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ad integrum » surtout si le traitement quininique est rapidement et correctement appliqué.
La durée peut cependant parfois être très longue. Les malades ne sont pas à l’abri des rechutes qui peuvent survenir sous l'influence de causes diverses.
Diagnostic
Il ne se fera que par exclusion, lorsqu'il sera impossible de trouver chez un paludéen, une cause de névrite autre que le paludisme, ou bien quand la polynévrite se liera à une série d’accès palustres.
Dans de nombreux cas, les névrites apparaïssent chez des paludéens présentant des antécédents tox1ques ou infectieux chargés, en particulier l’alcoolisme. I1 est alors difficile de déterminer la part du paludisme dans l’étiologie de ces accidents ner- Veux.
Comme nous l’avons vu précédemment, au point de vue clinique, en ce qui concerne la localisation sur les différents territoires nerveux, aucun caractère spécifique ne distingue la polynévrite palustre. La variabilité des nerfs intéressés serait peut-être, au contraire, un de ses traits à l’inverse de ceux qui se produisent dans les névrites saturnines, alcooliques, sulfo-carbonées, où, suivant la nature de la cause du toxique, certains nerfs sont affectés de préférence à d’autres.
CA
Dans certains cas, le diagnostie a pu se poser entre polynévrite palustre et accidents nerveux du béri-béri ; on sait, en effet, que le béri-béri est une maladie infectieuse et épidémique qui se traduit par des névrites multiples et s’observe communément en des régions où la malaria est endémique.
: De plus, le béri-béri atteint parfois des malades déjà entachés de paludisme. Il importe done de les distinguer : des phénomènes fébriles sont rares dans le béri-béri ; les névrites palustres apparaissent le plus souvent au cours d’un accès pernicreux, ou dans la convalescence qui suit une période d’aecès fébriles intermittents. Lies symptômes présentent quelques différences dans l’une et l’autre affection : la rachialgie, la douleur en ceinture sont absentes dans les déterminations périphériques du poison malarique ; les grands œdèmes, les éparichements des séreuses y sont également inconnus ; les phénomènes bulbaires (dyspnée, angoisse, troubles cardiaqués) y sont moins fréquents. Enfin le béribéri est une manifestation essentiellement épidémique ; les névrites palustres n’ont jamais jusqu'ici offert ce caractère.
Traitement
Par analogie avec ce qui s’observe dans le traitement des accès fébriles du paludisme, on a pensé que la quinine devait être le médicament héroïque des manifestations névritiques. Sur l'efficacité de ce traitement, les avis des auteurs sont partagés.
ee LE £ La plupart s'accordent à ne reconnaître aucune efficacité à la quinine dans le traitement de ces affections, c’est ainsi que SACQUÉPÉE et DoPrTER ne rapportent sur un total de 25 observations que 2 cas où la médication quininique ait produit uñ effet heureux.