.C.R. une réaction cytologique forte à prédominance lymphocytaire (plus de 20 éléments par champs) avec quelques cellules emdothéliales.

Cliniquement il s'agissait d'accès normaux mais violents où la température atteignait au minimum 40° ou 41° avec tout le cortège symptomatique classique. Dans chacun de ces cas cependant, il existait une manifestation d'ordre nerveux (céphalée violente, parfois même paralysie d’un nerf cranien).

La méningite aiguë palustre

Dans des cas beaucoup plus rares que ceux étudiés précédemment, le tableau elinique devient franchement méningé et revêt une allure extrêmement grave.

On peut observer des phénomènes convulsifs affectant le type épileptique. Le coma rest précoce, apparaît dans les premières heures ; les contractures se manifestent dès le début, mais n’atteignent

ra une intensité comparable à celle de la méningite aiguë que progressivement.

Le syndrome de la méningite palustre apparaît rapidement dans sa totalité. 1! est comparable à ce-

lui de la méningite cérébro-spinale par l’intensité et la netteté de ses manifestations. La raiïdeur de la nuque, le Kernig sont très marqués. On observe

des vomissements répétés de type cérébral, en fu-

sée. La constipation est de règle, de même le ralen-

tissement du pouls, les troubles vaso-moteurs (raïe: méningitique), les troubles du rythme respiratoire ; parfois de la mydriase, du strabisme ont été signalés. |

La température prend le type continu, le eyele: fébrile classique disparaissant totalement.

Dans ces accidents extrêmement graves du paludisme, la réaction du L.C.R. atteint une intensité importante. Elle se traduit surtout par une augmentation du mombre des lymphocytes et des moyens mononucléaires et par une augmentation du taux ide l’albumine, I1 n’y aurait jamais de poly-

nucléose. dans les véritables: méningites is

(PAPASTRADIGAKIS).

L'évolution est variable ; parfois, il se produit

une ascension brutale de température avec délire,

excitation et mort rapide.

IT y aurait parfois amélioration spontanée. Mais le plus souvent, la guérison dépend d’un traitement

= are

précoce et actif et par suite de l’exactitude du diagnostic.

Paludisme chronique

Au cours du paludisme chronique, il ne serait pas rare de rencontrer chez les vieux impaludés de petits signes méningés : céphalée permanente, constipation, douleurs radiculaires rebelles, petites contractures. PAPASTRADIGAKIS a décelé de semblables signes chez les paludéens déprimés pris pour de simples mévropathes. Ces petits signes pourraient survivre indéfiniment à des paludismes éteints depuis longtemps.

La réaction albumino-eytologique du L.C.R.

(Dumorarp et AUBRY, PoRoT) n’est pas chose rare chez les impaludés chroniques, au moins sous une forme discrète, et même en l'absence de toute réaction méningée clinique. à

Re

Les réactions méningées se rencontrent donc suivant une intensité variable à toutes les étapes de l’évolution du paludisme. Il est probable que bien des complications portant sur le système nerveux périphérique peuvent être considérées comme des conséquences d’une atteinte plus ou moins profonde du névraxe, soit par méningite diffuse, soit dans

les formes radiculaires, par une méningite localisée au niveau de l'émergence des nerfs.

C’est un point qui rapproche la méningite palustre de la méningite syphilitique.

La méningite paludéenne mérite donc d’être considérée comme un véritable syndrome anatomoclinique. : |

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