‹ Complications Nerveuses Du PaludismeChapitre 16 sur 24 · LÉ AO · texte numérisé non relu

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re ; une période d’accès fébrile survient et provoque soit une altération des nerfs primitivement lésés, soit l’extension du processus à d’autres nerfs. Quand les accès prennent fin, un nouvel amendement se produit dans les troübles nerveux. C’est bien souvent ainsi, par des poussées successives. liées au retour des accès fébriles, que la mévrite s'étend et se généralise.

Dans une autre modalité clinique, le début est brusque, et Îles premiers phénomènes se manifestent soit par de très vives douleurs dans les membres, soit par des paralysies, qui, sans être complètes d'emblée, n’en atteignent pas moins rapidement leur maximum d'intensité.

Enfin, un mode de début sur lequel il faut insister particulièrement, est celui qui prend ‘un caractère apoplectiforme. Très brusquement, une paralysie survient ; le malade fléchit sur ses membres inférieurs et tombe. Tel serait le cas de la malade d’'EIcHHORsT.

Tableau clinique

Climiquement, l'atteinte des nerts par dl? Scion palustre peut se présenter :

1° Sous la forme de névrites localisées au cubital, au circonflexe, au facial, au sciatique, au trijumeau, au nerf optique (atrophie optique).

2° Sous la forme de névrites plus ou moins généralisées (polynévrites).

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Dans ces polynévrites, l’état prodromique se présente sous la forme suivante : sensation d’épuisement à exacerbation vespérale. Des fourmillements sont ressentis aux extrémités assez fréquemment dans le domaine du nerf eubital (Obs. MérTix, Rem- LINGER, MATHIS, ARDIN-DELTEIL). On observe éga-. lement des secousses musculaires brusques dans les membres inférieurs, l’agitation continuelle, la lenteur d’accommodation, la diminution de la mémoire, des prurits dans les diverses régions, des douleurs névralgiques souvent sur de trajet du nerf sciatique.

A Ja période d'état, nous assistons à l’évolution d’une polynévrite présentant à considérer‘ des troubles sensitifs, des troubles moteurs, des modifications des réflexes, des troubles trophiques, vasomoteurs et sensoriels.

Sensibilité. — Au point de vue subjectif on trouve une exagération des manifestations prodromiques. On note également des douleurs viscérales.

Au point de vue objectif, on observe de’ la thermo-anesthésie qui est de toutes des hypoesthésies, le phénomène le plus accusé.

L'’insensibilité à la douleur provoquée est sur:tout très étendue. Le sens musculaire est conservé. Les nerfs sont douloureux à la pression ; als sont sensibles dès que les membres sont en ‘extension.

Motricité. — Lies troubles moteurs apparaissent après les troubles sensitifs, la faiblesse prodromi-

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que s’accentue et la paralysie fait suite à la parésie. A la marche, on observe du steppage ; l'incitation volontaire, retardée dans sa transmission, s’opère difficilement comme par secousses. L’effort réalisé dépasse le but, d’où incoordination apparente dont le malade a conscience et dont il cherche à se débarrasser en $s’aidant d’une canne. Le pred est ballant, c’est le type du pred bot varus équin paralytique. On observe également de la faiblesse musculaire.

L’exploration électrique permet de déterminer aux

membres inférieurs les muscles dont l’innervation est troublée : long et court péronier, jambier antérieur, extenseur (des orteils. En résumé, ce sont les ramifications du sciatique poplité externe qui sont

les plus souvent lésées. Aux membres supérieurs,

les extrémités des nerfs médian, eubital et radial peuvent être frappées soit ensemble, soit isolément.

Quelquefois, la névrite se localise aux bras sans avoir atteint les membres inférieurs ; de tronc et les sphincters sont généralement respectés.

Réflexes. — Les réflexes ostéo-tendineux, de même que les réflexes cutanés distaux sont souvent abolis et l’on observe une exagération des réflexes cutanés proximaux.

Troubles trophiques et vaso-moteurs. — Ils apparaissent graduellement sur les membres paralysés. L’atrophie des muscles a été fréquemment notée. On observe également peu ou pas d’œdème périmalléolaire, des modifications du système pileux, du

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« glossy-skin » des phlyctènes, de l’hydarthrose, de la cyanose, de la transpiration, du refroidissement des extrêmités, véritable syndrome de Raynaud. Le système osseux peut arriver à un degré plus ou -moins prononcé de décalcification, vérifiable à la radiographie.

Troubles sensoriels. — Du côté de la vision, on a noté du strabisme, de la diplopie, du rétrécissement du champ visuel.

Examen électrique. — Les réactions électriques varient naturellement avec la gravité et l’ancienneté des lésions. L’hypoexceitabilité faradique, avec secousses galvaniques vives, sans inversion polaire, s’observe dans les atteintes légères.

Dans d’autres cas l’hypoexcitabilité des nerfs et des muscles s'accompagne d’une secousse ralentie avec tendance à l'inégalité polaire. Cette réaction de dégénérescence partielle indique alors que les atteintes peuvent régresser à la longue, à condition - toutefois qu’il ne survienne pas d’autre accès.

Dans de très rares cas, on a observé une D.R. (inversion polaire et apparition de secousses traînante®).

Evolution et Pronostic .

La polynévrite paludéenne débute soit subitement, soit d’une façon progressive ; son évolution est le plus souvent favorable. Malgré même la présence d’une D.R., on peut observer la « restitutio

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